Modèle de concours : CNC 2009 Physique II (TSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2009), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2009
- Pages
- 9
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Présidence du Concours National Commun Institut Nationale de Statistique et d'Economie Appliquée INSEA Concours National Commun d’admission aux Grandes Écoles d'Ingénieurs ou assimilées Session 2009 ÉPREUVE DE PHYSIQUE II Filière TSI Durée 4 heures Cette épreuve comporte 8 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est autorisé نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI L’énoncé de cette épreuve comporte 8 pages. L'usage de la calculatrice est autorisé. On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. Le sujet est composé de deux problèmes totalement indépendants. Ils peuvent être traités dans un ordre quelconque. Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être accompagnée de son unité dans le système international des unités (SI). Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. Données pour toute l'épreuve Masse du Soleil : Ms = 1,99.10% kg Constante d'attraction universelle : 6 = 6,607.10 11 N.m*.kg7* Accélération de la pesanteur au niveau du sol : g = 9,81 ms? Constante des gaz parfaits : R = 8,31 J.K!.mol”! e Masse molaire de l’air : M, = 29.107* kg.mol”! e Masse volumique de l’eau: م = 10% kg.m73 Premier problème Durée des saisons La saison est une période de l’année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois, la saison joue un rôle déterminant sur l’état de la végétation qui dépend essentiellement de facteurs climatiques. D'un point de vue astronomique, une saison correspond à l'intervalle de temps au cours duquel la Terre occupe une portion de l’espace lors de sa gravitation autour du Soleil. C’est l’inclinaison de l'axe des pôles, combinée à la rotation de la Terre autour du Soleil, qui fait qu’il se produit une alternance des saisons. Celles-ci correspondent aux périodes qui séparent le passage de la Terre à certains points de son orbite. Dans ce problème, on étudie le mouvement de la Terre dans le référentiel héliocentrique R centré au centre ي du Soleil et supposé galiléen. 1°'° partie Propriétés générales du mouvement 1.1. Référentiel galiléen 1.1.1. Donner la définition d’un référentiel galiléen. Épreuve de Physique II 1/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI 1.1.2. Définir le référentiel géocentrique. À quelle(s) condition(s) peut-on le considérer comme galiléen ? 1.2. Force et énergie mécanique La Terre est modélisée par un solide indéformable de forme sphérique que l’on assimilera ici à un point matériel de masse m situé en son centre d'inertie 0. Les effets liés à la rotation de la Terre autour de son axe ne sont pas pris en compte dans ce problème. Le centre d'inertie 0 de la Terre se déplace dans le champ de gravitation du Soleil de masse Ms sous l'effet de la force : 34 © 115 71 ب r3 7 - 50 étant le vecteur position du centre O de la Terre par rapport au centre S du Soleil. On néglige l'influence des autres planètes sur le mouvement de la Terre. 1.2.1. Le champ de force de l'équation (1) est-il un champ de force central ? 1.2.2. Donner la définition d’une force conservative. 1.2.3. Montrer que la force de gravitation exercée par le Soleil sur la Terre est conservative. 1.2.4. Exprimer l'énergie potentielle F, dont dérive cette force en fonction de G, Ms, m et r. L'énergie potentielle F, sera prise conventionnellement nulle pour © tendant vers l'infini. 1.2.5. Montrer que l'énergie mécanique FE, de la Terre est constante au cours de son mouve- ment autour du Soleil. 1.3. Moment cinétique 1.3.1. Définir le vecteur moment cinétique Lg de la Terre dans le référentiel R, par rapport au centre S du Soleil. 1.3.2. Énoncer le théorème du moment cinétique pour un point matériel. 1.3.3. En appliquant à la Terre le théorème du moment cinétique par rapport au point ري montrer que son moment cinétique و1 est un vecteur constant. 1.3.4. En déduire que la trajectoire suivie par la Terre autour du Soleil est entièrement contenue dans un plan fixe IT. Comment est situé le plan de cette trajectoire par rapport au vecteur moment cinétique Lg ? 13.5. Pour la suite, on pose : ونا = mCd où à est un vecteur unitaire fixe dans le référentiel héliocentrique R et C une constante. Dans le plan IL de sa trajectoire, on repère la position du centre d'inertie de la Terre 0 en coordonnées polaires (r, 0) définies par + = SO et 0 = (SO, 50( (figure 1-a). و0 est la position de 0 à une date choisie comme origine. (à,, ü) étant la base locale associée à ces coordonnées. Épreuve de Physique II 2/8 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI 7 Soleil Figure 1-a : repérage de la position de la Terre. Figure 1-b : trajectoire de la Terre autour du Soleil. 1.3.5.1. Montrer que la vitesse du centre d'inertie de la Terre par rapport au référentiel R s'écrit sous la forme : VU = ونون + لمن Donner les expressions de v, et de vp en fonction de r, à = 7 etde 0 = 7 al at 1.3.5.2... Exprimer le moment cinétique Ls en fonction de m, r et 0. En déduire que la constante C est liée aux paramètres r et 0 par la relation : C=r6 1.3.6. Loi des aires 1.3.6.1. Exprimer l'aire d%, balayée par le rayon-vecteur 7 pendant une durée dt du mouve- ment de la Terre autour du Soleil. 1.3.6.2. Montrer que l'aire E balayée par le rayon-vecteur 7 durant un intervalle de temps A# est donnée par la loi : 2 Comment appelle-t-on cette loi ? Justifier l'appellation de la constante des aires habituellement donnée à C. 2°m° partie Étude de la trajectoire 2.1. Définir l'énergie cinétique F. de la Terre par rapport au référentiel héliocentrique R. En déduire son expression en fonction de m, C, r et à. 2.2. Montrer que l'énergie mécanique du système s'écrit sous la forme : 1 © GMsm 1 … Em = 2 m 72 5 + 2 m 12 2.3. On appelle l'énergie potentielle effective le terme de l'énergie mécanique qui ne dépend que de la coordonnée de position r et on la note : 1 3327 GMsm Eceff (r) = 2 m r2 r Épreuve de Physique II 3/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI 2.3.1. Déterminer, en fonction de G, C et Ms, la distance ro pour laquelle l'énergie potentielle effective est minimale. Donner alors l'expression de Ee;7 (ro). 2.3.2. Tracer l'allure de Fey; (r). 2.3.3. Justifier que l'énergie mécanique du mouvement de la terre autour du soleil satisfait la double inégalité suivante : Eeff (ro) › En › 0 2.3.4. Quelle est la nature de la trajectoire dans le cas où Em = Fers(ro). 2.4. Par ailleurs, avec un choix convenable de l’origine des angles polaires, on montre que l'équation de la trajectoire en coordonnées polaires (r , 0) peut s’écrire sous la forme : 7 ' 1+ecos0 @) 2 déterminer. La relation (2) est l'équation polaire d’une conique d’excentricité e. On supposera que e › 1 et que la trajectoire est une ellipse dont S est l’un de ses foyers (figure 1-b). et e = p. رمن OÙ ونه est une constante d'intégration qu’on ne demande pas de avec p = 2.41. Déterminer la distance SO minimale notée يو au périhélie P de la trajectoire en fonction depete. 2.4.2. Déterminer la distance SO maximale notée ير« à l’aphélie A de la trajectoire en fonction depete. 1 — Tm 2.43. Déterminer l'écart relatif entre ces deux distances défini par 1 24.4. Application numérique : on donne م = 150.109 km et e = 0,018. Calculer rm, rm et leur écart relatif. Commenter. 3ème partie Période temporelle du mouvement On rappelle que la surface d’une ellipse est donnée par نه = x.a.b, où a = 1 £ 5 بق - فا désignant respectivement le demi grand axe et le demi petit axe de l’ellipse. Pour toute la suite, on utilisera les valeurs numériques de e et de p données dans la question 3.1. En utilisant la relation établie en 1.3.6.2., exprimer la période 7 du mouvement de la Terre autour du Soleil, en fonction de 6, Ms, pete. 3.2. Application numérique : calculer 1 en jours. Commenter. Pour l'hémisphère nord de la Terre, le périhélie P de la trajectoire correspond approximative- ment au début de l'hiver (solstice d'hiver), l’aphélie À de la trajectoire correspond au début de l'été (solstice d’été), le début du printemps ou équinoxe du printemps EP correspond à 0 = 7/2 et le début de l'automne ou équinoxe d'automne Æ'A correspond à 0 = 37/2. Épreuve de Physique II 4/8 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI 3.3. Reproduire le schéma de la trajectoire (figure 1-b) et placer les points A, EP et EA. Indiquer avec soin la surface balayée par le rayon-vecteur de la Terre pendant chacune des quatres saisons. 3.4. Montrer graphiquement que le printemps et l’été sont plus longs que l'automne et l'hiver dans l'hémisphère nord. 3.5. Dans cette section, on utilise la relation établie dans la question 1.3.5.2. 3.5.1. En tenant compte de la valeur de e, montrer que la durée T, de l'hiver se calcule approximativement par : p x/2 Tnx= | (1 — 2ecos 0)d0 3.5.2. Application numérique : calculer T, en jours. 3.5.3. Montrer de même que la durée T, du printemps se calcule approximativement par : 92 7 Te | (1 — 2e cos 0)d0 0 277/2 3.5.4. Application numérique : calculer 16 en jours. Commenter. 3.6. Un modèle plus complexe permet d'établir un calendrier qui fait apparaître les dates approx- imatives suivantes : solstice d'hiver : 21 décembre 2008 à 12h équinoxe du printemps : 20 mars 2009 à 12h solstice d’été : 21 juin 2009 à 6h équinoxe d'automne : 22 septembre 2009 à 21h solstice d’hiver : 21 décembre 2009 à 18h 3.6.1. Calculer la durée de la saison d'hiver T}, et de la saison du printemps T,,. 3.6.2. Comparer ces valeurs à celles obtenues par le modèle précédent. Commenter. Que pensez vous du modèle utilisé ? Deuxième problème Étude de l'équilibre de l'atmosphère dans le champ de pesanteur L'atmosphère terrestre s'étend sur quelques dizaines de kilomètres et permet à toutes les espèces vivantes terriennes de respirer pour vivre. Les phénomènes physiques intervenant dans l'atmosphère sont nombreux et caractérisent en fait différentes couches en fonction de l'altitude : de la troposphère au niveau du sol jusqu’à l'ionosphère couche d’atmosphère la plus haute avant l'Espace. On se propose d’étudier quelques modèles de variation de la pression dans l'atmosphère terrestre. Dans tout le problème, on ne tiendra pas compte des effets liés à la rotation de la Terre. Le Épreuve de Physique II 5/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI champ de pesanteur ÿ = —gü, est supposé uniforme, d'intensité égale à sa valeur au niveau du sol. d, étant le vecteur unitaire de la direction ascendante Oz. 1000 - 800 - = 600 - 7 Q& 200 - 0 + + t t 0 5 10 15 20 Sol 2) km) Figure 1 : tranche de fluide dans Figure 2 : Profil de pression dans les premières le champ de pesanteur. couches de l'atmosphère. 1°° partie Pression dans un fluide au repos dans le champ de pesanteur On considère un fluide au repos dans le champ de pesanteur. On suppose que la pression et la masse volumique du fluide ne dépendent que de l'altitude z. On appelle P(z) cette pression et p(z) la masse volumique du fluide. La pression au niveau du sol, pris comme origine des altitudes z = 0, vaut Po = 1,0 bar = 1,0.10° Pa. 1.1. Déterminer la résultante dF, des forces de pression s’exerçant sur une tranche de fluide de base ري située entre les altitudes 2 et z+dz (figure 1). En déduire l'expression de la densité volumique des forces de pression. 1.2. Écrire l'équation qui traduit l'équilibre mécanique de la tranche de fluide dans le champ de pesanteur. Montrer que la pression est liée à la masse volumique du fluide par l'équation : و الات 1 1.3. On suppose dans cette question que la masse volumique du fluide est quasi-indépendante de l'altitude. Déterminer l'expression de la pression P(z) qui règne dans le fluide à l'altitude z. 1.4. Ordres de grandeurs 1.4.1. Déterminer la différence de pression entre le sol et le toit d’une salle, situé à une altitude de 3 m, en assimilant l'air à un gaz parfait à la température ambiante 1 = 300 K. Commenter. 1.42. Déterminer la différence de pression entre la surface libre et un point à une profondeur de 3 m d’un océan. Commenter. Épreuve de Physique II 6/8 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI 2°M° partie Modèle de l'atmosphère isotherme On assimile l'atmosphère à un gaz parfait de masse molaire M, au repos dans le référentiel terrestre supposé galiléen et soumis au champ de pesanteur uniforme 7. On suppose dans ce paragraphe, que l'atmosphère est isotherme dans laquelle la température est uniforme et vaut Ty = 273 K. La pression au niveau du sol vaut Py = 1,0 bar = 1,0. 10° Pa. On appelle P(z) la pression qui règne à l'altitude z. 2.1. À partir de l'équation d'état des gaz parfaits, déterminer l'expression de la masse volumique de l'air en fonction de Me, To, de la pression P et de la constante des gaz parfaits R. 2.2. En déduire, en utilisant l'équation (1), l'expression de la pression P(z). 2.3. Interpréter le résultat obtenu en termes énergétiques et mettre en évidence le facteur de BOLTZMANN. 2.4. En déduire une hauteur caractéristique h des variations de la pression P(z). Déterminer la valeur numérique de h. Commenter. 3ème partie Modèle de l’atmosphère polytropique Le modèle de l'atmosphère isotherme ne s'applique qu’à la haute atmosphère appelée stratosphère, pour des couches d'air dont l'altitude est comprise entre 10 km et 30 km, et avec une température de l'ordre de 223 K. Entre les altitudes z = 0 et z = 10 km, l'air est constamment brassé par les courants que constituent les vents dont l’origine est en partie due aux variations journalières de la température au niveau du sol. La partie de l'atmosphère correspondante s'appelle la troposphère. Les données expérimentales transmises par un ballon-sonde, utilisé par une station météorologique, au cours de la traversée de la troposphère et de la basse stratosphère montrent que le modèle le mieux adapté est celui d’un gradient uniforme de température. Ces données permettent de tracer le profil réel de la pression régnant à la verticale de la station. Les résultats sont rassemblés sur la figure 2. On cherche à modéliser ces résultats en considérant un profil de température de la forme : T(z) = Ty - 72 Ty et a étant des paramètres constants. 3.1. Donner l'expression de la masse volumique p(z) de l’air en fonction de M4, To, تبه P(z) et 3.2. La pression et la masse volumique sont toujours liées par l'équation (1). 3.2.1. Déterminer l'expression de la pression P(z). Montrer qu'elle s’écrit sous la forme : où b et ه sont deux paramètres constants à déterminer. 3.2.2. Comparer ce champ de pression avec celui obtenu pour l'atmosphère isotherme lorsque l’on se place à faible altitude (b.z ‹‹ 1). Épreuve de Physique II 7/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 9 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière TSI 3.2.3. Montrer que la pression est liée à la masse volumique par la relation : appelée relation polytropique d'indice k. Donner l'expression de k en fonction de a. = cste 3.3. Le traitement des données expérimentales, indiquées par des croix sur la figure 2, permet d'ajuster les valeurs de Py, b'et œ pour que le modèle décrive correctement les points expérimentaux. On obtient ainsi : Py = 1,03.10° Pa; b = 1,95.107* m”* et نم = 5,91. La courbe correspondante est tracée en trait plein sur la figure 2. 3.3.1. Déduire de ces résultats les valeurs de Ty et de a. En déduire la valeur de la température T à une altitude de 10 km. Conclure quant à la validité de ce modèle pour décrire la troposphère. 3.3.2. Déduire de ce qui précède l’ordre de grandeur de l'épaisseur de l'atmosphère dans le cadre de ce modèle. FIN DE L'ÉPREUVE Épreuve de Physique II 8/8 FIN نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2009, filière TSI (présidence INSEA). Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. Deux problèmes indépendants : la durée des saisons (mécanique du mouvement képlérien de la Terre) et l'équilibre de l'atmosphère (statique des fluides : modèles isotherme et polytropique). Voici une correction proposée avec la numérotation de l'énoncé.
💡 Données utilisées : MS = 1,99·1030 kg ; G = 6,67·10−11 SI ; g = 9,81 m·s−2 ; R = 8,31 J·K−1·mol−1 ; Ma = 29·10−3 kg·mol−1 ; ρeau = 103 kg·m−3.
Premier problème — Durée des saisons
1ère partie — Propriétés générales du mouvement
1.1.1. Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel le principe d'inertie est vérifié : un point matériel isolé (ou pseudo-isolé) y est au repos ou en mouvement rectiligne uniforme.
1.1.2. Le référentiel géocentrique a pour origine le centre de la Terre et des axes parallèles à ceux du référentiel héliocentrique (dirigés vers des étoiles lointaines « fixes ») : il est en translation (quasi circulaire) par rapport à R. On peut le considérer comme galiléen pour des expériences de durée très courte devant un an (sa translation est alors quasi rectiligne uniforme), ou lorsque les effets différentiels (de marée) des autres astres sont négligeables.
1.2.1. Oui : la force est portée par SO et passe constamment par le point fixe S. C'est un champ de force central (de centre S), et de plus newtonien (en 1/r2).
1.2.2. Une force est conservative si son travail entre deux points ne dépend pas du chemin suivi, seulement des positions initiale et finale ; de façon équivalente, elle dérive d'une énergie potentielle : F = −grad Ep (δW = −dEp).
1.2.3. δW = F·dr = −(GMSm/r3) r·dr. Or r·dr = r dr, donc δW = −GMSm dr/r2 = d(GMSm/r). Le travail élémentaire est une différentielle exacte : la force est conservative.
1.2.4. δW = −dEp ⇒ Ep = −GMSm/r + cste, et Ep(∞) = 0 donne Ep = −GMSm/r.
1.2.5. Théorème de l'énergie mécanique dans R galiléen : dEm/dt = puissance des forces non conservatives. La seule force est la gravitation solaire, conservative : Em = cste.
1.3.1. LS = SO ∧ m v, v étant la vitesse de O dans R.
1.3.2. Pour un point matériel dans un référentiel galiléen et un point fixe S : dLS/dt = MS(F) = SO ∧ F (somme des moments en S des forces appliquées).
1.3.3. F est colinéaire à SO, donc SO ∧ F = 0 et dLS/dt = 0 : LS est un vecteur constant.
1.3.4. À chaque instant LS est orthogonal à SO (produit vectoriel). LS étant fixe, SO reste dans le plan Π passant par S et perpendiculaire à LS : la trajectoire est plane, Π ⊥ LS.
1.3.5.1. SO = r ur et dur/dt = θ̇ uθ, donc v = ṙ ur + r θ̇ uθ : vr = ṙ, vθ = r θ̇.
1.3.5.2. LS = m r ur ∧ (ṙ ur + rθ̇ uθ) = m r2 θ̇ u avec u = ur ∧ uθ (normal au plan). Par identification avec LS = mC u : C = r2θ̇.
1.3.6.1. Pendant dt, le rayon vecteur balaie un triangle de côtés r et r dθ : dΣ = ½ |SO ∧ dOM| = ½ r2 dθ.
1.3.6.2. dΣ/dt = ½ r2θ̇ = C/2 = cste ; en intégrant, Σ = (C/2) Δt. C'est la loi des aires (2e loi de Kepler) : des aires égales sont balayées en des durées égales. C = 2 dΣ/dt est le double de la vitesse aréolaire, d'où le nom de constante des aires.
2ème partie — Étude de la trajectoire
2.1. Ec = ½ m v2 = ½ m(ṙ2 + r2θ̇2) ; avec θ̇ = C/r2 : Ec = ½ m ṙ2 + ½ m C2/r2.
2.2. Em = Ec + Ep = ½ m C2/r2 − GMSm/r + ½ m ṙ2.
2.3.1. dEeff/dr = −mC2/r3 + GMSm/r2 = 0 ⇒ r0 = C2/(GMS).
Eeff(r0) = ½ m G2MS2/C2 − m G2MS2/C2 =
−m G2MS2/(2C2).
2.3.2. Allure : Eeff → +∞ quand r → 0 (terme en 1/r2 dominant) ; elle s'annule pour r = r0/2, passe par un minimum négatif en r0, puis remonte vers 0 par valeurs négatives quand r → ∞ (terme −1/r dominant). C'est un « puits de potentiel ».
2.3.3. Em = Eeff(r) + ½ m ṙ2 ≥ Eeff(r) ≥ Eeff(r0). La Terre décrit une trajectoire non circulaire (r varie, ṙ n'est pas toujours nul), donc Em > Eeff(r0). La Terre reste à distance bornée du Soleil (état lié) : si Em ≥ 0, r pourrait tendre vers l'infini ; donc Em < 0. D'où Eeff(r0) < Em < 0 : r oscille entre deux valeurs rm et rM.
2.3.4. Si Em = Eeff(r0), alors ṙ = 0 en permanence et r = r0 : trajectoire circulaire (mouvement circulaire uniforme, car r2θ̇ = C).
2.4.1. r est minimal quand 1 + e cos θ est maximal, soit θ = 0 : rm = p/(1 + e).
2.4.2. r maximal pour θ = π : rM = p/(1 − e).
2.4.3. (rM − rm)/p = 1/(1 − e) − 1/(1 + e) = 2e/(1 − e2) ≈ 2e.
2.4.4. rm = 150·106/1,018 = 1,473·108 km ; rM = 150·106/0,982 = 1,527·108 km ; écart relatif = 2 × 0,018/(1 − 0,0182) = 3,6·10−2 (3,6 %). Commentaire : la distance Terre–Soleil varie de moins de 4 % : l'orbite est quasi circulaire. Ce n'est donc pas la variation de distance qui explique les saisons, mais l'inclinaison de l'axe des pôles.
3ème partie — Période temporelle du mouvement
3.1. Sur une période, l'aire balayée est celle de l'ellipse : πab = (C/2)T ⇒ T = 2πab/C. Avec
C = √(GMSp) (car p = C2/(GMS)), a = p/(1 − e2), b = p/√(1 − e2) :
T = 2π p3/2 / [√(GMS) (1 − e2)3/2], soit T2/a3 = 4π2/(GMS) (3e loi de Kepler).
3.2. C = √(6,67·10−11 × 1,99·1030 × 1,50·1011) = 4,46·1015 m2·s−1 ; T = 3,17·107 s ≈ 367 jours. Commentaire : très proche de l'année réelle (365,25 j), à 0,4 % près ; l'écart vient de l'arrondi des données (p à 3 chiffres) et des perturbations négligées (planètes, Lune).
3.3. Schéma (à reproduire) : ellipse de foyer S, grand axe horizontal. P (périhélie) à θ = 0, du côté de S le plus proche ;
A (aphélie) à θ = π ; EP à θ = π/2 et EA à θ = 3π/2 : ce sont les deux points de l'ellipse situés sur la
perpendiculaire au grand axe passant par S (segment EP–EA de longueur 2p). Le mouvement se fait dans le sens de θ croissant :
– hiver : aire balayée de P à EP (secteur S, P, EP) ;
– printemps : de EP à A ;
– été : de A à EA ;
– automne : de EA à P.
3.4. La droite EP–EA passe par le foyer S, décalé vers P : elle partage l'ellipse en deux parties inégales. La partie contenant A (printemps + été) a une aire plus grande que la partie contenant P (automne + hiver). D'après la loi des aires, les durées sont proportionnelles aux aires balayées : printemps et été durent plus longtemps qu'automne et hiver (par symétrie par rapport au grand axe, printemps = été et automne = hiver).
3.5.1. D'après C = r2θ̇ : dt = r2dθ/C = p2dθ/[C(1 + e cos θ)2]. Comme e = 0,018 ≪ 1, (1 + e cos θ)−2 ≈ 1 − 2e cos θ (erreur d'ordre e2 ≈ 3·10−4). L'hiver va de P (θ = 0) à EP (θ = π/2) : Th ≈ (p2/C) ∫0π/2 (1 − 2e cos θ) dθ = (p2/C)(π/2 − 2e).
3.5.2. p2/C = (1,50·1011)2/4,46·1015 = 5,04·106 s = 58,36 j.
Th = 58,36 × (1,5708 − 0,036) = 89,6 jours.
3.5.3. Le printemps va de EP (θ = π/2) à A (θ = π) ; ∫π/2π cos θ dθ = −1, d'où Tp ≈ (p2/C)(π/2 + 2e).
3.5.4. Tp = 58,36 × (1,5708 + 0,036) = 93,8 jours. Commentaire : le printemps dure environ 4 jours de plus que l'hiver (écart 4e·p2/C ≈ 4,2 j), ce qui confirme 3.4. La somme des quatre saisons (2 × 89,6 + 2 × 93,8 ≈ 367 j) redonne bien T.
3.6.1. Hiver : du 21/12/2008 à 12 h au 20/03/2009 à 12 h : 10 + 31 + 28 + 20 = T'h = 89,0 jours.
Printemps : du 20/03/2009 à 12 h au 21/06/2009 à 6 h : 92 j + 18 h = T'p = 92,75 jours
(92 j 18 h).
3.6.2. Écarts : 89,6 − 89,0 = 0,6 j (0,7 %) et 93,8 − 92,75 ≈ 1,0 j (1,1 %). Le modèle reproduit correctement l'ordre de grandeur et surtout l'inégalité des saisons (printemps plus long que l'hiver de ≈ 4 j, contre 3,75 j réellement). Les écarts résiduels s'expliquent par : le périhélie ne coïncide pas exactement avec le solstice d'hiver (il a lieu début janvier), l'approximation au premier ordre en e, l'arrondi de p, et les perturbations (Lune, planètes). Le modèle (point matériel, force centrale du Soleil seul, orbite képlérienne) est donc bon à environ 1 % près.
Deuxième problème — Équilibre de l'atmosphère dans le champ de pesanteur
1ère partie — Pression dans un fluide au repos
1.1. Les forces de pression latérales se compensent. Sur la face inférieure (altitude z) : +P(z)S uz ; sur la face supérieure (z + dz) : −P(z + dz)S uz. D'où dFp = [P(z) − P(z + dz)] S uz = −(dP/dz) S dz uz. Le volume de la tranche étant dτ = S dz, la densité volumique des forces de pression est fp = −(dP/dz) uz = −grad P.
1.2. Équilibre de la tranche : dFp + dm g = 0 avec dm = ρS dz et g = −g uz : −(dP/dz)S dz − ρ g S dz = 0, soit dP/dz + ρg = 0.
1.3. ρ constante : P(z) = P0 − ρ g z (la pression diminue linéairement avec l'altitude).
1.4.1. Air (gaz parfait) : ρ = P0Ma/(RT) = 105 × 29·10−3/(8,31 × 300) = 1,16 kg·m−3. ΔP = ρ g h = 1,16 × 9,81 × 3 ≈ 34 Pa, soit ΔP/P0 ≈ 3,4·10−4. Commentaire : négligeable ; à l'échelle d'une salle, la pression d'un gaz est pratiquement uniforme.
1.4.2. Eau : ΔP = 103 × 9,81 × 3 = 2,9·104 Pa ≈ 0,29 bar, soit près de 30 % de P0. Commentaire : un liquide étant environ 1000 fois plus dense qu'un gaz, la variation de pression avec la profondeur y est importante (≈ 1 bar tous les 10 m).
2ème partie — Modèle de l'atmosphère isotherme
2.1. PV = nRT0 et ρ = nMa/V ⇒ ρ = P Ma/(R T0).
2.2. dP/dz = −(Mag/RT0) P ⇒ P(z) = P0 exp(−Mag z/(R T0)).
2.3. En divisant par NA : Mag z/(RT0) = m g z/(kBT0), où m = Ma/NA est la masse d'une molécule et kB = R/NA. Donc P(z) = P0 exp(−Ep/(kBT0)) avec Ep = mgz l'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule : c'est le facteur de Boltzmann. La densité moléculaire (∝ P) résulte de la compétition entre l'énergie potentielle (qui tend à concentrer les molécules au sol) et l'agitation thermique kBT (qui tend à les disperser).
2.4. P(z) = P0 e−z/h avec h = RT0/(Mag) = 8,31 × 273/(29·10−3 × 9,81) ≈ 8,0 km. Commentaire : la pression est divisée par e tous les 8 km ; h donne l'ordre de grandeur de l'épaisseur de l'atmosphère (quelques dizaines de km). Sur une telle hauteur, la température n'est pas uniforme : le modèle isotherme est grossier pour la troposphère.
3ème partie — Modèle de l'atmosphère polytropique
3.1. ρ(z) = MaP(z)/[R(T0 − a z)].
3.2.1. dP/P = −Mag dz/[R(T0 − a z)]. En intégrant : ln(P/P0) = (Mag/(Ra)) ln(1 − a z/T0), d'où P(z) = P0(1 − b z)α avec b = a/T0 et α = Mag/(R a).
3.2.2. Pour bz ≪ 1 : (1 − bz)α = exp[α ln(1 − bz)] ≈ exp(−α b z), et αb = Mag/(RT0) = 1/h : on retrouve P ≈ P0 e−z/h, le champ de pression isotherme (à basse altitude, la température varie peu).
3.2.3. T = T0(1 − bz) = T0(P/P0)1/α. Alors ρ = MaP/(RT) ∝ P1 − 1/α, soit P ∝ ρα/(α − 1) : P/ρk = cste avec k = α/(α − 1).
3.3.1. a = Mag/(Rα) = 29·10−3 × 9,81/(8,31 × 5,91) = 5,8·10−3 K·m−1 (5,8 K/km) ;
T0 = a/b = 5,79·10−3/1,95·10−5 ≈ 297 K (24 °C).
T(10 km) = 297 − 5,8 × 10 ≈ 239 K (−34 °C).
Conclusion : le gradient obtenu (≈ 6 K/km) et les températures sont réalistes pour la troposphère (la température y décroît
d'environ 6 à 7 K par km), et le modèle passe par les points de mesure de la figure 2 : il décrit bien la troposphère.
L'indice k = 5,91/4,91 ≈ 1,20 est compris entre 1 (isotherme) et γ = 1,4 (adiabatique). Au-delà d'environ 10 km
(stratosphère, ≈ 223 K quasi constante), la loi linéaire T = T0 − az ne s'applique plus.
3.3.2. Dans ce modèle, P s'annule (et T aussi) pour z = 1/b = 1/1,95·10−5 ≈ 51 km : l'épaisseur de l'atmosphère est de l'ordre de 50 km (ordre de grandeur seulement, puisque le modèle n'est plus valable au-dessus de la troposphère).
Questions fréquentes sur ce sujet
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