Modèle de concours : CNC 2010 Mathématiques I (BCPST) — Concours National Commun
⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/2408/modele-de-concours-cnc-2010-mathematiques-i-bcpst-concours-national-commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2010), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques I
- Année
- 2010
- Pages
- 4
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2010
École Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement
ESITH
Concours National Commun
VA ٠ .
d’Admission aux
Grandes Ecoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2010
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Filière BCPST
Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Concours National Commun - Session 2010 - BCPST
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière BCPST,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit.
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.
Problème
Pour tout entier naturel n, on note P, la fonction polynomiale définie par
م بام + ...+ م +1 (فاظ 61
Ainsi Po(x)=1, 2ه + ع +1 - (وعاظ et Por) قم + قو + قمع +1 ح ER.
1 partie
1. Soit n un entier naturel non nul.
1—72n+1
(a) Montrer que pour tout réel x À 1, P;,(x) = بج
(b) Déterminer alors les racines complexes de P,. P, a-t-elle des racines réelles ?
2. Quels sont les réels x pour lesquels la suite (P,(x)),eN est convergente ? En cas de conver-
gence, préciser sa limite.
3. Soit n un entier naturel non nul ; on pose p, (x) = 2022071 — (2n + 1(2 +1, » 61
(a) Pour x # 1, exprimer P}(x) en fonction de y, (x).
(b) Préciser les valeurs de P,(1), P,(—1) et celles de P/(1), P!(—1).
(c) Étudier les variations de la fonction y, sur R et en déduire celles de P, ; on résumera la
situation dans un tableau de variations de ces deux fonctions.
(d) Justifier qu'il existe une unique valeur à, €] — 1,0[ en laquelle م s’annule puis vérifier
que la fonction P, prend une valeur minimale 5, en a, et que ,م > 0.
4. Soit n un entier > 2. Dessiner dans un même graphique les courbes représentatives des
fonctions P,, P,+1 ainsi que celle de la fonction x بر mr définie sur | — ممه 1] ; on précisera
les positions relatives de ces courbes et notamment leur points d’intersection.
5. (a) Vérifier que, pour tout entier n > 1, “مستبت = اله et justifier l'encadrement
G) L'une à 0م82 LHnt ue)
مع ووو ا < —
—— <nlnlan| > ——.
1 + 4n PS 1 +20
(b) En déduire la limite de la suite (In | رجو( امم et justifier que رجو(مه) converge vers —1.
Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page 5.7.1
wadlifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Concours National Commun - Session 2010 - BCPST
(c) Montrer que la suite (In رجو( |امم| est équivalente à la suite (— mr 1 puis en déduire un
équivalent de a, + 1 lorsque n tend vers +co.
(d) Montrer que pour tout entier n > 2, p,(an_1) > 0 et en déduire que la suite (a,),>1 est
décroissante.
6. (a) Montrer que la suite (f,),>1 converge vers 1
(b) Montrer que la suite )8 = مل est équivalente à la suite ( si )
9 وما“ 5 8/1
(c) Pour tout entier n > 2, comparer رط (ah) (مه) رظان puis en déduire que la suite رجملم)
est décroissante.
2î"e partie
Pour tout couple u = (x, y) de réels, on considère la fonction f, définie sur R par
zx + ty
at] = مط
fu Pi(t)
1. Montrer que pour tout u € R?, la fonction f, est bornée. (On pourra calculer les limites de la
fonction f, en +0.)
2. Soitu = (r,y) ER? ;onpose Nu) = sup{|f(t)| ; + € R}.
(a) Si y = 0, montrer que N(u) = 22|.
(b) Siy # 0.
1. Montrer que M := sup{f,(t) ; + € R} > Oetque m := inf{f,(t); + E R} > 0 et
justifier que ces bornes sont atteintes.
11. Montrer que N(u) — 1 si et seulement si M = 1 etm > —1 ou M > 1 etm = —1.
ii. Montrer que f,(to) = M = 1 si et seulement si وا est racine double de l'équation
12 + )1 - (ع - 1) + أن = 0, puis justifier que (1 — y)? = 4(1 — x).
iv. Montrer que fi(to) = m = —1 si et seulement si وا est racine double de l'équation
12 + (1+y)t+(1+2x) = 0, puis justifier que (1 + y)? = 4(1 +x).
3. (a) Reconnaître la courbe de R? d’équation (1 — y)? = 4(1 — x) ainsi que celle d’équation
)1 + y)? = 4(1 + x), et les dessiner sur un même graphique.
(b) Préciser l’ensemble S des points u = (x,y) € R? pour lesquels N(u) = 1 et le dessiner
sur la figure précédente.
Exercice
On note C°(R, © l’espace vectoriel des fonctions continues de R dans © , et E le sous-espace
vectoriel de C°(R, © constitué des fonctions continues et 2r-périodiques.
Si f € CR, ©, on définit l'application T f par
1 2 x + 7
72[])<( ح - - ——) |.
1 = (O4)
Pour tout entier relatif k, on note e; la fonction de R dans C définie par
eg(x) = et, x ER.
Épreuve de Mathématiques I 273 ——+
wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Concours National Commun - Session 2010 - BCPST
1. Vérifier que pour tout entier relatif k, ex € E.
2. Montrer que si f € E alors T f est aussi un élément de 77.
3. Soit f € E ; exprimer les coefficients de Fourier trigonométriques de T'f en fonction de ceux
de f.
4. Onnote Ho: ح 11 | f(t) dt = 0}.
(a) Montrer que 710 est un sous-espace vectoriel de Æ.
(b) Montrer que H, est stable par T, c'est-à-dire que si f € Ho alors T f aussi.
5. (a) Montrer que les sous-espaces vectoriels #9 et Vect(eo) sont supplémentaires dans £.
(b) Préciser la projection de E sur Vect(eo) parallèlement à Ho.
6. Soitn un entier > 1 ; on désigne par Æ, le sous-espace vectoriel de E engendré par les fonctions
Em + + > و61 60: El»... En C'est-à-dire مها = Vect(e_»,...,e_1,e0,€e1,...,en).
(a) Calculer ] ep(t)e_4(t) dt, pour tout couple (p, q) € Z?.
(b) Montrer que la famille (e_»,...,€e_1,€0,€1,...,e) est libre.
(c) Quelle est la dimension de FE, ?
7. (a) Pour tout k € Z, préciser Te; selon la parité de l’entier k.
(b) En déduire que FE, est stable par ٠
8. Dans la suite, on note T: l'endomorphisme de وكا induit par T..
(a) Écrire la matrice de T2 relativement à la base B = (e_2,e_1,60,e1,62) de Fo.
(b) Déterminer les valeurs propres de T2 ainsi que les sous-espaces propres associés.
(c) L’endomorphisme T2 est-il diagonalisable ?
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN
wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2010, filière BCPST, d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs. Durée : 4 heures, calculatrice interdite. L'épreuve comporte un problème en deux parties (polynômes Pn(x) = 1 + x + … + x2n, puis une norme sur ℝ2) et un exercice (opérateur T sur les fonctions 2π-périodiques). Voici une correction proposée, question par question.
💡 Fil conducteur : tout le problème repose sur deux formules. (1) Pn(x) = (1 − x2n+1)/(1 − x) ; (2) la relation φn(αn) = 0, qui donne αn2n = 1/(1 + 2n(1 − αn)) et βn = (2n + 1) αn2n. Établissez-les proprement : elles servent jusqu'à la question 6.
Problème — 1re partie
1. (a) Expression de Pn
(1 − x)Pn(x) = (1 + x + … + x2n) − (x + … + x2n+1) = 1 − x2n+1 (somme télescopique). Pour x ≠ 1 : Pn(x) = (1 − x2n+1)/(1 − x).
1. (b) Racines de Pn
Pn(1) = 2n + 1 ≠ 0, donc les racines sont les z ≠ 1 tels que z2n+1 = 1 : zk = e2ikπ/(2n+1), k = 1, …, 2n (2n racines distinctes, autant que le degré). Une racine réelle serait une racine (2n+1)-ième réelle de l'unité ; comme 2n + 1 est impair, la seule est 1, exclue. Pn n'a aucune racine réelle.
2. Convergence de (Pn(x))n
- |x| < 1 : x2n+1 → 0, donc Pn(x) → 1/(1 − x).
- x = 1 : Pn(1) = 2n + 1 → +∞ : divergente.
- x = −1 : Pn(−1) = 1 − 1 + … + 1 = 1 pour tout n (2n + 1 termes alternés) : suite constante, limite 1.
- |x| > 1 : |x2n+1| → +∞, donc |Pn(x)| → +∞ : divergente.
Conclusion : convergence si et seulement si x ∈ [−1, 1[ ; limite 1/(1 − x) sur ]−1, 1[ et 1 en x = −1 (attention : 1 ≠ 1/(1 − (−1)) = 1/2).
3. (a) Pn′ en fonction de φn
En dérivant le quotient : Pn′(x) = [−(2n+1)x2n(1 − x) + (1 − x2n+1)]/(1 − x)2 = [2n x2n+1 − (2n+1)x2n + 1]/(1 − x)2, soit Pn′(x) = φn(x)/(1 − x)2 pour x ≠ 1.
3. (b) Valeurs particulières
- Pn(1) = 2n + 1 ; Pn(−1) = 1.
- Pn′(x) = Σk=12n k xk−1, d'où Pn′(1) = 2n(2n+1)/2 = n(2n + 1).
- Pn′(−1) = (1 − 2) + (3 − 4) + … + ((2n−1) − 2n) = −n. Vérification : φn(−1) = −2n − (2n+1) + 1 = −4n et −4n/22 = −n.
3. (c) Variations de φn et de Pn
φn′(x) = 2n(2n+1)x2n − 2n(2n+1)x2n−1 = 2n(2n+1) x2n−1(x − 1). Comme x2n−1 a le signe de x : φn′ > 0 sur ]−∞, 0[, < 0 sur ]0, 1[, > 0 sur ]1, +∞[. Valeurs : φn(0) = 1, φn(1) = 2n − (2n+1) + 1 = 0, limites −∞ en −∞ (terme dominant 2n x2n+1, degré impair) et +∞ en +∞.
Donc φn ≥ 0 sur [0, +∞[ (nul seulement en 1), et sur ]−∞, 0] elle croît de −∞ à 1 : elle s'annule une seule fois, en αn < 0. Le signe de Pn′ est celui de φn (et Pn′(1) = n(2n+1) > 0). Pn est de degré pair 2n, de coefficient dominant 1 : limites +∞ en ±∞.
| intervalle | ]−∞, αn[ | ]αn, 0[ | ]0, 1[ | ]1, +∞[ |
|---|---|---|---|---|
| signe de φn′ | + | + | − | + |
| φn | ↗ de −∞ à 0 | ↗ de 0 à 1 | ↘ de 1 à 0 | ↗ de 0 à +∞ |
| signe de Pn′ | − | + | + | + |
| Pn | ↘ de +∞ à βn | ↗ de βn à 1 | ↗ de 1 à 2n+1 | ↗ de 2n+1 à +∞ |
3. (d) Existence de αn et minimum βn > 0
φn est continue et strictement croissante sur [−1, 0], avec φn(−1) = −4n < 0 et φn(0) = 1 > 0 : par le théorème de la bijection, il existe un unique αn ∈ ]−1, 0[ avec φn(αn) = 0 (et c'est le seul zéro sur ℝ d'après 3(c)). D'après le tableau, Pn décroît puis croît : elle atteint son minimum global βn = Pn(αn). βn > 0 car Pn n'a pas de racine réelle et Pn(0) = 1 > 0 (Pn continue ne change pas de signe).
Formule utile : φn(αn) = 0 s'écrit αn2n(2nαn − 2n − 1) = −1, d'où αn2n = 1/(1 + 2n(1 − αn)). En reportant dans Pn(αn) = (1 − αn·αn2n)/(1 − αn) on obtient βn = (2n + 1)/(1 + 2n(1 − αn)) = (2n + 1) αn2n, manifestement > 0. (Exemple : n = 1, α1 = −1/2, β1 = 3/4.)
4. Courbes de Pn, Pn+1 et h : x ↦ 1/(1 − x) sur ]−∞, 1[
- Pn+1(x) − Pn(x) = x2n+1 + x2n+2 = x2n+1(1 + x) : > 0 si x < −1 ou x > 0, < 0 si −1 < x < 0. Points communs : (−1, 1) et (0, 1).
- Pn(x) − h(x) = −x2n+1/(1 − x) : sur ]−∞, 1[ le dénominateur est > 0, donc Pn > h pour x < 0 et Pn < h pour 0 < x < 1. Seul point commun : (0, 1), où les trois courbes ont la même tangente y = 1 + x (Pn′(0) = h′(0) = 1).
- Ordre : sur ]−∞, −1[ : h < Pn < Pn+1 ; sur ]−1, 0[ : h < Pn+1 < Pn ; sur ]0, 1[ : Pn < Pn+1 < h.
- Allure : Pn et Pn+1 partent de +∞, ont leur minimum en αn, αn+1 (entre −1 et 0, avec αn+1 < αn, cf. 5(d)), valent 1 en −1 et en 0 et tendent vers 2n+1 et 2n+3 en 1 ; h croît de 0 (en −∞) à +∞ (en 1−) et vaut 1/2 en −1.
5. (a) Expression de αn2n et encadrement
La relation αn2n = 1/(1 + 2n(1 − αn)) a été établie en 3(d). Comme −1 < αn < 0, on a 1 < 1 − αn < 2, donc 1 + 2n < 1 + 2n(1 − αn) < 1 + 4n et 1/(1 + 4n) < αn2n < 1/(1 + 2n).
💡 Erreur d'énoncé à signaler : l'encadrement imprimé « 1/(1+4n) ≤ 2n ln|αn| ≤ 1/(1+2n) » est impossible (2n ln|αn| < 0). Il faut lire, en prenant le logarithme (αn2n = |αn|2n) : −ln(1 + 4n) ≤ 2n ln|αn| ≤ −ln(1 + 2n), c'est-à-dire ln(1/(1+4n)) ≤ 2n ln|αn| ≤ ln(1/(1+2n)).
5. (b) Limites
En divisant par 2n : −ln(1+4n)/(2n) ≤ ln|αn| ≤ −ln(1+2n)/(2n). Les deux bornes tendent vers 0 (croissances comparées), donc ln|αn| → 0, |αn| → 1 et, αn étant négatif, αn → −1.
5. (c) Équivalents
2n ln|αn| = −ln(1 + 2n(1 − αn)) = −ln n − ln(1/n + 2(1 − αn)). Le second logarithme tend vers ln 4 (constante), donc 2n ln|αn| ∼ −ln n, soit ln|αn| ∼ −ln n/(2n).
Posons εn = 1 + αn → 0+ ; |αn| = 1 − εn et ln(1 − εn) ∼ −εn. Donc αn + 1 ∼ ln n/(2n).
5. (d) Monotonie de (αn)
Notons a = αn−1 (n ≥ 2). De φn−1(a) = 0 on tire 1 = (2n−1)a2n−2 − 2(n−1)a2n−1. En reportant dans φn(a) :
φn(a) = a2n−2[2n a3 − (2n+1)a2 − 2(n−1)a + (2n−1)] = a2n−2(a − 1)2(2n a + 2n − 1) (1 est racine double du crochet ; on vérifie en développant).
Les deux premiers facteurs sont > 0 ; il reste à voir que 2n(1 + a) > 1, c'est-à-dire a > c = −(2n−1)/(2n). Comme φn−1 est croissante sur ]−∞, 0] et s'annule en a, il suffit de montrer φn−1(c) < 0. Avec m = n − 1 ≥ 1 et c = −(2m+1)/(2m+2) :
φm(c) = 1 − [(2m+1)2/(m+1)] · ((2m+1)/(2m+2))2m. Or (1 − 1/k)k−2 > (1 − 1/k)k ≥ 1/4 pour k = 2m+2 ≥ 4 (suite (1 − 1/k)k croissante, égale à 1/4 pour k = 2), donc le produit dépasse (2m+1)2/(4(m+1)) = (4m2 + 4m + 1)/(4m + 4) > 1 dès que 4m2 > 3. D'où φn−1(c) < 0, a > c et φn(αn−1) > 0.
Enfin φn(αn) = 0 < φn(αn−1) avec φn strictement croissante sur ]−1, 0[ : αn < αn−1, la suite est décroissante (numériquement α1 = −0,5 ; α2 ≈ −0,606 ; α3 ≈ −0,670).
6. (a) Limite de βn
βn = (2n + 1)/(1 + 2n(1 − αn)). Comme 1 − αn → 2, le dénominateur est équivalent à 4n et le numérateur à 2n : βn → 1/2.
6. (b) Équivalent de βn − 1/2
βn − 1/2 = [2(2n+1) − 1 − 2n(1 − αn)] / [2(1 + 2n(1 − αn))] = [2n(1 + αn) + 1] / [2(1 + 2n(1 − αn))]. Numérateur : 2n(1 + αn) ∼ ln n d'après 5(c), donc numérateur ∼ ln n. Dénominateur ∼ 2 × 4n = 8n. Ainsi βn − 1/2 ∼ ln n/(8n).
6. (c) Décroissance de (βn)
Pn(x) − Pn−1(x) = x2n−1 + x2n = x2n−1(1 + x) < 0 pour x ∈ ]−1, 0[. En particulier Pn(αn) < Pn−1(αn). La même inégalité au point αn−1 ∈ ]−1, 0[ donne, βn étant le minimum de Pn : βn ≤ Pn(αn−1) < Pn−1(αn−1) = βn−1. La suite (βn) est (strictement) décroissante (β1 = 0,75 ; β2 ≈ 0,674 ; β3 ≈ 0,635 → 1/2).
Problème — 2e partie
fu(t) = (x + ty)/(1 + t + t2), avec P1(t) = (t + 1/2)2 + 3/4 ≥ 3/4 > 0.
1. fu est bornée
fu est continue sur ℝ (dénominateur jamais nul) et tend vers 0 en ±∞ (degré du numérateur ≤ 1 < 2). Il existe donc A > 0 tel que |fu(t)| ≤ 1 pour |t| > A, et sur le segment [−A, A] la fonction continue fu est bornée. Donc fu est bornée sur ℝ.
2. (a) Cas y = 0
|fu(t)| = |x|/P1(t) ≤ |x|/(3/4) = 4|x|/3, avec égalité en t = −1/2. Donc N(u) = (4/3)|x|.
2. (b) Cas y ≠ 0
i. Le signe de fu(t) est celui de x + ty, fonction affine non constante de t : elle prend des valeurs > 0 et < 0. Donc M > 0 et m < 0. Bornes atteintes : soit t1 avec fu(t1) > 0 ; comme fu → 0 en ±∞, il existe A avec fu(t) < fu(t1) pour |t| > A ; le maximum de fu sur [−A, A] (qui contient t1) est alors le maximum sur ℝ. Même raisonnement pour m.
ii. N(u) = sup |fu| = max(M, −m). Donc N(u) = 1 ⟺ (M = 1 et −m ≤ 1) ou (−m = 1 et M ≤ 1), soit (M = 1 et m ≥ −1) ou (M ≤ 1 et m = −1).
iii. Comme P1 > 0 : fu(t) ≤ 1 ⟺ g(t) = t2 + (1 − y)t + (1 − x) ≥ 0. Ainsi fu(t0) = M = 1 ⟺ g ≥ 0 sur ℝ et g(t0) = 0. Un trinôme unitaire positif qui s'annule a un discriminant ≤ 0 et une racine, donc un discriminant nul : t0 est racine double. Réciproquement, si t0 est racine double, g(t) = (t − t0)2 ≥ 0, donc fu ≤ 1 avec égalité en t0. Discriminant nul : (1 − y)2 = 4(1 − x).
iv. De même fu(t) ≥ −1 ⟺ t2 + (1 + y)t + (1 + x) ≥ 0 ; fu(t0) = m = −1 ⟺ t0 racine double de ce trinôme, d'où (1 + y)2 = 4(1 + x).
3. (a) Les deux courbes
- Γ1 : (1 − y)2 = 4(1 − x), soit x = 1 − (y − 1)2/4 : parabole de sommet (1, 1), d'axe la droite y = 1, tournée vers les x négatifs. Points : (0, −1), (3/4, 0), (0, 3).
- Γ2 : (1 + y)2 = 4(1 + x), soit x = −1 + (y + 1)2/4 : parabole de sommet (−1, −1), d'axe y = −1, tournée vers les x positifs. Points : (0, 1), (−3/4, 0), (0, −3). Γ2 est la symétrique de Γ1 par rapport à l'origine.
- Intersections : en égalant les deux expressions de x, (1 + y)2 + (1 − y)2 = 8, soit y2 = 3 : points (√3/2, √3) et (−√3/2, −√3).
3. (b) L'ensemble S = {N(u) = 1}
D'après iii et iv : M ≤ 1 ⟺ (1 − y)2 ≤ 4(1 − x) (u à gauche de Γ1) ; m ≥ −1 ⟺ (1 + y)2 ≤ 4(1 + x) (u à droite de Γ2) ; M = 1 ⟺ u ∈ Γ1 ; m = −1 ⟺ u ∈ Γ2. Avec ii : S = (Γ1 ∩ {m ≥ −1}) ∪ (Γ2 ∩ {M ≤ 1}). Sur Γ1, la condition (1 + y)2 ≤ 4(1 + x) = 8 − (1 − y)2 équivaut à y2 ≤ 3 (de même sur Γ2).
S est la réunion de l'arc de Γ1 et de l'arc de Γ2 pour −√3 ≤ y ≤ √3, joints aux points (±√3/2, ±√3) : c'est une courbe fermée convexe, symétrique par rapport à O, bord du domaine compris entre les deux paraboles. Les points (±3/4, 0) du cas y = 0 sont bien sur S (cohérent avec 2(a)). (S est la « sphère unité » de N, qui est une norme sur ℝ2.)
Exercice
1. ek ∈ E
ek est continue et ek(x + 2π) = eikxe2ikπ = ek(x) car k ∈ ℤ.
2. f ∈ E ⟹ Tf ∈ E
Tf est continue (composée et somme). Tf(x + 2π) = ½[f(x/2 + π) + f(x/2 + 2π)] = ½[f((x + 2π)/2) + f(x/2)] = Tf(x) par 2π-périodicité de f. (T est de plus linéaire.)
3. Coefficients de Fourier de Tf
Avec ck(f) = (1/2π)∫02π f(t)e−ikt dt et le changement s = t/2 :
ck(Tf) = (1/2π)∫0π[f(s) + f(s + π)]e−2iks ds = (1/2π)[∫0π f(s)e−2iks ds + ∫π2π f(s)e−2ik(s−π) ds] = (1/2π)∫02π f(s)e−2iks ds, car e2ikπ = 1.
ck(Tf) = c2k(f) ; de même pour les coefficients trigonométriques (cos 2k(s − π) = cos 2ks, sin 2k(s − π) = sin 2ks) : ak(Tf) = a2k(f), bk(Tf) = b2k(f) pour tout k (a0 compris).
4. (a) ℋ0 sous-espace
ℋ0 est le noyau de la forme linéaire f ↦ ∫02π f(t) dt sur E : c'est un sous-espace vectoriel (contient 0, stable par combinaison linéaire).
4. (b) Stabilité par T
∫02π Tf = 2π c0(Tf) = 2π c0(f) = ∫02π f = 0 si f ∈ ℋ0.
5. (a) ℋ0 ⊕ Vect(e0) = E
Pour f ∈ E, posons m(f) = (1/2π)∫02π f (valeur moyenne). Alors f = (f − m(f)e0) + m(f)e0, avec f − m(f)e0 ∈ ℋ0. Intersection : λe0 ∈ ℋ0 ⟹ 2πλ = 0 ⟹ λ = 0. Les sous-espaces sont supplémentaires.
5. (b) Projection
p(f) = m(f)e0 : la fonction constante égale à la valeur moyenne (1/2π)∫02π f(t) dt.
6. (a) Intégrale
∫02π epe−q = ∫02π ei(p−q)t dt = 2π si p = q, 0 si p ≠ q (primitive ei(p−q)t/(i(p−q)), 2π-périodique).
6. (b) Liberté
Si Σk=−nn λkek = 0, on multiplie par e−q et on intègre sur [0, 2π] : 2πλq = 0, donc λq = 0 pour tout q.
6. (c) Dimension
La famille est libre et génératrice de En : dim En = 2n + 1.
7. (a) Image de ek
Tek(x) = ½[eikx/2 + eik(x+2π)/2] = ½eikx/2(1 + eikπ) = ½(1 + (−1)k)eikx/2. k pair : Tek = ek/2 ; k impair : Tek = 0.
7. (b) En stable
Pour |k| ≤ n, Tek vaut 0 ou ek/2 avec |k/2| ≤ n : Tek ∈ En. Par linéarité, T(En) ⊂ En.
8. (a) Matrice de T2 dans ℬ = (e−2, e−1, e0, e1, e2)
Te−2 = e−1, Te−1 = 0, Te0 = e0, Te1 = 0, Te2 = e1. D'où (colonnes = images) :
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 1 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 1 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
8. (b) Valeurs propres et sous-espaces propres
Les plans Vect(e−2, e−1) et Vect(e1, e2) et la droite Vect(e0) sont stables : la matrice est diagonale par blocs, avec deux blocs nilpotents 2×2 (e−2 → e−1 → 0 et e2 → e1 → 0) et le bloc (1). Donc χ(X) = X4(X − 1). Valeurs propres : 0 (multiplicité 4) et 1 (simple).
- T2(Σλkek) = λ−2e−1 + λ0e0 + λ2e1 = 0 ⟺ λ−2 = λ0 = λ2 = 0 : Ker T2 = Vect(e−1, e1), dimension 2.
- T2f = f ⟺ λ−2 = 0, λ−1 = λ−2, λ1 = λ2, λ2 = 0 : E1 = Vect(e0), dimension 1.
8. (c) Diagonalisabilité
dim Ker T2 + dim E1 = 2 + 1 = 3 < 5 (la valeur propre 0 est de multiplicité 4 mais son sous-espace propre est de dimension 2) : T2 n'est pas diagonalisable.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Vous préparez ce concours ?
Modèles similaires
Source : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
}📎 Citer cette page
Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.
Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/2408/modele-de-concours-cnc-2010-mathematiques-i-bcpst-concours-national-commun
