Modèle d'examen d'aptitude professionnelle — Avancement de grade dans le cadre d'ingénieur d'État — Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural 2003 — Agro-économie — Épreuve écrite
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de avancement de grade dans le cadre d'ingénieur d'État organisé par Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes (2003), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes
- Grade
- avancement de grade dans le cadre d'ingénieur d'État
- Spécialité
- Agro-économie — épreuve écrite
- Année
- 2003
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
Royaume du Maroc
Ministère de l’Agriculture et
du Développement Rural
Examen d’Aptitude Professionnelle pour l’avancement de Grade
dans le Grade d'Ingénieur d'Etat
( Session : 7 et 8 décembre 2003)
Option : Agro-Economie
Epreuve écrite
Durée : 4 heures
Coefficient : 5
Répondez aux 5 questions suivantes (10 pointe) :
Définir le concept de la formation brute du capital fixe {FBCF). À quoi sert
cet indicateur ?Que représente le ratio FBCF/PIE.
Soit la fonction de production suivante d’un bien X:
Q = f{K,L) = 600 فز - K°L*
Où K est le capital, L est la travail exprimé en ‘nombre d'ouvriers
d'ouvriers permettant la maximiseiion de la production. Guellé est ذا
valour de la production (Qmax) correspondanis ?
2. Er gardant la valeur فى k=15, calculer la produciiviié moyenne du
productivité moyenne du travail ? Quelle est la production marginale
correspongantes à ce nomère d'ouvriers ?
3. Comparer le مضه d'ouvriers maxinisant la valeur de productior
totale et celui maximisant la productivité moyenne du travail.
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4. Comment une augmentation du capital de 10 à 11 affecte-t-elle la
production maximale, la productivité moyenne et la productivité
marginale du travail? commenter les valeurs obtenues ?
Question 3 :
l'est couramment dit que ‘Lorsque l’agriculture va tout va’. Analyser
brièvement par quels mécanismes les performances du secteur agricole
conditionnent celles de l’économie marocaine toute entière.
Question 4 :
Soit la fonction de demande linéaire suivante pour les oranges :
G=56-3"P
Calculer lélasticité prix de la demande des oranges. Décrire la variation de
cette élasticité en fonction du prix ?.
Question 5 :
Qu'est qu'un indice des prix? Comment est-il calculé ? Quelles utilisations
peut-on en faire? Donner deux exemples d'indices de prix les plus
couramment utilisés.
Traiter au choix, un des deux sujets suivants (10 points}:
Sujet 1 :
581017 un rapport de la banque mondiale publié en septembre 2008, " I y a
manifestement une logique économique forts qui montre l'intérêt d'instituer
une bonne gouvernance”, dans ما sens où "la qualité de [à gouvernancs aide
au façonnement de la qualité de formulation et de miss en œuvre de [a
politique qui, à son tour, détermine si les services publics sont effectivement
assurés et s'il y 8 un environnement d'affaires aitractif pour 188 investisseurs".
Commenter 31 analyser en se référant à votre environnement professionnel.
Dans te cadre de la libéralisation de l'économie nationale et l ouverture sur
l'environnement international, le Maroc s'engage de pius en glus dans des
accords de libre échange avec un certain nombre de pays.
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- Quelles opportunités offrent ces accords à l’économie nationale et au
secteur agricole en particulier ?
- Quelle réflexion faites-vous sur les impacts prévisibles des accords de
libre échange, en cours de négociation avec les USA, sur le secteur
agricole marocain.
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Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve écrite de l'examen d'aptitude professionnelle pour l'avancement de grade dans le cadre des ingénieurs d'État, option Agro-économie — Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, session des 7 et 8 décembre 2003. Durée : 4 heures, coefficient 5. Première partie : 5 questions obligatoires (10 points) ; deuxième partie : un sujet au choix sur deux (10 points). Voici une correction proposée.
💡 Pour la question 2, gardez une démarche visible : fonction de L à K fixé, dérivée, condition du premier ordre, vérification du maximum. Le correcteur note la méthode autant que le résultat.
Question 1 : la FBCF
- Définition : la formation brute de capital fixe est la valeur des acquisitions, moins les cessions, d'actifs fixes produits (bâtiments, infrastructures, machines, matériel de transport, plantations, logiciels…) réalisées par les agents résidents au cours de l'année. « Brute » : l'amortissement (consommation de capital fixe) n'est pas déduit.
- Utilité : c'est la mesure de l'investissement en comptabilité nationale ; elle renseigne sur l'effort d'accumulation, la croissance future (capacités de production), la modernisation de l'appareil productif ; elle est suivie par secteur (FBCF agricole : irrigation, mécanisation, plantations) et par agent (État, entreprises, ménages).
- Ratio FBCF/PIB = taux d'investissement de l'économie : part de la richesse produite consacrée à l'accumulation du capital. Un taux élevé et efficace prépare la croissance ; on le compare au taux d'épargne pour apprécier le besoin de financement extérieur, et on le rapproche de la croissance obtenue (efficacité de l'investissement).
Question 2 : fonction de production Q = 600K2L2 − K3L3
1. K = 10 : nombre d'ouvriers maximisant la production
Q(L) = 60 000 L2 − 1 000 L3 ; Q'(L) = 120 000 L − 3 000 L2 = 3 000 L(40 − L) = 0 ⇒ L = 40 ouvriers (Q''(40) = 120 000 − 240 000 < 0 : maximum).
Qmax = 60 000 × 1 600 − 1 000 × 64 000 = 32 000 000 unités.
2. Productivité moyenne du travail
PML = Q/L = 60 000 L − 1 000 L2 ; dPM/dL = 60 000 − 2 000 L = 0 ⇒ L = 30 ouvriers ; PMmax = 1 800 000 − 900 000 = 900 000 unités par ouvrier.
Productivité marginale : PmL = Q'(L) = 120 000 L − 3 000 L2 ⇒ PmL(30) = 3 600 000 − 2 700 000 = 900 000 : au maximum de la productivité moyenne, Pm = PM (la courbe de Pm coupe celle de PM en son sommet).
3. Comparaison
L = 30 (PM maximale) < L = 40 (production maximale). Entre 30 et 40 ouvriers, la production croît encore mais chaque ouvrier supplémentaire rapporte moins que la moyenne (Pm < PM, rendements décroissants) ; c'est la zone économiquement rationnelle de production (phase II). Au-delà de 40, Pm < 0 : embaucher fait baisser la production. Le choix exact dépend des prix (salaire et prix du produit : on embauche tant que la valeur de Pm dépasse le salaire).
4. Passage de K = 10 à K = 11
De façon générale Q'(L) = 0 ⇒ L* = 400/K et dPM/dL = 0 ⇒ L** = 300/K.
| K = 10 | K = 11 | |
|---|---|---|
| L maximisant Q | 40 | 400/11 ≈ 36,4 |
| Qmax | 32 000 000 | 32 000 000 (600·4002 − 4003, indépendant de K) |
| L maximisant PM | 30 | 300/11 ≈ 27,3 |
| PMmax (= Pm à ce point) | 900 000 | 990 000 (= 90 000·K) |
Commentaire : avec plus de capital, la productivité moyenne maximale du travail augmente de 10 % (chaque ouvrier dispose de plus de capital), et le même plafond de production est atteint avec moins d'ouvriers : le capital se substitue au travail. La production maximale, elle, ne change pas : avec cette fonction particulière, le plafond dépend du produit K·L (Q = 600(KL)2 − (KL)3), atteint pour KL = 400. À nombre d'ouvriers inchangé (par exemple L = 40), la Pm devient négative (−580 800) : il y a sureffectif.
Question 3 : « Lorsque l'agriculture va, tout va »
- Poids direct : part importante du PIB et surtout de l'emploi, en particulier rural ; une bonne campagne céréalière relève mécaniquement le taux de croissance, une sécheresse le fait chuter (croissance très dépendante de la pluviométrie).
- Revenus et demande : les revenus agricoles soutiennent la consommation des ménages ruraux (commerce, BTP, services), donc la demande adressée aux autres secteurs.
- Effets d'entraînement amont/aval : agro-industrie (minoterie, sucrerie, conserverie, laiterie), intrants (engrais, semences, machines), transport, commerce, emballage.
- Équilibres extérieurs et publics : une mauvaise récolte augmente les importations de céréales (balance commerciale) et les dépenses de soutien (subventions, programmes contre la sécheresse) ; les exportations agricoles (agrumes, primeurs, produits de la mer) rapportent des devises.
- Prix et social : les récoltes influencent les prix alimentaires (inflation), l'exode rural, la pauvreté et la stabilité sociale.
Conclusion : cette dépendance plaide pour la diversification de l'économie et pour une agriculture moins vulnérable au climat (irrigation, économie d'eau, assurance, valorisation).
Question 4 : élasticité-prix de Q = 36 − 3P
e = (dQ/dP)·(P/Q) = −3P/(36 − 3P) = −P/(12 − P), pour 0 ≤ P < 12.
- P = 0 : e = 0 (demande parfaitement inélastique au point).
- 0 < P < 6 : |e| < 1, demande inélastique ; une hausse de prix augmente la recette P·Q.
- P = 6 (Q = 18) : |e| = 1, élasticité unitaire, recette totale maximale (108).
- 6 < P < 12 : |e| > 1, demande élastique ; |e| → ∞ quand P → 12 (Q → 0).
Sur une droite de demande, la pente est constante mais l'élasticité varie : elle augmente en valeur absolue avec le prix.
Question 5 : les indices des prix
- Définition : un indice des prix mesure l'évolution relative du prix d'un bien ou d'un panier de biens entre une période de base (indice 100) et une période courante.
- Calcul : indice élémentaire I = (Pt/P0) × 100 ; indice synthétique = moyenne pondérée des indices élémentaires. Laspeyres (pondération de la période de base) : L = ΣPtQ0/ΣP0Q0 × 100 ; Paasche (pondération de la période courante) : P = ΣPtQt/ΣP0Qt × 100 ; Fisher = moyenne géométrique des deux.
- Utilisations : mesure de l'inflation, passage des valeurs courantes aux valeurs constantes (déflater), indexation des salaires, loyers et contrats, suivi du pouvoir d'achat, révision de prix des marchés, analyse des termes de l'échange (prix agricoles reçus / prix des intrants payés).
- Exemples : l'indice du coût de la vie / indice des prix à la consommation (mesure de l'inflation au Maroc), l'indice des prix à la production, le déflateur du PIB, les indices des prix agricoles à la production.
Deuxième partie : un sujet au choix
Sujet 1 : bonne gouvernance et politiques publiques
Introduction : partir de la citation : la gouvernance (règles, institutions, transparence, redevabilité) conditionne la qualité des politiques et des services publics, donc l'attractivité. Problématique : en quoi la qualité de la gouvernance détermine-t-elle l'efficacité de l'action publique, notamment dans le secteur agricole ?
I. Pourquoi la gouvernance est une condition économique
- Formulation des politiques : diagnostic fondé sur des données fiables, concertation avec les professionnels et les usagers, cohérence entre politiques (eau, agriculture, commerce).
- Mise en œuvre : clarté des responsabilités, déconcentration, contrôle et évaluation, lutte contre la corruption et les lenteurs administratives.
- Climat des affaires : sécurité juridique (foncier, contrats), procédures simples, justice efficace, qui conditionnent l'investissement privé.
II. Application à l'environnement professionnel (administration agricole)
- Constats possibles : procédures longues pour les aides et subventions, statut foncier complexe, faible coordination entre services, insuffisance du suivi-évaluation.
- Leviers : gestion axée sur les résultats (objectifs, indicateurs), transparence des critères d'aide, guichets et procédures simplifiés, participation des organisations professionnelles et des associations d'usagers de l'eau, contractualisation avec les régions, formation et responsabilisation des cadres.
Conclusion : la gouvernance n'est pas un supplément mais une condition d'efficacité de la dépense publique ; l'ingénieur d'État y contribue par la rigueur de la programmation, du suivi et de la reddition des comptes.
Sujet 2 : accords de libre-échange et agriculture
Introduction : ouverture du Maroc (adhésion au GATT puis à l'OMC, accord d'association avec l'Union européenne, négociations avec les États-Unis engagées en 2003). L'agriculture est le secteur le plus sensible de ces négociations.
I. Opportunités pour l'économie nationale et l'agriculture
- Accès élargi à de grands marchés pour les produits où le Maroc est compétitif : agrumes, primeurs, fruits, huile d'olive, produits de la mer, produits transformés.
- Attraction d'investissements étrangers, transfert de technologie, mise à niveau des normes sanitaires et de qualité.
- Intrants, équipements et biens alimentaires importés à moindre coût pour les consommateurs et les industries.
- Pression à la modernisation : productivité, organisation des filières, valorisation et labellisation.
II. Impacts prévisibles de l'accord avec les USA sur l'agriculture
- Risque principal sur les céréales (blé), les viandes et les produits laitiers : concurrence de producteurs très productifs et soutenus, menace sur les revenus des petits agriculteurs du bour et sur l'emploi rural.
- Gains plus incertains à l'export vers les USA (éloignement, normes, concurrence d'autres fournisseurs) ; opportunités de niche (huile d'olive, conserves, produits du terroir).
- Conditions pour limiter les risques : démantèlement tarifaire progressif et long pour les produits sensibles, contingents tarifaires, clauses de sauvegarde ; mesures d'accompagnement (reconversion des cultures, irrigation, regroupement des producteurs, recherche, crédit et assurance agricoles, développement rural).
Conclusion : le libre-échange est une opportunité si l'ouverture est progressive et accompagnée d'une mise à niveau de l'agriculture ; sans cela, il risque d'accentuer la dualité entre agriculture moderne exportatrice et agriculture familiale.
Mise à jour : l'accord de libre-échange Maroc–États-Unis, encore en négociation à la date de l'examen, a été signé en 2004 et est entré en vigueur en 2006.
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