Modèle d'examen d'aptitude professionnelle — Accès au grade de technicien de 2e grade — Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes 2007 — Production végétale — Épreuve pratique
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de accès au grade de technicien de 2e grade organisé par Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes (2007), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes
- Grade
- accès au grade de technicien de 2e grade
- Spécialité
- Production végétale — épreuve pratique
- Année
- 2007
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
ROYAUME DU MAROC
MINISTERE DE L'AGRICULTURE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DES
PECHES MARITIMES
LEE
EXAMEN D’APTITUDE PROFESIONNELLE POUR L’ACCES AU GRADE DE
TECHNICIEN DE 2ème GRADE (ECHELLE 10)
OPTION : PRODUCTION VEGETALE
SESSION DU 1“ JUILLET 2007
Epreuve Pratique : durée 3 heures — coefficient 3
Le document, ci-joint, donne un bref aperçu sur la superficie agricole
utile (S AU) de notre pays :
1. Donner un titre à ce document ;
2. Faire un résumé de ce document en précisant les principales
caractéristiques de cette SAU (une page) ;
3. Faire une analyse critique de ce document en proposant des
améliorations éventuelles de son contenu.
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La Superficie Agricole Utile (SAU), qui couvre 13% de la superficie du
Royaume, a connu au cours des trois dernières décennies une extension
importante en passant de 7,8 millions ha au début des années 70 à 8,7 millions
ha actuellement, soit une augmentation de près de 0,9 million Ha (12%). Cette
évolution a été accompagnée d’un effort soutenu de l’Etat pour le
développement des superficies irriguées qui ont été multipliées cinq fois durant
la même période, pour atteindre ١ million ha, soit 12% de la SAU.
Ainsi, la production de 88% de la SAU demeure étroitement liée aux conditions
climatiques, en particulier la pluviométrie, et se trouve soumise aux aléas
01111101101165 avec des intensités variables d’une région à l’autre.
La parte de la SAU bour, qualiliée tschniquement de relativement favorable
(plus 350 mm de précipitations en moyenne annuelle) et de faiblement
vulnérable, n’occupe que 2,5 miliions جا (33%). Le reste, soit 5,2 millions ha
(67%), concerne les zones arides ct semi-arides fréquemment affectées par des
aléas climatiques, en particulier la sécheresse.
L'utilisation de l’espace agricole s’établit comme suit :
Principales espèces Début des années 70 | Situation actuelle | Variation
= (1) 2 )2(/)1( (2)
0 __| 10002 | % | 1000١1. | %
Céréales 4100 52 5300 61
Légumineuses 520 7
Arboriculture ___ 550 7 11
Maraîchage : 100 1 240 3 140
Cultures sucrières 60 1 83 SE: 38
Divers (jachère, fourrages, ...( 2470 _1770 aÙ (-)28
Total 7800 109 8709 100 12
8 0 | 8
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A. Assolemeut € eTÉA ler ض
période prise en cowidération, une ما La céréaliculiure à connu, durant
ça passant de 4,1 millions ha à 5,3 millions ,لاك قا extension plus rapide que
ha, soit une augmentation de 1,2 million Ha (29%). C’est ainsi que la part des |
céréales dans la SAU à progressé de 53% à 61% entre los deux périodes. Cette
augmentation, qui va à Pensontre do la diversification des precluctions agricoles
Léréficié cssentiellement د ct d’une utilisation rationnelle de Pespace agricole,
superficie à 66 imultiphiée par trois depuis 1985, suite au قا au blé tendre, dont
lancement de Perictton d'intcnsification de cette spéculation sur un million
d'hectares, et s’est opérée dans des zones qui lui sont peu favorables.
| En effet, la politique suivie par FEtat en faveur du bIé tendre (recherche
développée, encadrement rapproché, commercialisation assurée, ...( pour
accompagner laceroissement rapide de la consommation humaiiie, a entraîné le
développement du فاط taire dans toutes les تاوف agrisoiss, y compris celles
considérées techniquemeut défavorables (zoncs asides el semi-arides). Ce
développement s’est effectué principalement au détriment de Forge. Celle-ci
s’est trouvée poussée vers des zones marpiueles ct pastorales, alors qu’elle est la
mieux adaptée aux zones arides et semi-arides, où prédomine le système
d'élevage, ce qui a accoutué ما dégradation des terrains dc parcours.
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١! convient de souligner également que la céréaliculture uccupe une place
Hnportante en نمت et la sole qui lui est réservée dépasse, en général, celle
prévue dans les assolements recommandés. Au niveau des grands périmètres
urigués, la part des céréales se situe aux environs 38 % contre | 7% prévu.
Quant aux légumineuses alimentaires, ct en labsence de tout soutien au
secteur, ces cultures ouf connu une répression notable aussi bien en terme de
superficie que de rendement, poussant notre pays à devenir, à partir de 1992, un
importateur de légumineuses alimentaires pour satisfa're les besoins de
CONSOMMATON interne.
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L'accent a été n:15 essentiellement, depuis le début des années soixante, sur le
développement des cultures sucrières permettant d'assurer une sécurité
alimentaire satisfaisante en sucre, ainsi que le développement de cultures à forte
valeur ajoutée friture fruitière, maraîchape, fourrages. ...), en particulier
celles destinées à l'exportation.
Concernant تنكم عا sucrier, Flat a muis en œuvre use politique volontariste
visant à étendre la superficie des cultures sucrières. Ainsi, la betterave à sucre,
qui a été introduite en 1962, occupe actuellement environ 64.000 ha, alors que la
canne à sucre, qi ه él tmtroduite en 1975, couvre uue superficie de 21.000 ha.
Cette évolution a permis d'assurer une production permettant de couvrir plus de
la moitié des besoins de consommation et ce, malgré l’accroissement de la
consommation que ext passée de 00.000 1 au début des années 70 à plus de
900.000 T actuellement.
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Les superficies des cultures maraîchères, fortes génératrices d'emploi, ont été
multipliées par deux fois et demi pour se situer aux environs de 240.000 ha
actuellement et couvrir ainsi près de 3% de ما SAU.
En effet, malgré leur part relativement réduite dans la ,للك ces cultures
procurent environ 12% de lemploi agricole.
L'extension des superficies des cultures maraïîchères a concerné essentiellement
les cultures de saison destinées au marché intérieur en raison de laugmentation
de la demande liée à l’accroissement de la population et à l’urbanisation.
Pour les cultures des primeurs, orientées principalement vers l’exportation, les
efforts ont été axés sur la modernisation des techniques de production en vue de
leur adaptation aux exigences évolutives des marchés extérieurs.
S'agissant de larboriculture fruitière, elle même fortement génératrice
d'emploi (13% de l’emploi agricole), en plus du rôle qu’elle joue en matière de
développement des zones de montagne et marginales et de préservation de
Penvironnement, la superficie a été multipliée deux fois environ et se situe
actuellement aux environs de 970.000 Ha (11% de la SAU) dont près de la
moitié en itrigué (irrigation pérenne ou par des eaux de crues).
Deux espèces peuvent être distinguées : l’olivier et le pommier.
Favorisées par des aides octroyées par l’Etat, notamment en matière de
distribution de plants, la superficie de l’olivier a été multiphiée par quatre pour :
atteindre 540.000 ha actuellement, dont 40% en irrigué. Cette extension
concerne l’ensemble des provinces dénotant de ما capacité d’adaptation de cette
espèce à {ous les étages bioclimatiques, allant des zones de montagne aux zones
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sahariennes. C’est une espèce dont lextension constitue un atout اه arides ض
important dans Ja stratégie de lutte structurelle contre les effets de la sécheresse.
Pour le pommier, la superficie est passée de 8.000 ha environ à plus de 30.000
ha actuellement. Cette extension s’explique par Pélargissement de Paire de sa
culture, favorisée par l’introduction de nouvelles variétés adaptées aux zones des
plaines, et l’augmentation de la demande intérieure. Par contre, il est constaté
une régression pour certaines rosacées à noyau tel que l’abricotier, sous l’effet
d'attaques parasitaires, de vieillissement des plantations et de fermeture de
certains débouchés, notamment à l’exportation.
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Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve pratique de l'examen d'aptitude professionnelle pour l'accès au grade de technicien de 2e grade (échelle 10), option Production végétale, du Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes, session du 1er juillet 2007. Durée : 3 heures, coefficient 3. À partir d'un document de 5 pages sur la superficie agricole utile (SAU) du Maroc, le candidat doit : 1) donner un titre, 2) faire un résumé d'une page, 3) faire une analyse critique avec des propositions. Voici une correction proposée.
💡 Méthode : le résumé reprend les idées dans l'ordre du texte, sans jugement ; la critique, elle, vérifie les chiffres et relève ce qui manque. Ne mélangez pas les deux : c'est l'erreur la plus fréquente dans ce type d'épreuve.
1. Titre proposé
« Évolution et utilisation de la superficie agricole utile au Maroc depuis le début des années 1970 » (variante : « La SAU marocaine : extension, dépendance climatique et évolution de l'assolement »).
2. Résumé (une page)
La SAU du Maroc, qui couvre 13 % du territoire, est passée de 7,8 millions d'hectares au début des années 1970 à 8,7 millions d'hectares aujourd'hui (+12 %). Dans le même temps, l'effort de l'État a multiplié par cinq les superficies irriguées, qui atteignent 1 million d'hectares, soit 12 % de la SAU. Les 88 % restants, cultivés en bour, dépendent de la pluviométrie ; seuls 2,5 millions d'hectares (33 % du bour) sont en zone relativement favorable (plus de 350 mm), les 5,2 millions d'hectares restants étant en zones arides et semi-arides exposées à la sécheresse.
Les céréales se sont étendues plus vite que la SAU (de 4,1 à 5,3 millions d'hectares, +29 %) et occupent 61 % de la SAU, au détriment de la diversification. Cette extension a surtout profité au blé tendre, soutenu par l'État (recherche, encadrement, commercialisation), y compris dans des zones défavorables, et s'est faite aux dépens de l'orge, repoussée vers les zones marginales et pastorales, ce qui a accentué la dégradation des parcours. En irrigué aussi, les céréales dépassent la sole prévue (38 % au lieu de 17 % dans les grands périmètres). Les légumineuses alimentaires, sans soutien, ont régressé en superficie et en rendement, et le pays en importe depuis 1992.
En irrigué, l'accent a été mis sur les cultures sucrières (betterave introduite en 1962, environ 64 000 ha ; canne à sucre introduite en 1975, 21 000 ha), qui couvrent plus de la moitié d'une consommation de sucre passée de 400 000 t à plus de 900 000 t, et sur les cultures à forte valeur ajoutée. Les cultures maraîchères ont été multipliées par 2,5 (240 000 ha, 3 % de la SAU, 12 % de l'emploi agricole), surtout les cultures de saison pour le marché intérieur, tandis que les primeurs d'exportation se sont modernisées. L'arboriculture fruitière (13 % de l'emploi agricole) a doublé pour atteindre 970 000 ha (11 % de la SAU), dont près de la moitié irriguée : l'olivier, aidé par la distribution de plants, a été multiplié par quatre (540 000 ha, 40 % irrigués) dans toutes les zones et contribue à la lutte contre la sécheresse ; le pommier est passé de 8 000 à plus de 30 000 ha grâce à de nouvelles variétés de plaine. En revanche, certaines rosacées à noyau comme l'abricotier régressent (parasites, vieillissement, perte de débouchés).
3. Analyse critique et améliorations
a) Points forts
- Vision d'ensemble claire sur une longue période, avec un tableau de synthèse chiffré.
- Bonne mise en relation entre politiques publiques (soutien au blé tendre, au sucre, aux plants d'olivier) et évolution de l'assolement.
- Mise en évidence d'enjeux réels : dépendance au climat, recul des légumineuses, dégradation des parcours, place de l'olivier dans la lutte contre la sécheresse.
b) Incohérences chiffrées
- La part des céréales au début des années 1970 est de 52 % dans le tableau et de 53 % dans le texte (le calcul exact donne 4 100 / 7 800 = 52,6 %).
- La colonne « situation actuelle » totalise 8 703 milliers d'ha et non 8 700.
- Les cultures sucrières valent 83 000 ha dans le tableau, mais 64 000 + 21 000 = 85 000 ha dans le texte.
- L'arboriculture est irriguée « près de la moitié », mais l'olivier, qui en représente plus de la moitié, n'est irrigué qu'à 40 % : les chiffres ne sont pas recoupés.
- « Superficie irriguée multipliée par cinq » : aucun chiffre de départ n'est donné pour le vérifier.
- Le document n'a pas de plan explicite : la partie consacrée à l'irrigué traite aussi de cultures largement conduites en bour (olivier des zones de montagne et arides, maraîchage de saison). (Les intertitres manuscrits « 1. Assolement céréalier » et « 2. Irrigué » visibles sur le scan ont été ajoutés à la main et ne font pas partie du document imprimé.)
c) Lacunes
- Ni date ni source : « actuellement » n'est pas daté et les statistiques ne sont pas référencées.
- Superficies sans rendements ni productions : on ne peut pas juger de l'efficacité de l'extension (un hectare de blé en zone aride ne vaut pas un hectare en bour favorable).
- Cultures absentes : agrumes, palmier dattier, amandier, vigne ; les fourrages sont noyés dans « divers » avec la jachère, alors qu'ils sont essentiels pour l'élevage ; les cultures oléagineuses ne sont pas citées.
- Pas de répartition régionale, ni de distinction bour/irrigué par culture dans le tableau.
- Aucune donnée sur les structures : taille des exploitations, morcellement, statuts fonciers.
- Rien sur la ressource en eau (disponibilités, efficience) ni sur la dégradation des sols (érosion, salinisation).
- Le texte constate sans conclure : pas de perspectives ni de recommandations.
d) Améliorations proposées
- Dater et citer les sources (statistiques du ministère, recensement agricole) ; harmoniser les chiffres entre texte et tableau.
- Ajouter au tableau les productions et rendements, la répartition bour / irrigué et les principales régions.
- Compléter les cultures manquantes (agrumes, dattier, amandier, fourrages séparés de la jachère).
- Restructurer le document : 1) évolution de la SAU et contraintes climatiques ; 2) évolution par grande culture ; 3) enjeux et perspectives.
- Conclure par des orientations : adaptation des cultures aux zones agro-climatiques (orge et parcours en zones arides, blé en bour favorable), relance des légumineuses (rotation, semences, mécanisation), extension de l'arboriculture rustique, économie de l'eau en irrigué (irrigation localisée), respect des assolements recommandés dans les périmètres.
Questions fréquentes sur ce sujet
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