Modèle de concours d'accès en 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État — Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 2001 — Épreuve : Mathématiques
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) (2001), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)
- Grade
- 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État
- Spécialité
- Mathématiques
- Année
- 2001
- Pages
- 4
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
١هسب سسسوسنس.رمسووسوروروس<.....سمسسمسن.ى ”.سسب مسسسس«سه
INSTITUT NATIONAL DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS
oo mm
CONCOURS D’ACCES EN PREMIERE ANNEE
DU CYCLE D’INGENIEURS D'ETAT
28-06-2001
| Epreuve de MATHEMATIQUES
. (Durée :3Heures)
Avertissement :
-L'appréciation des copies tient compte de la rigueur ,de la clarté des
raisonnements et de la présentation.
-Encadrer vos résultats,
TORRES" D
CC RD SD) À TRES = 7% => ss
AGence NATIONALE DE RÉGLEMENTATION DES TÉLÉCOMMUNICATIONS
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EXERCICE 1 :
Soient a, b et c trois réels fixés. On définit par récurrence la suite (v, ) de la manière
suivante :
مح و تحر روح |
يبو n+l + ١ 3+ 7 1
لت ل كاحي 17 |
ا 0ه & 1 | Pour tout n> 0, on pose V, =| v,,, | et A=
} 0 | 0 | وي
a) Montrer que pour tout n 20, V,,, = AV, . En déduire l’expression de V, en fonction )1
de A,net ٠
b) Montrer que 1 est une valeur propre de A et trouver les autres valeurs propres de A (on
les notera ret 8 ٠
c) A est-elle diagonalisable sur IR ? sur ©
a) Montrer que pour tout n > 0, les valeurs propres de A" sont 1, r° et s”. )2
b) Montrer l’existence (sans les calculer) de trois nombres complexes o ,B et y tels que,
Vn>0,v,=a+fr" +7ys"
باه et que la suite (v, ) converge vers 0 = (ه - c) Montrer que vx €]- +3, 4/3] , lim x°(v,
d) En déduire que & est nombre réel.
Pour tout entier naturel n, on pose, w, =v, +2v.,, +3v,.. )3
20+36 +ع 0 :
e -ح & Montrer que, pour tout entier naturel n, w,.1=w, €t en déduire que
EXERCICE 2 :
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension finie n. Pour tout x, y de E, le
أ produit scalaire de x et y sera noté (xly) et la norme de x sera notée | x| = Jecx
Pour tout endomorphisme f de E, on notera 22 = fo fet si f # 0, on pose
إلا K(f)= Sup
On rappelle que si h est un endomorphisme de E, Ker(h) désigne le noyau de h et la
norme de h est donnée par :
N(h) = Suplh(x)|.
Calculer K(f) dans les deux cas suivants : (1
a) fest un endomorphisme de E vérifiant vx eE , |f(x)}= [x]
b) f est un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien de dimension 2, représenté
dans une base orthonormée par la matrice A — | 1 :
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2) Montrer que si f est un endomorphisme bijectif de E, alors K(f) = 1)
3) Montrer que si f est un endomorphisme autoadjoint de E, alors Ker(f) = Ker(f°).
Calculer K(f) dans le cas où f? #0.
4) Montrer que si f est un endomorphisme de E alors :
E = Ker(f) © Im(f) Si et Seulement Si Ker(f) = Ker(f?). |
On note g l’endomorphisme de Im(f) induit par f et on suppose que 13 #0.
i) Montrer que gest bijectif.
ii) Montrer que K(f) est fini si et seulement si Ker(f) = Ker(f°}) et que dans ce cas,
K(f) > 0116 ٠٠ :
iii) Montrer que K(f)21.
5) Soit f un endomorphisme de E et f* son adjoint. |
a) Montrer que f* o f est un endomorphisme autoadjoint de E positif.
b) Soit À la plus grande valeur propre de f* o f. Montrer que N(f) = VA.
PARTIE II
| EXERCICE : | | |
Dans cet exercice, on pourra utiliser la formule suivante, sans la justifier: |
(*) S Say) dan où (@n,pp est une famille de nombres réels positifs.
p=0n=0 n=0 p=0
Pour tout réel t, on pose
1)0 - - 2100-7.
1) Montrer que Vt €]0,+o0f , f(t) est bien définie.
2) Donner le développement en série entière de la fonction x يج —In(l — x) et préciser le
rayon de convergence.
3) Montrer que Vt e]0,+00[, f(t) = >: سؤب . ({ndication : on utilisera 2) et la formule (*)).
n=1 NE —
4) Montrer que la série >, RSS est normalement convergente sur [0+0] .
اسن NE —
5) Déduire, en utilisant 3) et 4), un équivalent simple de f(t) quand t tend vers 0.
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EXERCICE 4 :
Q étant le disque ouvert de IR?, de centre © et de rayon 1. u une application de Q
1 2 2
vers IR de classe C?, vérifiant : V(x, y) e Q, Au(x, y) = _ (x, y) + ee (x, Y)=0.
On considère l’application F définie sur ]0,1[x<IR par F(r,8) = u(rcos®,rsin@).
‘ ١ 2 2
1) a) Vérifier que F est de classe C? sur ]0,1[xIR et calculer 2 : = : a j 1 en
Ôr Ôr ©0 ©
fonction des dérivées partielles de u par rapport à x et y.
: à 307 227 OF
b) En déduire que V(r,0) ماران , r°—(r,0)+ —-(r,8)+r—(r,8) = 0.
0: 80 21
2) Pour tout entier relatif n et tout réel r de [0,1], on pose :
1ب 0
درم [FGe) eV qe
a) Vérifier que من est de classe C? et montrer que pour tout r de ]0,1[,
ا À M aus on E الل ٠
(= LE G6)e 00 , c,()= (ares 067900 .
b) Montrer que .
1 ا ا 78 بم
170 ع 27,7: 2101 , ١ ——(r,0)e "°d0 =-n°c, (r
DA, = (700) 1@)
3) On considère l'équation différentielle (E, ) : x?y"+xy'-n°y=0.
On désigne par 5, l’ensemble des solutions de (E,,) et par T, l’ensemble des solutions
bornées de (E,). ١
a) Montrer que c, est فصقل ٠
b) Montrer que S,, est un espace vectoriel dont on déterminera la dimension.
c) Déterminer les solutions de (E, ) qui sont de la forme x* où a est à déterminer.
d) Déduire les solutions de (E,,), puis donner c,. ب و
4( Donner l’expression de F pour (r, 8)e]0,1[ x IR | |
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Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Épreuve de mathématiques du concours d'accès en 1re année du cycle d'ingénieurs d'État de l'INPT, session du 28 juin 2001. Durée : 3 heures. Deux parties : algèbre (suite récurrente linéaire, endomorphismes d'un espace euclidien) puis analyse (séries de fonctions, laplacien en coordonnées polaires). Voici une correction proposée.
💡 L'énoncé demande d'encadrer les résultats : sur la copie, encadrez chaque valeur finale (valeurs propres, α, K(f), équivalent…).
Partie I — Exercice 1
1)
- a) AVn = ((vn+2 + vn+1 + vn)/3, vn+2, vn+1) = (vn+3, vn+2, vn+1) = Vn+1. Par récurrence : Vn = AnV0, avec V0 = (c, b, a).
- b) χ(λ) = det(λI − A) = λ³ − λ²/3 − λ/3 − 1/3, soit 3χ(λ) = 3λ³ − λ² − λ − 1. En λ = 1 : 3 − 1 − 1 − 1 = 0, donc 1 est valeur propre. Factorisation : 3λ³ − λ² − λ − 1 = (λ − 1)(3λ² + 2λ + 1). Δ = 4 − 12 = −8, d'où r = (−1 + i√2)/3, s = (−1 − i√2)/3, avec |r| = |s| = 1/√3.
- c) Sur ℝ, χ n'est pas scindé : A n'est pas diagonalisable sur ℝ. Sur ℂ, trois valeurs propres distinctes : A est diagonalisable sur ℂ.
2)
- a) A = P diag(1, r, s) P−1 ⇒ An = P diag(1, rn, sn) P−1 : les valeurs propres de An sont 1, rn, sn.
- b) vn est la 3e coordonnée de P diag(1, rn, sn) P−1V0 : c'est une combinaison linéaire de 1, rn, sn dont les coefficients (issus de P, P−1, V0) ne dépendent pas de n. D'où α, β, γ ∈ ℂ.
- c) xn(vn − α) = β(xr)n + γ(xs)n et |xr| = |xs| = |x|/√3 < 1 pour |x| < √3 : la limite est 0. Avec x = 1 : vn → α.
- d) (vn) est une suite réelle ; sa limite dans ℂ est donc réelle : α ∈ ℝ.
3)
wn+1 = vn+1 + 2vn+2 + 3vn+3 = vn+1 + 2vn+2 + (vn + vn+1 + vn+2) = vn + 2vn+1 + 3vn+2 = wn. Donc wn = w0 = a + 2b + 3c ; en passant à la limite, wn → α + 2α + 3α = 6α, d'où α = (a + 2b + 3c)/6.
Exercice 2
K(f) = supx∉Ker f² ‖f(x)‖² / (‖x‖·‖f²(x)‖) (éventuellement +∞).
- 1) a) f conserve la norme, donc f² aussi, Ker f² = {0} et le quotient vaut ‖x‖²/(‖x‖·‖x‖) = 1 : K(f) = 1.
- 1) b) f(x, y) = (2y, x) et A² = 2I, donc ‖f²(X)‖ = 2‖X‖. Le quotient vaut (x² + 4y²)/(2(x² + y²)) ≤ 4/2, avec égalité pour x = 0 : K(f) = 2.
- 2) f bijective ⇒ Ker f² = Ker f−2 = {0}. Dans K(f−1) = sup ‖f−1(y)‖²/(‖y‖·‖f−2(y)‖), on pose y = f²(x) (bijection de E∖{0}) : on obtient ‖f(x)‖²/(‖f²(x)‖·‖x‖). Donc K(f−1) = K(f).
- 3) Ker f ⊂ Ker f² toujours. Si f²(x) = 0 : ‖f(x)‖² = (f(x)|f(x)) = (f²(x)|x) = 0, donc x ∈ Ker f : Ker f = Ker f².
Calcul de K(f) : par Cauchy-Schwarz ‖f(x)‖² = (f²(x)|x) ≤ ‖f²(x)‖·‖x‖, donc K(f) ≤ 1 ; pour x vecteur propre associé à une valeur propre λ ≠ 0 (il en existe : f est diagonalisable en b.o.n. et f ≠ 0), le quotient vaut λ²‖x‖²/(λ²‖x‖²) = 1. K(f) = 1. - 4) (⇒) Si f²(x) = 0, f(x) ∈ Ker f ∩ Im f = {0}, donc x ∈ Ker f.
(⇐) Si y = f(x) ∈ Ker f, alors x ∈ Ker f² = Ker f, donc y = 0 : Ker f ∩ Im f = {0} ; avec dim Ker f + dim Im f = n (rang),
E = Ker f ⊕ Im f.
- i) f(Im f) ⊂ Im f, g est bien défini. Ker g = Ker f ∩ Im f = {0} (ce qui utilise Ker f = Ker f², hypothèse de la question 4 ; sans elle, un f nilpotent d'indice 3 donne un contre-exemple). g injectif en dimension finie : g bijectif.
- ii) Si Ker f = Ker f² : pour x ∉ Ker f², f(x) ∈ Im f et f(x) = g−1(f²(x)), donc ‖f(x)‖ ≤ N(g−1)‖f²(x)‖ ;
de plus ‖f(x)‖ ≤ N(f)‖x‖. En multipliant : K(f) ≤ N(f)N(g−1), fini.
Réciproquement, si Ker f ≠ Ker f² : soit x0 avec f(x0) ≠ 0 et f²(x0) = 0, et y avec f²(y) ≠ 0. Pour x = y + tx0, f²(x) = f²(y) ≠ 0 et le quotient ‖f(y) + tf(x0)‖²/(‖y + tx0‖·‖f²(y)‖) ~ |t|·‖f(x0)‖²/(‖x0‖·‖f²(y)‖) → +∞ : K(f) = +∞. - iii) Si K(f) = +∞, c'est clair. Sinon g est bijectif ; soit x0 ∈ Im f non nul et xk = fk(x0), tous non nuls, et qk = ‖xk+1‖/‖xk‖. Le quotient en xk vaut qk/qk+1. Si l'on avait K(f) < 1, on aurait qk+1 ≥ qk/K(f), donc qk ≥ q0K(f)−k → +∞, ce qui contredit qk ≤ N(f). Donc K(f) ≥ 1.
- 5) a) (f*f(x)|y) = (f(x)|f(y)) = (x|f*f(y)) : autoadjoint ; (f*f(x)|x) = ‖f(x)‖² ≥ 0 : positif.
- 5) b) Dans une b.o.n. propre de f*f (valeurs propres λi ≥ 0) : ‖f(x)‖² = (f*f(x)|x) = Σλixi² ≤ λ‖x‖², avec égalité pour un vecteur propre de λ. Donc N(f)² = λ, N(f) = √λ.
Partie II — Exercice 3
- 1) Pour t > 0, e−nt → 0 et −ln(1 − e−nt) ~ e−nt > 0, terme d'une série géométrique convergente : f(t) est défini.
- 2) −ln(1 − x) = Σp≥1 xp/p, rayon R = 1.
- 3) Avec x = e−nt ∈ ]0,1[ : f(t) = Σn≥1Σp≥1 e−npt/p (termes positifs). La formule (*) permet d'échanger : f(t) = Σp(1/p)Σne−npt = Σp(1/p)·e−pt/(1 − e−pt) = Σ 1/(p(ept − 1)).
- 4) ent − 1 ≥ nt, donc 0 ≤ t/(n(ent − 1)) ≤ 1/n² : convergence normale sur ]0, +∞[.
- 5) tf(t) = Σ t/(n(ent − 1)). Chaque terme tend vers 1/n² quand t → 0+ (ent − 1 ~ nt) et la convergence est uniforme : théorème de la double limite, tf(t) → Σ1/n² = π²/6. Donc f(t) ~ π²/(6t) quand t → 0+.
Exercice 4
1)
- a) F = u∘φ avec φ(r,θ) = (r cos θ, r sin θ) de classe C∞ et à valeurs dans Ω : F est C². Avec ux, uy… pris en φ(r,θ)
et le théorème de Schwarz :
Fr = cos θ ux + sin θ uy
Frr = cos²θ uxx + 2 sin θ cos θ uxy + sin²θ uyy
Fθ = −r sin θ ux + r cos θ uy
Fθθ = −r(cos θ ux + sin θ uy) + r²(sin²θ uxx − 2 sin θ cos θ uxy + cos²θ uyy) - b) r²Frr + Fθθ = r²(uxx + uyy) − rFr, donc r²Frr + Fθθ + rFr = r²Δu = 0.
2)
- a) F, Fr, Frr sont continues sur [a,b]×[−π,π] pour tout [a,b] ⊂ ]0,1[ (compact, intégration sur un segment) : dérivation sous le signe ∫ deux fois, d'où cn ∈ C² et les formules de cn', cn''.
- b) θ ↦ F(r,θ) est 2π-périodique : deux intégrations par parties, crochets nuls (e−inπ = einπ) : ∫Fθθe−inθdθ = in∫Fθe−inθdθ = (in)²∫Fe−inθdθ, d'où −n²cn(r).
3) (En) : x²y'' + xy' − n²y = 0
- a) On multiplie 1b) par e−inθ/2π et on intègre : r²cn'' + rcn' − n²cn = 0, cn ∈ Sn. Près de 0, |cn(r)| ≤ max|z|≤1/2|u| (u continue sur le disque fermé de rayon 1/2) : cn est bornée au voisinage de 0, et la forme trouvée en d) (A r|n|) montre qu'elle est bornée sur ]0,1[ : cn ∈ Tn.
- b) Sur ]0,1[, x² ≠ 0 : (En) ⇔ y'' + y'/x − n²y/x² = 0, linéaire homogène à coefficients continus. Par Cauchy-Lipschitz, Sn est un espace vectoriel de dimension 2.
- c) y = xa : a(a − 1) + a − n² = a² − n² = 0, a = ±n.
- d) n ≠ 0 : Sn = {Ax|n| + Bx−|n|}. n = 0 : 1 et ln x (x²(−1/x²) + x(1/x) = 0), S0 = {A + B ln x}. Bornée près de 0 ⇒ B = 0. Donc cn(r) = Anr|n|, avec An = cn(ρ)/ρ|n| pour n'importe quel ρ ∈ ]0,1[ ; en particulier c0(r) → u(0,0) donne A0 = u(0,0) (propriété de la moyenne).
4)
θ ↦ F(r,θ) est C² et 2π-périodique : sa série de Fourier converge normalement vers elle. Donc F(r,θ) = Σn∈ℤ An r|n| einθ = u(0,0) + Σn≥1 rn(Aneinθ + A−ne−inθ). u étant réelle, A−n = conj(An) : F = u(0,0) + 2 Re Σn≥1 An(reiθ)n.
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