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Modèle de concours de recrutement des techniciens spécialisés en topographie — Agence Urbaine de Béni Mellal 2018

🏢 Agence Urbaine de Béni Mellal 👤 Technicien spécialisé 🎯 Topographie 📅 12 décembre 2018 👁️ 17 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Technicien spécialisé organisé par Agence Urbaine de Béni Mellal (2018), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Agence Urbaine de Béni Mellal
Grade
Technicien spécialisé
Spécialité
Topographie
Année
2018
Pages
1
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve écrite (2 h) de recrutement d'un technicien spécialisé en topographie à l'Agence Urbaine de Béni Mellal, le 12 décembre 2018. Partie A : sept questions techniques (8 pts) ; partie B : sujet au choix (12 pts). Une page complète avec cachet.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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D'UN TECHNICIEN SPECIALISE EN TOPOGRAPHIE *. +
12 Décembre 2018
Durée : 2 heures
8 - Sujet (12 points)
Traiter au choix l'un des deux sujets suivonts : —
1. Le Topographe a une action horizontale, Il intervient dons tous les projets à ré
1 à bien les
spatiale. Dans ce sens, Préciser l'intervention du technicien topographe pour mener 4 D!
études d'aménagement et leur projection sur la réalité.
} : 1 finir le
2. Le foncier constitue la matière première de tout projet d'aménagement Citer et défini
régime foncier et les statuts fonciers au Maroc en indiquant les avantages et les
inconvénients de tout type de foncier dans le-secteur d'urbanisme ?
A— Questions {8 points)
1 Citer et définir les différentes techniques utilisées par le géomètre topographe pour
déterminer la position d'un point de la surface terrestre, (1 point)
s2, Décrire l'infrastructure géodésique du Maroc. (1 point)
3 Décrire la projection cartographique adoptée au Maroc. (0.5 point)
4. Citer et définir les procédés topographiques permettant le calcul de la position planimétrique
et altimétrique d’un point de la surface terrestre, (2 points)
5. Décrire le principe de la technique de la photogrammétrie et les étapes de la réalisation d’un
projet de photogrammétrie ? (1.5 point)
Citeriet à .codastraux ? (1 point
4 6. Citeret définir Les travaux coda )
7. Définir le SIG tout en indiquant me ? (1 point)
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Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve écrite du concours de recrutement d'un technicien spécialisé en topographie de l'Agence urbaine de Béni Mellal (Ministère de l'Aménagement du territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville), session du 12 décembre 2018. Durée : 2 heures. L'épreuve comprend un sujet de réflexion au choix (partie B, 12 points) et sept questions de cours (partie A, 8 points). Voici une correction proposée, dans l'ordre où les parties sont imprimées.

💡 Avant de commencer : la partie B pèse 12 points sur 20 : réservez-lui au moins 1 heure, avec un vrai plan (introduction, deux ou trois parties, conclusion). Pour la partie A, des réponses courtes et structurées (définition, puis liste) suffisent : le barème est de 0,5 à 2 points par question.

B — Sujet (12 points), un sujet au choix

Sujet 1 — L'intervention du technicien topographe dans les études d'aménagement et leur projection sur la réalité

Introduction. Tout projet d'aménagement (document d'urbanisme, lotissement, voirie, équipement) repose sur une connaissance exacte du terrain et doit, à la fin, être implanté sur ce terrain. Le topographe intervient donc avant, pendant et après l'étude : c'est le sens de l'« action horizontale » citée par le sujet. Problématique : comment le technicien topographe garantit-il que ce qui est dessiné correspond à ce qui existe et à ce qui sera réalisé ?

I. Avant l'étude : produire une base fiable

  • Fond de plan : levés topographiques, restitution photogrammétrique, orthophotos ou levés par drone, rattachés au système Lambert ; mise à jour du fond existant (constructions nouvelles, voies ouvertes).
  • Relief : modèle numérique de terrain, courbes de niveau, carte des pentes, pour repérer les zones inconstructibles, les axes d'écoulement et les zones inondables.
  • Situation foncière : report des titres fonciers, réquisitions, domaine public et terres collectives à partir des plans de l'ANCFCC, pour savoir sur quels terrains on projette.

II. Pendant l'étude : accompagner la conception

  • Fournir les données au bureau d'études et à l'urbaniste, dans un SIG partagé.
  • Vérifier la faisabilité géométrique : tracé des voies selon les pentes, emprises des équipements, superficies des zones et des emplacements réservés.
  • Contrôler la superposition du projet au parcellaire et au bâti existant, pour limiter les démolitions et les conflits fonciers.

III. Après l'étude : projeter le plan sur le terrain et contrôler

  • Implantation : piquetage des axes de voies, des alignements, des limites de lots et des emprises d'équipements, à partir des coordonnées du projet.
  • Instruction des dossiers : contrôle des plans topographiques et des plans de situation, localisation du terrain sur le document d'urbanisme, vérification des alignements et des superficies.
  • Contrôle et récolement : vérification de la conformité des travaux réalisés, constat des écarts, mise à jour du fond de plan et du SIG.

Conclusion. Le topographe est le garant de la cohérence entre le plan et le terrain. Ouvrez sur les nouveaux outils (GNSS permanent, drone, LiDAR, SIG) qui rendent cette intervention plus rapide et plus continue.

Sujet 2 — Régime foncier et statuts fonciers au Maroc, avantages et inconvénients pour l'urbanisme

Introduction. Le foncier est la « matière première » de l'aménagement : sans terrain mobilisable et sûr juridiquement, aucun document d'urbanisme ne se réalise. Le Maroc connaît une pluralité de régimes et de statuts, héritée de l'histoire, qui facilite ou freine les projets selon les cas.

I. Le régime foncier : immatriculé et non immatriculé

  • Régime de l'immatriculation (dahir du 12 août 1913, modifié par la loi n° 14-07) : le bien reçoit un titre foncier définitif et inattaquable, avec un plan et des bornes ; les droits n'existent à l'égard des tiers que par leur inscription. Avantages : sécurité juridique, limites connues, accès au crédit hypothécaire, condition exigée pour lotir (terrain immatriculé ou en cours d'immatriculation). Inconvénients : coût et durée de la procédure, titres non mis à jour (héritages non inscrits).
  • Régime non immatriculé (melk traditionnel) : propriété prouvée par des actes adoulaires (moulkia), régie par la loi n° 39-08 portant code des droits réels. Avantages : souplesse, coût faible. Inconvénients : insécurité (limites imprécises, oppositions), indivision fréquente, difficulté à lotir et à financer.

II. Les statuts fonciers

StatutDéfinitionPour l'urbanisme
Domaine public de l'ÉtatBiens affectés à l'usage de tous ou à un service public (rivages, cours d'eau, routes), régis par le dahir du 1er juillet 1914 : inaliénables et imprescriptiblesProtège les espaces d'intérêt général ; ne peut accueillir de projets privés qu'en occupation temporaire
Domaine privé de l'ÉtatBiens de l'État gérés comme ceux d'un particulier (Direction des Domaines)Réserve foncière précieuse pour l'habitat social, les équipements et l'investissement ; risque de bradage ou de rareté dans les grandes villes
Domaine des collectivités territorialesDomaine public et privé des communes, provinces et régionsUtile pour les équipements de proximité ; souvent limité et mal inventorié
Terres collectives (soulaliyates)Terres appartenant aux collectivités ethniques sous la tutelle du ministère de l'Intérieur (loi n° 62-17 de 2019)Grandes superficies en périphérie des villes ; mobilisation lente (accord de la tutelle, ayants droit nombreux), occupations non réglementaires
Terres guichTerres concédées historiquement à des tribus en contrepartie d'un service militaireStatut ambigu (État / usagers), source de blocages en zone urbaine
HabousBiens immobilisés au profit d'une œuvre pieuse ou de bénéficiaires, régis par le code des Habous (dahir n° 1-09-236 du 23 février 2010)Patrimoine important dans les médinas ; inaliénables sauf échange autorisé, donc difficiles à mobiliser
Domaine forestierForêts domaniales soumises au régime forestier (dahir du 10 octobre 1917) Protection de l'environnement ; quasi inconstructible, distraction du régime forestier nécessaire
Propriété privée (melk)Propriété individuelle ou en indivision, immatriculée ou nonStatut le plus courant et le plus facile à transférer ; spéculation, rétention et indivision bloquent souvent les projets

Conclusion. La diversité des statuts est à la fois une réserve (domaine de l'État, terres collectives) et un frein (indivision, insécurité, lenteur). L'agence urbaine doit tenir compte du statut foncier dès l'étude des documents d'urbanisme ; l'immatriculation généralisée et un SIG foncier sont les leviers de sécurisation.

A — Questions (8 points)

1. Techniques utilisées pour déterminer la position d'un point de la surface terrestre (1 point)

  • Géodésie et GNSS (GPS, Galileo…) : position absolue ou relative (statique, RTK) dans un système mondial, puis transformation vers le système Lambert.
  • Triangulation et trilatération : calcul de points à partir d'angles (triangulation) ou de distances (trilatération) mesurés dans un réseau de triangles appuyé sur des points connus.
  • Topométrie terrestre à la station totale : cheminement (polygonation), rayonnement, intersection et relèvement.
  • Nivellement direct (niveau et mire) ou indirect (trigonométrique) pour l'altitude.
  • Photogrammétrie (aérienne ou par drone) et lasergrammétrie (LiDAR) pour déterminer en masse les coordonnées de nombreux points.

2. L'infrastructure géodésique du Maroc (1 point)

  • Système de référence : ellipsoïde de Clarke 1880 ; origine des coordonnées au signal de Merchich, où a été faite la station astronomique principale.
  • Réseau de 1er ordre : des chaînes méridiennes (Casablanca–Marrakech–Agadir, de Tadla à Ouezzane prolongée vers le Nord, Guercif–Bou-Denib) et des chaînes parallèles (Merchich–Meknès–Oujda, Essaouira–Marrakech, Midelt, Agadir–Figuig), appuyées sur des bases mesurées (dont Ber-Rechid, Meknès, Marrakech) et complétées par une triangulation de 1er ordre complémentaire.
  • Densification : triangulations complémentaires de 2e, 3e et 4e ordre, puis triangulations cadastrales de rattachement pour les besoins des levés.
  • Altimétrie : réseau de repères de nivellement.
  • Réseau moderne : points et stations GNSS permanentes de l'ANCFCC, qui permettent le rattachement direct des levés.

3. La projection cartographique adoptée au Maroc (0,5 point)

La projection conique conforme de Lambert : elle conserve les angles et déforme peu les longueurs, ce qui permet de travailler en coordonnées rectangulaires (X, Y). Comme le pays est très étendu du Nord au Sud, il est découpé en zones : Lambert Nord-Maroc (origine 37 grades de latitude Nord, soit 33°18′) et Lambert Sud-Maroc (origine 33 grades Nord, soit 29°42′), toutes deux à 6 grades Ouest de Greenwich (5°24′ W), calculées sur l'ellipsoïde de Clarke 1880 ; deux autres zones couvrent les provinces sahariennes.

4. Procédés de calcul de la position planimétrique et altimétrique d'un point (2 points)

Planimétrie (X, Y)

  • Rayonnement : depuis une station connue et orientée, on mesure un angle et une distance vers le point : X = Xs + D × sin G, Y = Ys + D × cos G (G gisement de la direction).
  • Cheminement (polygonale) : suite de stations reliées par des angles et des distances, partant d'un point connu et fermant sur un point connu ; on calcule l'écart de fermeture et on le compense.
  • Intersection : le point est visé depuis au moins deux points connus ; il est à l'intersection des directions.
  • Relèvement : on stationne le point inconnu et on vise au moins trois points connus.
  • Triangulation, trilatération et GNSS pour les réseaux d'appui.

Altimétrie (Z)

  • Nivellement direct (géométrique) : niveau et mire ; dénivelée = lecture arrière − lecture avant.
  • Nivellement indirect (trigonométrique) : distance et angle vertical à la station totale ; ΔH = Di × cos V + hauteur de l'appareil − hauteur du prisme.
  • GNSS : hauteur ellipsoïdale h convertie en altitude H = h − N (N ondulation du géoïde).
  • Interpolation entre points cotés ou courbes de niveau, et photogrammétrie.

5. Principe de la photogrammétrie et étapes d'un projet (1,5 point)

Principe : déterminer la forme, les dimensions et la position des objets à partir de photographies. Deux photos prises de deux points différents et qui se recouvrent forment un couple stéréoscopique ; la différence de position d'un même point sur les deux images (parallaxe) permet d'en calculer les trois coordonnées.

Étapes

  1. Cahier des charges : zone, échelle, précision, livrables.
  2. Plan de vol : hauteur de vol, recouvrement longitudinal d'environ 60 % et latéral d'environ 20 à 30 %.
  3. Prise de vues aériennes (avion ou drone).
  4. Stéréopréparation : mesure sur le terrain (GNSS) de points d'appui visibles sur les images.
  5. Aérotriangulation : orientation de toutes les images dans le système de coordonnées.
  6. Restitution : saisie 3D de la planimétrie et du relief, génération du MNT, de l'orthophoto.
  7. Complètement sur le terrain, mise en forme, contrôle qualité et livraison.

6. Les travaux cadastraux (1 point)

Ce sont les travaux topographiques réalisés pour définir et tenir à jour les limites et la consistance des propriétés foncières, sous l'autorité de l'ANCFCC.

  • Bornage d'immatriculation : opération officielle qui détermine contradictoirement sur le terrain les limites d'une propriété, les matérialise par des bornes et enquête sur sa consistance juridique ; suivi du levé et du plan foncier du titre.
  • Bornage complémentaire : rectification des limites du premier bornage.
  • Morcellement : distraire une portion d'une propriété immatriculée pour former un nouveau titre.
  • Lotissement : diviser une propriété immatriculée en lots.
  • Fusion : réunir plusieurs titres en un seul ; morcellement-fusion : détacher une partie d'un titre et la réunir à un autre titre du même propriétaire.
  • Mise à jour : mettre le plan en concordance avec les constructions édifiées depuis le bornage.
  • Rétablissement de bornes : réimplanter des bornes disparues.
  • Cadastre national (dahir portant loi n° 1-73-163 du 31 mai 1973) : établissement du plan parcellaire et de la matrice cadastrale sur tous les immeubles quel que soit leur statut, puis leur conservation.

7. Définir le SIG et son utilité (1 point)

Un système d'information géographique est un ensemble organisé de données localisées, de logiciels, de matériels, de méthodes et de personnes qui permet de saisir, stocker, analyser et représenter des informations rattachées à un lieu.

Utilité pour une agence urbaine : superposer le parcellaire, le document d'urbanisme, les réseaux et les autorisations ; localiser rapidement un terrain lors de l'instruction ; suivre l'urbanisation et les infractions ; produire des cartes et des statistiques ; aider à la décision et partager l'information avec les communes et les services.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (1 page) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Agence Urbaine de Béni Mellal. Il concerne le grade : Technicien spécialisé.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 12 دجنبر 2018. Les questions sont en français.
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Organisme : Agence Urbaine de Béni Mellal · 12 décembre 2018 — Copie issue de : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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