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Modèle du Concours National Commun (CNC) 2008 — Arabe — filières MP/PSI/TSI/BCPST (écoles d'ingénieurs)

🏢 Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs 👤 Élève de CPGE scientifique 🎯 Arabe 📅 2008 👁️ 16 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Élève de CPGE scientifique organisé par Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs (2008), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs
Grade
Élève de CPGE scientifique
Spécialité
Arabe
Année
2008
Pages
2
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve d'arabe (2 h), session 2008 : texte à analyser, questions de compréhension et expression.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

Royaume du Maroc
Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique
CONCOURS NATIONAL COMMUN D’ADMISSION AUX
GRANDES ECOLES D’INGENIEURS MAROCAINES
SESSION 2008
EPREUVE D’ARABE
Durée : 2H00
Filières : MP-PSI-TSI-BCPST
Cette épreuve comprend 2 pages dont une page de garde.
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CONCOURS NATIONAL COMMUN
D’ADMISSION AUX GRANDES ECOLES D’INGENIEURS 2008
Question : Traduisez le texte en langue arabe, en mettant toutes les voyelles :
Introduction à la littérature populaire
Le Maroc possède une tradition littéraire orale des plus vivantes et des plus intactes.
Transmise depuis les temps reculés, cette tradition s’est enrichie d’une génération à une autre
aux contacts de nombreuses civilisations. Elle a fait, jusqu’à présent, l’objet d’un nombre très
restreint de recueils et d’études destinés pour la plupart à des buts linguistiques. Toutefois, les
récits qui nous sont rapportés dans ces recueils, le plus souvent dans des traductions qui
laissent à désirer, sont incapables de rendre les nuances et la richesse des expressions et des
images employées par le conteur, la délicatesse d’allusion et les tons spécifiquement
marocains des contes et légendes populaires.
Ces documents sont d’un intérêt capital pour les chercheurs, sociologues, folkloristes,
ethnographes ou linguistes, soucieux de trouver les origines de tel rite ou de tel mot. Mais ils
ne peuvent pas servir pour les études d’analyse de la littérature orale traditionnelle. Pour juger
correctement de la valeur d’un poème ou d’un conte, la reconsidération du texte original
s’impose. Mais la tâche n’est pas aisée. Il faudrait entreprendre un long travail de recherche
pour recenser, grouper le plus grand nombre de contes et de légendes, de chants populaires,
de dictions et de proverbes qu’il est encore possible de recueillir dans différentes régions du
pays. Une fois ce travail encyclopédique réalisé, on peut se livrer à l’analyse des documents
dans leur dialecte d’origine pour dégager les caractéristiques du génie populaire qui les a
engendrés.
Un fait est certain : la tradition se perd quand elle n’est pas maintenue. Et la tradition
orale littéraire, plus que toute autre tradition, est en voie de désagrégation pour ne pas dire de
disparition. Rares sont aujourd’hui les conteurs professionnels qui savent encore les secrets de
la narration traditionnelle, les chanteurs qui connaissent les poèmes du légendaire Sidi
Hammou auquel la plupart des chants de Souss sont attribués. Les noms mêmes de nos poètes
populaires, et à plus forte raison leurs œuvres, ne sont connus presque plus de personne.
N’eût été l’ouvrage de René Euloge par exemple qui regroupe un nombre assez important de
la Tassaout, qui aurait jamais entendu parler de la poétesse Mririda N'Aït Attik? Les
historiens et les biographes classiques jettent un discrédit sur tout ce qui n’est pas composé en
arabe classique littéraire et relèguent dans l’oubli «ces poètes vulgaires et illettrés » qui,
pourtant, ont exprimé les sentiments les plus profonds de la vie de notre peuple.
Ahmed Bouanani, La Revue « Souffles », numéro 3, pp. 3-4, Rabat, 1966.
Notes :
1) L’usage du dictionnaire bilingue est autorisé.
2) Il sera pris en compte pour l’évaluation de : la qualité et l’authenticité de la langue, La
précision grammaticale, La richesse lexicale et la présentation.
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Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de langue arabe du Concours national commun (CNC) d'accès aux écoles d'ingénieurs marocaines, session 2008, filières MP-PSI-TSI-BCPST. Durée : 2 heures. Une seule question : traduire un texte français vers l'arabe avec vocalisation complète. Le texte est d'Ahmed Bouanani, « Introduction à la littérature populaire », revue Souffles («أنفاس»), n° 3, Rabat, 1966. Le dictionnaire bilingue est autorisé ; sont évalués : la qualité et l'authenticité de la langue, la correction grammaticale, la richesse lexicale et la présentation. Voici une traduction proposée, entièrement vocalisée (la réponse attendue est en arabe), puis des remarques de méthode.

💡 Avant de commencer : lisez tout le texte deux fois avant de traduire, et traduisez le sens, pas les mots. La vocalisation est notée : gardez le dernier quart d'heure pour relire les fins de mots (déclinaison), les noms diptotes (الممنوع من الصرف) et les hamzas.

Traduction proposée

مَدْخَلٌ إِلَى الْأَدَبِ الشَّعْبِيِّ

يَمْتَلِكُ الْمَغْرِبُ تُرَاثًا أَدَبِيًّا شَفَهِيًّا هُوَ مِنْ أَكْثَرِ أَنْوَاعِ التُّرَاثِ حَيَوِيَّةً وَأَشَدِّهَا مُحَافَظَةً عَلَى أَصَالَتِهِ. وَقَدِ اغْتَنَى هَذَا التُّرَاثُ، الْمُتَنَاقَلُ مُنْذُ أَقْدَمِ الْعُصُورِ، جِيلًا بَعْدَ جِيلٍ، بِاحْتِكَاكِهِ بِحَضَارَاتٍ عَدِيدَةٍ. وَلَمْ يَكُنْ، إِلَى حَدِّ الْآنِ، مَوْضُوعًا إِلَّا لِعَدَدٍ مَحْدُودٍ جِدًّا مِنَ الْمَجَامِيعِ وَالدِّرَاسَاتِ الَّتِي كَانَ مُعْظَمُهَا مُوَجَّهًا لِأَغْرَاضٍ لُغَوِيَّةٍ. غَيْرَ أَنَّ الْحِكَايَاتِ الَّتِي تَنْقُلُهَا إِلَيْنَا هَذِهِ الْمَجَامِيعُ، فِي تَرْجَمَاتٍ لَا تَخْلُو فِي الْغَالِبِ مِنْ نَقْصٍ، عَاجِزَةٌ عَنْ أَدَاءِ دَقَائِقِ التَّعَابِيرِ وَالصُّوَرِ الَّتِي يَسْتَعْمِلُهَا الرَّاوِي وَثَرَائِهَا، وَلَطَافَةِ التَّلْمِيحِ، وَالنَّبَرَاتِ الْمَغْرِبِيَّةِ الْخَالِصَةِ لِلْحِكَايَاتِ وَالْأَسَاطِيرِ الشَّعْبِيَّةِ.

وَلِهَذِهِ الْوَثَائِقِ أَهَمِّيَّةٌ بَالِغَةٌ لَدَى الْبَاحِثِينَ، مِنْ عُلَمَاءِ اجْتِمَاعٍ وَدَارِسِي فُولْكْلُورٍ وَإِثْنُوغْرَافِيِّينَ وَلِسَانِيِّينَ، الْحَرِيصِينَ عَلَى تَقَصِّي أَصْلِ هَذَا الطَّقْسِ أَوْ تِلْكَ الْكَلِمَةِ. لَكِنَّهَا لَا تَصْلُحُ لِدِرَاسَاتِ تَحْلِيلِ الْأَدَبِ الشَّفَهِيِّ التَّقْلِيدِيِّ؛ فَلِلْحُكْمِ حُكْمًا سَلِيمًا عَلَى قِيمَةِ قَصِيدَةٍ أَوْ حِكَايَةٍ، لَا بُدَّ مِنَ الرُّجُوعِ إِلَى النَّصِّ الْأَصْلِيِّ. غَيْرَ أَنَّ الْمُهِمَّةَ لَيْسَتْ يَسِيرَةً؛ إِذْ يَنْبَغِي الْقِيَامُ بِعَمَلٍ بَحْثِيٍّ طَوِيلٍ لِإِحْصَاءِ وَجَمْعِ أَكْبَرِ عَدَدٍ مِنَ الْحِكَايَاتِ وَالْأَسَاطِيرِ، وَالْأَغَانِي الشَّعْبِيَّةِ، وَالْأَقْوَالِ الْمَأْثُورَةِ وَالْأَمْثَالِ، الَّتِي لَا يَزَالُ مِنَ الْمُمْكِنِ جَمْعُهَا فِي مُخْتَلِفِ مَنَاطِقِ الْبِلَادِ. وَمَتَى أُنْجِزَ هَذَا الْعَمَلُ الْمَوْسُوعِيُّ، أَمْكَنَ الِانْصِرَافُ إِلَى تَحْلِيلِ الْوَثَائِقِ بِلَهْجَتِهَا الْأَصْلِيَّةِ لِاسْتِخْلَاصِ خَصَائِصِ الْعَبْقَرِيَّةِ الشَّعْبِيَّةِ الَّتِي أَبْدَعَتْهَا.

ثَمَّةَ أَمْرٌ مُؤَكَّدٌ: إِنَّ التُّرَاثَ يَضِيعُ حِينَ لَا يُحَافَظُ عَلَيْهِ. وَالتُّرَاثُ الْأَدَبِيُّ الشَّفَهِيُّ، أَكْثَرَ مِنْ أَيِّ تُرَاثٍ آخَرَ، فِي طَرِيقِهِ إِلَى التَّفَكُّكِ، إِنْ لَمْ نَقُلْ إِلَى الزَّوَالِ. فَقَلِيلٌ هُمُ الْيَوْمَ الرُّوَاةُ الْمُحْتَرِفُونَ الَّذِينَ مَا زَالُوا يَعْرِفُونَ أَسْرَارَ السَّرْدِ التَّقْلِيدِيِّ، وَالْمُغَنُّونَ الَّذِينَ يَحْفَظُونَ قَصَائِدَ سِيدِي حَمُّو الْأُسْطُورِيِّ الَّذِي تُنْسَبُ إِلَيْهِ مُعْظَمُ أَغَانِي مِنْطَقَةِ سُوس. بَلْ إِنَّ أَسْمَاءَ شُعَرَائِنَا الشَّعْبِيِّينَ ذَاتَهَا لَمْ يَعُدْ يَعْرِفُهَا أَحَدٌ تَقْرِيبًا، فَكَيْفَ بِأَعْمَالِهِمْ! وَلَوْلَا كِتَابُ رُونِي أُولُوج، مَثَلًا، الَّذِي يَجْمَعُ عَدَدًا لَا بَأْسَ بِهِ مِنْ أَغَانِي تَاسَاوْت، لَمَا سَمِعَ أَحَدٌ قَطُّ بِالشَّاعِرَةِ مْرِيرِيدَة نَايْت عَتِيق. إِنَّ الْمُؤَرِّخِينَ وَكُتَّابَ التَّرَاجِمِ الْقُدَامَى يَحُطُّونَ مِنْ قِيمَةِ كُلِّ مَا لَمْ يُنْظَمْ بِالْعَرَبِيَّةِ الْفُصْحَى الْأَدَبِيَّةِ، وَيُلْقُونَ فِي غَيَاهِبِ النِّسْيَانِ «هَؤُلَاءِ الشُّعَرَاءَ الْعَامِّيِّينَ الْأُمِّيِّينَ» الَّذِينَ عَبَّرُوا، مَعَ ذَلِكَ، عَنْ أَعْمَقِ مَشَاعِرِ حَيَاةِ شَعْبِنَا.

أحمد البوعناني، مجلة «أنفاس»، العدد 3، ص 3-4، الرباط، 1966.

Remarques sur les choix de traduction

  • tradition : «تُرَاث» convient mieux ici que «تقليد», car il s'agit d'un patrimoine littéraire transmis.
  • des plus vivantes et des plus intactes : le superlatif français « des plus… » se rend par «من أكثر… وأشدّها…», avec le génitif sur «وَأَشَدِّهَا», coordonné à «أَكْثَرِ».
  • recueils : «مَجَامِيع» ou «مُدَوَّنَات» ; conteur : «الرَّاوِي» ou «الْحَكَوَاتِيّ».
  • qui laissent à désirer : expression idiomatique signifiant « incomplètes, peu satisfaisantes » ; ne pas la traduire littéralement.
  • génie populaire : «العبقرية الشعبية» ou «الروح الإبداعية للشعب», et non «العبقري».
  • N'eût été… : condition irréelle, rendue par «لولا… لَمَا…» ; on peut aussi garder l'interrogation rhétorique : «… فمن كان سيسمع بالشاعرة…؟».
  • à plus forte raison : «من باب أولى» ou «فكيف بـ…».
  • Les noms propres (Sidi Hammou / سيدي حمّو, Tassaout / تاساوت, Mririda n'Aït Attik / مريريدة نايت عتيق, René Euloge / روني أولوج) se transcrivent comme ils se prononcent et ne se traduisent pas.
  • Dans le texte imprimé, la formule « un nombre assez important de la Tassaout » semble omettre un nom (chants ou poèmes de la Tassaout) ; le mot «أَغَانِي» a été ajouté pour rétablir le sens, le livre connu de René Euloge sur cette poétesse étant un recueil de chants de la Tassaout.

💡 Erreurs de vocalisation fréquentes : «مُعْظَمُ» est au nominatif car sujet d'un verbe au passif (نائب فاعل) ; «أَغَانِي» s'écrit avec le ya en état d'annexion ; «الشُّعَرَاءَ» est à l'accusatif car apposition (بدل) à «هؤلاء», complément d'objet ; «حَيَوِيَّةً» (complément de spécification, تمييز) et «جِيلًا» (complément d'état, حال) sont à l'accusatif avec tanwin.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (2 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs. Il concerne le grade : Élève de CPGE scientifique.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2008. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page les sujets de concours « Accès aux écoles et instituts supérieurs ». Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

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Organisme : Ministère de l'Enseignement Supérieur — Concours National Commun d'admission aux écoles d'ingénieurs · 2008 — Copie issue de : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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