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Modèle de concours d'accès en 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État — Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 2000 — Épreuve : Mathématiques

🏢 Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) 👤 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État 🎯 Mathématiques 📅 29/06/2000 👁️ 15 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État organisé par Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) (2000), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)
Grade
1ère année du cycle d'ingénieurs d'État
Spécialité
Mathématiques
Année
2000
Pages
3
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet de l'épreuve « Mathématiques » du concours d'accès en 1ère année du cycle d'ingénieurs d'État de l'INPT (Rabat), session du 29/06/2000. Document officiel publié par l'institut sur inpt.ac.ma (copie archivée). Il compte 3 page(s), sans corrigé.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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المعبد الوطني للبريد والمواملان السلكية واللاسلكية ‎a DU‏ ا
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‎EEE‏
‎CONCOURS D'ACCES EN PREMIERE ANNEE‏
‎DU CYCLE D'INGENIEURS D'ETAT‏
)29-06-2000(
‎Epreuve de Mathématiques‏
‎(Durée: 3H00)‏
‎Avertissement:‏
‎L'appréciation des copies tient compte de la rigueur, de la clarté‏ -
‎des raisonnements et de la présentation.‏
‎L'utilisation de calculatrices est strictement interdite.‏ -
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

EXERCICE 1 :
0[ 1 1 17
À : 1 1 1 -1
Soit la matrice À = | de M,(R) .
1 —1 1 ‏ا1-‎
‎1 -1 -1 1
1) Montrer que A est diagonalisable et déterminer une base B = (e, , ‏ميث‎ e3 , e«) permettant la
diagonalisation de A de sorte que les coordonnées des e; soient parmi 0 , 1 et-1 .
2) a) A est elle inversible ?
b) Calculer A”. |
c) Etudier la diagonalisation de A” à partir de celle de A et retrouver le résultat précédent
d) En déduire l'expression générale de A" pour n entier .
3) a) On désigne par E; , E2 les sous-espaces propres de A.
Déterminer les matrices P, et P; des projecteurs de IR* (respectivement) sur E;
parallèlement à ‏رط‎ et sur E2 parallèlement à E; relativement à la base canonique de IR*.
b) Calculer , pour i,j dans {1,2}, PP, et D P,
c) Ecrire les matrices de ces projecteurs dans la base B.
d) En déduire que A = + À;P. où À, est la valeur propre correspondant au sous-espace propre E..
e) Retrouver ainsi l'expression de A".
EXERCICE 2
L'espace vectoriel euclidien orienté E de dimension 3 est rapporté à une base orthonormée
directe (1,j, k ). Un vecteur w de composantes (a , b , c ) étant donné, on considère
l'application qui, à tout vecteur v de E , associe le vecteur 1) }= vaw.
I) a) Montrer que 1 est un endomorphisme de E.
b) Ecrire la matrice M de 1 par rapport à la base (i, j , K).
e) Montrer que l'opérateur adjoint T* de 1 vérifie T*=-T.
d) Calculer T° et exprimer T° en fonction de T.
e) Déterminer le noyau de T et l'image de T..
I) Application: on prend a = <3 b=c=—-.
a) Montrer que les vecteurs U = — (2i-j+2k), V = (2i + 2j k) formentune base orthonormée de IT.
b) Montrer que (U, V, w) est une base orthonormée directe de E
c) Calculer la matrice de T par rapport à la base (U ,V , w)
d) Montrer que 0 est l'unique valeur propre réelle de T .
111( Soit d un réel non nul
a) Montrer que T + ‏آل‎ est inversible
b) Onconsidère fendomorphisme Ra de E tel que ‏زلل + 1) حي‎ )-1 + df)où l'est l'endomorphisme unité de E .
Montrer que la matnice Ni de R4 par rapport à la base ) j, ‏ا‎ est orthogonale .
c) Prouver que, pour w fixé, toutes les matrices N4 admettent un vecteur propre en
commun.
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EXERCICE 3
Soient f et g les fonctions d'une variable réelle x définies par
‏م‎ 2 - Ga ‏م‎ t
f(x) = | t“Vl+tdt, g(x)= | mm dt
d ‏لمعا‎
‎1) a) Déterminer le domaine de définition D de la fonction f
b) Donner le sens de variation ‏عل‎
‎c) Quelles sont les limites de f aux bornes de D ?
d) Déterminer un équivalent de f(x) quand x tend vers 1 dans D
(On pourra introduire la différence Vi+t-1 ).
e) On suppose x <0. En utilisant une intégration par parties, établir une relation entre f(x)
et {fx +1).
f) Calculer f(0) , f(-L) ,f(-1/2) et (1/2).
2) Déterminer le domaine de définition de la fonction g .
3) On fixe x eJ-1,I[.
a) Soit n un entier nature] .On 00561 = [ (-Int)" dt . Montrer que I, =n!.
b) Soit « e]0,1]. Montrer que
I-x ET ‏م‎ k ‏“اي لا‎
‏؟‎ : (-Int)'t, |x 1 ga :
[ —— dt = 2 | [ EST? dt | — (Justifier en particulier l'existence de cette somme).
a - | a /1 + !
V1+t k=0 À V1+t y k!
{a(int"t,|x"
c) On pose pour a e]0,1] : g.(ax)= | EL dt | ‏ب_‎
‎Montrer que la série >. g, Converge uniformément sur ]0, 1].
d) En déduire une expression de g(x) comme somme d'une série entière de ‏ما‎ fomme ‏ل‎ a, x”
4) a) Pour x € D, exprimer f{x) en fonction 06 ٠
b) Trouver un équivalent de f(x) quand x tend vers - 0
€) Montrer que f'admet un développernent en série entière dont on précisera le rayon de convergence.
EXERCICE 4
Soit f une fonction réelle d'une variable réelle, de classe C', et vérifiant
lim x*f(x) = lim x°f(x)= lim x°f'(x) = lim x°f'(x) = 0
X +0 x ++ X +0 » ‏ومبي‎
‎1) Prouver que la fonction fs : ‏دوج‎ -* vérifie les hypothèses ci-dessus .
2) On pose pour tout réel y : g(y) = [ f(x)e dx.
a) Donner le domaine de définition de @ ( c’est à dire l’ensemble des valeurs de y pour
lesquelles l'intégrale considérées converge ٠
b) Que peut-on dire de @ lorsque Fest paire ? impaire ?
3) On pose g{x) = >. f(x -2kr) +Y f(x +2kr).
k=0 ‏رع‎
‎a) Montrer que ‏ع‎ est 27- périodique et de classe C! sur [0,2% |
b) Exprimer à l’aide de ‏ي‎ les coefficients de Fourier de ‏ع‎
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Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Épreuve de mathématiques du concours d'accès en 1re année du cycle d'ingénieurs d'État de l'INPT, session du 29 juin 2000. Durée : 3 heures, calculatrice interdite. Quatre exercices : algèbre linéaire (diagonalisation, projecteurs), produit vectoriel et matrices orthogonales, intégrales à paramètre et séries entières, transformée de Fourier et série de Fourier. Voici une correction proposée.

💡 Le jury note « la rigueur et la clarté des raisonnements » : citez à chaque fois le théorème utilisé (matrice symétrique réelle, convergence normale, intégration terme à terme…).

Exercice 1

1) Diagonalisation de A

A est symétrique réelle, donc diagonalisable (théorème spectral). Les lignes de A sont deux à deux orthogonales et de norme² 4, donc A² = A·AT = 4I : les valeurs propres sont dans {2, −2}. Avec tr A = 4 et m = multiplicité de 2 : 2m − 2(4 − m) = 4, d'où m = 3.

  • E−2 : (A + 2I)X = 0 donne X = (1, −1, −1, −1) (vérification ligne par ligne : 3−1−1−1 = 0, 1−3+1+1 = 0, …).
  • E2 = (E−2)⊥ : x1 − x2 − x3 − x4 = 0.

Base : e1 = (1,1,0,0), e2 = (1,0,1,0), e3 = (1,0,0,1) (Aei = 2ei, ex. Ae1 = (2,2,0,0)), e4 = (1,−1,−1,−1) (Ae4 = −2e4). Dans B : D = diag(2, 2, 2, −2).

2)

  • a) det A = 2·2·2·(−2) = −16 ≠ 0 : A est inversible, et A−1 = A/4.
  • b) A² = 4I4.
  • c) A = PDP−1 ⇒ A² = PD²P−1 = P(4I)P−1 = 4I : on retrouve b).
  • d) A2p = 4pI et A2p+1 = 4pA, soit An = 2nI si n pair, 2n−1A si n impair (valable aussi pour n entier négatif puisque A−1 = A/4).

3) Projecteurs spectraux

On note E1 = Ker(A − 2I) (λ1 = 2, dimension 3) et E2 = Ker(A + 2I) (λ2 = −2).

  • a) Les polynômes de Lagrange sur {2, −2} donnent P1 = (A + 2I)/4 et P2 = (2I − A)/4 :
    P1 = ¼ [[3,1,1,1],[1,3,−1,−1],[1,−1,3,−1],[1,−1,−1,3]], P2 = ¼ [[1,−1,−1,−1],[−1,1,1,1],[−1,1,1,1],[−1,1,1,1]].
    En effet P1 vaut I sur E1 (AX = 2X ⇒ (2X+2X)/4 = X) et 0 sur E2 ; de même pour P2.
  • b) P1P2 = P2P1 = (4I − A²)/16 = 0, P1² = P1, P2² = P2, et P1 + P2 = I. Autrement dit PiPj = δijPi.
  • c) Dans B : P1 ↦ diag(1,1,1,0), P2 ↦ diag(0,0,0,1).
  • d) 2·diag(1,1,1,0) − 2·diag(0,0,0,1) = D, donc A = 2P1 − 2P2 (vérification : (2A+4I)/4 − (4I−2A)/4 = A).
  • e) Comme PiPj = δijPi : An = 2nP1 + (−2)nP2 = 2n[(A+2I) + (−1)n(2I−A)]/4, soit 2nI (n pair) et 2n−1A (n impair).

Exercice 2

I)

  • a) Le produit vectoriel est bilinéaire : T(λu + v) = λT(u) + T(v). T est un endomorphisme de E.
  • b) v = (x,y,z) : v∧w = (cy − bz, az − cx, bx − ay), donc M = [[0, c, −b], [−c, 0, a], [b, −a, 0]] (colonne 1 : T(i) = i∧w = −c j + b k).
  • c) MT = −M et la base est orthonormée, donc la matrice de T* est MT = −M : T* = −T. (Ou : ⟨u∧w, v⟩ = det(u, w, v) = −det(v, w, u) = −⟨u, v∧w⟩.)
  • d) Double produit vectoriel : T²(v) = (v∧w)∧w = (v·w)w − ‖w‖²v (matrice wwT − ‖w‖²I). Puis T³(v) = (v·w)(w∧w) − ‖w‖² v∧w, donc T³ = −‖w‖² T.
  • e) Si w = 0 : T = 0. Si w ≠ 0 : v∧w = 0 ⇔ v colinéaire à w, donc Ker T = ℝw ; Im T ⊂ w⊥ (v∧w ⊥ w) et rg T = 3 − 1 = 2 = dim w⊥, donc Im T = w⊥.

II) w = (−1/3, 2/3, 2/3), ‖w‖² = (1+4+4)/9 = 1

  • a) U = (2,−1,2)/3, V = (2,2,−1)/3 : U·w = (−2−2+4)/9 = 0, V·w = (−2+4−2)/9 = 0, U·V = (4−2−2)/9 = 0, ‖U‖ = ‖V‖ = 1. U, V sont orthonormés dans w⊥ = Im T, de dimension 2 : base orthonormée de Im T.
  • b) U∧V = (1/9)((−1)(−1) − 2·2, 2·2 − 2·(−1), 2·2 − (−1)·2) = (1/9)(−3, 6, 6) = w. Donc det(U, V, w) = (U∧V)·w = ‖w‖² = 1 : base orthonormée directe.
  • c) Dans une b.o.n.d. : V∧w = U et w∧U = V. T(U) = U∧w = −V, T(V) = V∧w = U, T(w) = 0, d'où Mat(T) = [[0, 1, 0], [−1, 0, 0], [0, 0, 0]].
  • d) χT(λ) = det(M' − λI) = −λ(λ² + 1) : seule racine réelle λ = 0. (En général χT(λ) = −λ(λ² + ‖w‖²).)

III) d ∈ ℝ*

  • a) La seule valeur propre réelle de T est 0 (χT = −λ(λ² + ‖w‖²)), donc −d n'est pas valeur propre : Ker(T + dI) = {0}, T + dI inversible. De même −T + dI est inversible.
  • b) Nd = (M + dI)−1(dI − M). Avec MT = −M : NdT = (dI + M)(dI − M)−1. Toutes ces matrices sont des fonctions rationnelles de M, donc commutent : NdTNd = (dI+M)(M+dI)−1(dI−M)−1(dI−M) = I. Nd est orthogonale.
  • c) (T + dI)w = dw ⇒ (T + dI)−1w = w/d, et (−T + dI)w = dw. Donc Rd(w) = w pour tout d : w (non nul) est vecteur propre commun (valeur propre 1) de toutes les Nd — ce sont des rotations d'axe ℝw.

Exercice 3

f(x) = ∫01 t−x√(1+t) dt, g(x) = ∫01 t1−x/√(1+t) dt.

1)

  • a) Intégrande continue positive sur ]0,1], équivalente à t−x en 0 (Riemann) : convergence ⇔ −x > −1. D = ]−∞, 1[.
  • b) Pour t ∈ ]0,1], t−x = e−x ln t avec ln t ≤ 0 : croissant en x. Donc f est croissante sur D.
  • c) 1 ≤ √(1+t) ≤ √2 donne 1/(1−x) ≤ f(x) ≤ √2/(1−x). Donc f → +∞ en 1− et f → 0 en −∞.
  • d) f(x) = 1/(1−x) + ∫ t−x(√(1+t) − 1) dt, et 0 ≤ √(1+t) − 1 ≤ t/2, donc le second terme est compris entre 0 et 1/(2(2−x)) ≤ 1/2. Ainsi f(x) ~ 1/(1−x) quand x → 1−.
  • e) Pour x < 0, f(x+1) + f(x) = ∫ t−x−1(1+t)3/2 dt. Par parties (u = (1+t)3/2, v = t−x/(−x), le crochet est nul en 0 car −x > 0) : f(x+1) + f(x) = −2√2/x + (3/(2x)) f(x), soit (3 − 2x) f(x) − 2x f(x+1) = 4√2.
  • f)
    • f(0) = ∫√(1+t) dt = (2/3)[(1+t)3/2]01 = (2/3)(2√2 − 1).
    • x = −1 : 5f(−1) + 2f(0) = 4√2 ⇒ f(−1) = 4(√2 + 1)/15 (vérifié directement : ∫12(u−1)√u du).
    • f(−1/2) = ∫√(t + t²) dt = ∫1/23/2√(u² − 1/4) du = [u√(u²−¼)/2 − (1/8)ln(u + √(u²−¼))] = 3√2/4 − (1/8) ln(3 + 2√2) = 3√2/4 − (1/4) ln(1 + √2) ≈ 0,840.
    • x = −1/2 : 4f(−1/2) + f(1/2) = 4√2 ⇒ f(1/2) = √2 + ln(1 + √2) ≈ 2,296 (vérification par t = s² : 2∫01√(1+s²) ds).

2)

t1−x/√(1+t) ~ t1−x en 0 : convergence ⇔ 1 − x > −1. Dg = ]−∞, 2[.

3) x ∈ ]−1, 1[

  • a) Par parties : In = [t(−ln t)n]01 + n∫(−ln t)n−1 dt = n In−1, et I0 = 1, donc In = n! (ou t = e−u : ∫0∞une−udu).
  • b) t1−x = t·e−x ln t = Σk t(−ln t)kxk/k!. Sur le segment [α, 1] : |t(−ln t)kxk/(k!√(1+t))| ≤ (−ln α)k|x|k/k!, terme général d'une série convergente (exponentielle). Convergence normale sur un segment ⇒ intégration terme à terme : la somme existe et donne l'égalité demandée.
  • c) t/√(1+t) ≤ 1 sur [0,1], donc |gn(α)| ≤ (∫01(−ln t)ndt)|x|n/n! = |x|n, indépendant de α et sommable (|x| < 1) : convergence normale, donc uniforme, sur ]0,1].
  • d) Quand α → 0+, gn(α) → anxn et le membre de gauche → g(x). La convergence uniforme permet d'intervertir (théorème de la double limite) : g(x) = Σ anxn, an = (1/n!)∫01 t(−ln t)n/√(1+t) dt, pour |x| < 1.

4)

  • a) Par parties dans g (u = t1−x, v = 2√(1+t), crochet nul en 0 car 1 − x > 0) : g(x) = 2√2 − 2(1−x) f(x), soit f(x) = (2√2 − g(x)) / (2(1 − x)) pour x ∈ D. (Contrôle en x = 0 : g(0) = (4 − 2√2)/3 redonne f(0) = (2/3)(2√2 − 1).)
  • b) 0 ≤ g(x) ≤ ∫t1−xdt = 1/(2 − x) → 0 en −∞, donc f(x) ~ √2/(1 − x) ~ √2/|x| quand x → −∞.
  • c) Sur ]−1,1[, f = (2√2 − g)·1/(2(1−x)) est le produit de deux séries entières de rayon ≥ 1 : f est développable, de rayon R ≥ 1. Comme f(x) → +∞ en 1−, la somme ne peut pas se prolonger continûment au-delà de 1 : R = 1. Coefficients : cn = √2 − ½(a0 + … + an), ou directement cn = (1/n!)∫(−ln t)n√(1+t) dt.

Exercice 4

  • 1) f0 est C∞ ; x²e−x² → 0 et x²f0'(x) = −2x³e−x² → 0 en ±∞ (croissances comparées).
  • 2) a) Il existe A tel que |x| ≥ A ⇒ |f(x)| ≤ 1/x². Comme |f(x)e−ixy| = |f(x)|, l'intégrale est absolument convergente pour tout y : φ est définie sur ℝ.
  • 2) b) f paire : φ(y) = 2∫0∞f(x)cos(xy)dx, φ paire (réelle si f est réelle). f impaire : φ(y) = −2i∫0∞f(x)sin(xy)dx, φ impaire (imaginaire pure si f réelle).
  • 3) g(x) = Σk∈ℤ f(x + 2kπ).
    • a) Soit A tel que |u| ≥ A ⇒ |f(u)| ≤ 1/u² et |f'(u)| ≤ 1/u². Pour x dans un segment [−a, a] et |k| assez grand, |x + 2kπ| ≥ π|k|, donc |f(x + 2kπ)| et |f'(x + 2kπ)| ≤ 1/(π²k²) : les séries de f et de f' convergent normalement sur tout segment. g est donc C1 (sur ℝ, a fortiori sur [0, 2π]). Par convergence absolue on peut réindexer : g(x + 2π) = Σ f(x + 2(k+1)π) = g(x), g est 2π-périodique.
    • b) Par convergence uniforme sur [0, 2π] : cn(g) = (1/2π)Σk∫02πf(x+2kπ)e−inxdx = (1/2π)Σk∫2kπ2(k+1)πf(u)e−inudu (car e2inkπ = 1), soit cn(g) = φ(n)/(2π). En réel : an = (φ(n) + φ(−n))/(2π), bn = i(φ(n) − φ(−n))/(2π).

💡 Prolongement classique : g étant C1, sa série de Fourier converge vers g, et en x = 0 on obtient la formule sommatoire de Poisson Σ f(2kπ) = (1/2π) Σ φ(n).

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Session : 29/06/2000. Les questions sont en français.
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