Modèle de concours d'accès en 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État — Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 2003 — Épreuve : Physique
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) (2003), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)
- Grade
- 2ème année du cycle d'ingénieurs d'État
- Spécialité
- Physique
- Année
- 2003
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
CONCOURS 2085م:10 EN DEUXIEME ANNEE
DU CYCLE D’INGENIEURS D'ETAT
10-07-2003 |
Epreuve de PHYSIQUE
(Durée : 3 Heures)
- Cette épreuve comporte quatre (4) parties. Chaque partie devra être
traitée sur des feuilles séparées.
- Il sera tenu compte de la rigueur, de la clarté de raisonnement et de la
présentation,
- Prière d’encadrer les résultats.
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PARTIE 1 : ANALYSE DES SYSTEMES
LI OE PES D FOSIEÈMES
Soit un système asservi décrit par le schéma bloc suivant :
Ext) + ft) + Ej(t) + E2(t) s(t)
SDS SD تقل
1 1 8 1+ 0ح
1 + © sp
fig. : 1
1 ( Représenter le schéma bloc précèdent sous la forme suivante et donner les
expressions de G(p) et de H(p).
e(t) ee G(p) s(t)
2 ( Calculer la fonction de transfert en boucle ouverte T(p).
LE Or | Si (t)
e(t) SD — PP) Gp) Hp) C1Hp + ن):
108:2
3 ( Donner les expressions de £; (p), 5 (p} et S(p) si Lfe(t)]=E(p)
4 ) Pour k;=1 et pour une entrée en échelon de position unitaire e(t) = u(t}, calculer
l'erreur £;(t) pour t— « (en régime permanent, on applique le théorème de la valeur
finale).
5) Pour k;=1, nous avons mesuré la marge de phase du système quand le module
coupe l’axe du zéro décibel soit: A®=30° à la pulsation كه rd/s. On désire alors
ramener cette marge de phase à 45° sans rien changer en basse fréquence. Déterminer
| , 1+ 77 ns
le réseau correcteur à avance de phase D(p)= 1+0 permettant de satisfaire la
condition demandée,
6) On désire régler le gain k, pour que l’erreur précédente (1)ر6 soit inférieure ou égale
à 1% pour la même entrée que précédemment e(t}= ut) : échelon de position unitaire.
Déterminer alors la valeur de k; sachant que رو حو t1=75,12= 75,128.
ٍ ِ a . : ب È ريات ِ | > SLai
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PARTIE 11 : ELECTRONIQUE NUMERIQUE
PROBLEME 1 :
Développer et simplifier les expressions suivantes :
1( A =a+b)@(b+c)® (c+ab ) ) 9 : c’est la fonction ou exclusif )
2) 2=(abébedca)l(alb) ( Ÿ : c’est la fonction NOR )
PROBLEME 2:
On désire réaliser le code si-dessous avec des bascules JK en mode synchrone :
100 001 —+ 01] جب ]10 يهب HER: fl | )
Donner les équations et le logigramme du circuit.
PROBLEME 3 :
Un moteur alimenté par un contacteur C, assure par l'intermédiaire d'un réducteur. la
rotation d'un plateau tournant. Le fonctionnement dépend des actions sur deux
0011550175 : m, actionné à la main, commande la mise en route du moteur; À, actionné
Par une came située sur le plateau, commande l'arrêt. Le moteur démarre quelle que
soit la durée de l'appui sur m, il s'arrête au bout d'un tour, même si m est maintenu
actionner.
1) Donner le GRAFCET du système.
2) Donner les équations pour une réalisation synchrone.
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PARTIE III : ELECTROMAGNETISME
لمكت LLC RUMAQGNEIISME
(Les problèmes 1, 2 et 3 sont indépendants)
PROBLEME 1 :
1) Rappeler les équations vérifiées par le champ électromagnétique dans le vide.
2) Justifier la possibilité d'associer au champ un potentiel scalaire V et un potentiel
vecteur À.
3) Quelles sont les équations vérifiées par ces potentiels dans le vide ? Rappeler la
condition de jauge de Lorentz, qui permet de ramener ces équations à l'équation de
propagation de d’Alembert
PROBLEME 2 :
Un milieu ionisé contient no électrons ( charge - e , masse m. ) et no ions ( charge + ©
masse M; } par unité de volume.
Compte tenu de l'existence de deux types de particules de charges opposées, on adopte ici
un modèle à deux fluides de charges libres, dont on négligera les interactions internes (milieu
ionisé }),
On s'intéresse à la propagation d’une onde plane progressive monochromatique (O.P.P.M)
électromagnétique dont le champ est désigné par :
(EBHE, BE, je/!"*"#%} en notation complexe,
1) Quelle est la densité volumique de courant électrique 7 induite par l'onde dans le
milieu ionisé ? Définir sa conductivité complexe s
(on notera 2-1; 1 )
m Me M,
2) Montrer que l’onde électromagnétique est en principe transverse.
3) Définir sa relation de dispersion.
- En proposer une représentation graphique,
- Préciser la propagation obtenue suivant la valeur de la pulsation w de l’onde .
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PROBLEME 3 :
2 (conducteur parfait )
ثم 3
X EL) 2 بد
Une onde plane ( Ë; 1 À; , K; } en incidence للا sur la surface 2 séparant le vide et un
conducteur parfait .
1} Justifiez la naissance d’une onde plane réfléchie.
2) Reprenez sur votre feuille la figure ci-haut en y représentant les caractéristiques
(directions et sens des vecteurs ( des champs électriques et magnétiques incidents et
réfléchies.
3) En respectant le choix du repère sur la figure ci-haut ,déterminer les composantes du
champ électromagnétique résultant.
4) Justifier par un calcul la présence de deux états : l’un stationnaire, l’autre progressif ,
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PARTIE IV : TRAITEMENT DU SIGNAL
Et + PIN I لول انان DU SIGIVAL
(Les problèmes 1, 2 et 3 sont indépendants)
PROBLEME 1 :
1) Calculer la transformée de Fourier du signal x(f) = sin(rt)/ (mt).
2) Calculer l'énergie du signal xff).
Rappel : Transformée de Fourier de xft) : [rte ar :
Energie du signal xff) : [het at ,
PROBLEME 2 :
Soit x{f) un signal aléatoire stationnaire du second ordre (c'est à dire: la fonction
d’autocorrélation de xt): Efx{tix'(t+t)] ne dépend que de tr, Æ désigne l'espérance
mathématique et * désigne le conjugué complexe).
Considérons les signaux aléatoires suivants :
y) = x(t)cos(at + @)
z(t) = x{t) cos/(æo+ô)t + و
où له et Ô sont des constantes positives et @ est une variable aléatoire indépendante de X(1),
uniformément distribuée sur l'intervalle [0, 2x].
1) Montrer que les signaux y{t) et z(t) sont stationnaires du second ordre.
2) Montrer que y{f) + z{t) n’est pas stationnaire du second ordre.
PROBLEME 3 :
Considérons le signal aléatoire : x{{) = s{t) + b(t), où s(t) est un signal réel déterministe, à
énergie finie Æ, et est défini dans l'intervalle [0, T] (T est une constante positive). b{f) est le
bruit blanc centré dont la densité spectrale de puissance bilatérale (i.e. en fréquences positive
et négative) est Vo/2 (N5 est une constante positive).
On filtre X({) par un filtre linéaire F dont la réponse impulsionnelle est ft) = s(T-t).
1) Calculer la densité spectrale de puissance du bruit en sortie du filtre en fonction de وأ
et la transformée de Fourier de s{f).
2) Calculer sous forme intégrale la réponse Z{t) de s{{) par le filtre F. Donner le support
de z(t). Montrer que 2)4( prend son maximum à l'instant t=T et calculer la valeur de
ce maximum.
3) Déduire le rapport des puissances signal sur bruit z° (t)/P3 à l'instant t=7 en sortie
du filtre F en fonction de N, et l'énergie E, de s(t).
P,, est la puissance totale du bruit b{t) en sortie du filtre F.
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Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de physique du concours d'accès en 2e année du cycle d'ingénieurs d'État de l'Institut National des Postes et Télécommunications (INPT), session du 10 juillet 2003. Durée : 3 heures. Quatre parties à traiter sur des feuilles séparées : analyse des systèmes, électronique numérique, électromagnétisme et traitement du signal. Voici une correction proposée.
💡 Quatre parties en 3 heures : comptez environ 45 minutes par partie. Les parties III et IV sont faites de questions de cours (équations de Maxwell, potentiels, plasma, filtre adapté) : rédigez-les de façon structurée, ce sont des points rapides.
Partie I : analyse des systèmes
1) Mise sous la forme G(p), H(p)
Boucle interne : la chaîne directe k1/(1 + τ1p) est bouclée par τ2p² :
G(p) = [k1/(1 + τ1p)] / [1 + k1τ2p²/(1 + τ1p)], soit G(p) = k1 / (1 + τ1p + k1τ2p²).
Retours externes : la sortie s est retranchée deux fois avant G, une fois directement (retour unitaire) et une fois à travers k3/(1 + τ3p). On a donc ε1 = e − [1 + k3/(1 + τ3p)]·s :
H(p) = 1 + k3/(1 + τ3p) = (1 + k3 + τ3p)/(1 + τ3p).
2) Fonction de transfert en boucle ouverte
T(p) = G(p)·H(p) = k1(1 + k3 + τ3p) / [(1 + τ1p + k1τ2p²)(1 + τ3p)].
3) Expressions de ε1(p), S1(p), S(p) (figure 2)
ε1 = E − S1 et S1 = D·G·H·ε1, d'où :
- ε1(p) = E(p) / [1 + D(p)G(p)H(p)]
- S1(p) = D(p)G(p)H(p)·E(p) / [1 + D(p)G(p)H(p)]
- S(p) = S1(p)/H(p) = D(p)G(p)·E(p) / [1 + D(p)G(p)H(p)]
Sans correcteur, on prend D(p) = 1.
4) Erreur en régime permanent pour un échelon (k1 = 1)
E(p) = 1/p. Théorème de la valeur finale : ε1(∞) = limp→0 p·ε1(p) = 1/[1 + T(0)], avec T(0) = k1(1 + k3) (et D(0) = 1).
Pour k1 = 1 : ε1(∞) = 1/(2 + k3) ; avec k3 = 6 (valeur donnée en 6) : ε1(∞) = 1/8 = 12,5 %.
5) Correcteur à avance de phase
D(p) = (1 + aτp)/(1 + τp) avec a > 1 : D(0) = 1, donc la basse fréquence (et la précision) est inchangée. Il faut apporter φm = 45° − 30° = 15° à la pulsation de coupure ω = 7 rad/s :
- sin φm = (a − 1)/(a + 1), donc a = (1 + sin 15°)/(1 − sin 15°) = 1,259/0,741 ≈ 1,70 ;
- on centre l'avance maximale sur ωm = 1/(τ√a) = 7 rad/s : τ = 1/(7 × 1,303) ≈ 0,110 s, aτ ≈ 0,186 s.
D(p) = (1 + 0,186p)/(1 + 0,110p).
💡 Le correcteur augmente aussi le gain de 10·log a ≈ 2,3 dB vers ωm, ce qui déplace la coupure vers la droite. On prend souvent 5° de plus (φm ≈ 20°, a ≈ 2) pour garantir les 45°. Remarque : avec les valeurs numériques de la question 6 et k1 = 1, le calcul donne une coupure vers 0,6 rad/s (marge ≈ 29°), et non 7 rad/s : on applique ici la méthode aux données de l'énoncé.
6) Gain k1 pour une erreur ≤ 1 %
ε1(∞) = 1/[1 + k1(1 + k3)] ≤ 0,01 ⇔ k1(1 + k3) ≥ 99 ⇔ k1 ≥ 99/7 ≈ 14,2.
💡 Vérifiez toujours la stabilité. Avec les valeurs données, l'équation caractéristique est 14k1·p³ + (7k1 + 14)p² + (9 + 2k1)p + (1 + 7k1) = 0. Le critère de Routh (a2·a1 > a3·a0) donne 84k1² − 77k1 − 126 < 0, soit k1 < 1,77. Pour k1 ≈ 14,2 le système en boucle fermée est instable : on ne peut pas obtenir 1 % par le seul gain, il faudrait une correction intégrale (PI) qui annule l'erreur statique.
Partie II : électronique numérique
Problème 1
1) z1 = (ā + b) ⊕ (b + c) ⊕ (c + āb). Si a = 0 : ā + b = 1 et c + āb = b + c, donc z1 = 1 ⊕ (b + c) ⊕ (b + c) = 1. Si a = 1 : ā + b = b et c + āb = c, donc z1 = b ⊕ (b + c) ⊕ c, qui ne vaut 1 que pour b = c = 1.
z1 = ā + b·c
2) z2 = (ab ↓ bc̄ ↓ ca) ↓ (ā ↓ b̄). On a ā ↓ b̄ = (ā + b̄)‾ = ab et (ab ↓ bc̄ ↓ ca) = (ab + bc̄ + ac)‾. Donc z2 = (ab + bc̄ + ac)·(ab)‾ = (ab + bc̄ + ac)(ā + b̄) = ā·b·c̄ + a·b̄·c.
z2 = ā·b·c̄ + a·b̄·c
Problème 2 : compteur 100 → 001 → 011 → 101 → 111 → 010 → 100
On note les états Q2Q1Q0 (Q2 à gauche). Table de transition, puis J et K par la règle : si Q passe de 0 à 1, J = 1 (K indifférent) ; de 1 à 0, K = 1 (J indifférent) ; s'il reste à 0, J = 0 ; s'il reste à 1, K = 0. Les états 000 et 110 ne sont pas utilisés (indifférents).
| Q2Q1Q0 | Q2+Q1+Q0+ | J2 K2 | J1 K1 | J0 K0 |
|---|---|---|---|---|
| 100 | 001 | X 1 | 0 X | 1 X |
| 001 | 011 | 0 X | 1 X | X 0 |
| 011 | 101 | 1 X | X 1 | X 0 |
| 101 | 111 | X 0 | 1 X | X 0 |
| 111 | 010 | X 1 | X 0 | X 1 |
| 010 | 100 | 1 X | X 1 | 0 X |
Simplification par tableaux de Karnaugh :
J2 = Q1, K2 = Q1 + Q̄0 ; J1 = Q0, K1 = Q̄2 ; J0 = Q̄1, K0 = Q1·Q2.
Vérification des états inutilisés : 000 → 001 et 110 → 010, tous deux dans le cycle : le compteur ne peut pas se bloquer.
Logigramme : trois bascules JK recevant la même horloge (synchrone). J2 reçoit Q1, K2 la sortie d'une porte OU (Q1, Q̄0) ; J1 reçoit Q0 et K1 reçoit Q̄2 ; J0 reçoit Q̄1 et K0 la sortie d'une porte ET (Q1, Q2).
Problème 3 : GRAFCET du plateau tournant
À l'arrêt, la came appuie sur A. Il faut donc attendre que A soit relâché (le plateau a commencé à tourner), puis de nouveau actionné (un tour effectué). Pour que le moteur s'arrête même si m reste appuyé, on attend le relâchement de m avant un nouveau départ.
- Étape initiale 0 : aucune action. Transition 0 → 1 : m.
- Étape 1 : C (moteur en marche). Transition 1 → 2 : Ā (la came quitte le poussoir).
- Étape 2 : C. Transition 2 → 3 : A (un tour effectué).
- Étape 3 : aucune action (moteur arrêté). Transition 3 → 0 : m̄.
Équations pour une réalisation synchrone (une bascule JK par étape, J = condition d'activation, K = condition de désactivation) :
- J0 = X3·m̄, K0 = m ;
- J1 = X0·m, K1 = Ā ;
- J2 = X1·Ā, K2 = A ;
- J3 = X2·A, K3 = m̄ ;
- sortie : C = X1 + X2 ; initialisation : X0 = 1, les autres à 0.
Partie III : électromagnétisme
Problème 1
1) Équations de Maxwell dans le vide (sans charges ni courants) : div E = 0 ; div B = 0 ; rot E = −∂B/∂t ; rot B = (1/c²)∂E/∂t, avec ε0μ0c² = 1.
2) Potentiels : div B = 0, donc B dérive d'un potentiel vecteur : B = rot A. Alors rot(E + ∂A/∂t) = 0, et le champ E + ∂A/∂t dérive d'un potentiel scalaire : E = −grad V − ∂A/∂t. Ces potentiels ne sont pas uniques (invariance de jauge A → A + grad f, V → V − ∂f/∂t).
3) Équations des potentiels : div E = 0 donne ΔV + ∂(div A)/∂t = 0 ; rot B = (1/c²)∂E/∂t donne ΔA − (1/c²)∂²A/∂t² − grad[div A + (1/c²)∂V/∂t] = 0.
Condition de jauge de Lorentz : div A + (1/c²)∂V/∂t = 0. Elle découple les équations, qui deviennent des équations de d'Alembert : ΔV − (1/c²)∂²V/∂t² = 0 et ΔA − (1/c²)∂²A/∂t² = 0.
Problème 2 : onde dans un milieu ionisé
1) Courant induit et conductivité complexe. On néglige la force magnétique (vitesses très inférieures à c) et les interactions. En régime sinusoïdal :
- électron : me·jω·ve = −eE, d'où ve = −eE/(jωme) ;
- ion : mi·jω·vi = +eE, d'où vi = eE/(jωmi).
j = n0e(vi − ve) = [n0e²/(jω)](1/me + 1/mi)·E, soit j = γE avec γ = n0e²/(jωm) = −j·n0e²/(mω), où 1/m = 1/me + 1/mi. γ est imaginaire pur : j est en quadrature avec E, et la puissance moyenne cédée au milieu est nulle.
2) Transversalité. Conservation de la charge : div j + ∂ρ/∂t = 0, donc ρ = −γ div E/(jω). Avec div E = ρ/ε0 : div E·[1 + γ/(jωε0)] = 0, soit div E·(1 − ωp²/ω²) = 0, où ωp² = n0e²/(mε0) (pulsation plasma). Pour ω ≠ ωp : div E = −jk·E = 0, donc E est transverse ; B l'est toujours (div B = 0). L'onde est donc en principe transverse ; seule la pulsation ω = ωp admet des oscillations longitudinales.
3) Relation de dispersion. Avec rot rot E = −ΔE (E transverse) et Maxwell-Ampère rot B = μ0j + (1/c²)∂E/∂t :
k²E = μ0(−jω)γE + (ω²/c²)E, d'où k² = (ω² − ωp²)/c².
- Représentation : dans le plan (k, ω), la courbe ω = √(ωp² + k²c²) est une branche d'hyperbole qui part de ω = ωp pour k = 0 et tend vers l'asymptote ω = kc.
- ω > ωp : k est réel, l'onde se propage sans atténuation, mais le milieu est dispersif : vφ = c/√(1 − ωp²/ω²) > c et vg = c√(1 − ωp²/ω²) < c, avec vφ·vg = c².
- ω < ωp : k est imaginaire pur, l'onde est évanescente (amplitude en e−z/δ, δ = c/√(ωp² − ω²)) : pas de propagation, l'onde est réfléchie (cas de l'ionosphère pour les ondes courtes).
Problème 3 : incidence oblique sur un conducteur parfait
Repère de la figure : x sort du plan (⊙), y vers la droite, z vers le haut ; Σ est le plan z = 0, le conducteur occupe z > 0. ψ est l'angle entre ki et la surface. Hi (⊗) est selon −ex. On note E0 = μ0cH0, β = k cos ψ et γ = k sin ψ, avec k = ω/c.
1) Naissance d'une onde réfléchie. Dans le conducteur parfait, E = 0. La composante tangentielle de E étant continue, Et doit s'annuler sur Σ à tout instant et en tout point. L'onde incidente seule ne vérifie pas cette condition (sa composante selon y n'est pas nulle) : il faut une seconde onde, de même pulsation et de même composante β du vecteur d'onde le long de Σ, qui s'éloigne de la surface. C'est l'onde réfléchie, symétrique de l'onde incidente (angle de réflexion égal à ψ).
2) Orientation des champs.
- Onde incidente : ki = k(cos ψ·ey + sin ψ·ez), Hi = −H0ex, Ei = E0(sin ψ·ey − cos ψ·ez) (trièdre E, H, k direct).
- Onde réfléchie : kr = k(cos ψ·ey − sin ψ·ez). La condition Ey(z = 0) = 0 impose Er = −E0(sin ψ·ey + cos ψ·ez), et le trièdre direct donne Hr = −H0ex : le champ magnétique réfléchi a le même sens que l'incident.
3) Champ résultant (z ≤ 0), avec φ = ωt − ky cos ψ :
- Hx = −2H0 cos(kz sin ψ)·cos φ, Hy = Hz = 0 ;
- Ey = 2E0 sin ψ·sin(kz sin ψ)·sin φ ;
- Ez = −2E0 cos ψ·cos(kz sin ψ)·cos φ, Ex = 0.
(En complexe : Hx = −2H0 cos γz·ej(ωt − βy), Ey = −2jE0 sin ψ·sin γz·ej(ωt − βy), Ez = −2E0 cos ψ·cos γz·ej(ωt − βy).) On vérifie bien Ey = 0 en z = 0.
4) Deux états. Selon z, les amplitudes varient en cos(kz sin ψ) ou sin(kz sin ψ) sans terme de phase en z : onde stationnaire selon Oz. Selon y, toutes les composantes dépendent de ωt − ky cos ψ : onde progressive selon Oy, de vitesse de phase c/cos ψ. Le vecteur de Poynting moyen le confirme : ⟨R⟩ = ½Re(E ∧ H*). Le produit EyHx* est imaginaire pur, donc ⟨Rz⟩ = 0 ; EzHx* = 4E0H0 cos ψ·cos²(γz) est réel, donc ⟨Ry⟩ = 2E0H0 cos ψ·cos²(kz sin ψ) ≠ 0. L'énergie se propage parallèlement à Σ et pas perpendiculairement.
Partie IV : traitement du signal
Problème 1
1) La transformée de Fourier de la porte Π1(f) (égale à 1 pour |f| < 1/2) est ∫−1/21/2e2jπftdf = sin(πt)/(πt). Par dualité (et parité), X(f) = Π1(f) : 1 pour |f| < 1/2, 0 sinon. x(t) est un signal à bande limitée à 1/2 Hz.
2) Par l'égalité de Parseval : E = ∫|x(t)|²dt = ∫|X(f)|²df = ∫−1/21/21·df = 1.
Problème 2
1) Comme φ est indépendante de x et uniforme sur [0, 2π] :
- E[y(t)] = E[x(t)]·E[cos(ωt + φ)] = 0, constante ;
- E[y(t)y*(t + τ)] = Rx(τ)·E[cos(ωt + φ)cos(ωt + ωτ + φ)] = Rx(τ)·½[cos ωτ + E[cos(2ωt + ωτ + 2φ)]] = ½Rx(τ) cos ωτ.
Moyenne constante et autocorrélation fonction de τ seul : y(t) est stationnaire du second ordre. De même, Rz(τ) = ½Rx(τ) cos[(ω + δ)τ] : z(t) est stationnaire.
2) Pour w = y + z : Rw(t, τ) = Ry(τ) + Rz(τ) + E[y(t)z*(t + τ)] + E[z(t)y*(t + τ)]. Les termes croisés valent :
E[y(t)z*(t + τ)] = Rx(τ)·E[cos(ωt + φ)cos((ω + δ)(t + τ) + φ)] = ½Rx(τ) cos(δt + (ω + δ)τ), et E[z(t)y*(t + τ)] = ½Rx(τ) cos(ωτ − δt).
Ces termes dépendent de t (puisque δ ≠ 0) : l'autocorrélation de y + z dépend de t, donc y + z n'est pas stationnaire du second ordre, bien que y et z le soient séparément (elles ne sont pas conjointement stationnaires).
Problème 3 : filtre adapté
1) h(t) = s(T − t), donc H(f) = S*(f)·e−2jπfT (s réel) et |H(f)|² = |S(f)|². La DSP du bruit en sortie est Γb'(f) = (N0/2)·|S(f)|².
2) z(t) = ∫s(u)h(t − u)du = ∫s(u)·s(u + T − t)du : c'est l'autocorrélation de s, décalée de T. Comme s est nul hors de [0, T], z(t) est nul hors de [0, 2T]. Par l'inégalité de Cauchy-Schwarz, |∫s(u)s(u + T − t)du| ≤ ∫s²(u)du, avec égalité pour T − t = 0 : le maximum est atteint en t = T et vaut z(T) = ∫s²(u)du = Es.
3) Pb = ∫(N0/2)|S(f)|²df = (N0/2)·Es (Parseval). D'où :
z²(T)/Pb = Es² / [(N0/2)Es] = 2Es/N0. C'est le rapport signal sur bruit maximal qu'un filtre linéaire puisse atteindre à l'instant T : ce filtre est appelé « filtre adapté » au signal s.
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