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Modèle de concours d'accès à la Grande École du Groupe ISCAE 2011 — Analyse économique

🏢 Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) 👤 Élève — Grande École 🎯 Analyse économique 📅 2011 👁️ 15 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève — Grande École organisé par Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) (2011), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE)
Grade
Élève — Grande École
Spécialité
Analyse économique
Année
2011
Pages
2
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve d'analyse économique du concours d'accès à la Grande École ISCAE (juin 2011, 3 heures) : questions de cours, exploitation de données chiffrées et question de réflexion.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

--- CONCOURS D'ACCES À LA GRANDE
ECOLE DU GROUPE INSTITUT SUPERIEUR
DE COMMERCE ET D'ADMINISTRÆTION
DESENTREPRISES
| ÉPREUVE DE L'ANALYSE
ECONOMIQUE
| DUREE: S HEURES
JUIN2OIT

١ Es ne PR £ 2
. À Analyse économique
£/ Définir d’une manière chaire et concise les concepts suivants : (pts)
- ‏قا‎ propension marginale à consommer ١
‏وأ‎ propension moyenne à consommer |
- ‏لدج‎ {C: fa consommation ét y: Île revenu} ٠ ‏إٍْ‎
‎- Le revenu courant | |
- Le revenu permanant
2/. Résoudre le cas suivant : (4+5= 5pt5] | | :
Soit une économie représentés par les équations suivantes :
C= 0,BSR+150 35 ‏0د‎ 0 0" G=2D0 |
A- L'Etatne prélève pas d'impôt sur les ménages : {Apts} : ‏؛ٍْ‎ |
- Déterminez le revenu d'équilibre et le montant de 13 consommation ? :
2 - Pouratteindre le plein emploi, l'Etat pratique une politique budgétaire active, que
vaut le multiplicateur ? Quel est le niveau du revenu si AG=159 7 Que vaut la
consommation ? |
B- L'Etat introduit l’impôt sur le revenu : CF T=0,15Y (5pts) ':
‎- Déterminez le revenu d'équilibre ?
- Calculez te montant des recettes fiscales ?
‎-1 est désormais égal à 600, trouvez le nouveau revenu d’ équilibre ? Commedtez ri
3/ Dune manière générale, quelles sont les politiques économiques misent en place bar les
gouvernements pour faire face à la oise financière, économique et sociale qui c’est déclenché en
juillet 2097 ? (6pts} ١ ‏إ‎
‎wadifa-info.com Sa : ‏تى م" مه قع‎ 1

Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve d'Analyse économique du concours d'accès à la Grande École du Groupe ISCAE, session de juin 2011. Durée : 3 heures. Trois parties : définitions (5 pts), cas keynésien (9 pts) et question de réflexion sur la crise de 2007 (6 pts). Voici une correction proposée.

💡 Barème oblige : la partie 2 (9 pts) se gagne par la rigueur des calculs posés pas à pas. Écrivez toujours l'équation d'équilibre avant de la résoudre, et commentez chaque résultat en une phrase.

1. Définitions (5 pts)

  • Propension marginale à consommer (PmC) : part d'un supplément de revenu consacrée à la consommation, PmC = ΔC/ΔY (ou dC/dY), comprise entre 0 et 1. Chez Keynes, elle est positive mais inférieure à 1 et décroît quand le revenu augmente (« loi psychologique fondamentale »). C'est elle qui fonde le multiplicateur k = 1/(1 − PmC).
  • Propension moyenne à consommer (PMC) : part du revenu total consacrée à la consommation, PMC = C/Y. Avec une consommation incompressible (C = cY + C0), PMC = c + C0/Y décroît quand Y augmente et reste supérieure à la PmC.
  • εC/Y : élasticité de la consommation par rapport au revenu, ε = (ΔC/C)/(ΔY/Y) = PmC/PMC. Elle mesure la variation en % de la consommation pour une hausse de 1 % du revenu. Avec C = cY + C0 (C0 > 0), ε < 1 : la consommation augmente moins que proportionnellement au revenu. Elle sert aussi à classer les biens (Engel : ε < 1 biens de nécessité, ε > 1 biens de luxe).
  • Revenu courant : revenu effectivement perçu au cours de la période (salaires, revenus de la propriété, transferts). Dans la fonction keynésienne, c'est lui qui détermine la consommation.
  • Revenu permanent (M. Friedman, 1957) : revenu moyen que le ménage anticipe de percevoir sur longue période, compte tenu de son patrimoine et de son capital humain. Le revenu courant = revenu permanent + revenu transitoire ; la consommation dépend surtout du revenu permanent, ce qui explique la stabilité de la consommation et la faible efficacité des hausses temporaires de revenu (relance par baisses d'impôts ponctuelles).

2. Cas (9 pts)

Données : C = 0,85R + 150 (R : revenu disponible), I = 400, G = 200. Équilibre : Y = C + I + G.

A — Sans impôt (R = Y) (4 pts)

Revenu d'équilibre : Y = 0,85Y + 150 + 400 + 200 ⇒ 0,15Y = 750 ⇒ Y* = 5 000.
Consommation : C = 0,85 × 5 000 + 150 = 4 400 (contrôle : 4 400 + 400 + 200 = 5 000).

Multiplicateur des dépenses publiques : k = 1/(1 − 0,85) = 1/0,15 ≈ 6,67.
Avec ΔG = 150 : ΔY = k × ΔG = 6,67 × 150 = 1 000 ⇒ Y = 6 000.
Consommation : C = 0,85 × 6 000 + 150 = 5 250 (ΔC = 850 = 0,85 × ΔY).
Commentaire : une dépense publique supplémentaire de 150 fait croître le revenu de 1 000, car chaque revenu distribué est en grande partie re-dépensé (PmC élevée). Si le plein emploi correspond à Y = 6 000, l'objectif est atteint.

B — Impôt proportionnel T = 0,15Y (5 pts)

On repart de la situation initiale (G = 200, I = 400). Revenu disponible : R = Y − 0,15Y = 0,85Y.
C = 0,85 × 0,85Y + 150 = 0,7225Y + 150.

Revenu d'équilibre : Y = 0,7225Y + 750 ⇒ 0,2775Y = 750 ⇒ Y* ≈ 2 702,70.
(C ≈ 2 102,70 ; contrôle : 2 102,70 + 400 + 200 = 2 702,70.)

Recettes fiscales : T = 0,15 × 2 702,70 ≈ 405,41. Solde budgétaire : T − G = 405,41 − 200 ≈ +205,41 (excédent).

I = 600 : Y = (150 + 600 + 200)/0,2775 = 950/0,2775 ≈ 3 423,42.
Le nouveau multiplicateur est k' = 1/[1 − c(1 − t)] = 1/(1 − 0,85 × 0,85) = 1/0,2775 ≈ 3,60 : ΔI = 200 ⇒ ΔY ≈ 720,72.

Commentaire : l'impôt proportionnel réduit fortement le multiplicateur (6,67 → 3,60) car une partie de chaque supplément de revenu est prélevée et ne sera pas consommée : c'est une fuite supplémentaire dans le circuit. Il joue le rôle de stabilisateur automatique : il amortit les fluctuations (en hausse comme en baisse) de l'activité. Les recettes fiscales augmentent aussi avec la relance de l'investissement (T ≈ 513,51).

💡 Si l'on considère que la hausse ΔG = 150 de la partie A est maintenue (G = 350), on obtient Y ≈ 3 243,24 puis Y ≈ 3 963,96 avec I = 600. Précisez votre hypothèse sur la copie : le correcteur l'acceptera si elle est annoncée.

3. Les politiques économiques face à la crise de 2007 (6 pts)

Introduction : partie en juillet-août 2007 du marché immobilier américain (crédits subprime titrisés), la crise devient systémique avec la faillite de Lehman Brothers (15 septembre 2008), puis se transmet à l'économie réelle (récession de 2009) et aux finances publiques (crise des dettes souveraines en zone euro dès 2010). Problématique : comment les gouvernements ont-ils combiné sauvetage, relance et régulation ?

I. Éviter l'effondrement du système financier

  • Politique monétaire très expansive : baisses massives des taux directeurs (taux de la Fed ramené à 0–0,25 % en décembre 2008 ; BCE à 1 % en 2009), injections de liquidités sur le marché interbancaire.
  • Politiques non conventionnelles : rachats d'actifs (quantitative easing) par la Fed et la Banque d'Angleterre, allongement des maturités de refinancement par la BCE.
  • Sauvetage des banques : recapitalisations, garanties des dépôts et des emprunts interbancaires, nationalisations partielles (plan TARP de 700 milliards de dollars aux États-Unis, octobre 2008).

II. Soutenir la demande et l'emploi : le retour de Keynes

  • Plans de relance budgétaire : États-Unis (environ 787 milliards de dollars, 2009), Chine (4 000 milliards de yuans), plan européen de relance (fin 2008). Ils visent l'investissement public, les infrastructures et le soutien aux ménages.
  • Soutien sectoriel : automobile (primes à la casse), PME (garanties de crédit), chômage partiel.
  • Coordination internationale : le G20 (Washington 2008, Londres avril 2009) devient l'instance de pilotage ; renforcement des ressources du FMI ; refus affiché du protectionnisme.
  • Cas du Maroc : comité de veille stratégique (2009), mesures pour les secteurs exportateurs (textile, cuir, équipement automobile), maintien d'un budget d'investissement élevé, assouplissement de la politique monétaire par Bank Al-Maghrib.

III. Réguler et assainir : des politiques en tension

  • Régulation financière : accords de Bâle III (2010 : plus de fonds propres, ratios de liquidité), loi Dodd-Frank aux États-Unis (2010), lutte contre les paradis fiscaux.
  • Retour de la rigueur : la hausse des déficits et des dettes (sauvetages + stabilisateurs automatiques + relance) déclenche la crise grecque (2010) ; plans d'austérité et mécanismes de solidarité européens (FESF, 2010).
  • Limites : aléa moral (« too big to fail »), risque de reprise sans emplois, dilemme entre relance de court terme et soutenabilité de la dette.

Conclusion : la crise a réhabilité l'intervention publique (prêteur en dernier ressort, multiplicateur keynésien) après trois décennies de libéralisation, mais elle a aussi montré ses limites : à partir de 2010, la contrainte de la dette publique impose un arbitrage entre croissance et assainissement.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (2 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE). Il concerne le grade : Élève — Grande École.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2011. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page les sujets de concours « Accès aux écoles et instituts supérieurs ». Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Organisme : Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) · 2011 — Copie issue de : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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