Modèle de concours d'accès en 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État — Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 2005 — Épreuve : Mathématiques
⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : wadifa-info.com/fr/modele-concours/2334
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)
- Grade
- 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État
- Spécialité
- Mathématiques
- Année
- 2005
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
INSTITUT NATIONAL DES
POSTES ET TELECOMMUNICATIONS
CONCOURS D'ACCES EN DEUXIEME ANNEE
DUCYCLEINE DE L'INPT
EPREUVE DE MATHEMATIQUES
(Aucun document n’est autorisé)
Durée 1H30
JEUDI 14 JUILLET 2005
- Les problèmes de cette épreuve sont indépendants.
- Les notations de l'énoncé seront respectées.
- La plus grande importance sera attachée à :
© la rigueur des raisonnements
© la présentation des copies qui doivent être propres et lisibles. (les résultats
des questions seront bien mis en évidence)
wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Problème I :
Soit une fonction périodique /{t) définie sur l’intervalle période [0,T] par :
ار =I si 0O<St<T/2 ft) =0sT/2<t1<T
On rappelle que le développement en série de Fourier d’une fonction périodique x(t) de
période T est défini par :
اتن ددن (1)
où مل est le coefficient de la série de Fourier défini par C,; = fe Rd
1) Calculer les coefficients de Fourier de la fonction /{f). On distinguera deux cas pour n
pair et impair.
2) En utilisant la relation (1), montrer que :
1 7 n=+00 2
r roa= مارح | ©
- : : . +00 1
3) En déduire de la relation (2) la somme : 2 GE 1
Problème 11 :
On définit le produit de convolution de deux fonctions x(f) et y(t) par :
x(t)X y(1) = [xt T)y(t—-r)dr
Soit la fonction f«(f=e "ل (æ>0)
1) Tracer la fonction /&(f) en fonction عه
2) Calculer le produit de convolution :(r) # f:(f) en fonction de «et r.
Problème III :
Soit x(f) une fonction aléatoire définie par م = À cos(2#,t+@) où A est une variable
aléatoire réelle de moyenne m et de variance ©”, et @ est une variable aléatoire uniforme
dans [0, 2x] et indépendante de A. f, est une constante non nulle.
wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
1) Calculer la moyenne statistique (espérance mathématique) عل
2) Calculer la covariance de x({f).
3) Montrer que les fonctions aléatoires À sin(2%t+@) et A cos(2rft+@) ont même
moyennes statistiques et même covariances.
On suppose maintenant plus généralement le processus aléatoire complexe défini par :
0-3: À e7% t :لج 7
Où {4;} désigne une suite de N variables aléatoires réelles, non corrélées entre elles, de
moyenne {m4} et de variance { ox°}.
{4} une suite de N valeurs non nulles et {gx} est une suite de N variables aléatoires réelles,
non corrélées entre elles , de loi uniforme sur [0, 2x] et indépendantes des variables aléatoires
4) Calculer la moyenne statistique de x{f).
5) Calculer la covariance de x(f) en fonction de ret des suites {mx}, {a} et {4}.
6) En développant la covariance de x(f) en partie réelle et en partie imaginaire et en
utilisant le résultat de la question 3 , montrer que la covariance de la fonction aléatoire
réelle YD=Ÿ 4 cos(2, 2+0( est :
| CHD-LS (or+mbos(2zf 9
7) Calculer la densité spectrale de puissance de y(t)
- La covariance d’une fonction aléatoire complexe est définie par :
رو جاع« Ex = 9ن
x” (1) est le conjugué de x(t)
- La densité spectrale de puissance d’une fonction aléatoire stationnaire au second ordre
(C,(£, 2 ne dépend que 7) est donnée par la transformée de Fourier de sa covariance
) 10) rar)
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Cette épreuve est l'épreuve de mathématiques du concours d'accès en 2e année du cycle INE (ingénieurs d'État) de l'INPT, session du jeudi 14 juillet 2005, durée 1 h 30, sans document. Trois problèmes indépendants, orientés traitement du signal : série de Fourier d'un signal créneau et égalité de Parseval, produit de convolution, signaux aléatoires (moyenne, covariance, densité spectrale de puissance). Voici une correction proposée.
💡 Méthode : l'épreuve est courte (1 h 30). Les problèmes I et II sont des calculs directs ; dans le problème III, utilisez systématiquement E[ejφ] = 0 pour φ uniforme sur [0, 2π] : c'est la clé de toutes les questions.
Problème I — Signal créneau
1) Cn = (1/T)∫0T/2 e−2jπnt/T dt.
- n = 0 : C0 = 1/2 (valeur moyenne).
- n ≠ 0 : Cn = (1/T)·[e−2jπnt/T/(−2jπn/T)]0T/2 = (1 − e−jπn)/(2jπn) = (1 − (−1)n)/(2jπn).
- n pair non nul : Cn = 0 ; n impair : Cn = 1/(jπn) = −j/(πn), et |Cn|² = 1/(π²n²).
2) f est réelle, donc f² = f·f* = ΣnΣm CnCm* e2jπ(n−m)t/T. Or (1/T)∫0T e2jπ(n−m)t/T dt vaut 1 si n = m et 0 sinon (orthonormalité des exponentielles). En intégrant terme à terme (justifié par la convergence de la série de Fourier dans L² sur une période), il ne reste que les termes n = m : (1/T)∫0T f²(t) dt = Σ |Cn|² (égalité de Parseval).
3) Membre de gauche : (1/T)·(T/2) = 1/2. Membre de droite : 1/4 + Σn impair 1/(π²n²) = 1/4 + (2/π²) Σk≥0 1/(2k+1)² (n et −n donnent la même contribution). D'où 1/2 − 1/4 = (2/π²)S, soit Σk≥0 1/(2k+1)² = π²/8.
Problème II — Convolution de deux exponentielles bilatérales
1) fα(t) = e−α|t| est paire, vaut 1 en t = 0, décroît exponentiellement vers 0 de chaque côté et présente un point anguleux en 0 (pentes +α à gauche, −α à droite). Courbe en « pointe » symétrique, d'autant plus étroite que α est grand.
2) g(t) = ∫ e−α|τ| e−α|t−τ| dτ est paire ; prenons t ≥ 0 et découpons :
- τ < 0 : eατe−α(t−τ) = e−αte2ατ, d'intégrale e−αt/(2α) ;
- 0 < τ < t : e−ατe−α(t−τ) = e−αt, d'intégrale t e−αt ;
- τ > t : e−ατeα(t−τ) = eαte−2ατ, d'intégrale e−αt/(2α).
D'où fα ∗ fα(t) = (|t| + 1/α) e−α|t|. Contrôles : en t = 0, ∫ e−2α|τ| dτ = 1/α ✓ ; l'aire totale vaut (∫fα)² = (2/α)² = 4/α², et ∫(|t| + 1/α)e−α|t| dt = 2/α² + 2/α² ✓.
Problème III — Fonctions aléatoires sinusoïdales
Rappel : si φ est uniforme sur [0, 2π], alors E[cos(θ + φ)] = E[sin(θ + φ)] = 0 et E[ejφ] = 0 pour tout θ réel.
1) A et φ sont indépendants : E[x(t)] = E[A]·E[cos(2πf0t + φ)] = m·0 = 0.
2) Avec a = 2πf0t et b = 2πf0(t + τ) : cos(a + φ)cos(b + φ) = ½[cos(b − a) + cos(a + b + 2φ)], et le second terme est d'espérance nulle. Comme E[A²] = σ² + m² :
Cx(t, τ) = E[x(t)x(t+τ)] = ((σ² + m²)/2) cos(2πf0τ). Elle ne dépend que de τ : x est stationnaire au second ordre.
3) A sin(2πf0t + φ) = A cos(2πf0t + φ − π/2) : même moyenne nulle. Et sin(a + φ)sin(b + φ) = ½[cos(b − a) − cos(a + b + 2φ)] donne la même covariance ((σ² + m²)/2) cos(2πf0τ). Mêmes moyennes et mêmes covariances.
4) E[x(t)] = Σk E[Ak]·E[ejφk]·e2jπfkt = Σ mk·0·e2jπfkt = 0.
5) Cx(t, τ) = ΣkΣl E[AkAl]·E[ej(φl−φk)]·e−2jπfkte2jπfl(t+τ).
- k ≠ l : les phases étant indépendantes entre elles (c'est le sens à donner à « non corrélées » ici), E[ej(φl−φk)] = E[ejφl]E[e−jφk] = 0.
- k = l : E[e0] = 1 et E[Ak²] = σk² + mk².
D'où Cx(τ) = Σk=1N (σk² + mk²) e2jπfkτ, indépendante de t (processus stationnaire au second ordre).
6) Posons y(t) = Σ Akcos(2πfkt + φk) et z(t) = Σ Aksin(2πfkt + φk), de sorte que x = y + jz. Alors
Cx(τ) = E[(y(t) − jz(t))(y(t+τ) + jz(t+τ))] = Cy(τ) + Cz(τ) + j(E[y(t)z(t+τ)] − E[z(t)y(t+τ)]).
La partie réelle vaut Cy + Cz. Pour chaque k, la question 3 donne la même covariance pour le terme en cosinus et pour le terme en sinus ; les termes croisés k ≠ l sont nuls (phases indépendantes et centrées). Donc Cy = Cz, et
Cy(τ) = ½ Re Cx(τ) = ½ Σk=1N (σk² + mk²) cos(2πfkτ).
7) La transformée de Fourier de cos(2πfkτ) est ½[δ(f − fk) + δ(f + fk)]. D'où la densité spectrale de puissance :
Sy(f) = ¼ Σk=1N (σk² + mk²) [δ(f − fk) + δ(f + fk)].
C'est un spectre de raies aux fréquences ±fk. La puissance totale vaut Cy(0) = ½ Σ(σk² + mk²).
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Vous préparez ce concours ?
Modèles similaires
Organisme : Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) · 14/07/2005 — Copie issue de : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
}Citer cette page
Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.
Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/2334/modele-de-concours-d-acces-en-2eme-annee-du-cycle-d-ingenieurs-d-etat-institut-national
