Modèle de concours : Ingénieurs d'État de 1er grade — Ministère de l'Agriculture — Génie civil — 19 mai 2024
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Ingénieurs d'État de 1er grade organisé par Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts (2024), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts
- Grade
- Ingénieurs d'État de 1er grade
- Spécialité
- Génie civil
- Année
- 2024
- Pages
- 1
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
و0 كاي DU MAROC اخنيوير وزارة الفلاحة والصسيد البصري والتنيسة op gd والثابات HAT À +3 0+ +e7Vaht À +XC 2H Cal O+ à du Développement Rural et des Eaux et Forêts ايت Ministère de ee مباراة لتوظيف مهندسي الاولة من الدرجة الأولى بتاريخ 18 فُبراير 2024 4: المدة: ثلاث )3( ساعات المعامل Génie Civil: الشعبة Répondre aux 4 questions suivantes (20 points): Question 1 : (5 points) On projette de construire des infrastructures hydro agricoles pour l'irrigation d'un périmètre irrigué de 30 000 Ha dans la plaine du Gharb à partir du barrage Koudiat Bourna. Quelles sont selon vous les principales considérations techniques, envionnementales et sociales à prendre en compte lors de la conception des aménagements pour améliorer leur résilience climatique et minimiser leur impact environnemental et social ? 1 حب Question 2 : (5 points) 4 Comment évaluer et gérer les risques géotechniques associés à la construction d'infrastructures hydro agricoles dans des zones sujettes à des phénomènes naturels tels que l'érosion, les glissements de terrain ou les inondations ? 7-0 Question 3 : (5 points) Vous êtes chargés de diriger la construction d'un barrage colinéaire destiné à l'irrigation au nord du Maroc. Comment planifieriez-vous les différentes phases du projet, en tenant compte des ressources disponibles, des contraintes environnementales, et des contraintes budgétaires ? Expliquez également comment vous assureriez la participation et la coordination de toutes les parties prenantes impliquées dans le projet. Question 4 : (5 points) Expliquer les principes de conception et de dimensionnement des barrages de retenue d’eau, en soulignant les facteurs importants tels que la géomorphologie du site, les caractéristiques hydrauliques des cours d'eau et les considérations environnementales, sociales et économiques ? نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve écrite du concours de recrutement des ingénieurs d'État du premier grade du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, filière Génie civil, session du 18 février 2024. Durée 3 heures, coefficient 4. Quatre questions de synthèse, 5 points chacune.
💡 Ce sont des questions ouvertes d'ingénieur : le jury attend une réponse structurée (technique / environnemental / social ; ou phases du projet), avec des mesures concrètes. Consacrez environ 40 minutes à chaque question et annoncez votre plan en une ligne.
Question 1 : aménagement hydro-agricole de 30 000 ha dans le Gharb à partir du barrage Koudiat Bourna
Considérations techniques
- Ressource : volume régularisable du barrage en année sèche, partage avec l'eau potable et les autres usages, dotation par hectare réaliste ; bilan besoins/ressources à l'échelle de la campagne.
- Sols et topographie : aptitude des sols, plaines basses à nappe haute et sols lourds du Gharb, d'où la nécessité d'un réseau de drainage et d'assainissement associé à l'irrigation.
- Choix du système : adduction principale, stations de pompage, réseau sous pression desservant des bornes (qui permet l'irrigation localisée ou l'aspersion) plutôt que des canaux à ciel ouvert à fortes pertes ; dimensionnement sur les besoins de pointe de l'assolement.
- Ouvrages : conduites résistantes, protection anti-bélier, comptage à chaque borne, télégestion ; fondations adaptées aux sols compressibles.
- Exploitation : organisation de la gestion et de la maintenance, tarification.
Résilience climatique
- Dimensionner avec des scénarios de baisse des apports et de hausse de l'évapotranspiration.
- Irrigation localisée et pilotage (sondes, bulletins) ; cultures et assolements économes en eau.
- Stockage intermédiaire (bassins de régulation), interconnexions et ressources complémentaires.
- Ouvrages protégés contre les crues et le débordement de l'oued ; drainage dimensionné pour les pluies intenses.
- Énergie : pompage couplé au solaire pour réduire le coût et la vulnérabilité.
Environnement et société : réduire l'impact
- Étude d'impact sur l'environnement préalable et plan de gestion : débit réservé en aval, qualité des eaux de drainage (nitrates, pesticides), risque de salinisation, protection des zones humides.
- Gestion des déblais et remise en état des emprises ; limitation de l'érosion en phase chantier.
- Foncier : tracé minimisant les expropriations, indemnisation juste, remembrement si nécessaire.
- Participation des agriculteurs dès la conception (associations d'usagers de l'eau agricole), formation à l'irrigation moderne, accès au financement et aux subventions, attention aux petits exploitants et aux femmes rurales.
- Emplois locaux en phase travaux et valorisation des produits (agrégation, unités de conditionnement).
Question 2 : risques géotechniques (érosion, glissements, inondations)
Évaluer
- Études préalables : cartes géologiques et topographiques, photo-interprétation et images satellitaires, inventaire des glissements et crues passés, visite de terrain.
- Reconnaissance géotechnique : sondages, essais in situ et de laboratoire (cisaillement, perméabilité, identification des argiles gonflantes), piézométrie, inclinomètres sur les versants instables.
- Études hydrologiques et hydrauliques : débits de crue pour différentes périodes de retour, zones inondables, vitesses d'écoulement.
- Analyse et cartographie des risques (aléa × vulnérabilité), calculs de stabilité des pentes (coefficient de sécurité), hiérarchisation.
Gérer
- Éviter : choix du tracé et de l'emplacement des ouvrages hors des zones les plus exposées.
- Érosion : reboisement et végétalisation des talus, banquettes, gabions, seuils de correction torrentielle, revêtement ou enrochement des canaux et berges, dissipateurs d'énergie.
- Glissements : reprofilage des talus à pente stable, drainage (tranchées, éperons drainants, masques), murs de soutènement, gabions, clouage ou ancrages, allègement en tête.
- Inondations : ouvrages dimensionnés sur une crue de projet, digues de protection, dalots et ouvrages de franchissement suffisants, évacuateurs, entretien des lits d'oued.
- Suivi : auscultation (piézomètres, repères topographiques, inclinomètres), plan d'entretien, plan d'alerte et d'intervention.
Question 3 : diriger la construction d'un barrage collinaire au nord du Maroc
Planification par phases
- Identification et faisabilité : besoins en eau à l'aval (irrigation, abreuvement), choix du site (cuvette, verrou, géologie), hydrologie (apports, crues), premières estimations de coût ; comparaison de variantes.
- Études détaillées : topographie, géotechnique (fondation, zones d'emprunt de matériaux), choix du type (digue en terre homogène ou zonée, enrochement, béton compacté au rouleau), dimensionnement de l'évacuateur de crues et de la vidange de fond, étude d'impact environnemental et social, dossier d'appel d'offres.
- Passation des marchés selon la réglementation des marchés publics.
- Travaux : installation, dérivation provisoire de l'oued, préparation de la fondation, remblai compacté par couches avec contrôle, ouvrages annexes, calendrier adapté à la saison des pluies (travaux de remblai en saison sèche).
- Mise en eau progressive avec auscultation, réception, puis exploitation et entretien.
Contraintes à intégrer
- Ressources disponibles : matériaux d'emprunt proches (réduction des coûts de transport), eau et engins, main-d'œuvre locale, compétences de l'équipe.
- Environnement : débit réservé, envasement de la retenue (d'où lutte antiérosive sur le bassin versant, fréquente au nord), qualité de l'eau, remise en état des zones d'emprunt.
- Budget : estimation réaliste avec provision pour imprévus, suivi des coûts (situations, décomptes), gestion des avenants, arbitrage coût/qualité sans toucher à la sécurité.
Participation et coordination des parties prenantes
Comité de pilotage réunissant maître d'ouvrage, agence de bassin hydraulique, autorités locales et communes, services agricoles, bureau d'études et entreprise ; réunions de chantier hebdomadaires avec comptes rendus ; consultation des populations et des agriculteurs dès les études (usage futur de l'eau, emprises, indemnisations) ; création ou appui d'une association d'usagers pour la gestion future ; plan de communication et traitement des réclamations.
Question 4 : conception et dimensionnement des barrages de retenue
- Géomorphologie et géologie du site : un verrou étroit sur une large cuvette donne un bon rapport volume stocké / volume de l'ouvrage ; la nature de la fondation dicte le type de barrage : rocher sain et vallée étroite pour une voûte, rocher pour un barrage-poids en béton ou en béton compacté au rouleau, fondation meuble ou déformable pour une digue en terre ou en enrochement ; étanchéité de la cuvette et de la fondation (injections, voile d'étanchéité) ; disponibilité des matériaux sur place.
- Hydrologie et hydraulique : apports moyens et en année sèche pour fixer la capacité utile et la cote de retenue normale ; crue de projet (période de retour élevée) pour dimensionner l'évacuateur de crues et la revanche ; transport solide pour estimer l'envasement (tranche morte) ; ouvrages de prise et de vidange.
- Stabilité et sécurité : stabilité au glissement et au renversement (barrages-poids), stabilité des talus amont et aval et maîtrise des infiltrations (noyau, filtres, drains) pour les digues, prise en compte du séisme ; dispositif d'auscultation.
- Environnement : débit réservé, continuité écologique, qualité de l'eau, impact sur les terres noyées et les milieux aval.
- Social : déplacement éventuel de populations et indemnisation, usages de l'eau partagés, bénéfices pour les riverains.
- Économie : coût de l'ouvrage rapporté au volume régularisé, analyse coût-bénéfice, coûts d'exploitation et d'entretien sur la durée de vie.
Le dimensionnement final résulte de l'optimisation entre ces contraintes : hauteur et volume de retenue, type d'ouvrage et évacuateur doivent offrir la sécurité exigée au coût le plus faible.
Questions fréquentes sur ce sujet
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Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
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