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Modèle de concours : Administrateurs — 2e grade — Ministère de l'Économie et des Finances

🏢 Ministère de l'Économie et des Finances 👤 Administrateurs — 2e grade 👁️ 235 vues
Épreuve écrite de concours de la fonction publique au Maroc organisé par Ministère de l'Économie et des Finances pour le recrutement : Administrateurs — 2e grade. Ce modèle contient 1 page(s) de questions et vous aide à préparer le concours en découvrant le format de l'examen et le type de questions posées.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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المالية المعوية
وزارة الاقتصاد والمالية
مباراة 3 يوليوز 2022 لتوظيف متصرفين من الدرجة الثانية
الاختبار الكتابي: المدة ساعتان
أكتبوا حسب اختياركم في أحد الموضوعين التاليين :
الموضوع 1:
ما هي أهم الانجازات التي ت ا في مجال الحماية الاجتماعية بالمغرب؟ وما هي التحديات التي
يعرفها تنزيل هذا الورش؟
Sujet 1 :
Quelles sont les principales réalisations dans le domaine de la protection sociale au Maroc?
et quels sont les défis à relever pour de la mise en ceuvre de ce chantier 2
الموضوع 2
حصيلة وأفاق الانتقال الرقمي بالمغرب.
Sujet 2:
Bilan et perspectives de la transition numérique au Maroc.
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wadifa-info.com

✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve écrite du concours de recrutement d'administrateurs de 2e grade au Ministère de l'Économie et des Finances, session du 3 juillet 2022. La copie propose une dissertation au choix en deux heures seulement : deux sujets présentés en arabe et en français, dont vous traitez un seul dans la langue de votre choix — le premier sur le bilan et les défis du chantier de la protection sociale, le second sur le bilan et les perspectives de la transition numérique au Maroc. Voici une correction méthodologique proposée pour les deux sujets.

💡 Deux heures pour une dissertation signifie qu'on attend un article ramassé de 3 à 4 pages, pas une recherche : 15 minutes de plan, 90 minutes de rédaction, 15 minutes de relecture. Choisissez le sujet pour lequel vous retenez des chiffres et des textes précis — le jury du ministère des Finances récompense celui qui cite la loi-cadre et son numéro, le coût du chantier et son financement, bien plus que celui qui rédige une dissertation générale. La formulation elle-même vous donne le plan : « réalisations/bilan » pour le premier axe et « défis/perspectives » pour le second.

Sujet 1 : les réalisations et les défis de la protection sociale au Maroc

Problématique proposée : la généralisation de la protection sociale, lancée par Sa Majesté le Roi en 2020 et encadrée par la loi-cadre 09.21, a marqué le passage d'une logique d'assistance éclatée à une logique de droit assuré pour tous ; quel est le bilan de ce chantier royal, et quels sont les défis financiers et institutionnels qui conditionnent sa pérennité ?

I. Les réalisations — de l'annonce royale à la mise en œuvre législative

  • Le cadre de référence : le discours du Trône du 29 juillet 2020, qui a annoncé la généralisation de la couverture sociale, puis la loi-cadre 09.21 (avril 2021), qui a fixé les quatre piliers et le calendrier 2021-2025.
  • Les quatre piliers : (1) la généralisation de l'assurance maladie obligatoire de base (AMO), visant 22 millions de bénéficiaires supplémentaires ; (2) la généralisation des allocations familiales ; (3) l'élargissement de l'affiliation aux régimes de retraite à ceux qui n'en bénéficient pas ; (4) la généralisation de l'indemnité pour perte d'emploi.
  • La mise en œuvre effective à la date du concours : l'intégration des catégories non salariées (commerçants, artisans, agriculteurs, professions libérales) dans l'AMO par décrets sectoriels, la préparation du transfert des bénéficiaires du RAMED vers « AMO Tadamon » avec prise en charge de leurs cotisations par l'État, et l'adoption du Registre Social Unifié (loi 72.18) comme mécanisme de ciblage précis des aides.
  • Le coût et le financement : le coût global annoncé du chantier est d'environ 51 milliards de dirhams par an à son achèvement, réparti entre un financement solidaire par le budget de l'État et les cotisations des affiliés — citez ce chiffre avec prudence et renvoyez à la loi-cadre et aux lois de finances.

II. Les défis qui conditionnent la pérennité du chantier

  • Le défi financier : la soutenabilité des ressources (réforme de la compensation et redéploiement de ses crédits vers l'aide directe, nécessité d'une croissance économique génératrice de recettes) et la maîtrise des équilibres financiers des régimes de retraite, qui connaissent un déficit structurel.
  • Le défi de l'offre de soins : généraliser la couverture n'a pas de sens sans réformer le système de santé (déficit en cadres médicaux, mise à niveau des hôpitaux, médecine en milieu rural) — c'est la réforme d'accompagnement engagée par les lois relatives au système de santé.
  • Le défi du ciblage et de l'affiliation : l'intégration du secteur informel, le recouvrement des cotisations des non-salariés et la fiabilité du Registre Social Unifié.
  • Le défi de la gouvernance : la multiplicité des intervenants (CNSS, ministères, collectivités), l'efficacité de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale comme gestionnaire unique élargi, et la convergence de ce chantier avec celui de l'aide sociale directe.

Conclusion : la protection sociale est passée d'un slogan à un chantier d'État doté d'un cadre juridique et d'un calendrier ; sa réussite finale tient à une équation à trois termes : un financement soutenable, une offre de soins mise à niveau et une gouvernance efficace — les conditions qui en font le socle de l'État social annoncé par le Nouveau Modèle de Développement.

Sujet 2 : bilan et perspectives de la transition numérique au Maroc

Problématique proposée : le Maroc a accumulé des stratégies numériques successives et une architecture institutionnelle consacrée, mais l'effet de la digitalisation sur l'usager et sur l'entreprise est resté en deçà de l'ambition ; quel est le bilan de la transition numérique, et à quelles conditions peut-elle devenir un véritable levier de modernisation de l'administration et de l'économie ?

I. Le bilan — une accumulation institutionnelle, juridique et de services

  • Le cadre institutionnel : l'Agence de Développement du Digital (ADD) créée par la loi 61.16, le ministère chargé de la Transition Numérique et de la Réforme de l'Administration, et la Commission Nationale de contrôle de la protection des Données à caractère Personnel (CNDP — loi 09.08).
  • Le cadre juridique : la loi 55.19 relative à la simplification des procédures et formalités administratives (dématérialisation des procédures et caractère impératif des délais), la loi 43.20 sur les services de confiance et la signature électronique, et la loi 05.20 relative à la cybersécurité.
  • Des services tangibles : les portails fiscaux SIMPL et le télépaiement (le ministère des Finances y fait figure de pionnier), le portail des marchés publics, les plateformes « Idarati » et le registre du commerce électronique, la dématérialisation de l'état civil, et les services numériques de la CNSS, dont la pandémie a révélé l'importance (aide directe aux personnes affectées par le COVID-19).
  • Un bilan nuancé : l'amélioration du classement du Maroc dans les indices d'administration électronique, avec une persistance de l'écart entre la dématérialisation des façades et celle des procédures en profondeur.

II. Les perspectives et les conditions de réussite

  • L'interopérabilité entre administrations et l'échange de données, au lieu de demander à l'usager des documents que l'administration produit elle-même — c'est le cœur de la loi 55.19.
  • La réduction de la fracture numérique : la couverture en haut débit du monde rural, l'illettrisme numérique, et l'accompagnement (assistance à l'accès aux services).
  • Le capital humain et l'économie numérique : la formation des compétences (écoles de codage, partenariats), l'appui aux start-up, et l'exportation de services numériques (offshoring) comme secteur pourvoyeur d'emplois.
  • La confiance numérique : la protection des données personnelles, la cybersécurité (Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d'Information) et l'identité numérique nationale adossée à la nouvelle carte électronique.

Conclusion : la transition numérique au Maroc a accumulé les infrastructures et les textes ; l'enjeu porte désormais sur l'efficacité : des procédures dématérialisées de bout en bout, une administration centrée sur l'usager, et une économie numérique créatrice d'emplois — ce dont les stratégies ultérieures (Maroc Digital 2030) ont fait un objectif déclaré.

Méthode pour ce type de sujet

  • Une introduction brève : cadrage (discours royal ou modèle de développement) + problématique + annonce de deux axes — pas plus d'une demi-page dans une épreuve de deux heures.
  • Deux axes équilibrés correspondant aux deux volets de l'énoncé (bilan/défis ou bilan/perspectives), avec des titres apparents.
  • Au moins une donnée précise par paragraphe : un numéro de loi, une date de discours, une institution, un coût — la précision référentielle est ce qui distingue les copies du ministère des Finances.
  • Rédigez dans la langue que vous maîtrisez le mieux ; le fait que le sujet soit bilingue signifie que le jury accepte les deux avec la même notation.

Source : partagé par les candidats sur les forums

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