Modèle de concours d'accès à la Grande École du Groupe ISCAE 2014 — Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève — Grande École organisé par Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) (2014), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE)
- Grade
- Élève — Grande École
- Spécialité
- Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain
- Année
- 2014
- Pages
- 1
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
Epreuve: Histoire, Géographie et Géopolitique du Monde Contemporain Filière : ECS Durée : 03h00 | Coëfficicnt : 4 Documents non autorisés Sujet: La stratégie des échanges sud-sud développée par le Maroc peut- elle être un levier de son développement ? : BONNE CHANCE wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve d'Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain du concours d'entrée en 1re année de la grande école du Groupe ISCAE, filière ECS. Durée : 3 heures, coefficient 4, documents non autorisés. Un seul sujet, à traiter sous forme de dissertation. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Lisez bien l'intitulé : « peut-elle être un levier ? » appelle une réponse nuancée (oui, à certaines conditions). Le jury attend une vraie discussion — atouts et limites — pas un éloge de la politique africaine du Maroc.
Sujet — La stratégie des échanges Sud-Sud développée par le Maroc peut-elle être un levier de son développement ?
Introduction
Accroche : le commerce extérieur marocain reste très concentré sur l'Union européenne, premier partenaire, alors que la croissance mondiale se déplace vers les pays émergents et l'Afrique. Définitions : les échanges Sud-Sud désignent les flux commerciaux, financiers, humains et techniques entre pays en développement ; un « levier » est un instrument qui démultiplie un effort. Problématique : la diversification vers le Sud (Afrique subsaharienne surtout, monde arabe, pays émergents) constitue-t-elle un moteur réel de croissance et de transformation de l'économie marocaine, ou reste-t-elle un complément limité par des obstacles structurels ? Annonce du plan.
I. Une stratégie Sud-Sud réelle et cohérente
- Des motivations économiques : réduire la dépendance à l'égard d'une Europe en faible croissance (crise de 2008 puis crise de la zone euro), trouver de nouveaux débouchés pour les biens et services marocains, valoriser la position du Maroc comme pont entre Europe et Afrique.
- Des instruments commerciaux : accord d'Agadir (Maroc, Tunisie, Égypte, Jordanie), accord de libre-échange avec la Turquie, accords commerciaux et conventions d'investissement avec des pays d'Afrique de l'Ouest et centrale.
- Des acteurs économiques en première ligne : banques marocaines implantées dans de nombreux pays africains (Attijariwafa bank, BMCE Bank, Banque Populaire), Maroc Telecom et ses filiales africaines, OCP (engrais adaptés aux sols africains), Royal Air Maroc et le hub de Casablanca, BTP, assurances, immobilier.
- Une diplomatie économique active : tournées royales en Afrique de l'Ouest et centrale accompagnées de nombreux accords, coopération technique (formation d'étudiants et de cadres africains au Maroc), gestes de solidarité envers les pays africains les moins avancés.
II. Un levier de développement aux effets tangibles
- Diversification des débouchés : l'Afrique absorbe des produits et services à plus forte valeur ajoutée (finance, télécoms, BTP, agroalimentaire, engrais, médicaments) que les exportations traditionnelles vers l'Europe.
- Internationalisation des entreprises marocaines : les « champions nationaux » gagnent en taille et en savoir-faire ; les revenus rapatriés soutiennent la balance des paiements.
- Positionnement de plateforme : Casablanca Finance City, port Tanger Med, hub aérien : le Maroc se présente aux investisseurs du Nord comme porte d'entrée vers l'Afrique (logique triangulaire Nord-Sud-Sud).
- Gains géopolitiques : soutiens diplomatiques, notamment sur la question du Sahara, et influence régionale renforcée.
III. Des limites qui en conditionnent l'efficacité
- Un poids encore modeste : l'Afrique subsaharienne ne représente qu'une faible part du commerce extérieur marocain ; l'Europe reste dominante.
- Obstacles logistiques et institutionnels : faiblesse des liaisons terrestres et maritimes, coûts de transport élevés, barrières non tarifaires, instabilité politique et sécuritaire (Sahel), risques de change et de paiement.
- L'échec de l'intégration maghrébine : l'UMA est bloquée et la frontière terrestre avec l'Algérie fermée, ce qui prive le Maroc de son voisinage naturel.
- Une compétitivité à construire : concurrence de la Chine, de la Turquie, de l'Inde, de l'Afrique du Sud ; offre exportable marocaine encore étroite ; risque que les gains profitent surtout à quelques grands groupes.
- Le risque d'asymétrie : certains partenaires peuvent percevoir la présence marocaine comme une domination ; une coopération « gagnant-gagnant » suppose transfert de compétences et emplois locaux.
Conclusion
La stratégie Sud-Sud est un levier réel mais encore partiel : elle diversifie les débouchés, internationalise les entreprises et renforce la diplomatie du Maroc, sans pouvoir se substituer au partenariat européen. Son efficacité dépend de la compétitivité de l'appareil productif, des infrastructures et de l'intégration régionale. Ouverture : vers une intégration continentale plus poussée.
💡 Mise à jour : depuis cette épreuve, le Maroc a réintégré l'Union africaine (janvier 2017), demandé son adhésion à la CEDEAO (2017), rejoint la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et lancé avec le Nigeria le projet de gazoduc atlantique. Un candidat d'aujourd'hui peut citer ces faits.
Questions fréquentes sur ce sujet
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Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
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