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Pour travailler en Espagne hors saisonnier, l'employeur demande l'autorisation de séjour et de travail à l'oficina de extranjería — sans test du marché si le métier figure au catalogue trimestriel des métiers en tension — puis vous demandez le visa de travail (60 €) sous un mois via BLS. La première autorisation vaut un an ; la sélection GECCO est gratuite.
Le nouveau cadre légal
Depuis le 20 mai 2025 s'applique le nouveau règlement espagnol des étrangers (Real Decreto 1155/2024, modifié en 2026). Ce guide concerne l'emploi stable ou non saisonnier ; pour les contrats agricoles saisonniers, voir le guide saisonniers.
Étape 1 : l'employeur demande l'autorisation de séjour et de travail
L'employeur espagnol dépose la demande à l'oficina de extranjería de la province du lieu de travail. L'administration a 3 mois pour statuer ; le silence vaut refus. L'autorisation initiale dure le temps du contrat dans la limite d'un an, pour une région et une profession données.
« Situation nationale de l'emploi » et catalogue des métiers en tension
- Si le métier figure au Catálogo de ocupaciones de difícil cobertura publié par le SEPE chaque trimestre par région, le dossier avance sans test du marché du travail.
- Sinon, l'employeur publie l'offre au service de l'emploi pendant 8 jours et obtient un certificat d'absence de candidats adaptés.
Étape 2 : le visa de travail au consulat
Après notification à l'employeur, vous avez un mois pour demander le visa ; le consulat statue sous un mois. Selon le consulat d'Espagne à Casablanca, le visa de travail coûte 60 € et se dépose sur rendez-vous chez BLS International. Après l'entrée : affiliation à la Sécurité sociale sous 3 mois, puis demande de la carte TIE sous un mois.
Le recrutement collectif à l'origine (GECCO)
Programme espagnol annuel permettant aux employeurs de recruter à l'étranger ; le Maroc fait partie des pays prioritaires. Trois volets :
- Contrats stables : autorisation collective d'un an.
- Contrats circulaires (saisonniers) : autorisation de 4 ans, 9 mois par an au maximum.
- Visas de recherche d'emploi si l'arrêté annuel en prévoit.
Le visa de recherche d'emploi
Il donne 12 mois de séjour pour chercher un emploi. Il vise surtout les enfants et petits-enfants d'Espagnols d'origine, ou des métiers et régions fixés par l'arrêté GECCO annuel. Nous n'avons trouvé aucun contingent chiffré dans l'arrêté 2026 — méfiez-vous de qui le « vend ».
Profils qualifiés et carte bleue
La loi 14/2013 prévoit une autorisation pour les professionnels hautement qualifiés, demandée par l'entreprise à l'UGE-CE et valable dans toute l'Espagne. La carte bleue européenne exige un diplôme supérieur d'au moins 3 ans (ou 5 ans d'expérience, 3 en informatique). Durée : 3 ans ou la durée du contrat.
Et l'arraigo ?
La régularisation par l'arraigo (social, sociolaboral, socioformatif, familial, seconde chance) concerne les personnes déjà en Espagne — en général après 2 ans de présence continue. Ce n'est pas une voie depuis le Maroc.
Les consulats d'Espagne au Maroc
Ambassade à Rabat et consulats à Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan, Nador, Agadir et Larache. Les rendez-vous de visa se prennent uniquement via BLS International, selon l'ambassade : le rendez-vous est gratuit sur le site officiel, ne l'achetez à personne.
Attention aux arnaques
Aucun « contrat Espagne » ne s'achète : l'employeur demande l'autorisation, la sélection GECCO est gratuite et le visa de recherche d'emploi n'est pas ouvert à tous. Tout bureau qui demande de l'argent contre un contrat ou un rendez-vous est une arnaque — voir les agences autorisées.
L'essentiel à retenir
- L'employeur demande l'autorisation ; vous demandez le visa sous un mois.
- Les métiers en tension sont dispensés du test du marché.
- Première autorisation : un an, une région, un métier.
- La sélection officielle est gratuite — n'achetez ni contrat ni rendez-vous.