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Modèle de concours d'accès en 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État — Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 2002 — Épreuve : Mathématiques

🏢 Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 👤 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État 🎯 Mathématiques 📅 11/07/2002 👁️ 15 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) (2002), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)
Grade
2ème année du cycle d'ingénieurs d'État
Spécialité
Mathématiques
Année
2002
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet de l'épreuve « Mathématiques » du concours d'accès en 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État de l'INPT (Rabat), session du 11/07/2002. Document officiel publié par l'institut sur inpt.ac.ma (copie archivée). Il compte 4 page(s), sans corrigé.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

بمببسسسبسسسسسسسستو ست ات د+اا.55-ااات كد
المعهد | لوطي للبريد وا لمواملان السلكية واللاسلكيه ‎À DT‏
‎NamronaL nes Posreser 1‏ مالسلل
‎EEE‏
‎CONCOURS D’ACCES EN DEUXIEME ANNEE‏
‎DU CYCLE D’INGENIEURS D'ETAT‏
11-07-2002
‎Epreuve de MATHEMATIQUES‏
‎(Durée : 3Heures)‏
‎Avertissement : | :‏
‎Les 4 exercices doivent être traités sur des feuilles séparées.‏ -
‎sera tenu compte dans l'appréciation des copies de la concision et de la‏ 1[ -
‎précision de la rédaction. On pourra admettre les résultats d'une question‏
‎pour traiter les suivantes.‏
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Exercice 1
5016 (Xan>1 une suite de variables aléatoires réelles de carré intégrable et de même espérance
01 telle que : Van > 1, Vp > 1, Var(X,, + + X,35-1) > KpT où Æ est une constante strictement
positive et où 0 > + > 1. On se propose de démontrer que
5, Il ‏د‎ 1
=—% x, + mn presque surement et en moyenne quadratique.
n 7 1 0 +
1) a) Montrer que l'on peut supposer mm = Ü,.
UT ’ NE
b) On suppose dorénavant que m = 0. Etablir directement que ٠ 0 en moyenne
quadratique, lorsque n — + ‏عه‎ |
c) On se donne un entier ‏م‎ > 1/(2 — +). Montrer que
‏ابر‎ p>1 7 | /
En déduire que — + 0, presque surement, lorsque p — +00.
‎| S, 5.» ‏سا‎
‎2) On pose pour ‏م‎ 2 1, } p = 18 | : ve Le |
p<n<ip#+l}" ١ nn ri
ٍ K 12
a) Montrer que E(Y,) > 7 [( + à à ‏أ‎
b) En déduire que Y, + 0, p. s., lorsque ‏م‎ — +oc.
3) On pose p{n) l'entier qui vérifie p(n)* > n > (p{n) + 4
a) Montrer que
Sn D pl n)# 5 a
+ 0 presque sûrement, lorsque n + +00,
b) En déduire que — converge presque sûrement vers 0, lorsque ج‎ +
Exercice 2
Soient (£,< .. >g), (F,< >p) des espaces de Hilbert réels, de dimension infinie
séparables. Soit (6, ),>1 (resp. ‏(رحمل/)‎ une famille orthonormale de E (resp. F}). Pour tout
u € Ë,, tout v € F, on définit v ‏دي‎ E + F par : (uv @u)(x) > 7,1 >g ‏ا‎ pour tout
x € E. On note L(E, F) l’espace vectoriel des applications linéaires continues sur Æ et, pour
2 : !)2( || ‏ب‎ ١ :
A € L(E, F), [AI = sup{ Uri : EE, x #0} la norme naturelle de L(E, F)
1) a) Démontrer que ‏د‎ © u € L(E, F) et calculer sa norme.
b) Décrivez Im(v @ u) et Ker(v @ u). Déterminer (v © ‏,"ل‎ l’adjoint de v © ‏د‎
‎c) Si € E, ur € E, un € Fu € F, vérifier que (nu Qu )ol(ur@vo) = ‏رد)‎ Qus)o(u Duo)
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2) Soit ‏رجملوا)‎ une suite de réels bornée. On pose pour tout x € Æ
4 | { 2 ‏ل‎ À (fa « Cy LE }
Démontrer qu'on définit ainsi À € L(E, F). Calculer (AI. Déterminer 4°
3) On suppose que À, # 0 pour tout n
a) Démontrer que À est injective si et seulement si (e,) est une base hilbertienne de ‏ل‎
‎b) Démontrer que Im(A) est partout dense dans 7 si et seulement si | fn) est une base
hilbertienne de F
4) On suppose qu'il existe à et réels tels que 0 > a > |À,| > 8 pour tout n. À quelle(s)
condition(s) A7! existe-t-il, avec A! € L(F. E) ? Déterminer 4-1
Exercice 3
Soit f la fonction périodique de période 1 qui vaut 1 sur [0,-| et ‏1ح‎ su 0 Soit
n / 1 , | L
١ \ D 2 ZArmi 2ixm : 2
On(?) ‏إ ل‎ 1 1/1) “dt ) ‏بتنتقنع‎ la somme partielle de la série ‏عل‎ Fourier au rang n
m n “0 1
associée à la fonction f, au point x
1) Vérifier que
fa fT+5
S,(x) | D,{t)dt — | D, (t)dt
"4 ni =
{ sin(2n + 1771
où D, est le noyau de Dirichlet | ‏ب — (2)ى10‎ |
‏أ‎ 511 7 ٍ
2) Montrer qu'il existe 7 € IR‘ tel que Vr« : :
7 ‏ايوز‎ y K
Suit) ١ D,lt)jdt| :
‏و‎ 11
3) Montrer qu'il existe ‏ول‎ € IR! tel que Vr € |-1, !
١ LE
pE fx sin(2n + 7 K
‏ل 2 كد‎ Tt 1
: : © 511)27 + 1)rt
4) Montrer que, pour n > 2, la fonction g,(x) = ] ‏لح‎ dt atteint son maximum
l Ti
PES | 1
absolu sur ١0, -١ au point x = ———— et que la valeur de ce maximum ne dépend pas de n
11 2n +1
Montrer que la suite 5, ( 37 ١ 56 convergente et que sa limite est strictement supérieur à 1
2701 ‏يه ىا‎
En déduire que la convergence de S,(x) vers f(x) n’est uniforme sur aucun x oisinage de 0
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Exercice 4
Soit f € C*(R°",R) tel que f(x ٠ +00 quand || + +00 )||.|| désigne la norme
euclidienne sur 1 (
1 ) Montrer qu'il existe À > 0 tel que f(x) > ‏ناا‎ pour tout 3 7 Br avec 8,
2) Montrer qu'il existe M, > 0 tel que | > H{x)y,u > | > Millylf pour tout y € ‏لا‎ et
tout x € Bray (< ... > désigne le produit scalaire euclidien, H{x) est la matrice hessienne de
/ au point x et R est donné à la question 1
3) On suppose rx, connu (n € IN). On pose w, Vf(x,) où Vf(r,) désigne le gradient
de f en r,. Si, 0, on pose 2+1 tu. Si ‏من‎ # 0, montrer qu'il existe ‏م‎ > 0 tel que
tn + ‏لمهم‎ > frs + pan) pour tout ‏م‎ > 0. On choisit alors un ‏رم‎ 0 tel que f(x, + Pnwn)
{tn + ‏لمم‎ pour tout ‏م‎ > 0 et on pose ‏ربو‎ = Tn + ‏امم‎
‎On considere, dans les questions suivantes, la suite (x, Len ainsi construite
4) Montrer que (ave: R et M, donnés aux questions 1010201 dentes)
(a) La suite (f(x, ))ien est une suite convergente
(b) x, € Br pour tout n € IN,
(C) Ft + Pau) > ‏(م2) ل‎ — pllu ll = D M ‏ما‎ 8 pour tout ‏م‎ € 0 = |
(d) ‏(رجو2)/‎ > f(x) In! i (le, || > M
6) —f{rai) + f(x) > ‏ل‎ avec M = sup(M;, M), M = sup{[|V ‏ز(م)/‎ : x ‏أ‎
‎5) Montrer que V f(x,) — 0 (quand n — +0) et qu'il existe une sous suite (nxlren telle
que ‏م‎ — + quand ‏م‎ — +00 et V f(x) = 0.
6) On suppose qu'il existe un unique 2 € IR” tel que V (à ٠. Montrer que f(x) > f(x)
pour tout r € IR° et que x, — 2 quand n — +00.
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Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Cette épreuve est l'épreuve de mathématiques du concours d'accès en 2e année du cycle d'ingénieurs d'État de l'INPT, session du 11 juillet 2002, durée 3 heures. Quatre exercices : loi forte des grands nombres sous hypothèse de variance, opérateurs de rang un et opérateurs diagonaux dans un espace de Hilbert, phénomène de Gibbs, méthode du gradient à pas optimal. Voici une correction proposée.

💡 Méthode : l'énoncé autorise à admettre le résultat d'une question pour traiter les suivantes. Dans l'exercice 1, retenez le schéma « sous-suite pk + Borel-Cantelli, puis contrôle des écarts entre deux termes de la sous-suite » : c'est la preuve classique de la loi forte.

Exercice 1 — Loi forte des grands nombres

Hypothèse : Var(Xn + … + Xn+p−1) ≤ K pγ, 0 < γ < 1.

1) a) Posons X′i = Xi − m : mêmes variances (et mêmes variances des sommes), espérance nulle, et Sn/n − m = S′n/n. Il suffit donc de traiter le cas m = 0.

1) b) Avec n = 1 et p = n dans l'hypothèse : E((Sn/n)²) = Var(Sn)/n² ≤ K nγ/n² = K nγ−2 → 0 (γ < 2). Sn/n → 0 en moyenne quadratique.

1) c) Bienaymé-Tchebychev : P(|Spk/pk| ≥ ε) ≤ K pkγ/(ε² p2k) = K/(ε² pk(2−γ)). Comme k(2 − γ) > 1, la série converge. Par Borel-Cantelli, pour chaque ε = 1/j, presque sûrement |Spk/pk| < 1/j à partir d'un certain rang ; l'intersection dénombrable sur j reste de probabilité 1, d'où Spk/pk → 0 p.s.

2) a) Pour pk < n ≤ (p+1)k : Sn/n − Spk/n = (Xpk+1 + … + Xn)/n, somme de n − pk termes consécutifs. Un max de termes positifs est majoré par leur somme, et 1/n² ≤ 1/p2k :

E(Yp) ≤ Σn K(n − pk)γ/p2k ≤ (K/p2k) · q · qγ ≤ (K/p2k) q², avec q = (p+1)k − pk ≥ 1 (donc q1+γ ≤ q²).

2) b) Accroissements finis : q ≤ k(p+1)k−1 ≤ k 2k−1 pk−1, donc E(Yp) ≤ K k² 4k−1/p². Ainsi E(Σ Yp) = Σ E(Yp) < +∞ (convergence monotone), donc Σ Yp < +∞ p.s. et Yp → 0 p.s.

3) a) Par définition de p(n), (Sn/n − Sp(n)k/n)² ≤ Yp(n), et p(n) → +∞ ; d'après 2) b) ce terme tend vers 0 p.s.

3) b) Sn/n = (Sn/n − Sp(n)k/n) + (Sp(n)k/p(n)k) · (p(n)k/n), avec 0 < p(n)k/n ≤ 1. Les deux termes tendent vers 0 p.s. (3) a) et 1) c)) : Sn/n → 0 presque sûrement, donc Sn/n → m p.s. dans le cas général.

Exercice 2 — Opérateurs dans un espace de Hilbert

1) a) v ⊗ u est linéaire et ‖(v ⊗ u)(x)‖ = |⟨x, u⟩| ‖v‖ ≤ ‖u‖‖v‖‖x‖ (Cauchy-Schwarz) : il est continu. Pour x = u, il y a égalité, donc ‖v ⊗ u‖ = ‖u‖ ‖v‖.

1) b) Si u ≠ 0 et v ≠ 0 : Im(v ⊗ u) = ℝv et Ker(v ⊗ u) = u⊥ (hyperplan fermé). Si u = 0 ou v = 0, l'opérateur est nul (Im = {0}, Ker = E). Adjoint : ⟨(v ⊗ u)x, y⟩F = ⟨x, u⟩⟨v, y⟩ = ⟨x, ⟨y, v⟩u⟩E, donc (v ⊗ u)* = u ⊗ v : y ↦ ⟨y, v⟩F u.

1) c) Pour y ∈ F : (u2 ⊗ v2)(y) = ⟨y, v2⟩u2, puis (v1 ⊗ u1)(…) = ⟨y, v2⟩⟨u2, u1⟩v1. De même (v1 ⊗ u2)∘(u1 ⊗ v2)(y) = ⟨y, v2⟩⟨u1, u2⟩v1. Le produit scalaire réel étant symétrique, les deux composées sont égales (à ⟨u1, u2⟩ (v1 ⊗ v2)).

2) A(x) = Σ λn⟨x, en⟩ fn. Soit Λ = sup|λn|. Par Bessel, Σ |λn⟨x, en⟩|² ≤ Λ²‖x‖² ; (fn) étant orthonormale et F complet, la série converge et ‖A(x)‖ ≤ Λ‖x‖. A est linéaire, donc A ∈ ℒ(E, F) et ‖A‖ ≤ Λ. Comme A(em) = λmfm, ‖A‖ ≥ |λm| pour tout m : ‖A‖ = supn |λn|.

⟨A x, y⟩ = Σ λn⟨x, en⟩⟨fn, y⟩ = ⟨x, Σ λn⟨y, fn⟩en⟩, d'où A*(y) = Σ λn⟨y, fn⟩ en = Σ λn(en ⊗ fn)(y).

3) a) ‖A x‖² = Σ |λn|²|⟨x, en⟩|² (Pythagore). Comme λn ≠ 0 : A x = 0 ⟺ ⟨x, en⟩ = 0 pour tout n. Donc Ker A = {en}⊥, et A injective ⟺ {en}⊥ = {0} ⟺ (en) totale ⟺ (en) base hilbertienne de E.

3) b) Dans un Hilbert, adhérence(Im A) = (Ker A*)⊥. Le même calcul qu'en a) donne Ker A* = {fn}⊥. Donc Im A est dense ⟺ Ker A* = {0} ⟺ (fn) base hilbertienne de F.

4) A−1 ∈ ℒ(F, E) existe si et seulement si (en) et (fn) sont toutes deux des bases hilbertiennes.

  • Nécessaire : A bijective ⇒ injective (donc (en) base par 3a) et surjective, donc d'image dense ((fn) base par 3b).
  • Suffisant : pour y ∈ F, y = Σ ⟨y, fn⟩fn. Comme |1/λn| ≤ 1/α, la série x = Σ (⟨y, fn⟩/λn) en converge, ‖x‖ ≤ ‖y‖/α, et A x = y.

Alors A−1(y) = Σ (1/λn)⟨y, fn⟩ en = Σ λn−1(en ⊗ fn)(y), avec ‖A−1‖ = 1/inf|λn| ≤ 1/α.

Exercice 3 — Phénomène de Gibbs

1) En échangeant somme finie et intégrale : Sn(x) = ∫01 f(t) Σm=−nn e2iπm(x−t) dt = ∫ f(t) Dn(x − t) dt, car Σm=−nn e2iπmu = sin((2n+1)πu)/sin(πu) (somme géométrique). Par périodicité on intègre sur [−1/2, 1/2] et on pose s = x − t : Sn(x) = ∫x−1/2x Dn − ∫xx+1/2 Dn. Dn est paire, donc ∫x−1/2−x Dn = ∫x1/2−x Dn ; en découpant les deux intégrales en −x et en 1/2 − x, ces termes se compensent et il reste Sn(x) = ∫−xx Dn − ∫−x+1/2x+1/2 Dn.

2) Pour |x| ≤ 1/4, l'intervalle [1/2 − x, 1/2 + x] ⊂ [1/4, 3/4], où sin(πt) ≥ √2/2. Intégration par parties : ∫ sin((2n+1)πt)/sin(πt) dt = [−cos((2n+1)πt)/((2n+1)π sin πt)] − ∫ cos((2n+1)πt) cos(πt)/((2n+1) sin²(πt)) dt. Le crochet est ≤ 2√2/((2n+1)π) et l'intégrale ≤ (1/2)·2/(2n+1). D'où |Sn(x) − ∫−xx Dn| ≤ K1/n.

3) Soit h(t) = 1/sin(πt) − 1/(πt), prolongée par h(0) = 0 : h est de classe C¹ sur [−1/4, 1/4] (développement limité en 0 : h(t) = πt/6 + O(t³)). Par parties : ∫−xx sin((2n+1)πt) h(t) dt = [−cos((2n+1)πt) h(t)/((2n+1)π)]−xx + (1/((2n+1)π)) ∫ cos((2n+1)πt) h′(t) dt, majoré par (2 sup|h| + (1/2) sup|h′|)/((2n+1)π) ≤ K2/n.

4) Avec u = (2n+1)πt : gn(x) = (2/π) Si((2n+1)πx), où Si(y) = ∫0y (sin u/u) du. Les intégrales ∫kπ(k+1)π sin u/u du alternent en signe avec des valeurs absolues décroissantes : Si croît sur [0, π], puis oscille avec des maxima locaux Si(3π) < Si(π), Si(5π) < Si(3π)… Donc Si atteint son maximum absolu sur [0, +∞[ en π. Pour n ≥ 2, (2n+1)π/4 > π, donc y = (2n+1)πx parcourt ]0, (2n+1)π/4[ qui contient π : gn atteint son maximum absolu sur ]0, 1/4[ en x = 1/(2n+1), et ce maximum vaut (2/π) Si(π) ≈ 1,179, indépendant de n.

Limite de Sn(1/(2n+1)) : pour n ≥ 2, 1/(2n+1) ∈ [−1/4, 1/4], et par 2) et 3) |Sn(x) − gn(x)| ≤ (K1 + K2)/n. Donc Sn(1/(2n+1)) → (2/π) Si(π). Or Si(+∞) = π/2 (intégrale de Dirichlet) et, par l'alternance, Si(+∞) < Si(π) (le premier terme après π est négatif et domine). Donc la limite (2/π) Si(π) est strictement supérieure à 1.

Conclusion : xn = 1/(2n+1) → 0+, f(xn) = 1, et Sn(xn) − f(xn) → (2/π)Si(π) − 1 ≈ 0,179 ≠ 0. Dans tout voisinage de 0, sup |Sn − f| ne tend pas vers 0 : la convergence n'y est pas uniforme (environ 9 % du saut de 2).

Exercice 4 — Méthode du gradient à pas optimal

1) f(x) → +∞ quand ‖x‖ → +∞ : avec A = f(x0), il existe R > 0 tel que ‖x‖ > R ⇒ f(x) > f(x0).

2) f est C², donc x ↦ H(x) est continue ; sur le compact BR+1, ‖H(x)‖ (norme subordonnée) est bornée par un M1 > 0. Par Cauchy-Schwarz, |⟨H(x)y, y⟩| ≤ ‖H(x)‖‖y‖² ≤ M1‖y‖².

3) φ(ρ) = f(xn + ρωn) est continue sur [0, +∞[ et tend vers +∞ (‖xn + ρωn‖ → +∞) : elle atteint son minimum en un ρ̄ ≥ 0. De plus φ′(0) = ⟨∇f(xn), ωn⟩ = −‖ωn‖² < 0, donc φ(ρ) < φ(0) pour ρ > 0 petit : ρ̄ > 0.

4) a) f(xn+1) ≤ f(xn + 0·ωn) = f(xn) : la suite (f(xn)) décroît. f, continue et coercive, est minorée (elle atteint son minimum). La suite converge.

4) b) f(xn) ≤ f(x0) pour tout n ; si ‖xn‖ > R on aurait f(xn) > f(x0) par 1). Donc xn ∈ BR.

4) c) Pour 0 ≤ ρ ≤ 1/‖ωn‖, le segment [xn, xn + ρωn] est dans BR+1. Taylor-Lagrange à l'ordre 2 : f(xn + ρωn) = f(xn) + ρ⟨∇f(xn), ωn⟩ + (ρ²/2)⟨H(ξ)ωn, ωn⟩ ≤ f(xn) − ρ‖ωn‖² + (ρ²/2)M1‖ωn‖².

4) d) Si ‖ωn‖ ≤ M1, ρ = 1/M1 est admissible dans c). Par optimalité de ρn : f(xn+1) ≤ f(xn + ωn/M1) ≤ f(xn) − ‖ωn‖²/M1 + ‖ωn‖²/(2M1) = f(xn) − ‖ωn‖²/(2M1).

4) e) xn ∈ BR donc ‖ωn‖ ≤ M2 ≤ M : ρ = 1/M est admissible dans c). Comme M1 ≤ M : f(xn+1) ≤ f(xn) − ‖ωn‖²/M + M1‖ωn‖²/(2M²) ≤ f(xn) − ‖ωn‖²/(2M), soit f(xn) − f(xn+1) ≥ ‖ωn‖²/(2M) (trivial si ωn = 0).

5) ‖∇f(xn)‖² ≤ 2M(f(xn) − f(xn+1)) → 0 car (f(xn)) converge : ∇f(xn) → 0. (xn) est dans le compact BR : il existe une sous-suite xnk → x, et par continuité de ∇f, ∇f(x) = 0.

6) f continue et coercive atteint son minimum global en un x*, où ∇f(x*) = 0 ; par unicité x* = x̄, donc f(x̄) ≤ f(x) pour tout x. Toute valeur d'adhérence y de (xn) vérifie ∇f(y) = 0 (question 5), donc y = x̄. Une suite d'un compact ayant une unique valeur d'adhérence converge : xn → x̄.

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Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
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Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT). Il concerne le grade : 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État.
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Session : 11/07/2002. Les questions sont en français.
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