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Modèle de concours d'accès en 1re année de l'École Hassania des Travaux Publics (EHTP) 2024 — Mathématiques

🏢 École Hassania des Travaux Publics (EHTP) 👤 Élève ingénieur — 1re année 🎯 Mathématiques 📅 11/07/2024 👁️ 19 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève ingénieur — 1re année organisé par École Hassania des Travaux Publics (EHTP) (2024), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
École Hassania des Travaux Publics (EHTP)
Grade
Élève ingénieur — 1re année
Spécialité
Mathématiques
Année
2024
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve de mathématiques (3 h, 4 pages) du 11/07/2024 : partie I sur des intégrales généralisées et l'étude d'une fonction définie par une intégrale, partie II d'algèbre linéaire sur des matrices symétriques et leurs valeurs propres.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

Ecole Hassania des Travaux Publles_ 2023-2024
Concours d'Accès en Première Année
Epreuve de Mathématiques
11/07/2024 à 09h
Durée:3h
L'usage de caleulatrices ost interdit
- Les candidats doivent vérifier que le sujet comprend quatre pages.
- Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédnetion (les copies illisibles ots mal
présentées seront pénalisées).
- Si un candidat çst amené à repérer ce qui peut Jui sernbler être une erreur d'énoncé, il Je signalera sur
sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il ‏م‎ été amené à
prendre.
- Le sujet comporte deux parties indépendantes.
PARTIE 1
« Notations
Pour tout nombre réel ‏لما ع‎ que l'intégrale généralisée [= ‏ال اعم‎ converge, on note g(x) ‏ذا‎ valeur
de cette intégrale,
Pour tout entier naturel non nul m tel que l'intégrale généralisée p” Len ‏بن‎ converge, on désigne par
Jun sa valeur.
On désigne par ‏ف‎ (respectivement 4} ‏ما‎ fonelion définie sur [0: +.50| par g(t) = 1—1+008(8) (respectivement
Ut) = $ = 1 + cos(1)).
L Etude des fonctions 6 et Y.
1. Etudier la fonction Ÿ, en déduire qu'il existe ‏يتنا‎ uombre rétl ‏ى‎ tel que, pour tout nombue réel 2
strictement positif, on ait l'inégalité : 0 > = < a.
2. Etudier la fonction ‏,ل‎ en déduire qu'il existe un nombre réel 8 tel que, pour tout nombre réel ?
‘strictement positif, on ait l'inégalité : ‏و‎ > !=SA > s.]
11. Existence de la fonction ‏و‎ sur [0; +ccl.
1. Etablir la convergence de l'intégrale généralisée ‏نمطا “ايز‎
9. En déduire que gr) existe pour tout x appartenant à (0; +co].
co ‏بس كي م ب ع م ,ب د نت تا‎
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Ecole Hnssanin des Travaux Publles er 3
111. Limite de ‏ها‎ fonction ‏و‎ en +00.
1. Préciser le sigma de p(x1) — 9x2) pour 0 > ‏ده‎ > ra, En déduire que In fonction ‏و‎ admet une limite
finlo À en +00.
2. Déterminer la vnlour de À.
IV. Carnetèro C} do In fonction 9.
1. Monttar que la fonction ‏و‎ est continue sur [0; 4-cef.
2. Montrer que la fonction ‏و‎ est de lasse © nur ]0; +oof,
3. Montrer que la fonction ‏'و‎ admet uno limite finie (que l'on précisera) en +00.
4. Montrer que la fonction ‏و‎ est de classe C2 sur 10; +.
5. Expliciter 9"(+) pour sppartonant à ]0:-+oo. |
6. Expliciter 9’(x) pour z appartenant à 0; “ol. La fonction ‏و‎ est-elle dérivable en ‏جو‎
‎V. Expression explicite de fonction g(x).
1. Déterminer la limite ‏ب عل‎ ( lorsque x tend vers +00.
2. Expliciter une primitive de la fonction : ‏جع‎ In(x? + 1).
3. Expliciter g(x) pour x appartenant à ]0; +ool.
4. Déterminer g(0).
VI Etude de ff En" qe.
Justifier la convergence de l'intégrale généralisée ‏"اقلمما نم‎ ge pour tout entier naturel non nul m.
Pour tout entier relatif & tel que l'intégrale généralisée ‏ا‎ dt converge, on note /4 la valeur de cette
intégrale.
VIT. Etude de J;.
Justifier l'existence de J1 et établir une relation entre Ji et 9(0).
1/111. Etude de l'existence de ‏.ل‎
‎Préciser la nature de l'intégrale généralisée 14 selon la valeur de l'entier relatif k.
IX. Etude de la nature de ‏مل‎
‎Pour tout x appartenant à [£; oo et tout entier relatif k, on note J4(x) = £ dt.
1. Exprimer, pour tout entier naturel non nul m et pour tout nombre réel ‏ع‎ appartenant à [5:+<l,
l'intégrale [5 MM qe à l'aide des intégrales J4(x).
2. En déduire l'existence de Ja,+1 pour Lout entier naturel p.
3. Quelle est le nature de l'intégrale généralisée J°* Lino? ‏بن‎ pour ‏م‎ entier naturel] non nul?
a —_—_ eZ. _ à

Ecole Hassania des Travaux ‏ماتاشيط‎ am
PARTIE II
Notations
On désigne par R l'ensemble des nombres réels, par N l'euseinble des nombres entiers naturrls et pas 0
l'ensemble des nombres rationnels. On note N° l'ensemble N — {0}. Etant donné un entier naturel not nu
n. on note {1,2,--. ,n] l'ensemble des entiers naturels ©: tels que 1 £ k£n.
Pour n entier naturel non nul, on note AA (R){respectivement M,,1(R)) l'espace vectoriel des matrice
carrées à n lignes (respectivement l'espace vectoriel des matrices colonnes à n lignes) à coefficients dans
Etant donné une matrice À, la notation À = (ai) signifie que a, est le coefficient de In ligne i et de là
colonne j de la matrice A.
On note Z, la matrice unité de A, (R) c'est-à-dire, telle que Z, = (a:ÿ) avec :
Pour tout ‏ئئه بأ‎ = 1 et pour tout i # 7, ‏ريه‎ = 0.
On note ‏مل‎ la matrice carrée de M,(R) dont tous les cuefficients sont égaux à 1 et K, la matrice colonne
dc Mna(R) dont tous les cocfficients sont égaux à 1. ‏ب‎
‎L'espace vectoriel R° ‏اكه‎ rapporté à la base canonique (e1,62. ‏تت‎ ,en).
Soient n et a des nombres entiers tels que 2 > o <n—1.
On dit qu'une matrice Af = (m;5) € M, (R) vétifio la propriété (P) lorsqu'elle vérifie les quatre conditions
3 suivantes :
1. M est symétrique.
2. Pour tout i € {1,2,---.n}, m4 = 0.
3. Chaque ligue de ‏كا‎ comporte ‏ه‎ cocflicients égaux à 1 et n —e cocfficients égaux à 0.
‏.ل‎ Pour tout (i,3) € {1,2,-+. ,n} x (1,2, ,n} avec ‏رض‎ le coefficient ms; = 0, si et seulement si,
il existe un entier k € {1,2,:-- ‏ل(‎ tel que my = ‏ررد‎ = 1. L'entier 4 est alors unique.
On pourra utiliser sans justification une conséquence de Ja propriété (P) :
Si mij = 1, alors pour tout entier kE{1,2,--: ,n}, on a le produit ‏بريد‎ = 0.
Soit M = (miÿ) > MAR). On suppose que In matrice ‏كا‎ vérifie la propriété (P).
1. Expression de M?. On note 173 (a;;)
1. Pour £€ {1,2,---,n}, calculer les coefficients ais.
2. Pour G,5)€{1,2,::-,n) x {1,2,--- ,n} avec à ‏رك‎ déterminer le coefficient a;; selon ‏ها‎ valeur de
776
3. Montrer que M? = J, — M + ‏رولف‎ où d est un nombre entier que l'on déterminera.
Dans la suite, on note f (respectivement #) l'endomorphisme de ‏,ال‎ de matrice M (respectivement de
matrice J,), relativement à la base canonique (e1,e2,--: .e.) de ‏.تلت‎ On note id l'endomorphisme identité

Ecole Hassania des Travaux Publics 2023-2024
de ‏لج‎
‎Soit ٠ le vecteur de R° dont ‏ما‎ matrice colonne des coordonnées relativement à la base canonique de R"
est Kn.
11. Relation entre n ot a.
1. Déterminer 771 ‏,(ف)‎ l'image de l'application linéaire ‏نت‎
2. Soit u un vecteur du noyau de f — aid. En calculant (fof)(u), montrer que u est colinéaire à w.
3. Montrer que 6 est une valeur propre de f et déterminer le sous-espace propre correspondant.
4. Déduire des questions précédentes, l'égalité n = a? + 1.
JIL. Valeurs propres de f.
Dans la suite, À est une valeur propre de f avec À # 6 ct w = Liu tie un vecteur propre de / associé à
la valeur propre À.
1. dustifer l'afirmntion : il existe une base de R° formée ‏عل‎ vecteurs propres de f.
2. Justifier l'égalité D, ‏بع‎ = 0. Que veut dy?
3. Montrer que À est racine de l'équation (E):r2+2+1-0=0.
4. On noto a et b les deux racines de l'équation (E). On suppose qu'une seule de ces racines est valeur
propre de f, par exemple ‏.م‎ En utilisant ln trace de l'endomorphisme f, exprimer » en fonction de
©. En déduire une impossibilité.
Les deux racines a et b de l'équation (E) sont donc des valeurs propres de f. Dans la suite. on suppose
IV. Relation portant sur r, s, a, bet o.
On note r la dimension du noyau de / - a id et ‏م‎ la dimension du noyau de f — b id.
1. Exprimer (a — b)? en fonction de x.
: es r s\/fa 1 2
2. Exprimer le produit matriciel en fonction ‏عل‎ ©.
1 1) \b 1
3. En déduire (r — s)(a — b) en fonction de o.
4. Pour quelle valeur de a a-t-on r = s? Que valent alors r et ‏تي‎
‎V. On caractérise In matrice Af par une matrice diagonale semblable à M, et on suppose que a — b 6 ©.
1. Montrer que r = s. En déduire s et n.
2. Déterminer a et b et donner une matrice diagonale semblable à Af.
co FIN se
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Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de mathématiques du concours d'accès en première année de l'École Hassania des Travaux Publics (EHTP), année 2023-2024, passée le 11/07/2024 à 9h. Durée : 3 heures, calculatrice interdite. Le sujet comporte deux parties indépendantes : une partie d'analyse (intégrale à paramètre g(x) = ∫0+∞ (1 − cos t)/t² · e−xt dt et intégrales de Dirichlet) et une partie d'algèbre linéaire (matrice d'adjacence vérifiant M² = J − M + (σ − 1)I).

💡 Les deux parties sont classiques : la première aboutit à ∫0+∞ sin t / t dt = π/2, la seconde est le théorème de Hoffman–Singleton (cas σ = 2 : le pentagone). Rédigez soigneusement les hypothèses de domination : c'est là que se jouent la plupart des points de la partie I.

PARTIE I

I. Étude des fonctions φ et ψ

1. φ(t) = t − 1 + cos t, φ'(t) = 1 − sin t ≥ 0, donc φ est croissante sur [0 ; +∞[ et φ(t) ≥ φ(0) = 0. Ainsi 1 − cos t ≤ t, et comme 1 − cos t ≥ 0, pour t > 0 : 0 ≤ (1 − cos t)/t ≤ 1. On peut prendre α = 1.

2. ψ(t) = t²/2 − 1 + cos t, ψ'(t) = t − sin t ≥ 0 (car sin t ≤ t pour t ≥ 0), donc ψ(t) ≥ ψ(0) = 0, soit 1 − cos t ≤ t²/2. Pour t > 0 : 0 ≤ (1 − cos t)/t² ≤ 1/2, β = 1/2.

II. Existence de g sur [0 ; +∞[

1. h(t) = (1 − cos t)/t² est continue et positive sur ]0 ; +∞[. En 0 : 0 ≤ h ≤ 1/2, h est bornée (elle se prolonge par continuité avec h(0) = 1/2). En +∞ : 0 ≤ h(t) ≤ 2/t², intégrable sur [1 ; +∞[ (Riemann, exposant 2 > 1). Donc ∫0+∞ h converge.

2. Pour x ≥ 0 et t > 0 : 0 ≤ h(t)e−xt ≤ h(t). Par comparaison de fonctions positives, l'intégrale converge : g(x) existe pour tout x ≥ 0.

III. Limite de g en +∞

1. Si 0 ≤ x1 ≤ x2, alors e−x1t ≥ e−x2t, donc g(x1) − g(x2) = ∫ h(t)(e−x1t − e−x2t) dt ≥ 0. g est décroissante et minorée par 0 : elle admet une limite finie λ ≥ 0 en +∞.

2. Pour x > 0 : 0 ≤ g(x) ≤ ∫0+∞ (1/2)e−xt dt = 1/(2x) → 0. Donc λ = 0.

IV. Caractère Ck de g

1. F(x, t) = h(t)e−xt est continue en x pour tout t, et |F(x, t)| ≤ h(t), intégrable et indépendante de x. Par le théorème de continuité des intégrales à paramètre (domination), g est continue sur [0 ; +∞[.

2. ∂F/∂x (x, t) = −(1 − cos t)/t · e−xt. Sur [a ; +∞[ avec a > 0 : |∂F/∂x| ≤ α e−at = e−at, intégrable. Par le théorème de dérivation sous le signe intégral, g est C1 sur [a ; +∞[ pour tout a > 0, donc sur ]0 ; +∞[, et g'(x) = −∫0+∞ (1 − cos t)/t · e−xt dt.

3. |g'(x)| ≤ ∫0+∞ e−xt dt = 1/x → 0 : lim+∞ g' = 0.

4. ∂²F/∂x² = (1 − cos t)e−xt, majorée sur [a ; +∞[ par 2e−at, intégrable : g est C2 sur ]0 ; +∞[ et g''(x) = ∫0+∞ (1 − cos t)e−xt dt.

5. ∫0+∞ e−xt dt = 1/x et ∫0+∞ cos t · e−xt dt = Re ∫ e(−x+i)t dt = Re 1/(x − i) = x/(x² + 1). Donc

g''(x) = 1/x − x/(x² + 1) = 1/(x(x² + 1)).

6. Une primitive de 1/(u(u² + 1)) est ln u − ½ ln(u² + 1) = ½ ln(u²/(u² + 1)), qui tend vers 0 en +∞. Comme g'(+∞) = 0 : g'(x) = −∫x+∞ g''(u) du, soit

g'(x) = ½ ln(x²/(x² + 1)) pour x > 0.

Quand x → 0+, g'(x) → −∞. g étant continue sur [0 ; x] et dérivable sur ]0 ; x[, le théorème des accroissements finis donne (g(x) − g(0))/x = g'(cx) avec 0 < cx < x, qui tend vers −∞. g n'est pas dérivable en 0 (tangente verticale).

V. Expression explicite de g

1. x ln(x²/(x² + 1)) = −x ln(1 + 1/x²) ~ −x · 1/x² = −1/x → 0.

2. Par parties (u = ln(x² + 1), v' = 1) : ∫ ln(x² + 1) dx = x ln(x² + 1) − ∫ 2x²/(x² + 1) dx = x ln(x² + 1) − 2x + 2 arctan x (+ C).

3. g'(u) = ln u − ½ ln(u² + 1). Une primitive est G(u) = (u ln u − u) − ½(u ln(u² + 1) − 2u + 2 arctan u) = ½ u ln(u²/(u² + 1)) − arctan u. D'après V.1, G(u) → −π/2 en +∞. Comme g(+∞) = 0 :

g(x) = G(x) − lim+∞ G, soit g(x) = ½ x ln(x²/(x² + 1)) + π/2 − arctan x pour x > 0.

(Contrôle : pour x grand, g(x) ≈ −1/(2x) + 1/x = 1/(2x), cohérent avec III.2.)

4. Par continuité de g en 0 et x ln x → 0 : g(0) = π/2.

VI. Étude de ∫0π/2 [sin t]m/t dt

Sur ]0 ; π/2], la fonction est continue ; en 0, sinmt / t ~ tm−1, qui tend vers 1 (m = 1) ou 0 (m ≥ 2). Elle se prolonge par continuité en 0 : l'intégrale converge pour tout m ≥ 1.

VII. Étude de J1

Sur [ε ; X], par parties avec u = 1/t, v = 1 − cos t (dont la dérivée est sin t) :

∫εX sin t / t dt = [(1 − cos t)/t]εX + ∫εX (1 − cos t)/t² dt.

(1 − cos X)/X → 0 quand X → +∞ (car ≤ 2/X) et (1 − cos ε)/ε → 0 quand ε → 0 (car ≤ ε/2). Le dernier terme converge vers g(0). Donc J1 existe et J1 = g(0) = π/2.

VIII. Existence de Ik

  • k = 0 : I0 = ∫π/2+∞ dt/t diverge (Riemann, exposant 1).
  • k ≠ 0 : par parties, ∫π/2X eikt/t dt = [eikt/(ikt)]π/2X + (1/ik) ∫π/2X eikt/t² dt. Le crochet a une limite (le terme en X est majoré par 1/(|k|X)) et la dernière intégrale converge absolument (|·| ≤ 1/t²). Ik converge si et seulement si k ≠ 0.

IX. Nature de Jm

1. sin t = (eit − e−it)/(2i), et par la formule du binôme :

(sin t)m = (1/(2i)m) Σj=0m C(m, j)(−1)m−j ei(2j−m)t, d'où

∫π/2x (sin t)m/t dt = (1/(2i)m) Σj=0m (−1)m−j C(m, j) I2j−m(x).

2. Si m = 2p + 1 est impair, 2j − m est impair donc jamais nul : chaque I2j−m(x) a une limite finie quand x → +∞ (VIII). Avec VI (partie sur [0 ; π/2]), J2p+1 existe.

3. Si m = 2p, le terme j = p donne k = 0, de coefficient (−1)pC(2p, p)/(2i)2p = C(2p, p)/4p > 0, multiplié par I0(x) = ln(2x/π) → +∞ ; tous les autres termes convergent. Donc ∫0+∞ (sin t)2p/t dt diverge (vers +∞).

PARTIE II

Rappel utile : (M²)ij = Σk mikmkj = nombre d'indices k tels que mik = mjk = 1 (M est symétrique à coefficients 0/1).

I. Expression de M²

1. aii = Σk mik² = Σk mik = σ (chaque ligne a σ coefficients égaux à 1).

2. Pour i ≠ j : si mij = 1, tous les produits mikmjk sont nuls, donc aij = 0 ; si mij = 0, il existe un unique k avec mik = mjk = 1, donc aij = 1. En résumé aij = 1 − mij.

3. Hors diagonale, (Jn − M + dIn)ij = 1 − mij = aij ; sur la diagonale, 1 − 0 + d doit valoir σ, d'où d = σ − 1 et M² = Jn − M + (σ − 1)In, soit f² = φ − f + (σ − 1)id.

II. Relation entre n et σ

1. Toutes les colonnes de Jn sont égales à Kn : Im(φ) = Vect(v) (rang 1). Plus précisément φ(x) = (Σ xi) v.

2. Si f(u) = σu, alors (f∘f)(u) = σ²u. Mais f² = φ − f + (σ − 1)id, donc σ²u = φ(u) − σu + (σ − 1)u, soit φ(u) = (σ² + 1)u. Comme σ² + 1 ≠ 0, u = φ(u)/(σ² + 1) ∈ Im φ = Vect(v) : u est colinéaire à v.

3. MKn a pour coefficients les sommes des lignes de M, toutes égales à σ : f(v) = σv avec v ≠ 0. σ est valeur propre et, d'après 2, ker(f − σ id) = Vect(v).

4. Appliquons 2 à u = v : φ(v) = (σ² + 1)v. Or JnKn = nKn, soit φ(v) = nv. Donc n = σ² + 1.

III. Valeurs propres de f

1. M est réelle symétrique : par le théorème spectral, elle est diagonalisable dans une base orthonormée de vecteurs propres.

2. Des vecteurs propres d'une matrice symétrique associés à des valeurs propres distinctes sont orthogonaux : w ⟂ v, soit Σ xi = 0. Alors φ(w) = (Σ xi)v = 0.

3. f²(w) = λ²w et f²(w) = φ(w) − f(w) + (σ − 1)w = (−λ + σ − 1)w. Comme w ≠ 0 : λ² + λ + 1 − σ = 0.

4. Si seule a était valeur propre (en plus de σ, de multiplicité 1 d'après II.3 et la diagonalisabilité), a serait de multiplicité n − 1 = σ². La trace de M est nulle (diagonale nulle) : σ + σ²a = 0, donc a = −1/σ. En reportant dans (E) : 1/σ² − 1/σ + 1 − σ = 0, soit 1 − σ + σ² − σ³ = 0, c'est-à-dire (1 − σ)(1 + σ²) = 0, donc σ = 1 : impossible puisque σ ≥ 2.

IV. Relation entre r, s, a, b et σ

On a a + b = −1, ab = 1 − σ ; M étant diagonalisable, 1 + r + s = n, donc r + s = σ² ; la trace donne σ + ra + sb = 0.

1. (a − b)² = (a + b)² − 4ab = 1 − 4(1 − σ) = 4σ − 3.

2. (r s ; 1 1)·(a 1 ; b 1) = (ra + sb, r + s ; a + b, 2) = (−σ, σ² ; −1, 2).

3. En prenant les déterminants : (r − s)(a − b) = −2σ + σ², soit (r − s)(a − b) = σ(σ − 2).

4. Comme a ≠ b, r = s ⇔ σ(σ − 2) = 0 ⇔ σ = 2 (σ ≥ 2). Alors r = s = σ²/2 = 2.

V. Cas a − b ∉ ℚ

1. Si r ≠ s, alors a − b = σ(σ − 2)/(r − s) serait rationnel : contradiction. Donc r = s, puis d'après IV.4 σ = 2 et n = σ² + 1 = 5. (On vérifie : a − b = √5 ∉ ℚ.)

2. a et b sont les racines de x² + x − 1 = 0 : a = (−1 + √5)/2, b = (−1 − √5)/2. M est semblable à

D = diag(2, (−1 + √5)/2, (−1 + √5)/2, (−1 − √5)/2, (−1 − √5)/2).

(Exemple : la matrice d'adjacence du pentagone vérifie (P) et a exactement ce spectre.)

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
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Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
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Ce sujet provient d'un concours organisé par École Hassania des Travaux Publics (EHTP). Il concerne le grade : Élève ingénieur — 1re année.
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Session : 11/07/2024. Les questions sont en français.
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