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Modèle concours enseignement (cadres AREF) — Épreuve de spécialité - mathématiques - secondaire 2016

🏢 Ministère de l'Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports — AREF 👤 Cadres AREF — ثانوي (إعدادي وتأهيلي) 🎯 الرياضيات 📅 novembre 2016 👁️ 59 vues

⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : wadifa-info.com/fr/modele-concours/993

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de recrutement organisé par Ministère de l'Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports — AREF (2016), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Ministère de l'Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports — AREF
Grade
Cadres AREF — ثانوي (إعدادي وتأهيلي)
Spécialité
الرياضيات
Année
2016
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve écrite du concours de recrutement des cadres des AREF (concours de l'enseignement) : Épreuve de spécialité - mathématiques - secondaire. Ce modèle contient 4 page(s) de questions et vous aide à préparer le concours.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
المملكة المغربية 8 ‎١‏ فال ...-_مباريات التوظيف بموجب عقود بالنسبة

وزارة التربية ‎À 114 0 ddl‏ 84لا ._للتعليم الثاتوي بسلكيه الإعدادي والتأهيلي بحس

والإتكوين الممنيص ‎à‏ اطق 5050 ‎À‏ نونبر 20165 ب
الموضوع

المركز الوطني للتقويم والامتحانات والتوجيه

Consignes générales

L'épreuve est constituée de quatre exercices indépendants les uns des autres. Le
candidat est libre de traiter le sujet dans l'ordre qui lui convient à condition de bien
mentionner les références complètes de chaque question traitée.

il sera tenu compte dans l'appréciation des copies de la rigueur de votre

raisonnement, de la clarté de la rédaction et du soin apporté à la présentation de

votre copie.

Le candidat peut utiliser les résultats énoncés dans les questions précédentes, il
veillera toutefois à mentionner la référence du résultat utilisé.

Les calculatrices et tout matériel électronique ainsi que les documents sont
interdits lors de cette épreuve.

Important

Si le candidat repère ce qu'il pense être une erreur de l'énoncé, il le
signale sur sa copie en expliquant les raisons qui l'ont amené à le
penser. Ceci ne doit pas l'empêcher de finir son épreuve et il a le
choix d'adopter les rectifications qu'il croit nécessaires ou pas.

Barème

[ EXERCICE 1 | EXERCICE2 | EXERCICE3 | EXERCICE 4 | Tota |

| 20pts | 15pts | 20pts | 25pts | B0pts | ji

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 2 —
بالنسبة الثانوي بسلكيه الإعدادي والتأهيلي - نونبر 2016
الموضوع

مباريات التوظيف بموجب عقود

الاختبار : اختبار في مادة التخصص التخصص : الرياضيات =1

EXERCICE 1

1. Soit pun nombre premier ‏م‎ › 2.
(a) Montrer que ‏م‎ est de la forme 4k — 1 avec k € N° ou bien de la forme 4k +1 avec k € N.
@) En déduire que si p › 5 alors ‏م‎ — 1 est divisible par 24.

2. Onnote P l'ensemble des nombres premiers.

(a) Montrer que si n est un entier naturel non nul, alors il existe toujours un nombre premier stricte-
ment compris entre n et n! + 2. (ind. considérer les diviseurs premiers de n! +

(b} En déduire que P est infini.
3. Pourn € N, on pose 5, = 2” +1. =

(a) Montrer si (n,m) € N“ 276011 › m, que EF, et F, sont premiers entre eux. (ind. exprimer FE, er
fonction de F,.).

(b) Retrouver à l'aide du (a) le fait que l’ensemble des nombres premiers est infini.

{a) Montrer que pour tout 6 E, il existe ‏م‎ € PNE tel que p divise n.

‎En déduire qu'il y a une infinité de nombres premiers de la forme 4k — 1 tel queke 17.‏ رط
‎EXERCICE 2‏
‎Le plan euclidien étant muni d’un repère orthonormé direct R = (0, Ÿ, 7 ).‏

‎iz+i

‎PartieI: Soit l'application f : 6› {1} — © › ‏بعر رن‎

‎1. Montrer que / est bijective.

‎2. Déterminer, en précisant leurs natures géométriques, les ensembles f(RX{},f(R)

‎3. SotU={z

‎C | |z| = 1}. Déterminer, en précisant sa nature géométrique, l'ensemble f (U x )1((

‎Partie M: On considère les points A, B, À' et B' d'affixes respectives:

‎za =1—2iz23 - 3-1 ‏ح برج‎ -2 + 47 et 27 =5i

‎4. Placer ces quatres points dans le plan, et montrer que ABB'A' est un rectangle.

‎5. Soit g la similtude C — ‏برع‎ aZ+bona € C* etb € C telle que g(za) = za et g(28) = 6
(a) Déterminer les complexes a et b sous leurs formes algébriques.

‎(b) Déterminer la nature et une équation cartésienne de l'ensemble (A) des points M(z) tels que

‎(«) Représenter graphiquement (A) sur la même figure que les points À, B, B’ et A’.

‎(d) Reconnaissez-vous la nature de g?

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— صفحة 3 —
مباريات التوظيف بموجب عقود بالنسبة للتعليم الثانوي بسلكيه الإعدادي والتاهيلي - نونبر 2016
الموضوع
الاختبار : اختبار في مادة التخصص التخصص : الرياضيات

EXERCICE 3
Soit f une fonction continue sur |0, +oo[, on définit la fonction G, sur ]0, +oo[ par

1. Montrer que G; est dérivable sur [0, +co| et calculer sa dérivée.
2. Déterminer la fonction G; pour f constante égale à 1.
3. Dans cette question on suppose que f admet un développement limité à l’ordre 2 en OF :

avec € fonction continue sur ]0, +co[ et Jim e(t)=0.

Déterminer le développement limité en 0* à l’ordre 2 de G; .
4. Montrer, en utilisant la définition de la limite, que si ‏متتل‎ f(t) = 0108 lim © (x) =0.
Dans la suite on note G la fonction définie sur ]0, +oo[ par :

3

5. Calculer la dérivée de G et dresser son tableau de variations sur l'intervalle |0, 27) .

6. Ecrire le développement limité de la fonction cosinus à l’ordre 2 en 0, et en déduire celui de la
fonction G.

7. Montrer alors que G est prolongeable par continuité en une fonction dérivable, puis déterminer
la position de la courbe de G par rapport à sa tangente en 0.

8. Montrer que pour tout x 6 ]0,+oo[, on a:

Ga) = sin(3x) sin(x) : / i 2 dt.

3x oi
9. Montrer que lim sait)

5- dt = 0eten déduire lim G(x).

10. Construire l'allure du graphe de 6 sur l’intervalle ]0, 7 ٠
On donne les valeurs approchées suivantes:

37 3x 95 (
j 28053( 067 / so à ‏به‎ —D06; LL: D at = 0.27,
& 7 x t 3 1

677
| 0) dé = 0.02;1n3 = 1.10.

7

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مباريات التوظيف بموجب عقود بالنسبة للتعليم الثانوي بسلكيه الإعدادي والتأهيلي - نونبر 2016
الموضوع
الاختبار : اختبار في مادة ‎JB)‏ التخصص : الرياضيات

EXERCICE 4

Soit E l'espace vectoriel sur R des applications continues de ]0,1 ] dans R, et T l’application de E dans
E définie par :

1. Vérifier que T est un endomorphisme de E.

2. Calculer la fonction T(u) (en fonction de u) où 4 est la fonction définie sur ]0,1[ par :

Pour tout n € N° et pour tout x € [0,1], on pose

‏اماو ا مدير تك لخي‎ x+n x=n'

3. Vérifier que pour tout n € N° et pour tout x € [0,1

‎a 1‏ 1
مج بح + =

‎et que les fonctions v, et ‏من‎ sont continues sur jo, 1.

‎4. Montrer que pour tout x € ]0, 1[ les suites (vx (æ)),›1 et (#n(*)),›; sont adjacentes.
On notera v (x) leur limite commune :

‎1 co
v(x)= 7 12x 2 ‏جحي‎

‎5. Montrer que pour tout n € N°, v, est une fonction décroissante sur 10,1] , et en déduire que v est
aussi décroissante sur [0,1].

‎6. Déduire de ce qui précède que v est continue sur ]0, 1[.
7. Établir une relation entre T(Pn) et vo, puis en déduire que T(v) -

‎8. Dans cette question, on considère une fonction f continue sur [0,1] telle que :

(a) Montrer qu'il existe xp € [0,1] tel que f(xo) = max {f(x) | x € [0,1]}, qu’on note M, et que
20 —
(b) En déduire que f atteint son maximum au point 0.
(c) Montrer que f atteint aussi son minimum au point 0. Que peut-on déduire pour la fonction f.

‎9. Comment choisir le réel ‏م‎ pour que la fonction à = v — au soit pronlongeable en une application
f continue et périodique de période 1 sur R ?

‎10. Déduire de tout ce qui précède que

‎= 7cotan7x.

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Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de spécialité — mathématiques du concours de recrutement par contrat des enseignants du secondaire collégial et qualifiant (Centre national de l'évaluation, des examens et de l'orientation), session de novembre 2016. Durée : 5 heures, coefficient 1. Quatre exercices indépendants notés sur 80 points (20 + 15 + 20 + 25), calculatrices interdites. Voici une correction proposée, question par question.

💡 Conseil : la rigueur de la rédaction est notée. Citez toujours la question dont vous réutilisez le résultat (« d'après 1.(a) »), et n'hésitez pas à admettre une question pour traiter la suivante.

Exercice 1 — Arithmétique (20 pts)

1. (a) p premier, p > 2 : p = 4k − 1 ou p = 4k + 1

p est premier et différent de 2, donc p est impair. La division euclidienne de p par 4 donne p = 4q + r avec r ∈ {0, 1, 2, 3} ; r = 0 et r = 2 rendraient p pair, donc r = 1 ou r = 3.

  • Si r = 1 : p = 4k + 1 avec k = q ∈ ℕ.
  • Si r = 3 : p = 4q + 3 = 4(q + 1) − 1 = 4k − 1 avec k = q + 1 ∈ ℕ*.

1. (b) Si p ≥ 5 alors 24 divise p² − 1

Divisibilité par 8. D'après (a), p = 4k + ε avec ε = ±1, donc p² − 1 = 16k² + 8εk = 8k(2k + ε) : 8 divise p² − 1.

Divisibilité par 3. p est premier et p ≥ 5, donc 3 ne divise pas p. Parmi les trois entiers consécutifs p − 1, p, p + 1, l'un est multiple de 3 ; ce n'est pas p, donc 3 divise (p − 1)(p + 1) = p² − 1.

Comme 8 et 3 sont premiers entre eux, leur produit 24 divise p² − 1 (théorème de Gauss).

2. (a) Il existe un nombre premier p tel que n < p < n! + 2

L'entier n! + 1 est ≥ 2, il admet donc un diviseur premier p. Si l'on avait p ≤ n, p serait l'un des facteurs de n!, donc p diviserait n! et aussi n! + 1, donc leur différence 1 : absurde. Ainsi p > n. Par ailleurs p ≤ n! + 1 < n! + 2. Donc n < p < n! + 2.

2. (b) 𝒫 est infini

Par l'absurde : si 𝒫 était fini, il aurait un plus grand élément N ≥ 2. D'après (a) appliqué à n = N, il existe un nombre premier p > N : contradiction. Donc 𝒫 est infini.

3. (a) Nombres de Fermat Fn = 22ⁿ + 1 : Fn et Fm premiers entre eux (n > m)

On a 22ⁿ = (22ᵐ)2ⁿ⁻ᵐ = (Fm − 1)2ⁿ⁻ᵐ. L'exposant N = 2n−m est pair (car n > m), et Fm − 1 ≡ −1 [Fm], donc (Fm − 1)N ≡ (−1)N = 1 [Fm]. D'où Fn = (Fm − 1)N + 1 ≡ 2 [Fm] : il existe un entier q tel que Fn = q·Fm + 2.

Soit d un diviseur commun positif de Fn et Fm : d divise Fn − q·Fm = 2, donc d = 1 ou d = 2. Or Fn est impair, donc d = 1. Ainsi Fn ∧ Fm = 1.

3. (b) Retrouver que 𝒫 est infini

Pour chaque n ∈ ℕ, Fn ≥ 3 admet un diviseur premier pn. Si n ≠ m, pn ≠ pm : sinon ce nombre premier diviserait à la fois Fn et Fm, ce qui contredit (a). L'application n ↦ pn est donc injective de ℕ dans 𝒫 : 𝒫 est infini.

4. (a) Tout n ∈ ℰ admet un diviseur premier dans ℰ

Soit n = 4k − 1 avec k ≥ 1 ; n ≥ 3 et n est impair, donc tous ses diviseurs premiers sont impairs, et d'après 1.(a) chacun est de la forme 4j + 1 ou 4j − 1. Le produit de deux entiers congrus à 1 modulo 4 est congru à 1 modulo 4. Si tous les facteurs premiers de n étaient de la forme 4j + 1, on aurait n ≡ 1 [4] ; or n ≡ −1 [4]. Donc l'un au moins des diviseurs premiers p de n est de la forme 4j − 1 (j ∈ ℕ*), c'est-à-dire p ∈ 𝒫 ∩ ℰ.

4. (b) Infinité des nombres premiers de la forme 4k − 1

Par l'absurde, supposons que 𝒫 ∩ ℰ soit fini : 𝒫 ∩ ℰ = {p1, …, pr} (non vide, il contient 3). Posons N = 4·p1p2…pr − 1. Alors N ∈ ℰ, donc d'après (a) il existe p ∈ 𝒫 ∩ ℰ qui divise N. Ce p est l'un des pi, donc il divise 4p1…pr, donc il divise 4p1…pr − N = 1 : absurde. Il y a donc une infinité de nombres premiers de la forme 4k − 1.

Exercice 2 — Nombres complexes (15 pts)

Partie I — f(z) = (iz + i)/(z − 1)

1. f est bijective de ℂ∖{1} sur ℂ∖{i}. D'abord f(z) ≠ i pour tout z ≠ 1 : f(z) = i donnerait iz + i = iz − i, soit i = −i, impossible. Soit w ∈ ℂ∖{i}. Pour z ≠ 1 :

f(z) = w ⇔ iz + i = w(z − 1) ⇔ z(w − i) = w + i ⇔ z = (w + i)/(w − i).

Cette valeur est bien différente de 1 (sinon w + i = w − i). Tout w ≠ i a donc un antécédent unique : f est bijective, et f−1(w) = (w + i)/(w − i).

2. Images de ℝ∖{1} et de iℝ.

  • Pour x réel, x ≠ 1 : f(x) = i·(x + 1)/(x − 1) = i·(1 + 2/(x − 1)). Quand x décrit ℝ∖{1}, 2/(x − 1) décrit ℝ*, donc (x + 1)/(x − 1) décrit ℝ∖{1}. Ainsi f(ℝ∖{1}) = iℝ∖{i} : l'axe des imaginaires purs privé du point d'affixe i.
  • Avec z = (w + i)/(w − i), on calcule z + z̄ = [(w + i)(w̄ + i) + (w̄ − i)(w − i)] / |w − i|² = 2(|w|² − 1)/|w − i|². Donc z ∈ iℝ ⇔ z + z̄ = 0 ⇔ |w| = 1. Ainsi f(iℝ) = 𝕌∖{i} : le cercle unité (centre O, rayon 1) privé du point d'affixe i.

3. Image de 𝕌∖{1}. De même |z| = 1 ⇔ |w + i| = |w − i| ⇔ le point d'affixe w est équidistant des points d'affixes i et −i ⇔ w ∈ ℝ. Donc f(𝕌∖{1}) = ℝ : l'axe réel tout entier.
Vérification directe : pour z = eiθ, θ ∈ ]0, 2π[, (z + 1)/(z − 1) = 2cos(θ/2)/(2i·sin(θ/2)) = −i·cotan(θ/2), donc f(z) = cotan(θ/2), qui décrit ℝ.

Partie II

4. ABB′A′ est un rectangle. Points : A(1 ; −2), B(3 ; −1), A′(−2 ; 4), B′(0 ; 5).

  • zB − zA = 2 + i et zB′ − zA′ = 5i − (−2 + 4i) = 2 + i : les vecteurs AB et A′B′ sont égaux, donc ABB′A′ est un parallélogramme.
  • (zB′ − zB)/(zA − zB) = (−3 + 6i)/(−2 − i) = −3i, imaginaire pur : l'angle en B est droit (autrement : (2 ; 1)·(−3 ; 6) = −6 + 6 = 0).

Un parallélogramme ayant un angle droit est un rectangle (AB = √5, BB′ = 3√5).

5. (a) Calcul de a et b. g(z) = a·z̄ + b. Les conditions s'écrivent :

a(1 + 2i) + b = −2 + 4i  et  a(3 + i) + b = 5i.

Par différence : a(2 − i) = 2 + i, d'où a = (2 + i)/(2 − i) = (2 + i)²/5 = 3/5 + (4/5)i.
Puis b = 5i − a(3 + i) = 5i − (3 + 4i)(3 + i)/5 = 5i − (5 + 15i)/5 = −1 + 2i.
Vérification : a(1 + 2i) + b = (−5 + 10i)/5 − 1 + 2i = −2 + 4i.

5. (b) Ensemble (Δ) des points fixes. Avec z = x + iy :

a·z̄ + b = (3/5 + 4i/5)(x − iy) − 1 + 2i = (3x/5 + 4y/5 − 1) + i(4x/5 − 3y/5 + 2).

g(z) = z ⇔ { 3x/5 + 4y/5 − 1 = x ; 4x/5 − 3y/5 + 2 = y } ⇔ { −2x + 4y = 5 ; 4x − 8y = −10 }. Les deux équations sont équivalentes : (Δ) est la droite d'équation 2x − 4y + 5 = 0, soit y = x/2 + 5/4.

5. (c) Représentation. (Δ) passe par I(−1/2 ; 1), milieu de [AA′], et par J(3/2 ; 2), milieu de [BB′] ; son vecteur directeur (2 ; 1) est orthogonal à AA′(−3 ; 6). Sur la figure, (Δ) est donc la médiatrice commune des côtés [AA′] et [BB′] du rectangle (l'axe de symétrie du rectangle parallèle à (AB)).

5. (d) Nature de g. |a| = √(9/25 + 16/25) = 1 : g est une similitude indirecte de rapport 1, c'est-à-dire un antidéplacement. Elle possède une droite de points fixes, (Δ) : g est la symétrie axiale (réflexion) d'axe (Δ). On le confirme par g∘g(z) = a·ā·z + a·b̄ + b = z, car a·b̄ + b = (3 + 4i)(−1 − 2i)/5 − 1 + 2i = (1 − 2i) − 1 + 2i = 0. C'est cohérent avec la figure : A′ et B′ sont les symétriques de A et B par rapport à (Δ).

Exercice 3 — Analyse (20 pts)

1. Dérivabilité de Gf

t ↦ f(t)/t est continue sur ]0, +∞[ ; elle y admet une primitive H de classe C¹. Pour x > 0, Gf(x) = H(3x) − H(x), donc Gf est dérivable et

Gf′(x) = 3H′(3x) − H′(x) = 3·f(3x)/(3x) − f(x)/x = (f(3x) − f(x))/x.

2. Cas f = 1

Gf(x) = ∫x3x dt/t = ln(3x) − ln(x) = ln 3 : Gf est constante.

3. Développement limité de Gf en 0⁺

f(t)/t = a/t + b + ct + t·ε(t), donc

Gf(x) = a·ln 3 + b(3x − x) + c(9x² − x²)/2 + R(x) = a·ln 3 + 2bx + 4cx² + R(x), avec R(x) = ∫x3x t·ε(t) dt.

Soit η > 0 ; il existe α > 0 tel que |ε(t)| ≤ η pour 0 < t ≤ α. Pour 0 < x ≤ α/3 : |R(x)| ≤ η·∫x3x t dt = 4η·x². Donc R(x) = o(x²) et

Gf(x) = a·ln 3 + 2b·x + 4c·x² + o(x²) quand x → 0⁺.

4. Si f(t) → 0 en +∞ alors Gf(x) → 0 en +∞

Soit η > 0. Il existe A > 0 tel que pour tout t ≥ A, |f(t)| ≤ η/ln 3. Pour x ≥ A, tout t de [x, 3x] vérifie t ≥ A, donc

|Gf(x)| ≤ ∫x3x |f(t)|/t dt ≤ (η/ln 3)·∫x3x dt/t = η.

C'est la définition de limx→+∞ Gf(x) = 0.

5. Dérivée et variations de G sur ]0, 2π]

D'après 1. avec f = cos : G′(x) = (cos 3x − cos x)/x. Or cos 3x − cos x = −2·sin(2x)·sin(x) = −4·sin²x·cos x, donc

G′(x) = −4·sin²(x)·cos(x)/x, du signe de −cos x (nulle en π/2, π, 3π/2, 2π).

x0π/2π3π/22π
G′(x)−0+0+0−0
Gln 3 ≈ 1,10 (limite)↘≈ −0,67↗≈ −0,06↗≈ 0,27↘≈ 0,02

Les valeurs sont celles données par l'énoncé : G(π/2) = ∫π/23π/2, G(π) = ∫π3π, G(3π/2) = ∫3π/29π/2, G(2π) = ∫2π6π ; la limite en 0⁺ est justifiée en 6.

6. DL de cos et de G

cos t = 1 − t²/2 + t²ε(t) avec ε(t) → 0 (et ε continue sur ]0, +∞[). On applique 3. avec a = 1, b = 0, c = −1/2 :

G(x) = ln 3 − 2x² + o(x²) quand x → 0⁺.

7. Prolongement et position par rapport à la tangente

limx→0⁺ G(x) = ln 3 : G se prolonge par continuité en posant G(0) = ln 3. Le taux d'accroissement (G(x) − G(0))/x = −2x + o(x) tend vers 0 : le prolongement est dérivable en 0 (à droite) et G′(0) = 0. La tangente au point d'abscisse 0 est la droite horizontale y = ln 3. Comme G(x) − ln 3 ∼ −2x² < 0, la courbe est au-dessous de sa tangente au voisinage de 0.

8. Intégration par parties

On pose u(t) = 1/t, v′(t) = cos t ; u′(t) = −1/t², v(t) = sin t (fonctions C¹ sur [x, 3x]) :

G(x) = [sin(t)/t]x3x + ∫x3x sin(t)/t² dt = sin(3x)/(3x) − sin(x)/x + ∫x3x sin(t)/t² dt.

9. Limite de G en +∞

|∫x3x sin(t)/t² dt| ≤ ∫x3x dt/t² = 1/x − 1/(3x) = 2/(3x) → 0 quand x → +∞. De plus |sin(3x)/(3x)| ≤ 1/(3x) et |sin(x)/x| ≤ 1/x tendent vers 0. D'après 8., limx→+∞ G(x) = 0. (La question 4. ne s'applique pas ici, car cos n'a pas de limite en +∞.)

10. Allure du graphe sur [0, 2π]

  • Départ au point (0 ; ln 3 ≈ 1,10) avec une tangente horizontale, courbe sous cette tangente.
  • G décroît jusqu'au minimum (π/2 ; −0,67) ; elle s'annule une fois entre 0 et π/2.
  • G croît de π/2 à 3π/2, en passant par (π ; −0,06) où la tangente est horizontale sans extremum (point d'inflexion) ; elle s'annule une seconde fois entre π et 3π/2.
  • Maximum local en (3π/2 ; 0,27), puis décroissance jusqu'à (2π ; 0,02) où la tangente est de nouveau horizontale.

Exercice 4 — Développement eulérien de la cotangente (25 pts)

1. T est un endomorphisme de E

Pour x ∈ ]0, 1[, x/2 ∈ ]0, 1/2[ et (x + 1)/2 ∈ ]1/2, 1[ : T(f) est bien définie sur ]0, 1[ et continue comme somme de composées de fonctions continues, donc T(f) ∈ E. Pour f, g ∈ E et λ ∈ ℝ, T(λf + g)(x) = λf(x/2) + g(x/2) + λf((x+1)/2) + g((x+1)/2) = λT(f)(x) + T(g)(x). T est linéaire de E dans E.

2. Calcul de T(u), u(x) = cotan(πx)

T(u)(x) = cotan(πx/2) + cotan(πx/2 + π/2) = cotan(πx/2) − tan(πx/2) = (cos²(πx/2) − sin²(πx/2)) / (sin(πx/2)·cos(πx/2)) = cos(πx) / (½·sin(πx)) = 2·cotan(πx).

Donc T(u) = 2u.

3. Autre écriture de vn ; continuité

En isolant k = 0 et en regroupant k et −k :

vn(x) = 1/x + Σk=1n [1/(x + k) + 1/(x − k)] = 1/x + Σk=1n 2x/(x² − k²) = 1/x − 2x·Σk=1n 1/(k² − x²).

Pour x ∈ ]0, 1[ et k entier, x + k ≠ 0 (x n'est pas entier), donc vn est une somme finie de fonctions rationnelles définies et continues sur ]0, 1[ ; de même pour wn = vn − 1/(x + n) + 1/(x − n), car x ± n ≠ 0.

4. Les suites (vn(x)) et (wn(x)) sont adjacentes

Fixons x ∈ ]0, 1[.

  • (vn(x)) décroît : vn+1(x) − vn(x) = 1/(x + n + 1) + 1/(x − n − 1) = −2x/((n + 1)² − x²) < 0.
  • (wn(x)) croît : wn(x) = vn(x) − 2n/(n² − x²), donc
    wn+1(x) − wn(x) = 1/(x + n + 1) − 1/(n + 1 − x) − 2(n + 1)/((n + 1)² − x²) + 2n/(n² − x²).
    Or 2(n + 1)/((n + 1)² − x²) = 1/(n + 1 − x) + 1/(n + 1 + x), d'où
    wn+1(x) − wn(x) = 2n/(n² − x²) − 2/(n + 1 − x) = 2·[n(1 − x) + x²] / [(n² − x²)(n + 1 − x)] > 0.
  • Différence : vn(x) − wn(x) = 2n/(n² − x²) → 0 quand n → +∞.

Les deux suites sont adjacentes : elles convergent vers la même limite v(x), et wn(x) ≤ v(x) ≤ vn(x). En passant à la limite dans l'écriture du 3. : v(x) = 1/x + 2x·Σn≥1 1/(x² − n²).

5. Monotonie de vn puis de v

vn est dérivable sur ]0, 1[ et vn′(x) = −Σk=−nn 1/(x + k)² < 0 : vn est (strictement) décroissante. Si 0 < x < y < 1, alors vn(x) ≥ vn(y) pour tout n ; en faisant tendre n vers +∞, v(x) ≥ v(y) : v est décroissante sur ]0, 1[.

6. Continuité de v

Soit x0 ∈ ]0, 1[. v étant monotone, elle admet en x0 une limite à gauche ℓ⁻ et une limite à droite ℓ⁺, avec ℓ⁺ ≤ v(x0) ≤ ℓ⁻ (v décroissante).

  • Pour x < x0 : v(x) ≤ vn(x). En faisant x → x0⁻ (vn continue) : ℓ⁻ ≤ vn(x0), puis n → +∞ : ℓ⁻ ≤ v(x0). Donc ℓ⁻ = v(x0).
  • Pour x > x0 : v(x) ≥ wn(x). En faisant x → x0⁺ (wn continue) : ℓ⁺ ≥ wn(x0), puis n → +∞ : ℓ⁺ ≥ v(x0). Donc ℓ⁺ = v(x0).

v est continue en tout point de ]0, 1[, donc v ∈ E.
Autre rédaction : 0 ≤ vn(x) − v(x) ≤ vn(x) − wn(x) = 2n/(n² − x²) ≤ 2n/(n² − 1) pour n ≥ 2 ; la convergence est uniforme sur ]0, 1[ et v est continue comme limite uniforme de fonctions continues.

7. Relation entre T(vn) et v2n ; T(v) = 2v

T(vn)(x) = Σk=−nn [1/(x/2 + k) + 1/((x + 1)/2 + k)] = 2·Σk=−nn [1/(x + 2k) + 1/(x + 2k + 1)] = 2·Σj=−2n2n+1 1/(x + j).

Donc T(vn)(x) = 2·v2n(x) + 2/(x + 2n + 1).

À x fixé, quand n → +∞ : le membre de gauche vn(x/2) + vn((x + 1)/2) tend vers v(x/2) + v((x + 1)/2) = T(v)(x) ; le membre de droite tend vers 2v(x). D'où T(v) = 2v.

8. Fonctions continues sur [0, 1] vérifiant f(x/2) + f((x + 1)/2) = 2f(x)

(a) f est continue sur le segment [0, 1] : elle est bornée et atteint sa borne supérieure M en un point x0 ∈ [0, 1]. Alors 2M = 2f(x0) = f(x0/2) + f((x0 + 1)/2), avec f(x0/2) ≤ M et f((x0 + 1)/2) ≤ M. La somme ne vaut 2M que si les deux termes valent M ; en particulier f(x0/2) = M.

(b) Le raisonnement du (a) s'applique à tout point où M est atteint : par récurrence, f(x0/2ⁿ) = M pour tout n ∈ ℕ. Comme x0/2ⁿ → 0 et que f est continue en 0, f(0) = M : f atteint son maximum en 0.

(c) La fonction −f est continue sur [0, 1] et vérifie la même relation ; d'après (b), elle atteint son maximum en 0, c'est-à-dire que f atteint son minimum m en 0. Donc m = f(0) = M : f est constante sur [0, 1].

9. Choix de a pour que f = v − a·u se prolonge en une fonction continue 1-périodique

En 0⁺. v(x) = 1/x − 2x·S(x) avec S(x) = Σn≥1 1/(n² − x²), et pour 0 < x ≤ 1/2, 0 < S(x) ≤ Σ 1/(n² − 1/4) < +∞ : v(x) = 1/x + O(x). D'autre part cotan(πx) = 1/(πx) + O(x). Donc f(x) = (1 − a/π)/x + O(x) : f a une limite finie en 0 si et seulement si a = π, et alors cette limite vaut 0.

En 1⁻. On a vn(1 − x) = Σk=−nn 1/(1 − x + k) = −Σj=−n−1n−1 1/(x + j) = −vn(x) + 1/(x + n) − 1/(x − n − 1), d'où à la limite v(1 − x) = −v(x). De même u(1 − x) = cotan(π − πx) = −u(x). Donc f(1 − x) = −f(x), et limx→1⁻ f(x) = −limx→0⁺ f(x) = 0.

Avec a = π, on pose f̃(0) = f̃(1) = 0 : f̃ est continue sur [0, 1] avec f̃(0) = f̃(1), et on la prolonge à ℝ par f̃(x + 1) = f̃(x) ; le prolongement est continu et 1-périodique. Il faut et il suffit de choisir a = π.

10. Conclusion : le développement de π·cotan(πx)

Pour a = π, T étant linéaire, d'après 2. et 7. : T(f) = T(v) − π·T(u) = 2v − 2πu = 2f sur ]0, 1[, c'est-à-dire f̃(x/2) + f̃((x + 1)/2) = 2f̃(x) pour x ∈ ]0, 1[. Les deux membres étant continus sur [0, 1], l'égalité reste vraie en 0 et en 1. D'après 8., f̃ est constante sur [0, 1], égale à f̃(0) = 0. Donc pour tout x ∈ ]0, 1[ :

1/x + 2x·Σn≥1 1/(x² − n²) = π·cotan(πx).

Extension à ℝ∖ℤ. Pour x ∈ ℝ∖ℤ, la série converge encore (terme général équivalent à −1/n²) et le membre de gauche est la limite de vn(x) = Σk=−nn 1/(x + k). Or vn(x + 1) = vn(x) + 1/(x + n + 1) − 1/(x − n), et la différence tend vers 0 : le membre de gauche est 1-périodique, comme x ↦ π·cotan(πx). L'égalité, vraie sur ]0, 1[, est donc vraie sur ℝ∖ℤ :

∀x ∈ ℝ∖ℤ : 1/x + 2x·Σn=1∞ 1/(x² − n²) = π·cotan(πx).

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Questions fréquentes sur ce sujet

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De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : نونبر 2016. Les questions sont en français.
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Organisme : Ministère de l'Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports — AREF · novembre 2016 — Copie issue de : concours des cadres des AREF — sujets du ministère de l'Éducation nationale — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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