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Modèle du Concours National d'Accès aux Écoles de Management (CNAEM) 2020 — filière ECS — Mathématiques et informatique

🏢 Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM) 👤 Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management) 🎯 Mathématiques et informatique 📅 2020 👁️ 13 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management) organisé par Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM) (2020), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM)
Grade
Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management)
Spécialité
Mathématiques et informatique
Année
2020
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve écrite de mathématiques et informatique de la filière ECS, session 2020 du CNAEM (4 heures, 4 pages, trois problèmes indépendants) : diagonalisation et application à un système de suites, variables aléatoires à densité, fonction génératrice, programmes Scilab.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

Épreuve de Mathématiques et Informatique — Session 2020 - Filière ECS CNAEM
Durée : 4 heures
‏ل ا ل لل‎ +
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et à
la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier de
rappeler avec précision les références des questions abordées. Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce
qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant
les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Remarques générales:
L'épreuve se compose trois problèmes indépendants.
Problème 1
On rappelle que M3(R) est l’ensemble des matrices carrées réelles d'ordre trois et M3 1(R) est l’ensemble des
matrices réelles à trois lignes et une colonne. Soit Æ un espace vectoriel sur R et 8 — (e1,e2,e3) une base de ‏.كز‎
‎Pour tous réels a et b, on considère l’endomorphisme f(,) de l’espace vectoriel E dont la matrice dans la base
B est donnée par :
2a+7b —2b 4b
—6b 2b 2a — 3b
On pose F - ‏:م11‎ (a,b) € R?}. On considère les matrices suivantes :
7 —2 4 1 0 0 0 0 0
A = 12 —3 8 , Læl 0 1 0 et O= | 0 0 0
-6 2 -3 0 0 1 0 0 0
Partie 1
Diagonalisation de la matrice A
1. a) Montrer que Fest un sous espace vectoriel de M3(R).
b) Vérifier que (7, À) est une base de F.
2. On considère les vecteurs de E dans la base ‏م‎ suivants : €! = (1,2,-1), = )-1,1,2( ‏جوع اه‎ (1,1, -1).
a) Vérifier que ‏ل‎ est un vecteur propre de l’endomorphisme f{6,1) associé à une valeur propre À1 que
l’on précisera.
b) Vérifier que e et ‏و‎ sont deux vecteurs propres de l’endomorphisme (0,1) associés à une valeur propre
À que l’on précisera.
3. Posons 8 = (e,es,en).
a) Vérifier que 8/4 est une base de E.
b) Montrer que l’endomorphisme (61) est diagonalisable.
c) Déterminer P la matrice de passage de la base 8 à la base ‏.كم‎
‎d) Montrer qu’il existe une matrice diagonale notée D à préciser telle que À = PDP”,
4. a) Montrer que pour tous réels a et b, il existe une matrice diagonale notée D{,,) à préciser telle
Mis = PDP.
b) Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur a et b pour que M(a,b) S0it inversible.
c) Montrer que, dans le cas où Mao) est inversible, Me = 11( ‏017نم‎ L'où a! et ‏أ‎ sont à préciser
en fonction de a et de b.
5. On pose, pour tout réel a, M, = M4) et Da = ه٠‎
a) Déterminer pour tout entier naturel n, M? en fonction de P, D, et n, justifier votre réponse.
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Épreuve de Mathématiques et Informatique — Session 2020 - Filière ECS CNAEM
b) i) Vérifier que 18 — P? - 1 - 0 et en déduire l'expression de la matrice P 1.
ii) En déduire pour tout entier naturel ‏بد‎ l'expression de M} sous la forme d’un tableau en fonction
de a et n.
‏ل‎ Déterminer, dans le cas où M, est inversible, l'expression de M7! sous la forme d’un tableau en
fonction de a.
Partie 2
Application à un système de suites
On considère les suites ‏بملمة)‎ (Yn}n et (Zn)n qui sont définies par les conditions initiales ‏و‎ = 0, yo = 2 et
20 — 3 et pour tout entier naturel n,
The ‏ك1‎ £ Th — : Un T Zn ‏ع‎
‎2041 — à Tn + À Un — à Zn
r En
On pose B — à et pour tout entier naturel n, X,, — Yn |:
0 Zn
1. Montrer que pour tout entier naturel ‏ب‎ il existe un réel ‏مه‎ à préciser, tel que X,41 = Ma, Xn + B.
2. Écrire un programme scilab qui affiche la matrice ‏بطل‎ l’entier n étant donné par l'utilisateur.
3. On se propose de trouver la matrice colonne U de M3 1(R) telle que U = M,,U + B.
a) Vérifier que I - M, = Mi ap):
b) En déduire que la matrice 1 — M,, est inversible et calculer son inverse.
c) En déduire la valeur de la matrice colonne U.
4. a) Montrer que pour tout entier naturel n, ‏مك‎ —U = M, (Xn —U).
b) En déduire par récurrence que pour tout entier naturel n, X, — U = (M,,)"(Xo — ٠
5. Déterminer pour tout entier naturel n, les expressions de x, , y, et ‏مه‎ en fonction de n, (on utilisera
l'expression de (M, )" obtenue dans la question 5. b) ii) de la partie 1).
6. Montrer que les suites (7,)», (Yn}n et (Z2n)n Sont convergentes et déterminer la limite de chacune.
Problème 2
Dans tout le problème, «a désigne un réel strictement positif et f, la fonction définie sur R par,
0 si z > 0
Me à sir > 0
On rappelle que 0 ‏2ع‎ dx = SE
Partie 1
Étude d’une variable aléatoire à densité
1. Montrer que f, est une densité de probabilité.
Par la suite, on considère la variable aléatoire notée X, admettant f, comme densité.
2. Déterminer la fonction de répartition Fx, de la variable aléatoire X,.
3. On considère la suite (ux)4>1 définie de la façon suivante, pour tout entier naturel non nul k,
ux = P (Va Im(k) > ‏وغل‎ < Valn(k + 1(( .
a) Montrer que pour tout entier naturel non nul n, >. Ux = 1 — 01
CE n+
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Épreuve de Mathématiques et Informatique — Session 2020 - Filière ECS CNAEM
b) En déduire que Ÿ° ‏مس‎ est une série convergente et déterminer sa somme.
4. Soit Z, la variable aléatoire réelle définie par Z, = X2 À
a) Montrer que Z, suit une loi exponentielle de paramètre À à préciser en fonction de a.
b) Écrire un programme scilab simulant la variable aléatoire X,, qui renvoie une matrice à une ligne
et mille colonnes contenant mille réalisations de ‏بول‎ le réel a strictement positif étant donné par
l'utilisateur. (On rappelle que la commande rand(m, n, ‘exp’, + ) génère une matrice à m lignes et n
colonnes dont les coefficients sont les réalisations d’une loi exponentielle de paramètre À).
+00 2
=1? /aT
5. a) Montrer que | ea dr = EE (on pourra faire un changement de variable convenable).
b) Montrer que pour tout entier naturel n, tel que n >2 et pour tout réel positif x,
| t'e a ‏او ح إل‎ es +(n—1)- | 1" ‘ea dt
0 2 2 Jo
c) En déduire que pour tout entier naturel n, tel que n >2,
+83 ‏نا 8+ يي ب ا‎
| x'e a dx =(n—1)- | x" 2e a dx
0 2 Jo
6. a) Montrer que X, admet une espérance E(X,) que l’on déterminera en fonction de a.
b) Montrer que X, admet une variance V(X,) que l’on déterminera en fonction de a.
Partie 2
Étude de deux suites de variables aléatoires à densité
Soit n un entier naturel non nul. On considère n variables aléatoires indépendantes Y1,Y2,....Y, qui suivent
4 71
la même loi que X,,. On pose pour tout entier naturel non nul n, $S, = AVR >, ER NT Se 2 ‏ول‎
‎121/7
1. a) Déterminer l’espérance E(S,) de la variable aléatoire $,, en fonction de a.
b) Déterminer la variance V($,,) de la variable aléatoire ‏م‎ en fonction de n et de a.
2. a) Montrer que pour tout réel x positif, P(T, > x)=e "+.
b) Déterminer la fonction de répartition de la variable aléatoire ٠
c) En déduire une densité de la variable aléatoire T,,.
d) Déterminer l’espérance E(T,) de la variable aléatoire T,, en fonction de n et de a.
e) Déterminer la variance V(T,) de la variable aléatoire T,, en fonction de n et de a.
3. Écrire un programme scilab qui détermine la plus petite valeur non nulle de n, telle que P(T,, > x) > 107,
les réels positifs a et x sont donnés par l'utilisateur.
Soit (Q,.4, P) un espace probabilisé, on appelle la fonction génératrice d’une variable aléatoire réelle X à valeurs
dans N, lorsqu'elle existe, la fonction Gx définie par : Gx(t) = x. PH = k)t* z
Partie 1
Exemples classiques de fonctions génératrices
1. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N.
a) Montrer que pour tout réel + de l'intervalle [0, 1, la série ‏زج‎ {” est convergente et déterminer sa
somme.
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Épreuve de Mathématiques et Informatique — Session 2020 - Filière ECS CNAEM
b) En déduire que pour tout réel + de l'intervalle [-1, 1|, la série ‏نج‎ P(X = n)t" est convergente.
c) Est ce que la série ‏زج‎ P(X —n)t" est convergente pour t — 1? justifier votre réponse.
2. Déterminer la fonction génératrice G x, en précisant le domaine de définition, dans chacun des cas suivants :
a) X suit la loi de Bernoulli de paramètre ‏,م‎ notée B(p), où p € [0,1].
b) X suit la loi binomiale de paramètres n, p, notée B(n,p), où n € N*, ‏م‎ e [0,1].
‏ل‎ X suit la loi géométrique de paramètre ‏,م‎ notée G(p), où p 0,1)
Partie 2
Une propriété de la fonction génératrice sur un exemple
On définit la variable aléatoire réelle Y à valeurs dans IN à partir de la relation suivante: P(Y = 0) £letil
existe un réel strictement positif a tel que pour tout entier naturel non nul ‏,ع‎ P(Y =k)= 1(1+4£)P(Y =k-—1).
1. a) Montrer que pour tout entier naturel non nul n,
171 7-1
‏زم = )طن د‎ = (la) DPF ‏وماد‎ =nP{Y =n)
b) En déduire que la suite ( >, KP ‏د‎ 0 est majorée.
k=1 n>1
c) En déduire que ‏“لآ‎ admet une espérance E(Y) et préciser sa valeur en fonction de a.
2. Par la suite, on notera pour tout entier naturel k, px = P(Y =k). Soit ‏وم‎ la fonction définie sur | — 2,2!
par Pa(x) = po2( +1) (2 — 0 D :
a) Montrer que pour tout entier naturel k et pour tout réel x dans | - ‏ب‎
‏اي‎ )( - Hp ErD )2 (-)248+1( où pr) désigne la dérivée k°%de la fonction ‏بوي‎
‎b) Montrer que pour tout entier naturel n et pour tout réel x dans | - ‏ب‎
‎k=0 0
— z—t 1
c) Vérifier que pour tout x dans 0 1] et pour tout { dans 0 : x] , 0 > 2-7 ‏حَ‎ 5
d) Montrer que pour tout entier naturel n et pour tout x dans [0,1],
TL 1 HA :
0 < / (opter. ‏بخ زو“‎ | (nt) +
0 2” Jo
3. a) Montrer que pour tout réel x dans [0,1], Gy-(x) = ‏26611()2وم‎ — x)-(a#1),
b) En déduire ‏وم‎ en fonction de ‏به‎ (on pourra calculer G>(1)).
c) Vérifier que G°,(1) = E(Y).
d) Écrire un programme scilab, dans la cas où a = 1, permettant d'obtenir la courbe représentative de
la fonction ‏وى‎ sur [0,1].
FIN DE L'ÉPREUVE
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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de mathématiques et informatique du CNAEM, session 2020, filière ECS. Durée : 4 heures. Trois problèmes indépendants : diagonalisation et système de suites, loi de Rayleigh et minimum de variables, fonctions génératrices.

Problème 1 — Partie 1 : diagonalisation

1. a) M(a,b) = 2a·I + b·A (on le lit coefficient par coefficient). Donc F = Vect(I, A) : c'est un sous-espace vectoriel de 𝓜₃(ℝ).
b) (I, A) est génératrice de F ; elle est libre car A n'est pas colinéaire à I (A a des coefficients non diagonaux non nuls). C'est une base de F (dim F = 2).

2. f(0,1) a pour matrice A.
a) A(1,2,−1) = (7−4−4, 12−6−8, −6+4+3) = (−1,−2,1) = −e'₁ : λ₁ = −1.
b) A(−1,1,2) = (−7−2+8, −12−3+16, 6+2−6) = (−1,1,2) = e'₂ et A(1,1,−1) = (7−2−4, 12−3−8, −6+2+3) = (1,1,−1) = e'₃ : λ₂ = 1.

3. a) det(e'₁, e'₂, e'₃) = 1 ≠ 0 : β' est une base. b) β' est une base de vecteurs propres : f(0,1) est diagonalisable.
c) P = [[1,−1,1],[2,1,1],[−1,2,−1]] (colonnes = coordonnées de e'₁, e'₂, e'₃).
d) A = PDP−1 avec D = diag(−1, 1, 1).

4. a) M(a,b) = 2aI + bA = P(2aI + bD)P−1, donc D(a,b) = diag(2a − b, 2a + b, 2a + b).
b) M(a,b) inversible ⇔ D(a,b) inversible ⇔ 2a − b ≠ 0 et 2a + b ≠ 0 (soit 4a² ≠ b²).
c) M−1 = P·diag(1/(2a−b), 1/(2a+b), 1/(2a+b))·P−1. On cherche (a', b') avec 2a' − b' = 1/(2a−b) et 2a' + b' = 1/(2a+b) : a' = a/(4a² − b²), b' = −b/(4a² − b²).

5. Ma = M(a,a), Da = diag(a, 3a, 3a).
a) Man = P Dan P−1 (récurrence comme pour toute matrice semblable à une diagonale), avec Dan = diag(an, 3nan, 3nan).
b) i) Le calcul direct donne P² = [[−2,0,−1],[3,1,2],[4,1,2]] et P³ = [[−1,0,−1],[3,2,2],[4,1,3]], et P³ − P² − I = O. Donc P(P² − P) = I : P−1 = P² − P = [[−3,1,−2],[1,0,1],[5,−1,3]].
ii) Man = an ×

4·3n − 31 − 3n2(3n − 1)
6(3n − 1)2 − 3n4(3n − 1)
−3(3n − 1)3n − 12 − 3n

(Contrôle : n = 0 donne I, n = 1 donne Ma = [[9a,−2a,4a],[12a,−a,8a],[−6a,2a,−a]].)
c) Ma inversible ⇔ a ≠ 0 ; alors (4.c avec b = a) Ma−1 = M(1/(3a), −1/(3a)) = (1/(3a)) ×

−52−4
−125−8
6−25

Problème 1 — Partie 2 : système de suites

1. La matrice du système est [[9/4,−1/2,1],[3,−1/4,2],[−3/2,1/2,−1/4]] = Ma pour a₀ = 1/4 : Xn+1 = M1/4Xn + B.

2.

n=input("n = ")
M=[9/4,-1/2,1;3,-1/4,2;-3/2,1/2,-1/4]
B=[1/4;3/2;0]
X=[0;2;3]
for k=1:n
    X=M*X+B
end
disp(X)

3. a) I − Ma₀ = M(1/2,0) − M(a₀,a₀) = M(1/2 − a₀, −a₀) (linéarité de (a,b) ↦ M(a,b), et I = M(1/2,0)).
b) Avec a = 1/4, b = −1/4 : 2a − b = 3/4 ≠ 0 et 2a + b = 1/4 ≠ 0, donc I − Ma₀ est inversible et (4.c) son inverse est M(4/3, 4/3) = [[12,−8/3,16/3],[16,−4/3,32/3],[−8,8/3,−4/3]].
c) U = (I − Ma₀)−1B = (−1, 2, 2).

4. a) Xn+1 − U = (M Xn + B) − (M U + B) = M(Xn − U). b) Récurrence immédiate : Xn − U = Ma₀n(X₀ − U).

5. X₀ − U = (1, 0, 1). Avec le tableau de 5.b)ii) pour a = 1/4 (an = 1/4n, (3a)n = (3/4)n) :
xn = −1 + 6(3/4)n − 5/4n ;
yn = 2 + 10(3/4)n − 10/4n ;
zn = 2 − 4(3/4)n + 5/4n.
(Contrôle : n = 0 → (0, 2, 3) ; n = 1 → (9/4, 7, 1/4), conforme au système.)

6. (3/4)n → 0 et (1/4)n → 0, donc xn → −1, yn → 2, zn → 2 (on retrouve U).

Problème 2 — Partie 1 : la variable Xa

1. fa ≥ 0, continue sauf peut-être en 0 ; ∫₀x(2t/a)e−t²/adt = 1 − e−x²/a → 1. C'est une densité.
2. FXa(x) = 0 si x < 0 ; 1 − e−x²/a si x ≥ 0.
3. a) uk = F(√(a ln(k+1))) − F(√(a ln k)) = e−ln k − e−ln(k+1) = 1/k − 1/(k+1). Somme télescopique : Σk=1n uk = 1 − 1/(n+1).
b) Les sommes partielles tendent vers 1 : la série converge et Σ un = 1.
4. a) Pour z ≥ 0 : P(Za ≤ z) = P(Xa ≤ √z) = 1 − e−z/a (Xa ≥ 0), et 0 pour z < 0 : Za ↪ ℰ(λ) avec λ = 1/a.
b) Xa = √Za et 1/λ = a :

a=input("a = ")
X=sqrt(grand(1,1000,"exp",a))
disp(X)

5. a) Avec x = √a·u : ∫₀+∞e−x²/adx = √a ∫₀+∞e−u²du = √(aπ)/2.
b) Par parties, en écrivant tne−t²/a = tn−1·(t e−t²/a), avec une primitive de t e−t²/a égale à −(a/2)e−t²/a :
∫₀x tne−t²/adt = −(a/2)xn−1e−x²/a + (n−1)(a/2)∫₀x tn−2e−t²/adt (le crochet est nul en 0 car n − 1 ≥ 1).
c) xn−1e−x²/a → 0 en +∞ (croissances comparées) ; l'intégrale de droite converge (par récurrence à partir de n = 0 et n = 1), d'où la relation.
6. a) E(Xa) = (2/a)∫₀+∞x²e−x²/adx = (2/a)(a/2)∫₀+∞e−x²/adx = √(aπ)/2.
b) E(Xa²) = E(Za) = a, donc V(Xa) = a − aπ/4 = a(4 − π)/4.

Problème 2 — Partie 2 : Sn et Tn

1. a) E(Sn) = (4/(n√π))·n·√(aπ)/2 = 2√a.
b) Par indépendance, V(Sn) = (16/(n²π))·n·a(4 − π)/4 = 4a(4 − π)/(nπ).
2. a) Pour x ≥ 0 : (Tn > x) = ∩(Yk > x), donc par indépendance P(Tn > x) = (e−x²/a)n = e−nx²/a.
b) FTn(x) = 0 si x < 0, 1 − e−nx²/a si x ≥ 0.
c) Densité : 0 si x < 0, (2nx/a)e−nx²/a si x ≥ 0. Tn a la loi de Xa/n.
d) E(Tn) = √(aπ/n)/2. e) V(Tn) = a(4 − π)/(4n).
3.

a=input("a = ")
x=input("x = ")
n=1
while exp(-n*x^2/a) > 10^(-5)
    n=n+1
end
disp(n)

(Pour x = 0, P(Tn > 0) = 1 et la boucle ne s'arrête pas : il faut x > 0.)

Problème 3 — Partie 1 : fonctions génératrices classiques

1. a) Pour t ∈ [0,1[ : Σk=0n tk = (1 − tn+1)/(1 − t) → 1/(1 − t).
b) Pour |t| < 1 : |P(X = n)tn| ≤ |t|n, terme général d'une série convergente : convergence absolue.
c) Oui : pour t = 1, Σ P(X = n) = 1 (système complet d'événements).
2. a) Bernoulli : GX(t) = 1 − p + pt, définie sur ℝ.
b) Binomiale : GX(t) = Σ C(n,k)(pt)k(1 − p)n−k = (1 − p + pt)n, définie sur ℝ.
c) Géométrique sur ℕ* : GX(t) = Σk≥1 p(1 − p)k−1tk = pt/(1 − (1 − p)t), définie pour |t| < 1/(1 − p).

Problème 3 — Partie 2 : un exemple

1. a) La relation s'écrit 2k pk = (k + a)pk−1, soit k pk = (k − 1)pk−1 + (1 + a)pk−1 − k pk. On somme de k = 1 à n : la partie (k − 1)pk−1 − k pk télescope en −n pn, d'où Σk=1n k pk = (1 + a)Σk=0n−1 pk − n pn.
b) Σk=0n−1 pk ≤ 1 et n pn ≥ 0, donc la suite est majorée par 1 + a.
c) Elle est croissante et majorée, donc convergente : Y admet une espérance. Comme la série Σ k pk converge, n pn → 0 ; en passant à la limite, E(Y) = 1 + a.
2. a) Récurrence : φa(k)(x) = p₀2a+1(a+1)(a+2)…(a+k)(2 − x)−(a+1+k). Or la relation donne pk = p₀(a+1)…(a+k)/(2kk!), d'où φa(k)(x) = k! pk 2a+k+1(2 − x)−(a+k+1).
b) Formule de Taylor avec reste intégral à l'ordre n en 0 : φa(k)(0)/k! = pk, et le reste vaut (1/n!)∫₀x(x − t)nφa(n+1)(t)dt = (n + 1)2a+n+2pn+1∫₀x(2 − t)−(a+n+2)(x − t)ndt.
c) 0 ≤ t ≤ x ≤ 1 : x − t ≥ 0 et 2 − t > 0 ; de plus (x − t)/(2 − t) ≤ 1/2 ⇔ 2x − 2t ≤ 2 − t ⇔ t ≥ 2x − 2, vrai car 2x − 2 ≤ 0 ≤ t.
d) (2 − t)−(a+n+2)(x − t)n = [(x − t)/(2 − t)]n(2 − t)−(a+2) ≤ 2−n(2 − t)−(a+2) ; on intègre sur [0, x].
3. a) Le reste est majoré par (n + 1)pn+1·2a+2·∫₀1(2 − t)−(a+2)dt, qui tend vers 0 puisque (n + 1)pn+1 → 0 (question 1.c). Donc GY(x) = Σ pkxk = φa(x) sur [0,1].
b) GY(1) = 1 = p₀2a+1, donc p₀ = 2−(a+1) et GY(x) = (2 − x)−(a+1).
c) GY'(x) = (a + 1)(2 − x)−(a+2), donc GY'(1) = a + 1 = E(Y).
d) Pour a = 1, GY(x) = (2 − x)−2 :

x=0:0.01:1
y=(2-x).^(-2)
plot(x,y)
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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM). Il concerne le grade : Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management).
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2020. Les questions sont en français.
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