Modèle de concours d'accès à la Grande École du Groupe ISCAE 2013 — Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève — Grande École organisé par Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) (2013), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE)
- Grade
- Élève — Grande École
- Spécialité
- Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain
- Année
- 2013
- Pages
- 1
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
| iscae | | Concours d'entrée à la 1ère année de la grande école - ISCAE ‘Juin 2013 Epreuve : Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain Filières : ECS Durée : 3 heures Coefficient : 4 Sujet : Géopolitique, intégration régionale et mondialisation: Plaidoyer pour la création d'une communauté économique des pays de l'Afrique du nord. N.B : Aucun document n’est autorisé | wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve d'Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain du concours d'entrée en 1re année de la grande école ISCAE, session de juin 2013, filière ECS. Durée : 3 heures, coefficient 4, aucun document autorisé. Un seul sujet, sous forme de dissertation. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Le mot-clé est « plaidoyer » : on vous demande de défendre une thèse (la création d'une communauté économique nord-africaine). La copie doit être engagée mais crédible : reconnaître les obstacles pour mieux montrer comment les lever.
Sujet — Géopolitique, intégration régionale et mondialisation : plaidoyer pour la création d'une communauté économique des pays de l'Afrique du Nord
Introduction
Accroche : la mondialisation se structure en grands blocs régionaux (Union européenne, ALENA, ASEAN, Mercosur), alors que l'Afrique du Nord reste l'une des régions les moins intégrées du monde. Définitions : l'intégration régionale progresse par étapes — zone de libre-échange, union douanière, marché commun, union économique ; « Afrique du Nord » : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie (cadre de l'Union du Maghreb arabe), éventuellement l'Égypte. Rappel : l'UMA a été créée par le traité de Marrakech en février 1989, mais elle est paralysée. Problématique : pourquoi une communauté économique nord-africaine est-elle nécessaire face à la mondialisation, et à quelles conditions peut-elle voir le jour ?
I. Le constat : une région fragmentée qui paie le prix de la non-intégration
- Un commerce intra-régional très faible (quelques pour cent seulement des échanges extérieurs des pays du Maghreb), contre plus de la moitié pour les pays de l'Union européenne.
- Le « coût du non-Maghreb » : croissance perdue, investissements étrangers dispersés sur de petits marchés nationaux, économies tournées chacune vers l'Europe (relations « en étoile »).
- Les blocages géopolitiques : différend sur le Sahara marocain, frontière terrestre maroco-algérienne fermée depuis 1994, instabilité libyenne après 2011, menace terroriste au Sahel.
- Des économies parfois concurrentes (textile, agriculture méditerranéenne), chacune privilégiant ses accords bilatéraux avec l'UE.
II. Le plaidoyer : les gains d'une communauté économique
- Un marché unifié de près de 90 millions d'habitants (beaucoup plus avec l'Égypte), permettant économies d'échelle et attractivité pour les investisseurs.
- De réelles complémentarités : hydrocarbures algériens et libyens, phosphates et agriculture marocains, industrie et services tunisiens, ressources halieutiques et minières mauritaniennes ; énergie (gazoduc Maghreb-Europe, interconnexions électriques, potentiel solaire).
- Un poids de négociation accru face à l'UE, à la Chine, aux États-Unis et à l'OMC : négocier en bloc plutôt qu'isolément.
- Une réponse aux défis communs : chômage des jeunes, sécurité alimentaire et hydrique, migrations, sécurité au Sahel.
- Une dimension géopolitique : la paix par l'interdépendance (l'exemple fondateur de la CECA franco-allemande en 1951), plateforme entre Europe et Afrique subsaharienne.
III. Les conditions de réussite : une intégration pragmatique et progressive
- Commencer par l'économie et les projets concrets : infrastructures (autoroute et rail transmaghrébins, interconnexions), facilitation du commerce, harmonisation des normes, circulation des capitaux et des personnes.
- S'appuyer sur l'existant : accord d'Agadir (Maroc, Tunisie, Égypte, Jordanie), projet de banque maghrébine d'investissement et de commerce extérieur, accords bilatéraux.
- Mobiliser le secteur privé et la société civile (patronats, universités) pour créer des intérêts communs que les tensions politiques ne pourront plus défaire.
- Dépolitiser progressivement les différends, prévoir des mécanismes de règlement des litiges et de compensation des pertes de recettes douanières.
- Une géométrie variable : avancer à deux ou trois pays volontaires, ouverts aux autres, plutôt qu'attendre l'unanimité.
Conclusion
La communauté économique nord-africaine n'est pas une utopie mais une nécessité économique et géopolitique dans une mondialisation organisée en blocs. Elle exige une volonté politique et une démarche graduelle fondée sur des intérêts concrets. Ouverture : elle pourrait servir de passerelle vers l'intégration continentale africaine et vers un partenariat rénové avec l'Europe.
💡 Mise à jour : depuis 2013, l'UMA est restée bloquée et l'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en 2021 ; le Maroc a réintégré l'Union africaine (2017) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est entrée en vigueur. Ces éléments renforcent l'argument du « coût du non-Maghreb ».
Questions fréquentes sur ce sujet
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Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
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