Modèle de concours d'accès à l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique de Mohammedia (ENSET) 2003 — Épreuve : Mathématiques (cycle de préparation à l'agrégation d'économie et gestion)
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de cycle de préparation à l'agrégation d'économie et gestion organisé par l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique de Mohammedia (ENSET) (2003), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique de Mohammedia (ENSET)
- Grade
- cycle de préparation à l'agrégation d'économie et gestion
- Spécialité
- Mathématiques
- Année
- 2003
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
Royaume du Maroc
Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse
Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique
Mohammedia
Concours d’Admission de 2003
au Cycle Préparation à l’Agrégation
d'Economie et Gestion
Epreuve de Mathématiques
Durée 4 heures
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des
raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Si au cours de l'épreuve un condidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur
sa copie et poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il sera amené à prendre.
N.B. Aucun document n’est autorisé.
Algèbre
On rappelle que:
- Une matrice a une limite si et seulement si tous ses termes sont des suites réelles convergentes.
O0 k
Soit a un réel strictement positif. On considère, pour tout x réel, la matrice:
a 0 0
A(x)= | 0 1 zx | € Ma(R)
0 0 1
٠ : Calculer A(x) x A(y) pour (x, y) € R?. En déduire que A(x) est inversible et déterminer son inverse.
:وو Pour x € R, et n € N, déterminer (A(x))" (on pose (A(x))° = I3, matrice unité d'ordre 3)
Q3 : Montrer que la suite S,(x) = 2 ساس converge, et admet pour limite la matrice:
k=0 1
ل 0 0
exp(A(x)) = | 0 e ze | € Ma(R)
0 0 م
Montrer que exp(A(x)) est inversible et déterminer son inverse à l’aide de la méthode pivot-Gauss.
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Analyse
On considère la fonction f définie sur R par:
Qu : a) Calculer f' et f” fonctions dérivées première et seconde de f. Etudier les variations de f”.
Montrer que l’equation f'(x) = 0 admet une seule solution ه et que —1,3 > a > —1,2.
b) En déduire le sens de variation de f.
95 : a) Etudier les limites de f en +oo et —co. Préciser les branches infinies de la courbe représentative
C de f dans un repère orthonormé.
b) Tracer la courbe C.
و9 : On considère la suite (u,) définie par
uo €] — 1,0]
Vn EN, uni = fur) = un — : (un + ع(1
Montrer que, pour tout entier n > 0, —1 > u, > 0 et que la suite u, est décroissante. Trouver sa limite.
Probabilité
Exercice 1: Une compagnie d’assurance a classé ses assurés en trois classes d’âge:
Classe 1 moins de 25 ans
Classe 2 de 25 à 50 ans
Classe 3 plus de 50 ans
Le tableau suivant donne:
* La proportion d’assurés appartenant à chaque classe.
** La probabilité qu'un assuré d'une classe donnée déclare au moins un accident au cours d’une année.
Un assurée est tiré au hasard dans le fichier, on note C;: la personne appartient à la classe 2.
9+7 : On note A l'événement >> la personne déclare au moins un accident au cours d’une année
a) En appliquant la formule des probabilités totales, determiner la probabilité de A.
b) Quelle est la probabilité qu’un assuré ayant déclaré au moins un accident en cours d'année, ait moins
de 25 ans?
c) Quelle est la probabilité pour qu’un assuré n'ayant pas déclaré d’accident n'appartient pas à la classe
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On considère N personnes assurées de la classe d’âge 2 et soit X la variable aléatoire dont les valeurs : و9
representent le nombre d’assurés parmi N, ayant au moins un accident au cours de l’année.
a) Quelle est la loi de X? Son espérance? Sa variance?
b) Quelle est la probabilité qu’au plus k personnes aient déclaré au moins un accident. Donner la valeur
approchée de cette probabilité dans le cas: N = 10 et k = 2.
Exercice 2: Soient g et h les deux fonctions réelles à variable réelle définie par:
2(1—-x) pou 0> 1
عي لحان def
sinon
e* pour x > 0
h(x) = : 5
sinon 0 { 0
et h sont des fonctions de densité. و Qo : Démontrer que
et h. و Soient X et Ÿ deux variables aléatoires indépendantes dont les densités respectives sont : مر
a) Calculer p | - > X < - ٠
b) Calculer p(Y > 3).
g x h définie pour ح On définit la variable alâtoire réelle Z = X + Y ayant pour densité 71 notée K
tout x réelle par:
K(x) = Î g(x — t)h(t)dt
Qu : a) Démontrer à l’aide d’un changement de variable que:
g*h=hx+xg
b) Montrer que
si 2 > 0 0
K(x)=4 4-2-4-2 six e {0,1]
2e *(e — 2) si æ>l
= > 7 > - | م c) Calculer
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de mathématiques du concours d'admission 2003 au Cycle de préparation à l'agrégation d'Économie et Gestion de l'École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (ENSET) de Mohammedia. Durée : 4 heures, aucun document autorisé. Trois parties : algèbre (exponentielle d'une matrice), analyse (étude de fonction et suite récurrente), probabilités (probabilités totales, loi binomiale, densités et produit de convolution). Voici une correction proposée, question par question.
💡 Rédaction : l'énoncé précise que la clarté des raisonnements compte pour une part importante. Pour chaque récurrence ou passage à la limite, citez explicitement l'argument (continuité, monotonie, théorème des suites monotones bornées).
Algèbre
Q1. Produit par blocs :
A(x)·A(y) = | a^x·a^y 0 0 | | a^(x+y) 0 0 |
| 0 1 y + x | = | 0 1 x+y | = A(x + y)
| 0 0 1 | | 0 0 1 |
Comme A(0) = I3 (a0 = 1), on a A(x)·A(−x) = A(−x)·A(x) = A(0) = I3 : A(x) est inversible et A(x)−1 = A(−x).
Q2. Par récurrence avec Q1 : A(x)n+1 = A(nx)·A(x) = A((n+1)x), et A(x)0 = I3 = A(0). Donc A(x)n = A(nx) : termes anx = (ax)n, 1, nx, 1 (les autres nuls).
Q3. Sn(x) = Σk=0..n A(kx)/k! a pour termes non nuls :
- position (1,1) : Σ (ax)k/k! → eax ;
- positions (2,2) et (3,3) : Σ 1/k! → e ;
- position (2,3) : Σ kx/k! = x·Σk=1..n 1/(k−1)! → x·e.
Chaque terme converge, donc Sn(x) converge vers la matrice exp(A(x)) annoncée.
Inverse par pivot de Gauss. exp(A(x)) est triangulaire supérieure de diagonale eax, e, e, tous non nuls : det = eax·e² ≠ 0, elle est inversible. On part de [exp(A(x)) | I3] :
- L2 ← L2 − x·L3 : ligne 2 devient (0, e, 0 | 0, 1, −x) ;
- L1 ← L1/eax, L2 ← L2/e, L3 ← L3/e.
(exp(A(x)))^(-1) = | e^(-a^x) 0 0 |
| 0 1/e -x/e |
| 0 0 1/e |
Vérification : la ligne 2 fois la colonne 3 donne e·(−x/e) + x·e·(1/e) = 0.
Analyse : f(x) = x − ¼(x + 1)e−x
Q4-a) [(x + 1)e−x]' = e−x − (x + 1)e−x = −x·e−x, donc
- f'(x) = 1 + (x/4)·e−x ;
- f''(x) = ¼(1 − x)·e−x.
f'' > 0 sur ]−∞, 1[ et f'' < 0 sur ]1, +∞[ : f' est strictement croissante sur ]−∞, 1], strictement décroissante sur [1, +∞[, de maximum f'(1) = 1 + 1/(4e). Limites : en −∞, x·e−x → −∞ donc f' → −∞ ; en +∞, x·e−x → 0 donc f' → 1.
Sur [1, +∞[, f'(x) > 1 > 0 : pas de zéro. Sur ]−∞, 1], f' est continue, strictement croissante, de −∞ à
1 + 1/(4e) > 0 : par le théorème de la bijection, f'(x) = 0 a une unique solution α.
f'(−1,3) = 1 − 0,325·e1,3 ≈ 1 − 1,193 = −0,19 < 0 et f'(−1,2) = 1 − 0,3·e1,2 ≈ 1 − 0,996 = 0,004 > 0,
donc −1,3 < α < −1,2 (α ≈ −1,202).
Q4-b) f' < 0 sur ]−∞, α[ et f' > 0 sur ]α, +∞[ : f est décroissante sur ]−∞, α], croissante sur [α, +∞[, avec un minimum f(α) ≈ −1,03.
Q5-a)
- En +∞ : (x + 1)e−x → 0, donc f(x) → +∞ et f(x) − x = −¼(x + 1)e−x → 0 : la droite y = x est asymptote oblique. Pour x > −1, f(x) − x < 0 : C est sous l'asymptote ; pour x < −1, au-dessus ; elles se coupent au point (−1, −1).
- En −∞ : x + 1 → −∞ et e−x → +∞, donc −¼(x + 1)e−x → +∞ et f(x) → +∞. f(x)/x = 1 − ¼(1 + 1/x)e−x → −∞ : branche parabolique de direction l'axe des ordonnées.
Q5-b) Points utiles pour le tracé : minimum (α ≈ −1,2 ; f(α) ≈ −1,03) ; f(−1) = −1 (point commun avec l'asymptote) ; f(0) = −0,25 avec tangente de pente f'(0) = 1 ; C coupe l'axe des abscisses vers x ≈ 0,24 ; point d'inflexion en x = 1 (f'' change de signe), f(1) = 1 − 1/(2e) ≈ 0,82. La courbe remonte très vite vers +∞ à gauche et rejoint y = x par en dessous à droite.
Q6. Encadrement (par récurrence) : −1 < u0 < 0. Comme α < −1, f est strictement
croissante sur [−1, 0] ; si −1 < un < 0, alors f(−1) < f(un) < f(0), soit
−1 < un+1 < −¼ < 0. Donc −1 < un < 0 pour tout n.
Monotonie : un+1 − un = −¼(un + 1)e−un < 0 car
un + 1 > 0 : la suite est décroissante.
Limite : décroissante et minorée par −1, elle converge vers ℓ ∈ [−1, 0[. f étant continue, ℓ = f(ℓ), soit
(ℓ + 1)e−ℓ = 0, donc ℓ = −1.
Probabilités
Exercice 1
Q7-a) Formule des probabilités totales sur le système complet (C1, C2, C3) : P(A) = 0,25×0,12 + 0,53×0,06 + 0,22×0,09 = 0,03 + 0,0318 + 0,0198 = 0,0816.
Q7-b) Bayes : P(C1 | A) = 0,03/0,0816 ≈ 0,368.
Q7-c) P(Ā) = 1 − 0,0816 = 0,9184. P(Ā ∩ C2) = 0,53×0,94 = 0,4982. P(C̄2 | Ā) = 1 − 0,4982/0,9184 = (0,25×0,88 + 0,22×0,91)/0,9184 = 0,4202/0,9184 ≈ 0,458.
Q8-a) Les N assurés sont supposés indépendants, chacun déclarant au moins un accident avec la probabilité p = 0,06 : X suit la loi binomiale B(N ; 0,06). E(X) = 0,06·N ; V(X) = N×0,06×0,94 = 0,0564·N.
Q8-b) P(X ≤ k) = Σj=0..k C(N, j)·0,06j·0,94N−j.
Pour N = 10, k = 2 : 0,9410 + 10×0,06×0,949 + 45×0,06²×0,948
≈ 0,5386 + 0,3438 + 0,0988 ≈ 0,981.
(Avec l'approximation de Poisson de paramètre λ = Np = 0,6 : e−0,6(1 + 0,6 + 0,18) ≈ 0,977.)
Exercice 2
Q9. g et h sont positives et continues par morceaux. ∫ g = ∫01 2(1 − x)dx = [2x − x²]01 = 1 ; ∫ h = ∫0+∞ e−xdx = [−e−x]0+∞ = 1. Ce sont des densités.
Q10-a) p(¼ ≤ X ≤ ¾) = [2x − x²]1/43/4 = (1,5 − 0,5625) − (0,5 − 0,0625) = 0,5.
Q10-b) p(Y > 3) = ∫3+∞ e−xdx = e−3 ≈ 0,0498.
Q11-a) Dans K(x) = ∫0x g(x − t)h(t)dt, on pose u = x − t (du = −dt ; t = 0 → u = x ; t = x → u = 0) : K(x) = ∫x0 g(u)h(x − u)(−du) = ∫0x h(x − u)g(u)du = (h∗g)(x).
Q11-b)
- x < 0 : h(t) = 0 pour t entre x et 0, donc K(x) = 0.
- 0 ≤ x ≤ 1 : pour t ∈ [0, x], x − t ∈ [0, 1], g(x − t) = 2(1 − x + t) : K(x) = 2(1 − x)∫0xe−tdt + 2∫0xt·e−tdt = 2(1 − x)(1 − e−x) + 2[1 − (x + 1)e−x] = 4 − 2x − 4e−x (intégration par parties : ∫t·e−t = −(t + 1)e−t).
- x ≥ 1 : g(x − t) ≠ 0 seulement pour t ∈ [x − 1, x]. Avec s = t − x + 1 : K(x) = ∫01 2s·e−(s+x−1)ds = 2e1−x∫01s·e−sds = 2e1−x(1 − 2/e) = 2e−x(e − 2).
Q11-c) p(½ ≤ Z ≤ 3/2) = ∫1/21(4 − 2x − 4e−x)dx + ∫13/22(e − 2)e−xdx
- premier terme : [4x − x² + 4e−x]1/21 = 1,25 + 4/e − 4/√e ≈ 0,2954 ;
- second terme : 2(e − 2)(e−1 − e−3/2) ≈ 0,2079.
Donc p(½ ≤ Z ≤ 3/2) ≈ 0,503.
Questions fréquentes sur ce sujet
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