Modèle de concours : Administrateurs — 3e grade — Ministère du Transport et de la Logistique 2026
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — المملكة المغربية وزارة النقل واللوجيستيا مباراة توظيف متصرفين من الدرجة الثالثة دورة يوليوز 2026 الشعبة: القانون الخاص +XHASHI HEVore ...o+I U.00.1 A RIICO++ الاختبار الكتابي: موضوع في مجال التدبير العمومي أو التخصصات المطلوبة أو المهام المطلوب شغلها أو مجالات مختلفة مدة الإنجاز : ثلاث (03) ساعات - المعامل: 3 الموضوع "إذا كان العقد شريعة المتعاقدين لا يجوز نقضه إلا برضاهما، فإن إخلال أحد الطرفين بالتزاماته في العقود الملزمة للجانبين يفتح للطرف الآخر باب المطالبة بالفسخ، دون أن يجعل منه المشرع المغربي حما يعمل بصفة تلقائية." حلل (ي) وناقش (ي) هذا القول على ضوء مقتضيات ظهير الالتزامات والعقود، مبرزا(ة) مدى توفيق المشرع بين مبدأ استقرار العقود وحماية المتعاقد المتضرر من عدم التنفيذ. Sujet : contra Wadira « Si le contrat tient lieu de loi aux parties et ne peut être révoqué que de leur consentement mutuel, l'inexécution par l'une des parties de ses obligations dans les contrats synallagmatiques ouvre à l'autre partie la voie de la demande en résolution, sans toutefois que le législateur marocain n'en ait fait un droit s'exerçant de plein droit. >> Analysez et discutez cette assertion à la lumière des dispositions du Dahir des Obligations et des Contrats, en mettant en évidence la mesure dans laquelle le législateur est parvenu à concilier le principe de la stabilité des contrats et la protection du contractant lésé par l'inexécution. wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve écrite du concours de recrutement d'administrateurs de 3e grade au Ministère du Transport et de la Logistique — filière droit privé, session de juillet 2026. La copie comporte un sujet de dissertation unique (analyse et discussion d'une citation), proposé en arabe et en français, portant sur la résolution du contrat pour inexécution dans les contrats synallagmatiques à la lumière du Dahir des Obligations et des Contrats (DOC). Durée : 3 heures, coefficient 3. Ni questions directes ni QCM : on attend une dissertation juridique solidement construite. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 La citation proposée contient elle-même votre plan : le premier membre (le contrat fait la loi des parties → stabilité contractuelle) et le second (le droit de demander la résolution sans qu'elle soit automatique → protection de la victime sous le contrôle du juge). Consacrez 25 minutes au plan au brouillon, et citez les articles avec leurs numéros (230, 234, 235, 254, 259, 260) : en filière droit privé, le jury récompense la citation précise du texte bien plus que le remplissage.
La problématique proposée
Si l'article 230 du DOC confère au contrat force de loi entre les parties et interdit sa révocation par une volonté unilatérale, comment la partie victime de l'inexécution peut-elle se libérer d'un contrat qui n'atteint plus son but ? Le refus du législateur marocain de la résolution « de plein droit » signifie-t-il que la stabilité contractuelle l'emporte sur la protection du créancier, ou s'agit-il d'un équilibre voulu passant par le contrôle du juge ? Autrement dit : dans quelle mesure le DOC a-t-il concilié la force obligatoire du contrat et la sanction de son inexécution ?
I. Le principe de stabilité contractuelle — la force obligatoire et les limites de la révocation
- Le fondement : l'article 230 du DOC dispose que les obligations contractuelles valablement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites, et ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ou dans les cas prévus par la loi. Il est complété par l'article 231 (exécution de bonne foi) et l'article 228 (effet relatif du contrat). Expliquez la philosophie : autonomie de la volonté, sécurité contractuelle et confiance dans les transactions.
- La révocation par consentement mutuel (la résiliation amiable) : la voie naturelle d'extinction du contrat est un accord nouveau entre les parties (articles 393 et suivants du DOC), ce que vise la citation par « ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ».
- La conséquence sur la résolution : puisque la volonté unilatérale ne révoque pas le contrat, l'inexécution n'y met pas fin d'elle-même ; le créancier ne peut se considérer comme délié de ses obligations du seul fait du manquement de l'autre partie, mais doit emprunter les voies tracées par la loi : la mise en demeure (articles 254 et 255), puis l'exécution en nature ou la résolution judiciaire.
- Les limites du principe : le législateur lui-même admet des cas où l'obligation s'éteint sans la volonté des parties (impossibilité d'exécution par force majeure — articles 268 et 269), ce qui montre que la stabilité n'est pas absolue.
II. La protection du contractant lésé — la résolution comme option et non comme effet automatique
- L'exception d'inexécution : avant la résolution, les articles 234 et 235 protègent la partie lésée dans les contrats synallagmatiques en lui permettant de suspendre l'exécution de sa propre obligation jusqu'à ce que l'autre exécute la sienne — un moyen de pression préventif qui ne met pas fin au contrat.
- L'option offerte au créancier (article 259) : lorsque le débiteur est en demeure, le créancier peut le contraindre à l'exécution en nature tant qu'elle est possible ; à défaut, il peut demander la résolution, et il a droit à des dommages-intérêts dans les deux cas. Si l'exécution n'est devenue possible que pour partie, il peut demander l'exécution partielle ou la résolution avec dommages-intérêts. Insistez sur le fait que la résolution est une demande, non une conséquence.
- Le caractère judiciaire de la résolution : le dernier alinéa de l'article 259 est explicite : la résolution n'a pas lieu de plein droit, elle doit être prononcée par le tribunal. Le juge apprécie la gravité du manquement et peut accorder au débiteur un délai modéré pour s'exécuter compte tenu de sa situation (article 243 — délai de grâce). C'est là que se manifeste la conciliation : la résolution est possible mais contrôlée, afin qu'elle ne serve pas à se délier abusivement d'un contrat.
- L'exception conventionnelle — la clause résolutoire expresse (article 260) : lorsque les parties sont convenues que le contrat serait résolu à défaut d'exécution des obligations de l'une d'elles, la résolution s'opère de plein droit par le seul fait de l'inexécution. Discutez cette exception : elle procède de l'autonomie de la volonté elle-même, mais prive la partie faible du contrôle du juge (la jurisprudence interprète la clause strictement et exige en principe une mise en demeure préalable).
- Les effets de la résolution : effet rétroactif et remise des parties dans l'état antérieur (restitution des prestations), avec réparation du préjudice le cas échéant (article 264) ; dans les contrats à exécution successive (bail, fourniture), l'effet ne joue que pour l'avenir. Il est utile de citer des applications particulières, comme la résolution de la vente pour défaut de paiement du prix.
Conclusion : le législateur marocain n'a sacrifié aucune des deux valeurs : il a maintenu la force obligatoire du contrat comme principe (article 230) et donné à la victime une échelle graduée de moyens (exception d'inexécution → exécution en nature → résolution avec dommages-intérêts), en faisant du juge le gardien de l'équilibre entre les parties. La résolution judiciaire est donc le prix de la stabilité, non son contraire. Ouverture possible : est-il temps d'introduire la « résolution par notification unilatérale », comme l'ont fait certaines législations comparées, pour accélérer les transactions commerciales, tout en garantissant un contrôle judiciaire a posteriori ?
Méthode de traitement d'un sujet « analysez et discutez »
- Analyser signifie décomposer la citation en ses concepts (force obligatoire, contrats synallagmatiques, inexécution, résolution, « de plein droit ») et définir chacun d'eux avec précision juridique dès l'introduction.
- Discuter signifie prendre position de façon motivée : la conciliation est-elle réussie ? Relevez au moins une faiblesse (longueur des procédures judiciaires, clause résolutoire qui vide le contrôle de sa substance) et proposez une solution.
- Citez les articles par leur numéro et par leur contenu, et exploitez un exemple pratique (un contrat de vente ou d'entreprise inexécuté).
- Équilibrez les deux axes en volume et en qualité, et écrivez dans une langue juridique sobre, sans remplissage ; 3 heures suffisent pour quatre à cinq pages structurées.
📌 À réviser : le Dahir des Obligations et des Contrats — articles 228, 230 et 231 (effets du contrat), 234 et 235 (exception d'inexécution), 243 (délais de grâce), 254 et 255 (demeure et mise en demeure), 259 à 264 (exécution, résolution et dommages-intérêts), 268 et 269 (force majeure), 393 et suivants (résiliation amiable), avec le cours de théorie générale de l'obligation sur la résolution judiciaire et la clause résolutoire. Pour consulter d'autres modèles de la même filière, voir tous les modèles de concours, et pour connaître le salaire d'un administrateur de 3e grade utilisez le calculateur de salaires.
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