Modèle de concours : Ingénieurs d'État de 1er grade — Ministère de l'Agriculture — Production végétale — 7 juillet 2019
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Ingénieurs d'État de 1er grade organisé par Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts (2019), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts
- Grade
- Ingénieurs d'État de 1er grade
- Spécialité
- Production végétale
- Année
- 2019
- Pages
- 1
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
Royaume du Maroc 3 Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Marit ss Du Développement Rural et des Eaux et Fore : 0. Concours de recrutement des Ingénieurs d'Etat Premier 7 OPTION : PRODUCTION VEGETALE Session du 07 Juillet 2019 04 Epreuve écrite- Durée 3 heures + Coefficien Traiter l'un des deux sujets suivants : SUJET 1: Les seuils de nuisibilité des mauvaises herbes sont déterminants Pour le لساك اليا du désherbage et pour optimiser la rentabilité des applications de traitements phytosanitaires, Ces seuils ne représentent cependant, que des valeurs indicatives car de nombreux facteurs influencent la prise de décision. Ils ne prennent en compte que le préjudice direct sur la culture. Or, les effets indirects des mauvaises herbes comme l'évolution de leurs stocks semenciers dans les sols sant d'une importance capitale. - Quels sont les types de nuisibilité des mauvaises herbes ? Quels sont les facteurs qui influencent cette nuisibilité ? 1 - Citor les différentes stratégies de lutte contre les mauvaises herbes. SUJET 2 : L'examen de la situation des céréales d'automne en Bour, durant cette campagne agricole (2018-2019), montre un retard des pluies au milieu du cycle végétatif ayant eu un impact sur le niveau des productions et uné différenciation significative des performances réalisées au niveau des exploitations agricoles. Les pluies se sont faites rares durant les deux premières semaines de Février, après un mois de janvier qui a connu un retard des précipitations et une vague de froid, Le bilan pluviométrique était globalement défavorable en Février. - À quel stade du développement des céréales, le déficit hydrique est le plus redoutable ? - uell Quels Sa les principales techniques à (conseiller) aux agriculteurs pour atténuer l'effet d'un déficit hydrique éventuel ? - Quelssontlesé 3 a tles éléments de base nécessaires à connaître pour mieux gérer la contrainte climatique ? wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve écrite du concours de recrutement des ingénieurs d'État du premier grade du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, option Production végétale, session du 7 juillet 2019. Durée 3 heures, coefficient 4. Le candidat traite un sujet sur deux ; les deux sont corrigés ci-dessous.
💡 Ce sont des sujets de synthèse : le jury attend un plan clair (définitions, classement, facteurs, solutions) et des exemples tirés des grandes cultures marocaines (céréales en bour, légumineuses, maraîchage).
Sujet 1 — Nuisibilité des mauvaises herbes et stratégies de lutte
Introduction
Une mauvaise herbe est une plante qui pousse là où on ne la souhaite pas et qui gêne la culture. Les seuils de nuisibilité (densité à partir de laquelle la perte de rendement justifie une intervention) ne reflètent que le préjudice direct de l'année ; or une adventice non maîtrisée alimente le stock semencier du sol et prépare les infestations futures. D'où la nécessité de raisonner la nuisibilité sur plusieurs campagnes.
I. Les types de nuisibilité
- Nuisibilité directe (perte de rendement de l'année) :
- compétition pour l'eau (décisive en bour), la lumière, les éléments nutritifs (surtout l'azote) et l'espace ;
- allélopathie : substances émises qui freinent la germination ou la croissance de la culture ;
- parasitisme : orobanche sur fève, pois chiche et lentille ; cuscute.
- Nuisibilité indirecte :
- baisse de la qualité de la récolte (graines étrangères, impuretés, humidité, graines toxiques) ;
- gêne à la récolte (bourrage des moissonneuses, verse) et hausse des coûts ;
- adventices hôtes de ravageurs, de maladies et de virus ;
- enrichissement du stock semencier et des organes de multiplication (rhizomes, bulbes) : c'est la nuisibilité « différée », qui pèse sur les années suivantes.
II. Les facteurs qui influencent la nuisibilité
- L'adventice : espèce et aptitude à la compétition (folle avoine, ray-grass, brome et phalaris sont très nuisibles dans les céréales), densité, biomasse, période de levée.
- La date de levée relative : une adventice qui lève avant ou avec la culture est bien plus nuisible qu'une levée tardive.
- La durée de la concurrence et la période critique de compétition de la culture : le désherbage doit intervenir avant la fin de cette période.
- La culture : espèce, variété (hauteur, vigueur de départ, tallage), densité et date de semis, écartement.
- Le milieu : disponibilité en eau et en azote, climat de l'année (en année sèche, la compétition pour l'eau s'aggrave), type de sol.
- Les pratiques : rotation, travail du sol, fertilisation (localisée ou à la volée), historique du désherbage (résistances aux herbicides).
III. Les stratégies de lutte
- Préventive : semences certifiées propres, nettoyage du matériel, fumier bien décomposé, empêcher la montée à graines des adventices en bordure.
- Culturale : rotation (alterner cultures d'hiver et de printemps, céréales et légumineuses), faux semis, labour ou travail superficiel selon les espèces, date et densité de semis, variétés couvrantes, fertilisation raisonnée.
- Mécanique : binage, sarclage, herse étrille, désherbage manuel.
- Physique : paillage, solarisation, désherbage thermique.
- Chimique : herbicides de pré-semis, de pré-levée et de post-levée, sélectifs ou totaux ; bon stade, bonne dose, bonnes conditions ; alternance des modes d'action pour prévenir les résistances.
- Biologique : agents naturels (insectes, champignons) encore peu utilisés en grande culture.
- Lutte intégrée : combinaison de ces moyens, décision fondée sur les seuils et sur la gestion à long terme du stock semencier.
Conclusion
Raisonner le désherbage uniquement sur le seuil de l'année est insuffisant : une stratégie durable combine rotation, techniques culturales et chimie raisonnée pour réduire le stock semencier et limiter les résistances.
Sujet 2 — Céréales d'automne en bour et déficit hydrique
1. Stade où le déficit hydrique est le plus redoutable
La période la plus sensible va de la montaison à la floraison, avec un maximum autour du gonflement (méiose), de l'épiaison et de la floraison : un manque d'eau réduit alors la fertilité des épis et le nombre de grains par épi, pertes qui ne se rattrapent plus. Le déficit pendant le remplissage du grain (échaudage) réduit ensuite le poids de mille grains. Un déficit au tallage (comme en janvier-février dans le texte) réduit le nombre de talles et d'épis, mais la plante peut encore partiellement compenser si les pluies reviennent.
2. Techniques à conseiller pour atténuer un déficit hydrique
- Choix variétal : variétés précoces (qui esquivent la sécheresse de fin de cycle) et tolérantes au stress hydrique.
- Date et densité de semis : semis à la bonne date, densité adaptée à la pluviométrie attendue de la zone.
- Conservation de l'eau du sol : travail du sol réduit ou semis direct, maintien des résidus en surface, lutte contre l'évaporation.
- Désherbage précoce : supprimer la concurrence des adventices pour l'eau.
- Fertilisation azotée raisonnée et fractionnée, ajustée aux pluies (ne pas apporter d'azote sur un sol sec).
- Irrigation d'appoint aux stades critiques lorsque de l'eau est disponible.
- Rotation avec légumineuses ou jachère travaillée pour mieux stocker l'eau.
- Gestion du risque : assurance agricole contre les aléas climatiques ; en cas d'échec, valorisation de la parcelle en fourrage ou pâturage.
3. Éléments de base pour gérer la contrainte climatique
- Climat : pluviométrie de la zone et sa répartition, évapotranspiration, températures, fréquence des sécheresses, prévisions saisonnières, bilan hydrique en cours de campagne.
- Sol : profondeur, texture, réserve utile, état hydrique au semis.
- Culture : durée du cycle, calendrier des stades phénologiques, besoins en eau et stades sensibles.
- Ressources et moyens : eau disponible pour l'appoint, matériel, variétés disponibles.
- Suivi : observation des cultures, humidité du sol, outils d'aide à la décision et bulletins agro-météorologiques.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
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