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Pour travailler en Belgique depuis le Maroc, l'employeur belge dépose une demande de permis unique auprès de la région du poste, via le portail fédéral en ligne depuis mai 2026, avec une décision sous 4 mois. Vous demandez ensuite un visa de type D via TLScontact au Maroc. Aucun accord officiel sur « 12 000 visas saisonniers » n'a été publié.
Comment un Marocain peut-il travailler légalement en Belgique ?
Par le permis unique (travail + séjour de plus de 90 jours) : l'employeur belge dépose la demande auprès de la région où se situe le poste (Flandre, Wallonie, Bruxelles ou Communauté germanophone) et doit en général démontrer qu'aucun travailleur adéquat n'est disponible localement (avec des dérogations pour certains métiers en pénurie). Décision dans les 4 mois suivant le dossier complet ; permis généralement valable jusqu'à un an.
Nouveau en 2026 : le guichet unique en ligne
Depuis le 4 mai 2026, toutes les demandes d'autorisation de travail pour les non-Européens passent uniquement par le portail fédéral « One-Stop » ; les formulaires papier et les envois par e-mail ne sont plus acceptés.
Après l'accord : le visa depuis le Maroc
Une fois la région d'accord, vous demandez un visa de type D via TLScontact au Maroc (pas VFS), selon l'ambassade de Belgique au Maroc qui publie la liste des documents.
Profils qualifiés et carte bleue
Les seuils salariaux varient selon la région ; par exemple à Bruxelles en 2026 : environ 3 703 € par mois pour un travailleur hautement qualifié et 4 748 € pour la carte bleue européenne (chiffres publiés par des cabinets de conseil ; vérifiez sur le site de la région).
Le travail saisonnier
En Flandre, le travail saisonnier est limité à l'horticulture et à l'horeca, au maximum 5 mois sur 12, après publication du poste auprès du VDAB pendant au moins 3 semaines. Attention : l'« accord Belgique-Maroc pour 12 000 visas saisonniers » qui circule en ligne ne figure sur aucune source officielle.
Projets pilotes avec l'ANAPEC
L'ANAPEC a participé avec Enabel et les services publics de l'emploi belges à des projets pilotes (PALIM puis THAMM) dans l'informatique, la construction et l'industrie ; le nombre de bénéficiaires est resté limité (par exemple 116 sélectionnés sur 9 677 candidats pour PALIM).
Attention aux arnaques
Aucun intermédiaire ne peut « vendre » un contrat ou une autorisation : dans ces pays, c'est l'employeur qui demande l'autorisation par les voies officielles. L'ANAPEC rappelle que ses services de placement à l'étranger sont gratuits, et les agences privées au Maroc ne peuvent rien facturer aux candidats (liste officielle). Voir aussi les arnaques et le visa Schengen (qui ne permet pas de travailler).
Source
EU Immigration Portal, site Économie-Emploi de la Région de Bruxelles-Capitale, site du gouvernement flamand et ambassade de Belgique au Maroc, consultés le 17 septembre 2026.
L'essentiel à retenir
- L'employeur demande le permis unique à la région.
- Depuis le 4 mai 2026 : portail fédéral unique.
- Visa D via TLScontact au Maroc.
- Les « 12 000 visas saisonniers » : non officiel.