Modèle de concours d'accès à l'École Nationale des Sciences Appliquées de Marrakech (ENSA Marrakech) 2005 — Épreuve : Mathématiques
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de 1ère année du cycle ingénieur (3e année) organisé par l'École Nationale des Sciences Appliquées de Marrakech (ENSA Marrakech) (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- l'École Nationale des Sciences Appliquées de Marrakech (ENSA Marrakech)
- Grade
- 1ère année du cycle ingénieur (3e année)
- Spécialité
- Mathématiques
- Année
- 2005
- Pages
- 4
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
Université Cadi Ayyad ENSA de Marrakech
Concours d’Entrée
à la 1ère année du Cycle d’Ingénieur
Epreuve de Mathématiques
Durée : 3h
Vendredi 15 juillet 2005
Instructions générales :
1. Cet énoncé comporte 4 pages de texte.
2. Livres et notes de cours ne sont pas autorisés.
3. Les parties Algèbre et Analyse doivent être rédigées sur deux feuilles séparées.
4. Si, au cours de l'épreuve, un candidat repére ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons
des initiatives qu'il est amené à prendre.
5. Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les
copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
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1 Algèbre
Soit À € M, (R) une matrice positive (1.e. tous les éléments de cette matrice sont positives).
Dans les questions 1. et 2. on suppose, en outre, que À satisfait à la condition suivante :
r = p(À) est l’unique valeur propre de À de module égal à r et Ker(rZ, — À) est
une droite vectorielle engendrée par un vecteur v. Pour chaque choix de w, il
existe un unique vecteur w € R” tel que :
w>0 , wlA=rwl et لتحم
On admet aussi que tout matrice carrée strictement positive satisfait à cette condition.
1. On pose L = vw.
1. Montrer que L est indépendante du choix de ٠
11. Montrer que L est strictement positive et de rang 1.
111. Montrer que l’endomorphisme L : x + Lx de C” est la projection sur la droite
vectorielle C.v parallèlement à l’hyperplan H = {x € C" : ءامس = 0}.
2. i. Montrer que H est stable par À et que si x est un vecteur non nul de 7/7 tel que
Az = هر (u € C) alors [y] <r.
11. En déduire que dans une base convenable B de €”, l’endomorphisme x + Ax a
une matrice À’ de la forme
7 0 ... 0
avec M 6 Ma-1(C) et p(M) >
Vérifier que r est racine simple du polynôme caractéristique P4(X) de A.
111. Calculer L/ = , lim (£ et décrire géométriquement l’endomorphisme dont la
+ +00 T
matrice dans la base B de C” est ل
iv. En déduire que L = | lim (5) et qu'il existe ko € N* tel que pour tout م > ko
t—++00 T
on ait AF > 0.
3. Dans cette question À est une matrice carrée positive quelconque.
1 ses À
1. Soit € > 0. On pose J = | : : | 6 MAR) et A(E) = A +eJ.
1 ss 1
Montrer que la fonction f : ((2)ها)م جع est croissante sur [0, إمه+ et que
= lim f(e) > p(A). ({ndication : Montrer que si 0 > À > B alors
À : À .111/k
اقم > ١95١ et on rappelle que p(A) = lim || “لم :
IA“ < مااكا| ppelle que p(4) = lim ||| (
11. Montrer que f(£) = p(A(£)) est une valeur propre de A(e) et qu'il existe un
unique vecteur propre, noté x(£), associé à cette valeur propre et appartenant à
l’ensemble : X = 0 د (oi … um) >17 .ا خا Fi.mel } .
ii. En déduire qu'il existe x € K tel que Ax - {x. Comparer 1 et p(A).
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2 Analyse
Les deux parties sont indépendantes.
Partie I
On considère la fonction indéfiniment dérivable 4 définie par :
م == well
1. Pour tout réel x de ]0, 1] et tout entier naturel n, établir l'égalité :
(2)! anti
2. Pour tout réel x de [0,1[ et tout entier naturel n, justifier l'égalité suivante :
. Cox k " (x = t)" (n+1)
3. a. Pour tout entier naturel n, prouver l'inégalité :
0 نجي
b. Pour tout couple (t,x) de réels tel que 0 > 1 < x > 1, vérifier les inégalités :
الس ب
c. En déduire que, pour tout réel x de ]0, 1], on a :
و 2 7 TL |
lim / 2-1" رجهي (t) dé = 0.
n—+0, 0 n!
4. Pour tout réel x de [0,1{, démontrer l'égalité :
+00 pk
ing ا 40
Partie 1
On considère dans cette partie une suite réelle بوم(مه) telle que, pour tout réel x de [0,1{,
la série de terme général ayx* converge. Pour tout réel x de ]0, 1], on note
FE) = Re ax et l’on suppose que :
lim (V1-—zxf(x)) = Vr.
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1. a. Pour tout entier naturel p, montrer que
lim | ج - 1ب axe] ح |
b. Pour tout entier naturel ,م justifier la convergence de l'intégrale
[” اماس 0
Jo VE
et, en utilisant le changement de variable u = 4/2(p + 1), calculer sa valeur.
(On rappelle la valeur de l'intégrale de Gauss = 7 2/ثج du = 3).
c. En déduire l'égalité :
769 +00 +6
lim | /1 - 2 سيب | = | “ين dé.
æ—17 L=Q 0 74
2. Montrer que, pour toute application polynomiale réelle Q, on a :
+00 +00 لي
lim |[V1-x ÿ az" Q(x") | = | —Q(e”*) dt.
17ج rs 0 V#
3. Soit À la fonction définie, pour tout réel x de [0, 1], par :
0 size [0,{
/1)2( = : 11
a. Justifier la convergence de l'intégrale généralisée / 7 h(e”*) dt et donner sa
valeur.
b. Soit x un réel de [0,1[. En déterminant la valeur de h(x*) pour k assez grand,
justifier la convergence de la série de terme général a;x"h(x").
4. On admet l'égalité :
+09 +00 لج
lim 1-2 ax h(x*) | = ll تت 7) *}. dé:
de (MED ut) = | ne
En utilisant ce résultat pour x = ع “, en déduire que, lorsque l’entier naturel n tend
vers l'infini, مه مر est èquivalent à 24/n.
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Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques du concours d'entrée en 1re année du cycle d'ingénieur de l'ENSA de Marrakech (Université Cadi Ayyad), session du vendredi 15 juillet 2005. Durée : 3 heures, documents non autorisés. Algèbre : théorème de Perron-Frobenius pour les matrices positives ; Analyse : développement de 1/√(1 − x) et un théorème taubérien (Σak ~ 2√n). Voici une correction proposée.
💡 Notations : A ≥ 0 (resp. A > 0) signifie que tous les coefficients sont positifs (resp. strictement positifs) ; ρ(A) est le rayon spectral.
1. Algèbre
Hypothèse (questions 1 et 2) : r = ρ(A) est l'unique valeur propre de module r, Ker(rIn − A) = ℂv, et il existe un unique w > 0 avec wTA = rwT et wTv = 1.
Préliminaire utile : on peut prendre v ≥ 0. Notons |v| le vecteur des modules. A ≥ 0 donne A|v| ≥ |Av| = r|v|, donc A|v| − r|v| ≥ 0 ; or wT(A|v| − r|v|) = rwT|v| − rwT|v| = 0 avec w > 0, d'où A|v| = r|v|. Ainsi |v| ∈ ℂv : v = c|v|, et wTv = c·wT|v| = 1 avec wT|v| > 0 force c > 0. Donc v ≥ 0.
1. i. rg(rI − AT) = rg(rI − A) = n − 1, donc le sous-espace propre à gauche est aussi une droite. Si l'on remplace v par v′ = αv, le vecteur w′ associé vérifie w′ = βw et w′Tv′ = αβ = 1, donc β = 1/α et v′w′T = αv·(1/α)wT = vwT : L ne dépend pas du choix de v.
1. ii. Lx = (wTx)v, donc Im L = ℂv (L ≠ 0 car Lv = v) : rang 1. Les coefficients de L sont viwj avec wj > 0 et vi ≥ 0 : L ≥ 0, et L > 0 dès que v > 0. C'est le cas lorsque A > 0 : Av est alors > 0 (v ≥ 0, v ≠ 0), et v = Av/r > 0.
💡 À signaler sur la copie : sous la seule hypothèse écrite, v n'est pas forcément strictement positif. Exemple A = (2 1 ; 0 1) : r = 2, v = (1, 0), w = (1, 1) > 0, et L = (1 1 ; 0 0) n'est pas > 0 (et Ak n'est jamais > 0). Il faut donc lire l'hypothèse avec v > 0 (cadre de Perron, vrai pour A > 0), ce que la suite utilise.
1. iii. L2 = v(wTv)wT = vwT = L : L est un projecteur. Im L = ℂv et Ker L = {x : wTx = 0} = H. C'est donc la projection sur ℂv parallèlement à H (et ℂn = ℂv ⊕ H).
2. i. Si wTx = 0, alors wT(Ax) = rwTx = 0 : H est stable par A. Si x ∈ H, x ≠ 0, Ax = μx, alors μ est valeur propre de A, donc |μ| ≤ r. Si |μ| = r, l'hypothèse impose μ = r, donc x = cv, et 0 = wTx = c : contradiction. Donc |μ| < r.
2. ii. Dans la base ℬ = (v, h2, …, hn), où (hi) est une base de H : Av = rv et A(H) ⊂ H, d'où la forme A′ = (r 0 ; 0 M), M matrice de la restriction de A à H. Toute valeur propre de M possède un vecteur propre dans H, donc est de module < r par 2.i : ρ(M) < r. Enfin PA(X) = (X − r)PM(X) et PM(r) ≠ 0 : r est racine simple.
2. iii. (A′/r)k = diag(1, (M/r)k) et ρ(M/r) < 1, donc (M/r)k → 0. L′ = diag(1, 0, …, 0) : dans ℬ, c'est la projection sur ℂv parallèlement à H, c'est-à-dire l'endomorphisme L.
2. iv. Avec P la matrice de passage, (A/r)k = P(A′/r)kP−1 → PL′P−1, matrice dans la base canonique de la projection sur ℂv parallèlement à H, soit L = lim (A/r)k. Comme L > 0, chacun des n2 coefficients de (A/r)k converge vers une limite > 0, donc est > 0 à partir d'un rang ; en prenant le plus grand de ces rangs, il existe k0 tel que Ak > 0 pour k ≥ k0 (r > 0).
3. i. Si 0 ≤ A ≤ B, par récurrence 0 ≤ Ak ≤ Bk (Ak+1 = AkA ≤ BkA ≤ BkB, tous les termes étant positifs), donc ‖Ak‖∞ ≤ ‖Bk‖∞ (sommes de lignes de coefficients positifs), et par la formule rappelée ρ(A) ≤ ρ(B). Pour 0 < ε < ε′ : A ≤ A(ε) ≤ A(ε′), d'où ρ(A) ≤ f(ε) ≤ f(ε′). f est croissante et minorée par ρ(A) : sa limite l en 0+ existe et l ≥ ρ(A).
3. ii. A(ε) > 0 vérifie la condition (admis) : f(ε) = ρ(A(ε)) est valeur propre et le sous-espace propre est une droite ℂv(ε), avec v(ε) > 0 (préliminaire et 1.ii). Le vecteur x(ε) = v(ε)/Σivi(ε) appartient à K. Tout vecteur propre de K est cv(ε) avec Σcvi = 1, donc c est imposé : x(ε) est unique.
3. iii. K est fermé borné de ℝn, donc compact. Pour εm → 0+, on extrait de x(εm) une sous-suite convergeant vers x ∈ K. En passant à la limite dans A(εm)x(εm) = f(εm)x(εm) : Ax = lx, avec x ≠ 0 (Σxi = 1). l est donc valeur propre de A, d'où l ≤ ρ(A) ; avec 3.i, l = ρ(A) : le rayon spectral d'une matrice positive est valeur propre, associée à un vecteur propre positif.
2. Analyse
Partie I — φ(x) = 1/√(1 − x)
1. Récurrence. n = 0 : évident. Si φ(n)(x) = (2n)!/(4nn!) (1 − x)−(2n+1)/2, alors φ(n+1)(x) = (2n)!/(4nn!) · (2n + 1)/2 · (1 − x)−(2n+3)/2, et
(2n)!(2n + 1)/(2·4nn!) = (2n)!(2n + 1)(2n + 2)/(4nn!·4(n + 1)) = (2n + 2)!/(4n+1(n + 1)!). ✔
2. Formule de Taylor avec reste intégral à l'ordre n en 0 (φ de classe C∞ sur [0, 1[), avec φ(k)(0)/k! = (2k)!/(4kk!k!) = C2kk/4k.
3. a. C2n+2n+1 ≤ Σj=02n+2 C2n+2j = 22n+2 = 4n+1.
3. b. x − t ≥ 0 et 1 − t > 0 donnent la positivité ; et (x − t)/(1 − t) ≤ x ⇔ x − t ≤ x − xt ⇔ t(1 − x) ≥ 0, vrai.
3. c. Avec (2n + 2)!/(n!(n + 1)!) = (n + 1)C2n+2n+1, le reste s'écrit
Rn(x) = (n + 1) C2n+2n+1/4n+1 · ∫0x [(x − t)/(1 − t)]n (1 − t)−3/2 dt.
Par a. et b. : 0 ≤ Rn(x) ≤ (n + 1)xn ∫0x(1 − t)−3/2 dt = 2(n + 1)xn[(1 − x)−1/2 − 1] → 0, car (n + 1)xn → 0 pour 0 ≤ x < 1.
4. On fait n → +∞ dans l'égalité de 2 : 1/√(1 − x) = Σk≥0 C2kkxk/4k sur [0, 1[.
Partie II — lim √(1 − x) f(x) = √π
1. a. Σakx(p+1)k = f(xp+1), et
√(1 − x) f(xp+1) = √[(1 − x)/(1 − xp+1)] · √(1 − xp+1) f(xp+1).
Quand x → 1−, y = xp+1 → 1− donc le second facteur → √π, et (1 − xp+1)/(1 − x) = 1 + x + … + xp → p + 1. Limite : √(π/(p + 1)).
1. b. L'intégrande est continue et positive sur ]0, +∞[, équivalente à 1/√t en 0 (intégrable) et majorée par e−(p+1)t pour t ≥ 1 : l'intégrale converge. Le changement de variable à utiliser est u = √(2(p + 1)t) (l'énoncé a omis le t) : t = u2/(2(p + 1)), dt = u du/(p + 1), √t = u/√(2(p + 1)), e−(p+1)t = e−u²/2. Alors
∫0+∞ e−(p+1)t/√t dt = √2/√(p + 1) · ∫0+∞ e−u²/2 du = √2/√(p + 1) · √(2π)/2 = √(π/(p + 1)).
1. c. Les deux membres valent √(π/(p + 1)) d'après a. et b.
2. Écrivons Q(X) = Σp=0d cpXp. Alors Σk akxkQ(xk) = Σp cp Σk akx(p+1)k (combinaison linéaire finie de séries convergentes). Par 1.c et linéarité de la limite et de l'intégrale :
lim √(1 − x) Σ akxkQ(xk) = Σp cp ∫ e−t(e−t)p/√t dt = ∫0+∞ e−tQ(e−t)/√t dt.
3. a. e−t ≥ 1/e ⇔ t ≤ 1 : h(e−t) = et sur [0, 1] et 0 sur ]1, +∞[. L'intégrale vaut donc ∫01 e−tet/√t dt = ∫01 dt/√t, convergente (Riemann, 1/2 < 1), et égale à 2.
3. b. Pour x ∈ [0, 1[, xk → 0, donc xk < 1/e et h(xk) = 0 pour k assez grand : la série n'a qu'un nombre fini de termes non nuls, elle converge.
4. Pour xn = e−1/n : xnk = e−k/n ≥ 1/e ⇔ k ≤ n. Donc akxnkh(xnk) = ak si k ≤ n et 0 sinon : Σk akxnkh(xnk) = Sn = Σk=0n ak. Comme xn → 1−, le résultat admis et 3.a donnent √(1 − e−1/n) Sn → 2. Or 1 − e−1/n ~ 1/n, donc √(1 − e−1/n) ~ 1/√n, et finalement Sn/√n → 2 : Σk=0n ak ~ 2√n.
💡 Exemple de contrôle : ak = √π C2kk/4k vérifie l'hypothèse (Partie I), et l'on retrouve le résultat classique C2kk/4k ~ 1/√(πk), dont les sommes partielles valent ~ 2√(n/π).
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