Modèle du Concours National Commun (CNC) 2009 — Arabe — filières MP/PSI/TSI/BCPST (écoles d'ingénieurs)
⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : wadifa-info.com/fr/modele-concours/2548
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève de CPGE scientifique organisé par Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs (2009), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs
- Grade
- Élève de CPGE scientifique
- Spécialité
- Arabe
- Année
- 2009
- Pages
- 2
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
: Royaume du Maroc Ministère de 1 Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique CONCOURS NATIONAL COMMUN D’ADMISSION AUX ١ GRANDES ECOLES D’INGENIEURS MAROCAINES SESSION 2009 EPREUVE D’ARABE Durée : 2H00 Filières : MP-PSI-TSI-BCPST Cette épreuve comprend 2 pages dont une page de garde. wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو 2 5بانا01100 NATIONAL COMMUN Question : Traduisez le texte en langue arabe, en mettant toutes les voyelles : ا Cequeje doisà KHATIBI* Khatibi et moi, nous nous intéressons aux mêmes choses : aux images, aux signes, aux traces, aux lettres, aux marques. Et du même coup, parce qu’il déplace ces formes, telles que je les vois, parce qu’il m’entraîne loin de moi, dans son territoire à lui, et cependant comme au bout de moi-même, Khatibi m’enseigne quelque chose de nouveau, ébranle mon savoir. Khatibi est actuel : il contribue à cet éclaircissement qui progresse aujourd’hui en | moi : peu à peu, je me rends compte combien l’entreprise des signes, à laquelle j’ai participé et participe encore, est restée prisonnière des catégories de l’Universel, qui règlent, en Occident, depuis Aristote, toute méthode. En interrogeant la structure des signes, je postulais innocemment que cette structure démontrait une généralité, confirmait une identité, qui, au fond, en raison du corpus sur lequel j’ai toujours travaillé, n’était que celle de l’homme culturel de mon propre pays. En un sens, Khatibi fait la même chose pour son propre compte, il interroge les signes qui lui manifesteront l’identité de son peuple. Mais ce n’est pas le ._ même peuple. Mon peuple à moi n’est plus « populaire ». La mise en scène de son identité - qu’on appelle ses «traditions »- n’est plus qu’un objet de musée (celui précisément des Traditions Populaires, situé au bord du bois de Boulogne, non loin d’un ancien jardin zoologique : dans les deux cas, il s’agit d’une réserve d’ « exotisme ». Ce que j’ai à interroger, à quelque niveau de l’échelle sociale que je me place, c’est un Français « culturel », façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c’est un homme intégralement « populaire », qui ne parle que par ses signes à lui, et qui se trouve toujours trahi par les autres, qu’il soit parlé (par les folkloristes) ou tout simplement oublié (par les intellectuels). L'originalité de Khatibi, au sein de sa propre ethnie, est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là-même absolument solitaire. Car ce qu’il propose, paradoxalement, c’est de retrouver en même temps l’identité et la différence : une identité telle, d’un métal si pur, si incandescent, qu’elle oblige quiconque à la lire comme différence. C’est en cela qu’un Occidental (comme moi) peut apprendre quelque chose de Abdelkébir Khatibi.(...) Et c’est là que les livres de Khatibi nous donnent une suite subtile et forte de signes tout à la fois irréductibles et expliqués : de quoi nous permettre de saisir l'autre à partir de notre même. Barthes, Roland, « Ce que je dois à Khatibi » in La Revue Pro-culture, numéro 12, pp.7-8, Rabat. | *Abdelkébir Khatibi : philosophe et écrivain marocain (1938- 2009). Notes : 1) L’usage du dictionnaire bilingue est autorisé. 2) Il sera pris en compte pour l’évaluation de : la qualité et l’authenticité de la langue, la précision grammaticale, La richesse lexicale et la présentation. wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de langue arabe du Concours national commun (CNC) d'accès aux écoles d'ingénieurs marocaines, session 2009, filières MP-PSI-TSI-BCPST. Durée : 2 heures. Consigne : traduire un texte français vers l'arabe avec vocalisation complète. Le texte est de Roland Barthes, « Ce que je dois à Khatibi », revue Pro-culture, n° 12, Rabat ; il porte sur le penseur marocain Abdelkébir Khatibi (1938-2009). Le dictionnaire bilingue est autorisé ; sont évalués : la qualité et l'authenticité de la langue, la correction grammaticale, la richesse lexicale et la présentation. La traduction proposée ci-dessous est en arabe, puisque c'est la réponse attendue.
💡 Difficulté de ce texte : c'est un texte théorique de sémiologie (science des signes), riche en concepts : signe = عَلَامَة, identité / différence = الهُوِيَّة / الاختلاف, l'Universel = الكُلِّيّ, le même / l'autre = الذات (المماثل) / الآخر. Fixez ces équivalents avant de commencer et gardez-les identiques du début à la fin du texte.
Traduction proposée
مَا أَدِينُ بِهِ لِلْخَطِيبِيِّ
نَهْتَمُّ، أَنَا وَالْخَطِيبِيُّ، بِالْأَشْيَاءِ نَفْسِهَا: بِالصُّوَرِ، وَالْعَلَامَاتِ، وَالْآثَارِ، وَالْحُرُوفِ، وَالسِّمَاتِ. وَفِي الْوَقْتِ نَفْسِهِ، لِأَنَّهُ يُزِيحُ هَذِهِ الْأَشْكَالَ كَمَا أَرَاهَا، وَلِأَنَّهُ يَأْخُذُنِي بَعِيدًا عَنْ نَفْسِي، إِلَى أَرْضِهِ هُوَ، وَمَعَ ذَلِكَ كَأَنَّنِي فِي أَقْصَى ذَاتِي، فَإِنَّ الْخَطِيبِيَّ يُعَلِّمُنِي شَيْئًا جَدِيدًا، وَيُزَعْزِعُ مَعْرِفَتِي.
إِنَّ الْخَطِيبِيَّ رَجُلُ الرَّاهِنِ: فَهُوَ يُسْهِمُ فِي هَذَا الِاسْتِجْلَاءِ الَّذِي يَتَقَدَّمُ الْيَوْمَ فِي دَاخِلِي؛ فَشَيْئًا فَشَيْئًا، أُدْرِكُ إِلَى أَيِّ حَدٍّ ظَلَّ مَشْرُوعُ الْعَلَامَاتِ، الَّذِي أَسْهَمْتُ فِيهِ وَمَا زِلْتُ أُسْهِمُ، سَجِينَ مَقُولَاتِ الْكُلِّيِّ الَّتِي تَحْكُمُ فِي الْغَرْبِ، مُنْذُ أَرِسْطُو، كُلَّ مَنْهَجٍ. فَحِينَ كُنْتُ أُسَائِلُ بِنْيَةَ الْعَلَامَاتِ، كُنْتُ أُسَلِّمُ بِسَذَاجَةٍ بِأَنَّ هَذِهِ الْبِنْيَةَ تُثْبِتُ عُمُومِيَّةً، وَتُؤَكِّدُ هُوِيَّةً لَمْ تَكُنْ فِي الْعُمْقِ، بِسَبَبِ الْمُدَوَّنَةِ الَّتِي اشْتَغَلْتُ عَلَيْهَا دَائِمًا، سِوَى هُوِيَّةِ الْإِنْسَانِ «الثَّقَافِيِّ» فِي بَلَدِي أَنَا. وَبِمَعْنًى مَا، يَفْعَلُ الْخَطِيبِيُّ الشَّيْءَ نَفْسَهُ لِحِسَابِهِ الْخَاصِّ: إِنَّهُ يُسَائِلُ الْعَلَامَاتِ الَّتِي سَتَكْشِفُ لَهُ عَنْ هُوِيَّةِ شَعْبِهِ. لَكِنَّهُ لَيْسَ الشَّعْبَ نَفْسَهُ؛ فَشَعْبِي أَنَا لَمْ يَعُدْ «شَعْبِيًّا»، وَلَمْ يَعُدْ إِخْرَاجُ هُوِيَّتِهِ، أَيْ مَا يُسَمَّى «تَقَالِيدَهُ»، سِوَى قِطْعَةٍ فِي مُتْحَفٍ (هُوَ بِالضَّبْطِ مُتْحَفُ التَّقَالِيدِ الشَّعْبِيَّةِ، الْكَائِنُ عَلَى حَافَةِ غَابَةِ بُولُونْيَا، غَيْرَ بَعِيدٍ عَنْ حَدِيقَةِ حَيَوَانَاتٍ قَدِيمَةٍ): فَفِي الْحَالَتَيْنِ، يَتَعَلَّقُ الْأَمْرُ بِمَحْمِيَّةٍ لِـ«الْغَرَائِبِيَّةِ».
إِنَّ مَا عَلَيَّ أَنْ أُسَائِلَهُ، أَيًّا كَانَتْ دَرَجَةُ السُّلَّمِ الِاجْتِمَاعِيِّ الَّتِي أَقِفُ عِنْدَهَا، هُوَ فَرَنْسِيٌّ «ثَقَافِيٌّ» صَاغَتْهُ الْمَوْجَاتُ الْمُتَعَاقِبَةُ لِلْعَقْلَانِيَّةِ وَالدِّيمُقْرَاطِيَّةِ وَوَسَائِلِ الِاتِّصَالِ الْجَمَاهِيرِيِّ. أَمَّا مَا يُسَائِلُهُ الْخَطِيبِيُّ فَهُوَ إِنْسَانٌ «شَعْبِيٌّ» بِالْكَامِلِ، لَا يَتَكَلَّمُ إِلَّا بِعَلَامَاتِهِ الْخَاصَّةِ، وَيَتَعَرَّضُ دَائِمًا لِخِيَانَةِ الْآخَرِينَ، سَوَاءٌ أَتَكَلَّمَ الْآخَرُونَ بِاسْمِهِ (الْفُولْكْلُورِيُّونَ) أَمْ طَوَاهُ النِّسْيَانُ بِبَسَاطَةٍ (عَلَى يَدِ الْمُثَقَّفِينَ). وَعَلَيْهِ، فَإِنَّ أَصَالَةَ الْخَطِيبِيِّ دَاخِلَ جَمَاعَتِهِ الْإِثْنِيَّةِ سَاطِعَةٌ: فَصَوْتُهُ فَرِيدٌ تَمَامًا، وَهُوَ بِذَلِكَ عَيْنِهِ وَحِيدٌ تَمَامًا. ذَلِكَ أَنَّ مَا يَقْتَرِحُهُ، عَلَى نَحْوٍ مُفَارِقٍ، هُوَ أَنْ نَسْتَعِيدَ فِي آنٍ وَاحِدٍ الْهُوِيَّةَ وَالِاخْتِلَافَ: هُوِيَّةً مِنْ مَعْدِنٍ بَلَغَ مِنَ النَّقَاءِ وَالتَّوَهُّجِ حَدًّا يَفْرِضُ عَلَى كُلِّ قَارِئٍ أَنْ يَقْرَأَهَا بِوَصْفِهَا اخْتِلَافًا. وَبِهَذَا يَسْتَطِيعُ غَرْبِيٌّ (مِثْلِي) أَنْ يَتَعَلَّمَ شَيْئًا مِنْ عَبْدِ الْكَبِيرِ الْخَطِيبِيِّ. (...) وَهُنَا تُقَدِّمُ لَنَا كُتُبُ الْخَطِيبِيِّ سِلْسِلَةً دَقِيقَةً وَقَوِيَّةً مِنَ الْعَلَامَاتِ الَّتِي لَا تَقْبَلُ الِاخْتِزَالَ، وَهِيَ فِي الْوَقْتِ ذَاتِهِ مَشْرُوحَةٌ: مَا يُمَكِّنُنَا مِنْ إِدْرَاكِ «الْآخَرِ» انْطِلَاقًا مِنْ «ذَاتِنَا».
رولان بارت، «ما أدين به للخطيبي»، مجلة «Pro-culture»، العدد 12، ص 7-8، الرباط.
* عبد الكبير الخطيبي: فيلسوف وكاتب مغربي (1938-2009).
Remarques sur les choix de traduction
- traces / marques : «الآثار» et «السِّمات» (ou «العلامات المميِّزة»), en évitant de répéter «علامات», réservé à signes.
- il déplace ces formes : «يُزيح» ou «يُحوِّل مواقعها», et non «يَنقُل».
- Khatibi est actuel : ne pas traduire par «حالي» ; le sens est que sa pensée est d'actualité, en phase avec son temps : «رجل الراهن» ou «معاصر بحقّ».
- les catégories de l'Universel : «مقولات الكُلِّي» (terme philosophique aristotélicien) ; « corpus » = «المُدَوَّنَة».
- l'homme culturel / un homme populaire : Barthes oppose un homme « culturel », produit de la modernité, à un homme « populaire » ; gardez les guillemets comme dans l'original.
- qu'il soit parlé : c'est-à-dire que d'autres parlent de lui et à sa place ; l'alternative se construit avec «سواءٌ أَ… أَمْ…».
- une réserve d'« exotisme » : «مَحْمِيَّة للغرائبية» ; Barthes est ironique : le musée et le zoo exposent « l'étrange » en spectacle.
- saisir l'autre à partir de notre même : «إدراك الآخر انطلاقاً من ذاتنا (ممّا هو مماثل لنا)».
💡 Attention à la vocalisation : «أَرِسْطُو» est un nom étranger traité comme invariable ; «الْخَطِيبِيَّ» est à l'accusatif après «إنّ» et «فإنّ» ; «سَجِينَ» est à l'accusatif comme attribut de «ظلّ» ; «تَقَالِيدَهُ» est le second complément d'objet de «يُسمّى» au passif ; «سِوَى» porte une déclinaison virtuelle (مقدّرة), sans voyelle visible.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Vous préparez ce concours ?
Modèles similaires
Organisme : Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs · 2009 — Copie issue de : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
}Citer cette page
Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.
Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/2548/modele-du-concours-national-commun-cnc-2009-arabe-filieres-mp-psi-tsi-bcpst-ecoles-d-ing
