Modèle de concours d'accès en 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État — Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 2010 — Épreuve : Mathématiques
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) (2010), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)
- Grade
- 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État
- Spécialité
- Mathématiques
- Année
- 2010
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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مكالد ض Institut National des Rates 6 Téléco mmunications CONCOURS D’ACCES EN 1ère ANNEE DU CYCLE D’INGENIEURS D'ETAT 14 JUILLET 2010 EPREUVE MATHEMATIQUES (DUREE 2H) Avertissement : L’appréciation des copies tient compte de la rigueur, de la clarté des raisonnements et de la présentation. Problème 1 On considère l’équation différentielle E:y-y=lnz,xz >0 1. Déterminer les solutions de l’équation différentielle y — y = 0 2. Justifier pour tout réel x strictement positif l’existence de ] e”‘Intdt . 3. Montrer que les solutions sur ]0,+co[ de E sont les fonctions 1:2 ce + ع 0 تت 11105 où c est une constante réelle. 4. Justifier la convergence de l’intégrale pe e-tIntdt 5. Soit ادا * ع عام — = به montrer que si c £ نه alors lim, ;1 f(x) = هه+ et que la courbe de f. admet une branche infinie qu’on déterminera. 6. Déterminer lim,-,0f.(x). 7. Dans toute la suite du problème la lettre x désigne un réel strictement positif, د un entier naturel. Justifier l’existence de l'intégrale li + dt 8. En intégrant par parties, montrer que fA(x) = —In(x) — كع ln dt 9. En déduirela valeur de limz-_,400 fa(t). 10. Etudier limz-_4100 2) et en donner une interprétation géométrique 11. Justifier l'existence et calculer Z, (x) — ل tIntdt, pour n 6 N. 12. Montrer que pour tout réel x > 0, la série }°,-0(—1)" HG converge. 13. Montrer que pour tout réel x > 0, la fonction ® : + —+ tint est bornée sur 10, x]. Soit M; un majorant de انوا 14. Soit ما 2 sf He ES Après justification de la convergence des séries 20 ول , et 20 رج démontrer la majoration |Ra(z)| > Mz re 5 : 15. Montrer alors que fo(x) = ته 5% EL Ik(x) 16. Etudier la convergence de la série de terme général a, = À >%_(—1)*(k — 1). wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو 1 Problème 2 On munit l’espace 183 de son produit scalaire canonique noté (-|-) et on l’oriente de telle sorte que sa base canonique (i, j, k) soit orthonormale directe. Pour u = (a, b,c) € R a bd © on définit la matrice M,, — c a b | et f, l’endomorphisme de R$ de matrice M, b ع a dans la base (i,j,k). On note M l’ensemble des matrices رطا u € 183, et V l’ensemble des endomorphismes f,, u € R$. 1. Montrer que M et V sont des espaces vectoriels de dimension 3. 2. Soit u = (a,b,c) et u = (a’,b/,c'). Calculer M,M, et montrer que M,M, € M. En déduire que M est une algèbre. Est-elle commutative ? 3. On note م et و les applications de R° dans R définies pour tout u € RŸ par ECC ENS q(u) = |lul} — (u|f;(u)) 4. Montrer que م est une forme linéaire et que و est une forme quadratique positive. Est-ce que و est définie positive ? 5. Calculer le déterminant de M, en fonction de م et .و En déduire que f, n’est pas bijective si et seulement si u appartient à un plan (dont on donnera l’équation) ou à son orthogonal. 6. Soit u = (a,b,c) € R° tel que f, soit une rotation et que son orbite ait 6 éléments. Soit v et w respectivement les éléments de ى0 v = (b,c,a) et w = (c,a,b). On note par كه B et د les mesures des angles des rotations f,, fu et fw- 7. Calculer O1 —= cos + cos B + cosy : وه - cosacos B + cos B cosy + cos y cos & O3 - cosacosfcosy (Utiliser les propriétés de la trace d’un endomorphisme) wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Épreuve de mathématiques du concours d'accès en 1re année du cycle d'ingénieurs d'État de l'INPT, session du 14 juillet 2010. Durée : 2 heures. Deux problèmes : l'équation y' − y = ln x (intégrales généralisées, séries), puis les matrices circulantes 3×3 et les rotations. Voici une correction proposée.
Problème 1 — E : y' − y = ln x, x > 0
- Solutions de y' − y = 0 : y = cex, c ∈ ℝ.
- En 0, |e−tln t| ≤ |ln t|, intégrable sur ]0,1] (∫01|ln t|dt = 1) ; l'intégrande est continue ailleurs : l'intégrale existe.
- Variation de la constante, y = C(x)ex : C'(x) = e−xln x, donc C(x) = c + ∫0xe−tln t dt (primitive bien définie par 2). Les solutions sont fc(x) = cex + ex∫0xe−tln t dt.
- En 0 : question 2 ; en +∞ : e−tln t = o(1/t²). L'intégrale converge.
- fc(x) = ex(c + ∫0xe−tln t dt) et la parenthèse tend vers c − α. Si c ≠ α, fc(x) ~ (c − α)ex → ±∞ (signe de c − α). Comme fc(x)/x → ±∞, la courbe admet une branche parabolique de direction (Oy). (On sait par ailleurs que α = γ, la constante d'Euler ≈ 0,5772.)
- ∫0xe−tln t dt → 0 et ex → 1 : limx→0 fc(x) = c.
- Pour t ≥ x > 0, 0 < e−t/t ≤ e−t/x, intégrable sur [x, +∞[ : l'intégrale existe.
- fα(x) = ex(α + ∫0xe−tln t dt) = −ex∫x∞e−tln t dt. Par parties : ∫x∞e−tln t dt = [−e−tln t]x∞ + ∫x∞e−t/t dt = e−xln x + ∫x∞e−t/t dt. D'où fα(x) = −ln x − ex∫x∞e−t/t dt.
- 0 ≤ ex∫x∞e−t/t dt ≤ (ex/x)∫x∞e−tdt = 1/x → 0, donc fα(x) ~ −ln x : lim fα = −∞.
- fα(x)/x = −ln x/x − (terme ≤ 1/x²) → 0 : branche parabolique de direction (Ox) (la courbe « s'aplatit », sans asymptote, puisque fα(x) − 0·x → −∞).
- tnln t est intégrable en 0 (n = 0 : question 2 ; n ≥ 1 : limite 0). Par parties : In(x) = xn+1ln x/(n+1) − xn+1/(n+1)².
- |(−1)nxn+1/((n+1)(n+1)!)| ≤ xn+1/(n+1)!, terme de la série exponentielle : convergence absolue.
- φ(t) = t ln t est continue sur ]0,x] et tend vers 0 en 0 : prolongée, elle est continue sur le compact [0,x], donc bornée (par exemple Mx = max(1/e, |x ln x|)).
- Pour t > 0, Σ(−t)kln t/k! = e−tln t et Σxk/k! = ex (séries exponentielles). Pour k ≥ n + 1 ≥ 1 et t ∈ ]0,x] : |(−t)kln t/k!| = tk−1|t ln t|/k! ≤ Mxxk−1/k!. En intégrant (séries à termes positifs, interversion licite) : |Rn(x)| ≤ MxΣk>nxk/(k·k!) ≤ MxΣk=n+1∞xk/k!.
- ∫0xe−tln t dt = Σk=0n(−1)kIk(x)/k! + Rn(x), et Rn(x) → 0 (reste de la série exponentielle). Avec c = 0 : f0(x) = exΣk≥0(−1)kIk(x)/k!. En reportant 11 : f0(x) = (ex − 1)ln x − exΣn≥0(−1)nxn+1/((n+1)(n+1)!) (c'est la série de la question 12).
- Notons Sm = Σk=1m(−1)k(k−1)!. Alors an = (−1)n(n−1)!/n! + Sn−1/n! = (−1)n/n + Sn−1/n!. Pour n ≥ 3 : |Sn−1| ≤ (n−2)! + (n−2)·(n−3)! = 2(n−2)! (les n − 2 premiers termes sont chacun ≤ (n−3)!), donc |Sn−1/n!| ≤ 2/(n(n−1)), terme d'une série convergente. Σ(−1)n/n converge (critère des séries alternées) : Σan converge, mais pas absolument puisque |an| ~ 1/n.
Problème 2 — matrices circulantes
Notation utile : J = M(0,1,0) = [[0,1,0],[0,0,1],[1,0,0]], J² = M(0,0,1), J³ = I, et Mu = aI + bJ + cJ².
- u ↦ Mu est linéaire et injective : 𝓜 = Vect(I, J, J²) est un espace vectoriel de dimension 3, et 𝒱 (image de 𝓜 par l'isomorphisme matrice ↦ endomorphisme) aussi.
- MuMv = (aa' + bc' + cb')I + (ab' + ba' + cc')J + (ac' + bb' + ca')J², soit MuMv = M(aa'+bc'+cb', ab'+ba'+cc', ac'+bb'+ca') ∈ 𝓜. 𝓜 contient I et est stable par produit : c'est une sous-algèbre de M3(ℝ), commutative (expression symétrique en u, v ; ce sont des polynômes en J).
- (définitions) fj a pour matrice J : fj(u) = (b, c, a).
- φ(u) = a + b + c est linéaire. (u|fj(u)) = ab + bc + ca, donc q(u) = a² + b² + c² − ab − bc − ca = ½[(a−b)² + (b−c)² + (c−a)²] ≥ 0 : forme quadratique (de forme polaire symétrique évidente), positive, non définie : q(1,1,1) = 0.
- det Mu = a(a² − bc) − b(ca − b²) + c(c² − ab) = a³ + b³ + c³ − 3abc = φ(u)·q(u). fu non bijective ⇔ φ(u) = 0 ou q(u) = 0 ⇔ u appartient au plan P : x + y + z = 0 ou à la droite P⊥ = ℝ(1,1,1) (q(u) = 0 ⇔ a = b = c).
- Si Mu est une rotation : lignes unitaires et orthogonales, a² + b² + c² = 1 et ab + bc + ca = 0 ; alors φ(u)² = 1, q(u) = 1 et det = φ(u) = 1, donc a + b + c = 1. De plus Mv = J²Mu et Mw = JMu, produits de rotations (J est la matrice d'une permutation circulaire, orthogonale de déterminant 1) : fv, fw sont des rotations. Une orbite à 6 éléments (permutations de (a, b, c)) signifie que a, b, c sont distincts.
- Trace d'une rotation d'angle θ : 1 + 2cos θ. tr Mu = 3a, donc cos α = (3a − 1)/2, cos β = (3b − 1)/2, cos γ = (3c − 1)/2. Avec
a + b + c = 1 et ab + bc + ca = 0 :
- σ1 = (3(a + b + c) − 3)/2 = 0 ;
- σ2 = ¼Σ(9ab − 3a − 3b + 1) = ¼(0 − 6 + 3) = −3/4 ;
- σ3 = (3a − 1)(3b − 1)(3c − 1)/8 = (27abc − 9·0 + 3·1 − 1)/8 = (2 + 27abc)/8 (réponse probable sous cette forme) : abc n'est pas fixé par les hypothèses. a, b, c sont les racines de X³ − X² − abc, distinctes ⇔ abc ∈ ]−4/27, 0[, d'où σ3 ∈ ]−1/4, 1/4[.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
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