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Modèle du Concours National d'Accès aux Écoles de Management (CNAEM) 2023 — filière ECS — Mathématiques et informatique

🏢 Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM) 👤 Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management) 🎯 Mathématiques et informatique 📅 2023 👁️ 9 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management) organisé par Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM) (2023), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Ministère de l'Enseignement Supérieur — ENCG (Concours National d'Accès aux Écoles de Management, CNAEM)
Grade
Élève de CPGE ECT/ECS (accès écoles de management)
Spécialité
Mathématiques et informatique
Année
2023
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Mathématiques et informatique, session 2023, filière ECS (4 pages) : probabilité qu'une matrice aléatoire soit diagonalisable, problème d'extremum, estimateurs, et problème sur les suites récurrentes linéaires d'ordre 3.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

Concours National d'Accès aux Écoles de Management — Session 2023 — ECS
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière ECS,
comporte 4 pages.
L'usage de tout appareil électronique, y compris la calculatrice, est interdit
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision
des raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en
particulier de rappeler avec précision les des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale
sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Le sujet de cette épreuve est composé de trois exercices et d'un problème indépendants à traiter dans l'ordre souhaité.
Exercice 1
Probabilité qu’une matrice aléatoire de M:(R) soit diagonalisable
Dans cet exercice, R désigne le corps des nombres réels et M2(R) l'algèbre des matrices carrées d'ordre
2 à coefficients réels.
1.1. Étude de la diagonalisabilité d’une matrice de M(R)
PET 8 0
On considère (a, 8) € R? et on pose À = ( 1 8 ) :
1.1.1. Justifier que si ‏كد ه‎ B, alors la matrice À est diagonalisable dans M(R).
1.1.2. On suppose ici que a = B.
(i) Vérifier que a est l'unique valeur propre de À.
(ii) Montrer que la matrice À n'est pas diagonalisable dans M2(R).
1.2. Calcul de la probabilité qu’une matrice aléatoire soit diagonalisable dans M2(R)
Dans cette section, X et Y désignent deux variables aléatoires indépendantes définies sur un espace
probabilisé )92, ‏ب‎ P) et suivant une loi géométrique de paramètres respectifs ‏رم‎ et ‏بوم‎ avec (p1.p2) 20,1]
c'est-à-dire
X = Gp) et Y + G(p2).
Pour traiter cette partie, on utilisera avec profit les résultats de la section précédente.
1.2.1. Pour tout ‏م‎ € N°. rappeler l'expression de la probabilité P(X = k) en fonction de k et p1.
1.2.2. Pour tout k € N°. exprimer de la probabilité P(Y > k) en fonction de k et p2.
1.2.3. On considère la variable aléatoire U = min(X, Y).
(i) Pour tout k € N°, calculer P(U > k).
(i) En déduire que la variable aléatoire U suit une loi géométrique de paramètre (1 — p1)(1 — p2).
1.2.4. Calcul de P(X <Y)
(i) Montrer que la suite (ex RAS x)) ER forme un système complet d'événements.
LEN*
(ii) Montrer que P(X > Y) = _(A=p) $
P1 + P2 -- 2
1.2.5. On considère la variable aléatoire discrete M : Q —> M:(R). définie sur l'espace probabilisé
(9. 4, P) par :
X(w) 0
70 6 Mi(w)= :
MER MU) ( 1 Y(w)
Calculer, en fonction des paramètres p1 et p2. la probabilité que la matrice M soit diagonalisable dans
Exercice 2
Un problème d’extremum
Épreuve de Mathématiques et informatique 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National d'Accès aux Écoles de Management - Session 2023 - ECS
On désigne par f la fonction numérique de deux variables réelles définie sur R? par :
V(zy)ER, f(x,y) = at +yt - 2) — y).
1.1. Justifier que la fonction f est de classe C? sur R?.
1.2. Calculer les dérivées partielles premières —— et — de la fonction f.
Or dy
8 of (+ y)(a? - ‏(ثن + ريع‎ =0
1.3. Soit (x, y) € R?. Montrer que ‏عا = (ن,ع)(‎ y) = 0 si, et seulement si, ; ù :
(x, y) que ‏2ج‎ (x.y) dy y) =08 A À ain =0
1.4. Soit (x.y) € R?. Montrer que x? — y + y? = (r— }) FE a puis en déduire que
a —xy+y =0—r=y=0.
1.5. Soit (xo. yo) € R?.
(i) Montrer que (x0. yo) est un point critique de f si. et seulement si, (ro. yo) € {(0.0),( V2, -V2),(-V2. V2) } ’
(ii) Justifier que si f présente un extremum local au point (x, yo), alors
(&o. vo) € {(0,0), (V2, V2), (-V2, V2)}.
1.6. Montrer que f ne présente ni un maximum local ni un minimum local au point critique (0.0).
On pourra étudier les signes de f(x.x) et de f(x, —x) si 0 > |x| < 2.
2. Étude de la nature du point critique (x, yo) = (V2, -V2)
2.1. Calculer les dérivées partielles secondes de f au point (x. yo).
2.2. À l’aide de la matrice Hessienne, montrer que la fonction f présente un extremum local au point
(0, yo) et préciser f(x0.yo). Est-ce un minimum ou un maximum local?
3. Étude de la nature du point critique (x0, #0) = (—-V2, v2)
En remarquent que pour tout (r,y) € R?, f(x,y) = f(—-x.-—y), montrer que le point critique
(-V2, V2) est de même nature que le point ( Va V2) :
4. Étude plus approfondie de l’extremum en question
4.1. Soit(u.v) € R?. Vérifier que 2|uv| > u? + u?.
4.2. En déduire que pour tout (x, y) € R?, (x — y)? > 2(x° + y?).
4.3. Montrer qu'en fait la fonction f présente un minimum absolu strict au point (z0.yo) = (V2. -v2).
On pourra remarquer que
V(&y)eR, f,y) > (x -2) + (y -2) —8.
. Exercice 3
A propos d’estimateurs
Soit 0 > Oet soit X la variable aléatoire définie sur définies sur un espace probabilisé (Q, ‏ب‎ P) et sui-
vant une loi de Poisson de paramètre 0 > 0. Soit (X,)hew- une suite de variables aléatoires indépendantes,
définies sur l’espace probabilisé ({2,.4, P), et de même loi que X. Pour tout n € N*, on définit la moyenne
empirique X,, et la variance empirique ‏وي‎ de ‏برعا‎ X2,..., ‏ولا‎ par :
_ TS - 1 +
‏علد 2 7 ار‎ et S,= 7 ‏ا( 7م‎
k=1 k=1
1.1. Rappeler la loi de la variable aléatoire X et préciser son espérance et sa variance.
1.2. Montrer que la variable aléatoire X1 + X2 suit la loi de Poisson de paramètre 20.
Dans la suite, on admet que la variable aléatoire 3. X% suit la loi de Poisson de paramètre n4.
1.3. Soit n un entier naturel non nul.
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Concours National d'Accès aux Écoles de Management — Session 2023 — ECS
1.3.1. Montrer que ‏رلا‎ est un estimateur sans biais de 0 et que son risque quadratique est ‏لاون‎ = —.
ri +2 +72 : 1 A ñ &
1.3.2. Montrer que nS, = >. Xj-nX, puis en déduire l'espérance de $,.
1.3.3. Montrer que $, est un estimateur asymptotiquement sans biais de 8.
1.3.4. Montrer que si n > 2, alors 5 = Sn est un estimateur sans biais de 4.
. Problème
Etude de suites récurrentes linéaire d'ordre 3
Dans ce problème, N désigne l’ensemble des entiers naturels, R celui des nombres réels et E = RA le
R—espace vectoriel des suites réelles. Pour tout réel ‏يه‎ on note Y,, la partie de E formée des suites réelles
(ux)ken vérifiant la relation de récurrence linéaire :
772611! unss = ‏ه)‎ + 3)unz2 — (30 + 2)uss1 + 2aus.
1è'e Partie
Détermination de Yo
Dans cette partie, on suppose que ‏ه‎ = 0 et on cherche l’ensemble Yo des suites (uy)hen vérifiant :
77614, uns = Sunz2 — ‏و2‎
‎On note (e, en la suite réelle définie par :
eo=1l et Vn>1l, en =0.
. . : ‏و11‎ — 3041 + 2u ss sp
1.1. Soit (u,),en une suite appartenant à Z9. On pose À = EE ‏اش‎ et on considère la suite réelle
(Un)nen définie par :
77 611, un = un — ‏وكا‎
‎1.1.1. Vérifier que ‏ون‎ = 3v1 — 200
1.1.2. Montrer que pour tout entier naturel n, üh42 = ‏رجور‎ — 2.
1.1.3. Montrer que le système linéaire { à 0 4 0°, d’inconnue (r. y), admet une unique solution
notée ‏(قبمر)‎ € R? et la déterminer.
1.1.4. Montrer que pour tout entier naturel ‏بل‎ #, = 1 + 0 2".
1.1.5. En déduire que pour tout entier naturel n, un = Àen + u + 8 2".
1.2. Pour tout (a. b.c) € R3, on note (wn)nen la suite réelle définie par :
VneN, w, = aen +b+c2".
Montrer que la suite (w,),en est un élément de Yo.
1.3. Conclure que ‏وك‎ = {(aen +b+c2")nen : (a,b,c) € R}.
2ème Partie
Détermination de ‏وك‎
‎Dans cette partie, on suppose que a = 3 et on cherche l’ensemble ‏وله‎ des suites (uh),en vérifiant :
VnEN, uns = Gunz2 — 1lunz1 + Gun.
6 —11 6 1 4 9
On considère les matrices À = [1 0 O0!]EeMä3(R)et P=|1 2 3] € MR).
0 1 0 1 1 1
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Concours National d'Accès aux Écoles de Management - Session 2023 - ECS
2.1. Démontrer que les suites constantes appartiennent à Y3.
2.2. Expression de ‏نا‎ à l’aide de À et de U,
Un+2
Soit (un)nen € 3: on pose Un = | un41 |, n EN.
2.2.1. Pour tout entier naturel n, trouver une relation entre U,41, À et Un.
2.2.2. En déduire que, pour tout entier naturel n, Un = A"Uo.
2.3. Calcul des puissances de la matrice A
2.3.1. Montrer que la matrice P est inversible.
2.3.2. Montrer que la matrice P-1 AP est une matrice diagonale D, que l’on déterminera.
2.3.3. Montrer que, pour tout entier naturel n, 4° = PD"P"1.
2.4. Expression de ‏مسد‎ en fonction de n
Soit (un)nen € X3.
2.4.1. Montrer, en utilisant ce qui précède, qu’il existe trois nombres réels a, b et c tels que, pour
tout entier naturel n. u, = a + b2" + c3".
2.4.2. Démontrer que ‏به‎ b et c s'expriment chacun linéairement en fonction de uo, u1 et uw.
2.5. Pour tout (x.y.2) € RŸ, on note (wh)nen la suite réelle définie par :
77 6 1], uw, =7r+y2" +23".
Montrer que la suite (w,),en est un élément de X3.
2.6. Conclure que ‏وك‎ = {(a+b2" + ‏ولاق‎ : (a,b.c) € RS}.
2.7. Soit (un)nen la suite de X3 telle que (wo, u1, u2) = (1,0,1).
2.7.1. Déterminer u, pour tout entier naturel n.
2.7.2. Déterminer la limite de la suite (un),en.
2.7.3. Écrire un code, en langage Scilab ou en Python, permettant de déterminer le plus petit entier
naturel n tel que u, > 105.
3ème Partie
Détermination de ‏مه‎ dans le cas où a € R\ {1,2}
3.1. Montrer que ‏ون‎ est un sous-espace vectoriel de E.
3.2. Montrer que l'application
œ: 5. ‏قي بج‎
(uxken + (uo,ui.u2)
est un isomorphisme d'espaces vectoriels réels.
3.3. En déduire la dimension de l’espace vectoriel réel Y,,.
3.4. Soit r € R* : on considère la suite (w, ),en définie par :
VneN, uw, =r".
Montrer que (wy)nen € Za si, et seulement si, 3 - (a + 3)r? + (3a + 2)r — 2a = 0.
3.5. Détermination de »,,
3.5.1. Vérifier que X° — (a + 3)X? + (3a + 2)X — 2a = (X — 1)(X — 2)(X — à).
3.5.2. Montrer que les suites (1),en, (2")xen et (a”)xen forment une base de ‏ند‎
‎3.5.3. En déduire que ‏ملك‎ = {(a + b2" + ca")nen ; (a.b,c) € R° } :
FIN DE L'ÉPREUVE
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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques et Informatique du Concours National d'Accès aux Écoles de Management (CNAEM), session 2023, filière ECS (économique et commerciale, option scientifique). L'énoncé comporte 4 pages ; tout appareil électronique, y compris la calculatrice, est interdit (la durée n'est pas imprimée sur ces pages). Le sujet comporte trois exercices (matrice aléatoire et lois géométriques ; extremum d'une fonction de deux variables ; estimateurs pour la loi de Poisson) et un problème (suites récurrentes linéaires d'ordre 3). Voici une correction proposée.

💡 Trois imprécisions d'énoncé à signaler sur la copie (la consigne le demande) : en 1.2.3, le paramètre de la loi de U est 1 − (1 − p1)(1 − p2), et non (1 − p1)(1 − p2) ; en 1.2.4, les événements (X = k) ∩ (Y > k) partitionnent l'événement (X < Y), pas Ω ; en exercice 2, question 4.3, le minimum −8 est atteint en deux points, il est donc strict localement mais pas « absolu strict ».

Exercice 1 — Probabilité qu'une matrice aléatoire soit diagonalisable

1.1.1 A est triangulaire inférieure : ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux α et β. Si α ≠ β, A ∈ M2(ℝ) possède deux valeurs propres distinctes : elle est diagonalisable.

1.1.2 (i) det(A − λI) = (α − λ)² : α est l'unique valeur propre. (ii) Si A était diagonalisable, on aurait A = P(αI)P−1 = αI, ce qui est faux (coefficient 1 en position (2,1)). A n'est pas diagonalisable.

Conclusion utile : A est diagonalisable si et seulement si α ≠ β.

1.2.1 P(X = k) = p1(1 − p1)k−1, k ∈ ℕ*.

1.2.2 P(Y > k) = Σj>k p2(1 − p2)j−1 = (1 − p2)k.

1.2.3 (i) (U > k) = (X > k) ∩ (Y > k), donc par indépendance P(U > k) = (1 − p1)k(1 − p2)k = qk avec q = (1 − p1)(1 − p2).

(ii) P(U = k) = P(U > k − 1) − P(U > k) = qk−1(1 − q). U suit la loi géométrique de paramètre 1 − q = p1 + p2 − p1p2 (q = (1 − p1)(1 − p2) est la « probabilité d'échec », pas le paramètre).

1.2.4 (i) Les événements (X = k) ∩ (Y > k), k ∈ ℕ*, sont deux à deux incompatibles (car les (X = k) le sont) et leur réunion est (X < Y) (puisque X prend presque sûrement ses valeurs dans ℕ*) : c'est un système complet de l'événement (X < Y) (ou, si l'on préfère, (X = k)k est un système complet de Ω et on l'intersecte avec (X < Y)).

(ii) P(X < Y) = Σk≥1 p1(1 − p1)k−1(1 − p2)k = p1(1 − p2) Σk≥1 qk−1 = p1(1 − p2)/(1 − q) = p1(1 − p2)/(p1 + p2 − p1p2).

1.2.5 D'après 1.1, M(ω) est diagonalisable si et seulement si X(ω) ≠ Y(ω). P(X = Y) = Σk≥1 p1p2qk−1 = p1p2/(p1 + p2 − p1p2). Donc

P(M diagonalisable) = 1 − P(X = Y) = (p1 + p2 − 2p1p2)/(p1 + p2 − p1p2) (on peut vérifier que c'est aussi P(X < Y) + P(Y < X)).

Exercice 2 — f(x, y) = x⁴ + y⁴ − 2(x − y)²

1.1 f est polynomiale, donc C² sur ℝ².

1.2 ∂f/∂x = 4x³ − 4(x − y) ; ∂f/∂y = 4y³ + 4(x − y).

1.3 Les deux dérivées sont nulles ⇔ leur somme et la première sont nulles : 4(x³ + y³) = 0 et x³ − x + y = 0. Or x³ + y³ = (x + y)(x² − xy + y²). D'où l'équivalence.

1.4 (x − y/2)² + 3y²/4 = x² − xy + y²/4 + 3y²/4 = x² − xy + y². Somme de deux carrés : nulle ⇔ y = 0 et x − y/2 = 0 ⇔ x = y = 0.

1.5 (i) Si x² − xy + y² = 0 : (x, y) = (0, 0), qui vérifie x³ − x + y = 0. Sinon x + y = 0, y = −x, et x³ − 2x = 0 ⇔ x ∈ {0, √2, −√2}. Points critiques : (0, 0), (√2, −√2), (−√2, √2). (ii) f est C¹ sur l'ouvert ℝ² : un extremum local est nécessairement un point critique.

1.6 f(0, 0) = 0. f(x, x) = 2x⁴ > 0 pour x ≠ 0, et f(x, −x) = 2x⁴ − 8x² = 2x²(x² − 4) < 0 pour 0 < |x| < 2. Dans tout voisinage de (0, 0), f prend des valeurs strictement positives et strictement négatives : ni maximum ni minimum local (point col).

2.1 ∂²f/∂x² = 12x² − 4, ∂²f/∂y² = 12y² − 4, ∂²f/∂x∂y = 4. En (√2, −√2) : r = 20, t = 20, s = 4.

2.2 rt − s² = 400 − 16 = 384 > 0 et r > 0 (hessienne définie positive) : minimum local, avec f(√2, −√2) = 4 + 4 − 2(2√2)² = 8 − 16 = −8.

3. Si f admet un minimum local en (√2, −√2), alors pour (x, y) voisin de (−√2, √2), (−x, −y) est voisin de (√2, −√2) et f(x, y) = f(−x, −y) ≥ −8 = f(−√2, √2) : même nature, minimum local de valeur −8.

4.1 (|u| − |v|)² ≥ 0 ⇔ u² + v² ≥ 2|u||v| = 2|uv|.

4.2 (x − y)² = x² + y² − 2xy ≤ x² + y² + 2|xy| ≤ 2(x² + y²).

4.3 f(x, y) ≥ x⁴ + y⁴ − 4x² − 4y² = (x² − 2)² + (y² − 2)² − 8 ≥ −8 = f(√2, −√2). Le minimum −8 est donc un minimum global. Égalité ⇔ x² = y² = 2 et (x − y)² = 2(x² + y²), soit (x + y)² = 0 : les points d'égalité sont (√2, −√2) et (−√2, √2). Le minimum est strict au voisinage de chacun de ces points, mais il est atteint en deux points, contrairement à ce que suggère l'expression « minimum absolu strict ».

Exercice 3 — Estimateurs pour la loi de Poisson

1.1 P(X = k) = e−θθk/k!, k ∈ ℕ ; E(X) = V(X) = θ.

1.2 Pour n ∈ ℕ : P(X1 + X2 = n) = Σk=0n e−θθk/k! · e−θθn−k/(n−k)! = (e−2θ/n!)Σ C(n,k)θkθn−k = e−2θ(2θ)n/n! (indépendance puis binôme) : loi de Poisson P(2θ).

1.3.1 E(X̄n) = θ : sans biais. Le risque quadratique est la variance : V(X̄n) = nθ/n² = θ/n.

1.3.2 nS̄n = Σ(Xk² − 2XkX̄n + X̄n²) = ΣXk² − 2X̄n·nX̄n + nX̄n² = ΣXk² − nX̄n². Avec E(Xk²) = θ + θ² et E(X̄n²) = θ/n + θ² : nE(S̄n) = n(θ + θ²) − n(θ/n + θ²) = (n − 1)θ, d'où E(S̄n) = (n − 1)θ/n.

1.3.3 Le biais vaut −θ/n → 0 : S̄n est asymptotiquement sans biais.

1.3.4 E(Ŝn) = (n/(n − 1)) × (n − 1)θ/n = θ : sans biais (n ≥ 2 pour que n − 1 ≠ 0).

Problème — Suites récurrentes linéaires d'ordre 3

1re partie : Σ0 (un+3 = 3un+2 − 2un+1)

1.1.1 v0 = u0 − λ, v1 = u1, v2 = u2. Alors v2 − 3v1 + 2v0 = u2 − 3u1 + 2u0 − 2λ = 0 par définition de λ.

1.1.2 Pour n = 0, c'est 1.1.1. Pour n ≥ 1, vn = un, vn+1 = un+1, vn+2 = un+2, et la relation de Σ0 au rang n − 1 donne un+2 = 3un+1 − 2un.

1.1.3 Déterminant 1 × 2 − 1 × 1 = 1 ≠ 0 : solution unique. En soustrayant : y = v1 − v0, puis x = 2v0 − v1. μ = 2v0 − v1, δ = v1 − v0.

1.1.4 Récurrence double : vrai pour n = 0 et n = 1 (système de 1.1.3). Si vrai aux rangs n et n + 1 : vn+2 = 3(μ + δ2n+1) − 2(μ + δ2n) = μ + δ(6 − 2)2n = μ + δ2n+2.

1.1.5 un = vn + λen = λen + μ + δ2n.

1.2 Pour n ∈ ℕ, en+1 = en+2 = en+3 = 0 ; la suite constante vérifie 1 = 3 − 2 ; la suite (2n) vérifie 2n+3 = 3·2n+2 − 2·2n+1 (8 = 12 − 4). Par linéarité, w ∈ Σ0.

1.3 Double inclusion : 1.1.5 donne Σ0 ⊂ {(aen + b + c2n)}, et 1.2 l'inclusion réciproque.

2e partie : Σ3 (un+3 = 6un+2 − 11un+1 + 6un)

2.1 Pour un = k constant : 6k − 11k + 6k = k.

2.2.1 Un+1 = (un+3, un+2, un+1) = (6un+2 − 11un+1 + 6un, un+2, un+1) = AUn. 2.2.2 Récurrence immédiate : Un = AnU0.

2.3.1 det P = 1(2 − 3) − 4(1 − 3) + 9(1 − 2) = −1 + 8 − 9 = −2 ≠ 0 : P est inversible, P−1 = [[1/2, −5/2, 3], [−1, 4, −3], [1/2, −3/2, 1]].

2.3.2 Les colonnes de P sont (r², r, 1) pour r = 1, 2, 3, et A(r², r, 1)T = (6r² − 11r + 6, r², r)T = r(r², r, 1)T car r³ − 6r² + 11r − 6 = (r − 1)(r − 2)(r − 3) = 0. Donc AP = PD et P−1AP = D = diag(1, 2, 3).

2.3.3 A = PDP−1 ; récurrence : An+1 = PDnP−1PDP−1 = PDn+1P−1.

2.4.1 un est la 3e coordonnée de Un = PDn(P−1U0). En notant (a, b, c) = P−1U0, la 3e ligne de P étant (1, 1, 1) : un = a + b2n + c3n.

2.4.2 (a, b, c) = P−1(u2, u1, u0) : a = u2/2 − 5u1/2 + 3u0, b = −u2 + 4u1 − 3u0, c = u2/2 − 3u1/2 + u0 : combinaisons linéaires de u0, u1, u2.

2.5 Les suites (1), (2n), (3n) sont dans Σ3 car 1, 2, 3 sont racines de r³ − 6r² + 11r − 6 ; par linéarité, w ∈ Σ3.

2.6 Double inclusion par 2.4.1 et 2.5.

2.7.1 Avec (u0, u1, u2) = (1, 0, 1) : a + b + c = 1, a + 2b + 3c = 0, a + 4b + 9c = 1, d'où a = 7/2, b = −4, c = 3/2 : un = 7/2 − 4·2n + (3/2)3n. (Contrôle : u3 = 6 × 1 − 11 × 0 + 6 × 1 = 12 = 7/2 − 32 + 81/2.)

2.7.2 un = 3n[3/2 − 4(2/3)n + (7/2)3−n] ~ (3/2)3n → +∞.

2.7.3 (Python)

a, b, c = 1, 0, 1      # u0, u1, u2
n = 0
while a < 10**5:
    a, b, c = b, c, 6*c - 11*b + 6*a
    n = n + 1
print(n)

Le programme affiche 11 (u10 = 84 481 < 10⁵ ≤ u11 = 257 532).

3e partie : Σα, α ∉ {1, 2}

3.1 Σα contient la suite nulle et est stable par combinaison linéaire (la relation est linéaire) : c'est un sous-espace vectoriel de E.

3.2 Φ est linéaire. Injective : si u0 = u1 = u2 = 0, la relation donne par récurrence un = 0 pour tout n. Surjective : tout triplet (u0, u1, u2) définit, par la relation, une suite de Σα. Φ est un isomorphisme.

3.3 dim Σα = dim ℝ³ = 3.

3.4 (rn) ∈ Σα ⇔ rn[r³ − (α + 3)r² + (3α + 2)r − 2α] = 0 pour tout n ⇔ r³ − (α + 3)r² + (3α + 2)r − 2α = 0 (car r ≠ 0).

3.5.1 (X − 1)(X − 2) = X² − 3X + 2 ; × (X − α) : X³ − (α + 3)X² + (3α + 2)X − 2α.

3.5.2 Par 3.4, (1), (2n) et (αn) sont dans Σα (pour α = 0, on lit (αn) = (en) avec la convention 0⁰ = 1, et on retrouve la 1re partie ; on le vérifie directement). Leurs images par Φ sont (1, 1, 1), (1, 2, 4), (1, α, α²) : déterminant de Vandermonde (2 − 1)(α − 1)(α − 2) ≠ 0 car α ∉ {1, 2}. Famille libre de 3 vecteurs dans un espace de dimension 3 : c'est une base.

3.5.3 Donc Σα = {(a + b2n + cαn)n∈ℕ ; (a, b, c) ∈ ℝ³}, ce qui contient les cas α = 0 et α = 3 des parties 1 et 2.

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Questions fréquentes sur ce sujet

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De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2023. Les questions sont en français.
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