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Modèle de concours : CNC 2011 Physique II (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique II 📅 2011 👁️ 36 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2011), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique II
Année
2011
Pages
9
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2011 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 9 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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Concours National Commun - Session 2011 - Filière TSI

e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les [références des questions

abordées.

e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Interférences lumineuses : interféromètre de Michelson
Données :
e Vitesse de la lumière dans le vide : c = 3,00.108 m.s"! ;
e Constante de Planck : h = 6,63.10-34 ‏.ل‎ ;
e Constante de Boltzmann : ‏و‎ = 1,38.10-23 J.K-1 ;
e Nombre d’Avogadro : Na = 6,02.1023 mol-!.

L’épreuve est composée de quatre parties indépendantes. Le but du problème est
d’étudier quelques aspects théoriques et expérimentaux relatifs à l’interféromètre de
Michelson.

1. Optique géométrique
Une lentille mince convergente (Lo) de distance focale f',, de centre 0 est
utilisée pour la projection d’un objet AB réel, perpendiculaire à l’axe optique Ox et situé

à la distance d = ‏لهم‎ de la lentille. Le point A est sur l’axe optique.

1.1. A quelles conditions l’image A'B' de l’objet AB donnée par la lentille est-elle
nette 2

1.2. Construire l’image A’B’ dans le cas où d › f',. Quelle est la nature de l’image ?
Est-elle renversée ou droite ?

1.3. Montrer que le grandissement transversal et la relation de conjugaison de la
lentille (Lo) avec origine au centre s’écrivent respectivement :

_OA' 1.11

دح م حدر
‎OA OA OA 7‏

1.4. On fixe la distance D entre le plan de l’objet AB et l’_écran d’observation (E). Quelle
relation doit vérifier la distance focale f', pour que l’image A'B' soit réelle sur (E) ?
1.5. Application numérique : D= 1m. Proposer une valeur usuelle de la focale f, -

2. Lampe à vapeur de mercure

La lampe à vapeur de mercure émet une lumière polychromatique, c'est-à-dire une

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Concours National Commun - Session 2011 - Filière TSI

lumière composée de plusieurs radiations monochromatiques. Le diagramme de la figure
1 représente quelques nivaux d'énergie de l’atome de mercure.

2.1. Le spectre de la lampe à vapeur de mercure est-t-il discret ou continue ? Justifier.
2.2. L'une des radiations émises par la E (eV)

lampe à vapeur de mercure correspond

à la transition du niveau d’énergie E3

vers le niveau d’énergie Bi. Établir la 0
relation entre la variation d’énergie E3=-272€V ‏نات حت حت ص‎ 000
AE = Es - E: de l’atome et la longueur ‏جوج ججح ججح ›جججج صرح او لق ا‎
d’onde ‏دبع‎ de la radiation émise.

2.3. Calculer la valeur numérique de
la longueur d’onde 231.

2.4. Dans quel domaine, ultraviolet

(U.V.), visible ou infrarouge (L.R.), se
situe la radiation de longueur d’onde = Es=-1045eV+-——------—-----00 00

Âz+1.

figure 1
3. Optique ondulatoire : interféromètre de Michelson 8

3.1. Questions préliminaires

On considère deux sources lumineuses S, et Sa ponctuelles, monochromatiques, de
même longueur d’onde dans le vide À, cohérentes et en phase, et d’intensités

respectives 1 et 1. La lumière est représentée, au point M et à l'instant t, par une
vibration scalaire d’amplitude complexe a(M,t) = ‏"!اغيم‎ avec j’=-—1. Dans cette
expression, A, est l’amplitude réelle (supposée constante) de la vibration et @(M,t) sa
phase au point M et à l’instante t.
3.1.1. Sous quelles conditions peut-on représenter une vibration lumineuse, de nature
vectorielle, par une grandeur scalaire ?
3.1.2. On note 6(M) la différence de marche en un point M de l’espace où viennent
interférer deux vibrations issues de S, et ‏وق‎ Exprimer 6(M) en fonction des chemins
optiques.
3.1.3. Montrer que l'intensité lumineuse /(M) au point M s’écrit :

I(M) = 1 +1, +311, cos 200
3.1.4. Représenter les variations de l’intensité lumineuse en fonction de 6(M). Indiquer

les points remarquables.

3.1.5. Exprimer les intensités I, d’une frange brillante et ‏دا‎ d’une frange sombre. En

‎déduire le contraste de la figure d’interférences défini par C = Tr . Représenter
‎l’allure de C en fonction ‏عل‎ — ? Commenter.
1
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3.1.6. Quel est l’intérêt de choisir deux sources telles que /, =1, ?

3.1.7. L’expérience montre que l’éclairement engendré par deux sources ponctuelles
monochromatiques distinctes est uniforme. Donner l’expression de l’intensité lumineuse
I(M) dans ce cas et expliquer la nécessité de superposer deux vibrations lumineuses

obtenues par division d’une vibration issue d’une source primaire unique ponctuelle
monochromatique S. Expliquer le rôle de la longueur de cohérence dans l’obtention des
interférences lumineuses.

3.1.8. Quelle relation lie la différence de marche 6(M) à l’ordre d’interférence p(M) ?
Sachant que l’observation des interférences permet la mesure de l’ordre d’interférence
p(M) en un point ou la variation Ap de p(M) en ce point, citer trois applications du

phénomène d’interférences lumineuses.
3.2. Description de l’interféromètre de Michelson réel

La figure 2 donne le schéma de l’interféromètre de Michelson pratique couramment

utilisé dans les laboratoires des lycées. Il est constitué :

- d’une lame séparatrice (Sp) semi-réfléchissante et non absorbante dont les
facteurs de réflexion et de transmission sont égaux à 0,5. Cette lame fixe est
inclinée à 45° par rapport aux normales à (M1) et (M).

- d’une lame compensatrice (Cp), identique à (Sp) mais non traitée. Elle est réglable
en inclinaison (vis de réglage trappe ct et porte cp).

- d’un miroir plan fixe (M1), réglable en inclinaison (vis de réglage fin trappe mt1 et
porte mp1).

- d’un miroir plan mobile (M2), réglable en position (translation à l’aide du chariot
mobile par le tambour )1(( et en inclinaison (vis de réglage semi-fin trappe mt2 et
porte mp2).

- d’une lame de verre à faces parallèles (Va).

figure 2

3.2.1. Le système interférentiel décrit ci-dessus est-il à division du front d’onde ou à
division d’amplitude ? Justifier la réponse.

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3.2.2. Expliquer, en se servant d’un schéma soigné, le rôle de la lame séparatrice (Sp).
Quel est l’intérêt pratique de choisir les coefficients de réflexion et de transmission égaux
à 0,5 pour la séparatrice (Sp) ?

3.2.3. Montrer qu’avec ce montage, la moitié du flux incident est irrémédiablement
perdue.

3.2.4. Expliquer, en se servant d’un schéma soigné, le rôle de la lame compensatrice

3.2.5. Quel est le rôle de la lame de verre à faces parallèles (Va) située à l’entrée de
l’interféromètre de Michelson ?

3.3. L’interféromètre de Michelson éclairé par une source étendue

Dans cette partie, on considère un interféromètre de Michelson idéal constitué par
une lame semi-réfléchissante, non absorbante, appelée séparatrice (Sp), dont les
facteurs de transmission et de réflexion valent 0,5, d’épaisseur nulle et n’introduisant
aucun déphasage, et deux miroirs plans (M;) et (M2). La lame (Sp) est inclinée à 45° par
rapport aux normales à (M1) et (M2) (figure 3).

Source

étendue #
( Sp) th

figure 3

On suppose dans toute la suite que l’interféromètre de Michelson est plongé dans l’air
d’indice égal à 1.

3.3.1. Expliquer pourquoi, dans l’étude théorique, on peut remplacer les deux lames (Sp)
et (Cp) de l’interféromètre réel par la lame séparatrice théorique (SPp)in.

3.3.2. Proposer un protocole de réglage de l’interféromètre de Michelson permettant
d’obtenir, avec par exemple une source spectrale de vapeur atomique, une figure
d’interférence nette, contrastée et lumineuse.

3.3.3. Franges d’égale inclinaison
Les miroirs (M1) (de centre O1) et (Mz) (de centre Oz) sont perpendiculaires entre
eux et respectivement orthogonaux aux axes OO; et OO» de l’interféromètre. On pose

OO, = let OO, = 1 + e. L'interféromètre est éclairé par une source étendue S à vapeur
atomique de mercure, monochromatique de longueur d’onde dans le vide À 9 = 546,1 nm .

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3.3.3.1. A quelle couleur correspond la vibration de longueur d’onde À, =546,1nm ?

3.3.3.2. Comment faut-il éclairer l’interféromètre de Michelson pour obtenir des
franges d’égale inclinaison ? On donnera le montage expérimental.

3.3.3.3. Dessiner le schéma équivalent du montage en lame d’air en faisant
apparaître son épaisseur ainsi qu’un rayon incident avec un angle quelconque 7 et les
deux rayons émergents (1) et (2) auxquels il donne naissance. On utilisera les propriétés
de symétrie du montage. Préciser la position des sources secondaires Si et Sa. Justifier
que les franges d’interférences observées sur l’écran (FE) perpendiculaire à l’axe Oy sont
des anneaux. Sont-elles localisées ? Si oui, dire pourquoi et préciser leur lieu de
localisation.

3.3.3.4. Lors d’une manipulation, on a obtenu des ellipses au lieu des anneaux
circulaires. Expliquer pourquoi. Expliquer comment y remédier.

3.3.3.5. On considère un point M du champ d’interférence. Montrer que la
différence de marche 6(M) entre les deux rayons émergents (1) et (2) s’écrit :

3.3.3.6. Déterminer l’expression de la différence de marche 6(M) entre les deux

rayons émergents au point M où ils interférent en fonction de l’épaisseur e et de
l’inclinaison /. Justifier l’appellation « anneaux concentriques d’égale inclinaison ».

3.3.3.7. En déduire que l'intensité lumineuse /(M) au point M est donnée par :

0
Quelle est la signification de /, 2 Représenter l’allure de l’intensité /(M) en fonction de
l’angle 1 Commenter.

On observe la figure d’interférence en utilisant une lentille convergente (L’) de distance
focale f".

3.3.3.8. Compléter le schéma obtenu à la question 3.3.3.3. en y ajoutant la lentille
(L’) et le cheminement des deux rayons émergents de l'interféromètre et de la lentille.

3.3.3.9. On dispose de trois lentilles convergentes de distances focales images
5 mm, 20 cm et 1 m. Laquelle doit-on choisir pour projeter les franges d’interférences ?
Laquelle doit-on choisir pour enregistrer les franges d’interférences ? Pourquoi ?

3.3.3.10. | Donner l'expression de l'ordre d'interférence p, au centre de la figure

d’interférences. Calculer sa valeur numérique pour une épaisseur e=l1,5mm.

Commenter.

3.3.3.11. On s'intéresse maintenant à l'évolution de l'intensité lumineuse au centre
de la figure d'interférences. De quelle quantité doit-on déplacer le miroir (M») pour passer
d'un maximum d'intensité à un minimum d'intensité. Tracer l'allure de la courbe
décrivant la variation d'intensité en fonction du déplacement de (M2). Peut-on déplacer
indéfiniment (M») ?

3.3.3.12. 01 se place au voisinage de l’incidence normale. Etablir l’expression du

rayon ‏ع‎ correspondant au kième anneau brillant (on compte les anneaux à partir du

centre de la figure et on suppose que ‏وم‎ a la valeur trouvée à la question 3.3.3.10.).
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3.3.3.13. | Montrer que les rayons R; des anneaux brillants sur l'écran sont tels que

3.3.3.14. En translatant le miroir mobile, on constate que les anneaux s’enfoncent
dans le centre de la figure. En déduire le sens de variation de l’épaisseur e de la lame
d’air. Comment varie le rayon des anneaux dans ce cas ? Comment varie le nombre total
d’anneaux observés sur l’écran (E) en dehors du centre à la suite de cette translation ?
Les franges deviennent-elles plus fines ou plus larges ? Justifier les réponses.

3.3.3.15. … Qu'appelle-t-on contact optique ? Déduire de ce qui précède, une procédure
pratique pour l'atteindre. Décrire l’aspect de l’écran au contact optique.

3.3.3.16. Quelle est la source de lumière qui permet de réaliser le contact optique le
plus précis avec l’interféromètre de Michelson ? Justifier votre réponse.

3.3.3.17. 18 source utilisée n’est pas rigoureusement monochromatique mais quasi-

monochromatique centrée sur la longueur d’onde À (correspondant à la fréquence vo).
Pour des valeurs de la fréquence v comprises entre v et ‏نا‎ + dv, l’intensité de la vibration
de la source vaut d1,=1, W)dv , 1, (V) est appelé l’intensité spectrale en fréquence. On
dispose d’un photodétecteur ponctuel placé au centre de la figure d’interférence donnée
par l’interféromètre de Michelson. Le photodétecteur fournit un courant proportionnel à
l’intensité lumineuse qu’il reçoit. Un moteur permet de faire translater le miroir mobile
(M2) à la vitesse constante Vo à partir de la position correspondante au contact optique.

3.3.3.17.1. Donner l’expression de l’intensité lumineuse captée par le photodétecteur
pour une fréquence v donnée.

3.3.3.17.2. Mettre cette expression sous la forme 1(7)=1, ( 1+ 05)2772(( . Donner

l’expression de + ainsi que sa signification physique.

3.3.3.17.3. On considère un faible intervalle de fréquences optiques, entre vet v+ dv.
Exprimer l'intensité élémentaire d/(7) captée par le photodétecteur dans cet intervalle de
fréquence.

Les lampes spectrales (à vapeur atomique : mercure, sodium, ...( présentent des
spectres optiques composés de raies plus ou moins fines. La largeur de ces raies
d’émission est principalement due à l’effet Doppler et à la distribution de vitesse des
molécules de gaz présentes dans la lampe. Cette répartition des vitesses des molécules

est régie par la loi de Boltzmann : P(E)=R, ‏جاه‎ où P(F) est la probabilité de

trouver une molécule à une énergie E, T est la température absolue du gaz et k, est la
constante de Boltzmann.

3.3.3.17.4. Exprimer l’énergie E d’une molécule, supposée ponctuelle, de gaz de masse
m et de vitesse V. En déduire la répartition des vitesses dans le gaz.
La fréquence V émise par un émetteur en mouvement est reliée à la fréquence V,

mesurée par un récepteur fixe par la relation de Doppler: ‏حم در‎ va = )1+-(٠/م‎

3.3.3.17.5. Montrer que l'intensité spectrale d’une raie spectrale peut se mettre, à une

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constante multiplicative près, sous la forme : ‏حي‎ ow|- | . Donner

l’expression de a.

3.3.3.17.6. Représenter la courbe donnant 7,,(V) en fonction de ‏ا‎

3.3.3.17.7. Calculer la largeur spectrale Av à mi-hauteur de 1, (VW) et interpréter la
constante a. En déduire la finesse de la raie à profil gaussien défini par

= 4h

Application numérique : calculer la largeur spectrale (en fréquence et en longueur
d’onde) d’une raie d’émission du mercure, à À, =546,1nm . La masse molaire du
mercure est de 200,6 g.mol-!, et la lampe est portée à une température de 500 K.
3.3.3.17.8. Calculer l’intensité lumineuse d’interférence 71)2( que l’on obtiendra au

centre de la figure d’interférences. On rappelle la valeur de l’intégrale de Gauss :
‏ل م‎ exp(2 jxux)du = ‏راط‎ exp(-7"b'x"). D'autre part, la faible contribution des

fréquences négatives à l’intensité spectrale ‏نا‎ (V) permet d’étendre les intégrales de —æ à
In 2 I,

3.3.3.17.9. Un calculateur associé au détecteur fournit la fonction C(7)=

Etablir l’expression de C(7) . Tracer le graphe de C(7) et celui de (7).

3.3.3.17.10.Comment avec un enregistrement du graphe de /(7) peut-on remonter
simplement aux caractéristiques spectrales de la source (largeur à mi hauteur, profil
spectral, ...(2
3.3.4. Franges d’égale épaisseur

L’interféromètre de Michelson est réglé dans la configuration «contact optique». On
incline le miroir mobile (M») d’un angle ‏نه‎ et on éclaire l’interféromètre en lumière quasi-
parallèle par une source étendue S, monochromatique de longueur d’onde dans le vide
2
3.3.4.1. On dispose d’une lampe spectrale, d’un diaphragme et d’une lentille
convergente (L:) de focale 7. Donner le protocole expérimental qui permet, à l’aide d’un
miroir plan de positionner ces éléments afin d’éclairer l’interféromètre de Michelson en
lumière quasi-parallèle 2
3.3.4.2. À l’aide d’un schéma soigné, montrer que l’interféromètre de Michelson est
équivalent, du point de vue chemin optique, à une lame coin d’air d’angle ‏عم‎ constituée du

miroir fixe (M;) et de (M’») image du miroir mobile (M2) à travers la séparatrice. Préciser la
position des sources secondaires Si et S».

3.3.4.3. L’interféromètre étant éclairé en lumière quasi-parallèle, on observe les
franges du coin d’air supposées localisées sur le miroir fixe (M1). On utilise une lentille
(La) de focale f', pour en visualiser l’image sur un écran.

3.3.4.3.1. Déterminer l’expression approchée de la différence de marche &{P) en

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fonction de la distance X d'un point P sur (M;) à l’arête commune des miroirs (M1) et (Ma).
Quelle est la forme des franges d’interférences 2 Déterminer l’expression de l’interfrange
in sur le miroir (M1) en fonction de la longueur d’onde À', et de l’angle a.

3.3.4.3.2. La lentille (L) dont la distance focale est f', = +20 cm est placée à une

distance d = 23 cm du miroir fixe. À quelle distance d’ de la lentille faut-il placer l’écran
pour avoir une image nette ?

3.3.4.3.3. Quel est le grandissement yde la lentille 2
3.3.4.3.4. Donner l’expression de l’interfrange à sur l’écran ?
3.3.4.3.5. Sur l’écran on mesure une interfrange de 6,0 mm. En réalisant l’expérience

avec une longueur d’onde connue on a déterminé la valeur de @ : ‏حم‎ 3,0.10-4 rad. En
déduire la valeur de À", -
3.3.4.4. Expliquer la démarche expérimentale (manipulation, conditions d’éclairage

et de projection) à suivre pour passer du réglage « coin d’air » à celui « en lame d’air à
faces parallèles » 2

3.3.4.5. Expliquer pourquoi, sur un interféromètre de Michelson, les franges du coin
d'air sont plus faciles à obtenir que les anneaux d'égale inclinaison.

3.4. Application : mise en évidence d’un défaut d’épaisseur
Pour contrôler des surfaces de composants optiques, on utilise l’interféromètre de
Twymann-Green qui est un dérivé de l’interféromètre de Michelson.

L’interféromètre est réglé en lame d’air à faces parallèles d’épaisseur e=2,69 um

(contact optique imparfait) et est éclairé en lumière parallèle par un laser à gaz de
longueur d’onde À, =633 nm. Le faisceau émergent de l’interféromètre est reçu sur une

matrice CCD placée dans le plan focal image d’une lentille convergente.

3.4.1. Calculer l’ordre d’interférence et montrer que l’intensité lumineuse /(M )est nulle

en tout point M du capteur.

3.4.2. Un miroir à tester (M3) présente un petit défaut d’épaisseur a autour du point P
(figure 4). On veut mettre en évidence ce défaut à l’aide de l’interféromètre de Twymann-
Green.

| miroir (Ms)

(2) (1) figure 4

3.4.2.1. Déterminer, pour les rayons (1) et (2), l'expression A(6) de la variation de la
différence de marche créée par le défaut après réflexion sur le miroir. En déduire la
variation de la différence de phase entres les deux vibrations.

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3.4.2.2. On place le miroir (M3) à tester à la place du miroir mobile (M), l’interféromètre
étant toujours réglé en lame d’air à faces parallèles d’épaisseur ‏دا‎ 2,69 um. Montrer
qualitativement que le défaut peut se révéler par une intensité Z' non nulle sur le
détecteur, à l’endroit du défaut.

3.4.2.3. Justifier que l’intensité lumineuse /'(a), obtenue en présence du défaut

d’épaisseur a a pour expression : I'(a)=1, | 1- co) . Calculer sa valeur à l’endroit

du défaut pour a=158 nm et pour a=3l6 nm.

3.4.2.4. Pour quelles valeurs de a (en fonction de À, ) le défaut d’épaisseur du miroir

est-il le mieux visible ?

4. Histoire : l'expérience de Michelson-Morley

L'expérience de Michelson-Morley avait pour but de mettre en évidence la présence
d'un hypothétique éther dans lequel la Terre se déplace, et qui définit le référentiel
d'inertie dans lequel la lumière se propage à la vitesse c (supposée constante et isotrope).
Le résultat négatif de cette expérience est une des expériences fondamentales qui ont
mené à la relativité restreinte.

Le principe de l'expérience est d’utiliser l’interféromètre de Michelson, réglé en lame
d’air à faces parallèles, pour comparer les temps d'aller-retour dans les deux bras
perpendiculaires de l'interféromètre de même longueur ! = OO, = OO», lorsque ceux-ci
sont en mouvement par rapport à l'éther. L’interféromètre est fixe dans le référentiel du
laboratoire et on suppose que l’un des bras est orienté suivant la direction du
mouvement de la Terre sur son orbite à la vitesse u. La longueur déployée des bras est de
[= 10 m. La source de lumière utilisée était une lampe à vapeur de Sodium de longueur
d'onde ‏م3‎ = 589 nm. La Terre se déplace à u = 30 km.s-! autour du Soleil.

4.1. Effectuer un calcul de physique Galiléenne pour calculer les temps ‏نا‎ et to mis par
la lumière pour effectuer les trajets aller-retour respectifs OO10 et OO20 (figure 3).

4.2. En déduire, dans la limite u ‹‹ c, la différence de marche qui devrait être observée
en sortie de l'interféromètre lorsqu'on l'éclaire en lumière monochromatique.

4.3. Les franges d'interférence observées dépendent-elles de u ?

4.4. En réalité, l'expérience montre qu'elles n'en dépendent pas ; que peut-on dire de la
validité de la mécanique “classique” (non relativiste) pour cette expérience ?

Epreuve de Physique ١١ 9/9 Tournez la page S.V.P.

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2011, filière TSI (9 pages d'énoncé, sans page de garde dans ce document). Thème : interférences lumineuses et interféromètre de Michelson, en quatre parties indépendantes : optique géométrique, lampe à vapeur de mercure, optique ondulatoire (Michelson en lame d'air et en coin d'air, cohérence temporelle, contrôle d'un défaut d'épaisseur) et expérience de Michelson-Morley. Voici une correction proposée avec la numérotation de l'énoncé.

💡 Données : 1 eV = 1,60·10−19 J ; c = 3,00·108 m·s−1 ; h = 6,63·10−34 J·s ; kB = 1,38·10−23 J·K−1 ; NA = 6,02·1023 mol−1. Les mesures algébriques sont notées OA, OA', etc. (sens de propagation de la lumière positif).

1. Optique géométrique

1.1. L'image est nette si la lentille est utilisée dans les conditions de Gauss (rayons paraxiaux : peu inclinés et proches de l'axe), qui assurent un stigmatisme et un aplanétisme approchés, et si l'écran est placé dans le plan conjugué du plan de l'objet.

1.2. Construction avec deux rayons issus de B : le rayon passant par O n'est pas dévié ; le rayon parallèle à l'axe émerge en passant par le foyer image F'. Leur intersection donne B', et A' est sur l'axe à l'aplomb de B'. Pour d > f'0 (objet avant le foyer objet F), l'image est réelle (après la lentille) et renversée.

1.3. Triangles OAB et OA'B' semblables (rayon passant par O) : γ = A'B'/AB = OA'/OA. Rayon issu de B parallèle à l'axe : il coupe la lentille en I (OI = AB) et ressort en passant par F'. Les triangles F'OI et F'A'B' sont homothétiques (centre F'), d'où, en mesures algébriques, A'B'/OI = F'A'/F'O avec F'A' = OA' − f'0 et F'O = −f'0 : γ = 1 − OA'/f'0.
En égalant les deux expressions de γ : OA'/OA = 1 − OA'/f'0, puis en divisant par OA' : 1/OA = 1/OA' − 1/f'0, d'où 1/OA' − 1/OA = 1/f'0.

1.4. On pose x = −OA = d > 0 ; l'écran est à OA' = D − x. La conjugaison donne 1/(D − x) + 1/x = 1/f'0, soit x2 − D x + D f'0 = 0. Une image réelle sur l'écran existe si cette équation a des racines réelles : Δ = D2 − 4Df'0 ≥ 0, soit D ≥ 4f'0 (f'0 ≤ D/4).

1.5. D = 1 m ⇒ f'0 ≤ 25 cm. Valeur usuelle en TP : f'0 = 20 cm (ou 10 cm).

2. Lampe à vapeur de mercure

2.1. Spectre discret (spectre de raies) : les niveaux d'énergie de l'atome sont quantifiés ; un photon n'est émis que lors d'une transition entre deux niveaux, avec une énergie égale à leur différence, donc seulement pour certaines longueurs d'onde.

2.2. Conservation de l'énergie : ΔE = E3 − E1 = hν = hc/λ3→1, soit λ3→1 = hc/(E3 − E1).

2.3. ΔE = −2,72 − (−4,99) = 2,27 eV = 3,63·10−19 J ; λ3→1 = 6,63·10−34 × 3,00·108/3,63·10−19 ≈ 548 nm (c'est la raie verte du mercure, 546,1 nm, aux arrondis des niveaux près).

2.4. 400 nm < λ < 800 nm : domaine visible (vert).

3. Optique ondulatoire : interféromètre de Michelson

3.1. Questions préliminaires

3.1.1. On peut utiliser une vibration scalaire lorsque les ondes qui interfèrent ont (pratiquement) la même direction de polarisation : rayons faiblement inclinés les uns par rapport aux autres (conditions quasi paraxiales) et lumière naturelle ou polarisation identique pour les deux ondes. Les champs s'ajoutent alors comme des scalaires.

3.1.2. δ(M) = (S2M) − (S1M), où (SiM) = ∫ n ds est le chemin optique de Si à M.

3.1.3. En M : a = A1ejφ1 + A2ejφ2, avec φ2 − φ1 = 2πδ(M)/λ0 (sources en phase). I = K a a* = K[A12 + A22 + 2A1A2 cos(φ2 − φ1)]. Avec Ii = KAi2 : I(M) = I1 + I2 + 2√(I1I2) cos(2πδ/λ0).

3.1.4. Sinusoïde de période λ0 en δ, de valeur moyenne I1 + I2. Maxima (franges brillantes) pour δ = pλ0 (p entier) ; minima (franges sombres) pour δ = (p + ½)λ0.

3.1.5. IM = (√I1 + √I2)2, Im = (√I1 − √I2)2, d'où C = 2√(I1I2)/(I1 + I2) = 2√x/(1 + x) avec x = I2/I1. Allure : C = 0 pour x = 0, croît jusqu'au maximum C = 1 pour x = 1, puis décroît vers 0 quand x → ∞ (C(x) = C(1/x)). Commentaire : le contraste est maximal quand les deux ondes ont la même intensité ; il reste bon même pour des intensités assez différentes (x = 0,5 donne C ≈ 0,94).

3.1.6. Avec I2 = I1 : C = 1 et Im = 0. Les franges sombres sont noires : contraste maximal, figure la plus lisible.

3.1.7. Deux sources distinctes sont incohérentes : chacune émet des trains d'onde aléatoires et indépendants (durée τc ≈ 10−11 à 10−9 s), donc φ2 − φ1 varie aléatoirement bien plus vite que le temps de réponse du détecteur : la moyenne du cosinus est nulle et I(M) = I1 + I2 (éclairement uniforme). Il faut donc diviser l'onde issue d'une source unique S : les deux vibrations proviennent du même train d'onde et leur déphasage, fixé par δ, est stable. Mais un train d'onde a une longueur finie, la longueur de cohérence Lc = cτc : les deux copies d'un même train ne se recouvrent en M que si |δ| < Lc. Au-delà, le contraste s'annule.

3.1.8. p(M) = δ(M)/λ0. Applications : mesure de longueurs d'onde et spectrométrie (par transformée de Fourier) ; mesure de petits déplacements ou d'épaisseurs (métrologie, à une fraction de λ près) ; mesure d'indices de réfraction (gaz, lames) ; contrôle de la planéité des surfaces optiques ; détection des ondes gravitationnelles.

3.2. Description de l'interféromètre de Michelson réel

3.2.1. Division d'amplitude : chaque rayon incident est partagé par la séparatrice en un rayon réfléchi et un rayon transmis ; ce n'est pas une partie différente du front d'onde qui alimente chaque voie.

3.2.2. Rôle de (Sp) (schéma : rayon incident sur la lame à 45°) : elle partage le faisceau incident en deux faisceaux perpendiculaires, l'un vers (M1) (réfléchi), l'autre vers (M2) (transmis), puis recombine les faisceaux renvoyés par les miroirs vers la sortie. Intérêt de R = T = 0,5 : chaque onde de sortie a subi une réflexion et une transmission, d'intensité RT·Is pour chacune : les deux ondes ont la même intensité (contraste C = 1), et le produit RT = R(1 − R) est maximal pour R = 0,5 (figure la plus lumineuse).

3.2.3. Vers la sortie, chaque voie transmet RT = 1/4 du flux incident, soit 1/2 au total (en moyenne). L'autre moitié (R2 + T2 = 1/2) est renvoyée par la séparatrice vers la source : elle ne peut pas être observée. La moitié du flux incident est donc perdue quel que soit le réglage.

3.2.4. La séparatrice est une lame de verre d'épaisseur non nulle dont une face est traitée. Sans compensatrice, l'un des faisceaux traverse trois fois l'épaisseur de verre, l'autre une seule fois : il en résulte une différence de marche supplémentaire qui dépend de la longueur d'onde (dispersion du verre) et de l'incidence. La compensatrice (Cp), identique et parallèle à (Sp), est traversée deux fois par le faisceau qui ne traversait (Sp) qu'une fois : les deux faisceaux traversent la même épaisseur de verre, et cette différence de marche parasite est compensée pour toutes les longueurs d'onde (indispensable en lumière blanche).

3.2.5. C'est un verre anticalorique : il absorbe le rayonnement infrarouge de la lampe et protège la séparatrice, la compensatrice et les miroirs de l'échauffement (dilatations qui dérégleraient l'appareil). Ses faces parallèles ne dévient pas les rayons.

3.3. Interféromètre éclairé par une source étendue

3.3.1. Une fois (Cp) réglée parallèlement à (Sp), les deux faisceaux traversent la même épaisseur de verre sous les mêmes incidences : l'ensemble n'introduit aucune différence de marche entre les voies. On peut donc le remplacer par une séparatrice idéale d'épaisseur nulle, (Sp)th, qui ne fait que diviser et recombiner les faisceaux.

3.3.2. Protocole de réglage :
1) Pré-réglage : à la règle, rendre les deux bras de longueurs voisines (chariot de M2).
2) Compensatrice : la régler parallèle à la séparatrice (par exemple en superposant, à l'œil ou avec un laser, les images données par (Sp) et (Cp)).
3) Parallélisme : éclairer avec la lampe (ou un laser), observer les deux images de la source données par les deux voies et les superposer avec les vis de réglage grossier de (M1) : des franges apparaissent.
4) Éclairer avec la lampe spectrale munie d'un condenseur faisant converger la lumière sur les miroirs (grand angle d'incidence), observer à l'infini (écran dans le plan focal d'une lentille) et affiner le parallélisme avec les vis fines jusqu'à obtenir des anneaux centrés et stables.
5) Charioter (M2) pour régler l'épaisseur. Une figure nette (observée dans le plan de localisation), contrastée (R = T, voies équilibrées) et lumineuse (source large, condenseur) est alors obtenue.

3.3.3. Franges d'égale inclinaison

3.3.3.1. λ0 = 546,1 nm : raie verte du mercure.

3.3.3.2. Interféromètre réglé en lame d'air à faces parallèles (M1 ⊥ M2), éclairé par une source étendue en lumière convergente (lampe + condenseur dont l'image de la source se forme au voisinage des miroirs, pour avoir une grande plage d'incidences i). Observation à l'infini : écran dans le plan focal image d'une lentille convergente placée à la sortie.
Montage : lampe Hg → condenseur → Michelson (lame d'air) → lentille (L') → écran dans le plan focal de (L').

3.3.3.3. On remplace (M2) par son image (M'2) par rapport à (Sp)th : (M'2) est parallèle à (M1) à la distance e (OO2 − OO1 = e). Schéma : lame d'air d'épaisseur e entre (M1) et (M'2) ; un rayon incident d'angle i donne le rayon (1), réfléchi sur (M1), et le rayon (2), réfléchi sur (M'2) : ils émergent parallèles, sous le même angle i.
Sources secondaires : S1 = image de S par (M1), S2 = image de S par (M'2) ; elles sont sur la normale aux miroirs, distantes de S1S2 = 2e.
Anneaux : le système est invariant par rotation autour de la normale aux miroirs (Oy) ; δ ne dépend que de i, donc les franges sur un écran ⊥ Oy sont des cercles centrés sur l'axe : des anneaux.
Localisation : avec une source étendue, les deux rayons issus d'un même rayon incident sont parallèles ; ils ne se rencontrent qu'à l'infini, seul lieu où δ est le même pour tous les points de la source et où le contraste est bon. Les franges sont localisées à l'infini (observées dans le plan focal d'une lentille).

3.3.3.4. Des ellipses apparaissent lorsque l'écran n'est pas perpendiculaire à l'axe des anneaux (intersection oblique d'un cône de révolution par un plan), c'est-à-dire écran ou lentille de projection mal orientés par rapport à l'axe de sortie, ou encore lorsque le parallélisme des miroirs est imparfait. Remède : placer la lentille et l'écran perpendiculairement à l'axe de sortie, et retoucher le parallélisme de (M1) avec les vis fines jusqu'à obtenir des anneaux circulaires et stables.

3.3.3.5. Par réflexion sur un miroir plan (stigmatisme rigoureux), le chemin optique de S jusqu'à M via (M1) est égal à (S1M), et via (M'2) à (S2M) (Si étant l'image virtuelle de S). La séparatrice idéale n'ajoute rien. D'où δ(M) = (S2M) − (S1M) = S2M − S1M (indice 1).

3.3.3.6. M étant à l'infini dans la direction i, les rayons issus de S1 et S2 sont parallèles ; en projetant S1S2 sur la direction des rayons : δ = S1S2 cos i = 2e cos i. δ ne dépend que de i : chaque anneau est le lieu des points de même inclinaison i, et tous sont centrés sur le même axe : « anneaux concentriques d'égale inclinaison ».

3.3.3.7. Les deux ondes ont la même intensité I1 = I2 (R = T), donc I = 2I1[1 + cos(2πδ/λ0)] = I0[1 + cos(4πe cos i/λ0)], avec I0 = 2I1 : I0 est l'intensité moyenne, somme des intensités des deux ondes (en l'absence d'interférences). Allure : I oscille entre 0 et 2I0. Comme cos i ≈ 1 − i2/2, la phase varie comme i2 : les oscillations sont de plus en plus serrées quand i augmente (anneaux de plus en plus fins vers l'extérieur).

3.3.3.8. On ajoute (L') après la sortie : les rayons (1) et (2), parallèles et inclinés de i, convergent en un point M du plan focal image, situé à la distance R = f' tan i ≈ f' i du foyer F' (on le trouve avec le rayon parallèle passant par le centre de (L'), non dévié).

3.3.3.9. Le rayon des anneaux est proportionnel à f'. Pour projeter les anneaux devant un public, on choisit f' = 1 m : anneaux de grande taille sur un écran éloigné. Pour enregistrer la figure avec un capteur de petite taille (caméra CCD, de quelques mm), on choisit la courte focale f' = 5 mm pour que l'ensemble des anneaux tienne sur le capteur, comme avec l'objectif d'une caméra réglée sur l'infini (réponse probable ; f' = 20 cm convient à une observation sur écran proche).

3.3.3.10. Au centre i = 0 : p0 = 2e/λ0 = 2 × 1,5·10−3/546,1·10−9 ≈ 5493,5. Commentaire : ordre très élevé, ce qui exige une source de grande longueur de cohérence (Lc > 2e = 3 mm) ; p0 est demi-entier, donc le centre est sombre.

3.3.3.11. Au centre δ = 2e. Passer d'un maximum au minimum suivant demande Δδ = λ0/2, soit un déplacement de (M2) Δe = λ0/4 ≈ 137 nm. Courbe : I = I0[1 + cos(4π(e0 + x)/λ0)], sinusoïde de période λ0/2 = 273 nm en fonction du déplacement x. On ne peut pas déplacer (M2) indéfiniment : quand 2e devient comparable à la longueur de cohérence de la source, le contraste diminue puis s'annule (sans compter la course limitée du chariot).

3.3.3.12. p(i) = p0 cos i ≈ p0(1 − i2/2) : l'ordre décroît du centre vers l'extérieur. Soit p0 = E + ε (E partie entière, 0 ≤ ε < 1). Le kième anneau brillant a pour ordre pk = E − (k − 1), donc p0ik2/2 = k − 1 + ε et, avec Rk = f' ik :
Rk = f' √[2(k − 1 + ε)/p0] = f' √[λ0(k − 1 + ε)/e]. Ici ε ≈ 0,5 : Rk ≈ f' √[λ0(k − ½)/e].

3.3.3.13. Rk+12 − Rk2 = f'2λ0[(k + ε) − (k − 1 + ε)]/e = f'2λ0/e.

3.3.3.14. Un anneau correspond à un ordre fixé p = (2e/λ0) cos i. Si les anneaux « rentrent » au centre, l'ordre au centre p0 = 2e/λ0 diminue : e diminue. D'après 3.3.3.12, Rk ∝ 1/√e : les rayons des anneaux augmentent. Dans un champ d'angle imax, le nombre d'anneaux visibles ≈ p0imax2/2 = e imax2/λ0 diminue. Comme Rk+12 − Rk2 ∝ 1/e, les franges deviennent plus larges.

3.3.3.15. Le contact optique correspond à e = 0 : (M'2) est confondu avec (M1). Procédure : translater (M2) dans le sens où les anneaux rentrent (e diminue) ; les anneaux grossissent et se raréfient, jusqu'à ce que le champ soit occupé par une seule teinte. Aspect : éclairement uniforme (teinte plate) sur tout l'écran, puisque δ = 0 quel que soit i.

3.3.3.16. La lumière blanche : sa longueur de cohérence est de l'ordre du micromètre, donc des franges (irisées) ne sont visibles que pour δ ≈ 0 ; la frange achromatique centrale repère le contact optique à une fraction de micromètre près, alors qu'avec une raie spectrale les franges existent sur des millimètres et ne permettent pas de localiser e = 0 précisément.

3.3.3.17.1. Au centre, δ = 2e et, partant du contact optique, e = V0t. Pour une fréquence ν (intensité I0ν dans la bande considérée) : I = I0[1 + cos(2πν·2V0t/c)].

3.3.3.17.2. τ = δ/c = 2e/c = 2V0t/c : c'est le retard (décalage temporel) entre les deux ondes qui interfèrent, c'est-à-dire la différence des durées de parcours des deux bras.

3.3.3.17.3. Les différentes fréquences sont incohérentes entre elles : leurs intensités s'ajoutent. dI(τ) = I0ν(ν)[1 + cos(2πντ)] dν.

3.3.3.17.4. Molécule ponctuelle : E = ½ m V2 (énergie cinétique de translation). L'effet Doppler ne fait intervenir que la composante V de la vitesse sur la direction d'observation, d'où la répartition gaussienne dP = P0 exp(−mV2/(2kBT)) dV (loi de Maxwell pour une composante).

3.3.3.17.5. ν ≈ ν0(1 + V/c) ⇒ V = c(ν − ν0)/ν0. L'intensité émise dans [ν, ν + dν] est proportionnelle au nombre de molécules ayant V dans [V, V + dV] : I0νdν ∝ exp(−mV2/(2kBT)) dV, d'où I0ν(ν) = I0 exp[−mc2(ν − ν0)2/(2kBTν02)], soit a = (ν0/c) √(2kBT/m), m = M/NA étant la masse d'un atome de mercure.

3.3.3.17.6. Courbe en cloche (gaussienne) symétrique centrée sur ν0, de maximum I0, valant I0/e pour ν = ν0 ± a ; très étroite (a ≪ ν0).

3.3.3.17.7. I0ν = I0/2 pour (ν − ν0)2 = a2 ln 2 : Δν = 2a√(ln 2) ≈ 1,67 a. a est la demi-largeur à 1/e : elle mesure l'élargissement Doppler, proportionnel à la vitesse thermique √(2kBT/m). F = ν0/Δν = c/[2√(ln 2)·√(2kBT/m)].
A.N. : m = 0,2006/6,02·1023 = 3,33·10−25 kg ; √(2kBT/m) = √(2 × 1,38·10−23 × 500/3,33·10−25) = 204 m·s−1 ; ν0 = c/λ0 = 5,49·1014 Hz ; a = 3,73·108 Hz ; Δν ≈ 6,2·108 Hz ; Δλ = λ0Δν/ν0 ≈ 6,2·10−13 m = 0,62 pm ; F ≈ 8,9·105. Longueur de cohérence correspondante : Lc ≈ c/Δν ≈ 0,5 m.

3.3.3.17.8. I(τ) = ∫ I0ν(ν)[1 + cos(2πντ)] dν. Premier terme : ∫ I0 e−(ν−ν0)2/a2 dν = I0a√π. Second terme = partie réelle de e2jπν0τ ∫ I0e−u2/a2e2jπuτdu (u = ν − ν0), qui vaut, d'après l'intégrale de Gauss avec b = a et x = τ : I0a√π e−π2a2τ2 cos(2πν0τ). D'où
I(τ) = I0a√π [1 + exp(−π2a2τ2) cos(2πν0τ)].

3.3.3.17.9. L'enveloppe varie lentement devant cos(2πν0τ) (a ≪ ν0) : localement IM = I0a√π(1 + e−π2a2τ2) et Im = I0a√π(1 − e−π2a2τ2), d'où C(τ) = exp(−π2a2τ2). Graphes : C(τ) est une gaussienne décroissante, égale à 1 en τ = 0 ; I(τ) oscille rapidement (période 1/ν0) entre les enveloppes I0a√π(1 ± C(τ)), avec des oscillations qui s'amortissent et tendent vers la valeur moyenne I0a√π.

3.3.3.17.10. L'enveloppe (le contraste) de l'interférogramme est la transformée de Fourier normalisée du profil spectral. En mesurant C(τ), on obtient a : par exemple C = 1/2 pour τ1/2 = √(ln 2)/(πa), d'où Δν = 2 ln 2/(π τ1/2) (τ = 2e/c se lit sur la position du miroir). Plus généralement, une transformée de Fourier de l'enregistrement I(τ) restitue le profil spectral complet (principe de la spectroscopie par transformée de Fourier) ; la forme gaussienne de C(τ) confirme le profil gaussien, et l'ordre de grandeur de la longueur de cohérence c/Δν donne la largeur de raie.

3.3.4. Franges d'égale épaisseur

3.3.4.1. Placer le diaphragme (petit trou) éclairé par la lampe au foyer objet de (L1). Pour le trouver, on utilise l'autocollimation : un miroir plan placé après (L1), perpendiculaire à l'axe, renvoie la lumière ; on déplace (L1) jusqu'à ce que l'image du diaphragme se forme, nette, sur le diaphragme lui-même. Le faisceau sortant de (L1) est alors parallèle (quasi parallèle à cause de la taille finie du trou) ; on retire le miroir et on dirige ce faisceau vers l'interféromètre.

3.3.4.2. Schéma : (M'2), image de (M2) par la séparatrice, fait l'angle α avec (M1) ; au contact optique, les deux plans se coupent selon une arête commune : on obtient un coin d'air d'angle α. Un rayon incident donne un rayon réfléchi sur (M1) et un rayon réfléchi sur (M'2), qui font entre eux un angle 2α. Sources secondaires : S1, image de S par (M1), et S2, image de S par (M'2) ; S2 se déduit de S1 par une rotation d'angle 2α autour de l'arête.

3.3.4.3.1. Au point P, à la distance X de l'arête, l'épaisseur du coin vaut e(X) = X tan α ≈ αX. En incidence quasi normale : δ(P) ≈ 2e(X) = 2αX. δ ne dépend que de X : les franges sont des droites parallèles à l'arête (franges d'égale épaisseur). Deux franges brillantes consécutives correspondent à Δδ = λ'0 : im = λ'0/(2α).

3.3.4.3.2. OA = −23 cm, f'2 = 20 cm : 1/OA' = 1/20 − 1/23 = 3/460 cm−1 ⇒ d' = OA' ≈ 153 cm = 1,53 m.

3.3.4.3.3. γ = OA'/OA = 153,3/(−23) ≈ −6,7 (image renversée, agrandie 6,7 fois).

3.3.4.3.4. ié = |γ| im = |γ| λ'0/(2α).

3.3.4.3.5. λ'0 = 2α ié/|γ| = 2 × 3,0·10−4 × 6,0·10−3/6,67 ≈ 5,4·10−7 m = 540 nm (radiation verte ; compatible, aux incertitudes de mesure près, avec la raie verte du mercure).

3.3.4.4. 1) Partant du coin d'air près du contact optique, diminuer l'angle α avec les vis de réglage fin du miroir : les franges s'élargissent ; poursuivre jusqu'à obtenir une teinte uniforme sur tout le champ (α ≈ 0, e ≈ 0). 2) Translater (M2) avec le chariot pour créer une épaisseur e. 3) Changer l'éclairage : passer de la lumière quasi parallèle à une lumière convergente (condenseur faisant converger la source sur les miroirs). 4) Changer la projection : observer à l'infini, l'écran étant dans le plan focal image de la lentille (et non plus conjugué des miroirs). 5) Retoucher le parallélisme pour obtenir des anneaux centrés et stables.

3.3.4.5. Les franges du coin d'air existent pour tout angle α petit : il suffit d'un réglage approximatif du parallélisme, et elles sont localisées près des miroirs, faciles à trouver en lumière quasi parallèle. Les anneaux exigent au contraire des miroirs rigoureusement parallèles (à une fraction de λ/D près sur le diamètre D des miroirs, soit quelques 10−5 rad), ainsi qu'un éclairage convergent et une observation à l'infini : le réglage est beaucoup plus délicat.

3.4. Application : mise en évidence d'un défaut d'épaisseur

3.4.1. En lumière parallèle (i = 0) : p = 2e/λm = 2 × 2,69/0,633 ≈ 8,50, ordre demi-entier. I = I0[1 + cos(2πp)] = I0[1 + cos 17π] = 0 : tous les rayons ayant la même incidence, l'intensité est nulle en tout point du capteur (fond noir).

3.4.2.1. Le rayon (2) se réfléchit sur le défaut, en saillie de a vers la lumière incidente : son trajet aller-retour est raccourci de 2a par rapport au rayon (1). Δ(δ) = 2a (en valeur absolue ; le signe dépend du bras où est placé le miroir), et la différence de phase varie de Δφ = 2π·2a/λm = 4πa/λm.

3.4.2.2. Hors du défaut, l'ordre est demi-entier et l'intensité nulle. À l'endroit du défaut, la différence de marche devient 2e ± 2a : l'ordre n'est plus demi-entier (sauf cas particulier), l'interférence n'est plus destructive et une intensité I' ≠ 0 apparaît : le défaut se voit comme une tache claire sur fond noir.

3.4.2.3. I' = I0[1 + cos(2πp ± 4πa/λm)] avec 2πp = 17π : cos(17π ± x) = −cos x, d'où I'(a) = I0[1 − cos(4πa/λm)].
a = 158 nm : 4πa/λm = 0,998π ≈ π ⇒ I' ≈ 2I0 (maximum, défaut très visible).
a = 316 nm : 4πa/λm = 1,997π ≈ 2π ⇒ I' ≈ 0 (≈ 5·10−5 I0) : le défaut est invisible.

3.4.2.4. Visibilité maximale pour I' = 2I0 : 4πa/λm = (2n + 1)π, soit a = (2n + 1)λm/4 (a = λm/4 ≈ 158 nm, 3λm/4…). Le défaut est invisible pour a = nλm/2.

4. Histoire : l'expérience de Michelson-Morley

4.1. Dans le référentiel de l'éther, la lumière va à c ; dans celui du laboratoire (composition galiléenne des vitesses), on prend le bras OO2 parallèle à u.
Bras parallèle (OO2O) : vitesse c − u à l'aller, c + u au retour : t2 = l/(c − u) + l/(c + u) = 2lc/(c2 − u2).
Bras perpendiculaire (OO1O) : la vitesse de la lumière par rapport au laboratoire, perpendiculaire à u, a pour norme √(c2 − u2) : t1 = 2l/√(c2 − u2).

4.2. Pour u ≪ c : t2 ≈ (2l/c)(1 + u2/c2) et t1 ≈ (2l/c)(1 + u2/(2c2)), d'où Δt = t2 − t1 ≈ lu2/c3 et δ = cΔt = l u2/c2 = 10 × (3·104/3·108)2 = 1,0·10−7 m = 100 nm, soit δ/λ0 = 100/589 ≈ 0,17 frange.

4.3. Oui, selon la mécanique classique : δ dépend de u2 et de l'orientation de l'appareil. En tournant l'interféromètre de 90°, les rôles des bras s'échangent et la figure devrait se décaler de 2δ/λ0 ≈ 0,34 frange, décalage facilement mesurable.

4.4. Aucun décalage n'est observé : la vitesse de la lumière est la même dans toutes les directions et pour tous les référentiels galiléens. La loi galiléenne de composition des vitesses (mécanique classique) est mise en défaut pour la lumière ; l'hypothèse de l'éther est abandonnée et ce résultat conduit à la relativité restreinte (invariance de c, transformation de Lorentz).

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Questions fréquentes sur ce sujet

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Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2011. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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