Modèle de concours : CNC 2018 Physique I (PSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2018), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique I
- Année
- 2018
- Pages
- 7
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les |références| des questions abordées. * Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Les différentes parties du problème sont relativement indépendantes entre elles. e Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. Exemples de l'électricité dans notre entourage Notre mode de vie actuel est fortement tributaire de l’utilisation du courant électrique. Pour sub- venir à nos besoins, d’autres formes d'énergie (mécanique, chimique, nucléaire, etc.) sont converties en énergie électrique. L'électricité est présente dans tout les aspects de notre quotidien : appareils électroménagers, moyens de transports, moyens de communications, etc. La mesure et le traite- ment d’autres grandeurs physiques se base sur des capteurs de ces grandeurs qui les convertissent en signaux électriques : capteurs de température, de pression, d’éclairement, etc. Données : - Masse de l’électron m = 9.10 3116 - Charge de l’électron q = —e = —1,6.10-"C. - Vitesse de la lumière : c = 3.108m.s—*. - Permittivité diélectrique du vide و = 8, 854 x 10-1210071: - À une grandeur sinusoïdale f(t) = Fo.cos(wt + @), on associe le complexe souligné f(t) = Fy-eh(et+#) avec ? = —1 et tel que f(t) = Re(f(t)); le conjugué de f sera noté f*. - Pour un vecteur v, div(rot V )=0, I Généralités Un générateur électrique crée un champ électrique E, supposé uniforme, dans un conducteur métallique cylindrique (C) d’axe X’X de longueur AB = L, de section 5. Les porteurs de charges libres, de charge q, de densité volumique n, sont supposés avoir le même vecteur vitesse 7 par rapport au conducteur : c’est le courant électrique. Voir figure 1. x | Conducteur A x ii ii A 51 3 Figure 1 — Conducteur parcouru par un courant électrique 1.1. Questions de cours sur les courants électriques 1.1.1. Exprimer la densité volumique des charges mobiles p(M) en un point M du conducteur. Épreuve de Physique I 1/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI 1.1.2. Donner l’expression de la charge d°Q contenue dans le volume élémentaire dv = 7 d'$ dt. Le vecteur densité volumique de courant 7 (M) est défini par : 420 = j ) 4 5 dt 1.1.3. Donner l'expression de j (M) 1.1.4. En déduire l'intensité 1 du courant dans le conducteur. 1.2. Bilan de la charge électrique en régime variable On se propose d'établir le bilan local, unidirectionnel selon X'X, de la conservation de la charge. On raisonne sur la tranche de conducteur, de section S, comprise entre x et x+dx. 1.2.1. Donner l'expression de la charge dQsurf reçue grâce aux échanges surfaciques, en x et en x+dx, pendant une durée élémentaire dt . 1.2.2. Exprimer la variation de la charge au sein de la tranche en fonction de p(x, t). 1.2.3. En déduire l'expression du bilan local de charge à une dimension, puis faire la généralisa- tion à trois dimensions. 1.2.4. Retrouver ce bilan en partant de deux relations de Maxwell dans la matière. 1.2.5. On se place en régime permanent 1.2.5.1. Comment se simplifie l'équation locale de la charge ? En déduire une relation intégrale vérifiée par ب [2.5.2. Donner l'expression de la loi des nœuds en un nœud N. En vous aidant d’un schéma, expliquer comment on déduit cette loi à partir du bilan de la charge ? L3. Sensibilité du pont de Wheatstone Le montage pont de Wheatstone permet la mesure d’une résistance (ou d’une impédance). Il est formé d’un générateur de force électromotrice f.é.m Ve et des résistances ريا Ra connues, de R3 : variable, et de la résistance à mesurer R4. On fait varier R3 et on s’intéresse à la tension, entre les points B et D, ولا = Vp — ولا : voir figure 2. 0 Figure 2 — Principe du pont de Wheatstone 1.3.1. A l’aide des lois des nœuds et des mailles, exprimer la tension V; en fonction de la tension V, et des quatre résistances R; avec 1 ‹ i ‹ 4. 1.3.2. On dit que le pont est équilibré lorsque ا = 0. Déterminer, alors, la relation vérifiée par les quatre résistances. Épreuve de Physique I 2/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI On suppose que cette condition est réalisée dans la suite. On suppose que chacune des quatre résistances R; peut varier de dR;. 1.3.3. Montrer que les variations de chacune des résistances R; ou يك induisent des variations de V; en sens contraires. 1.3.4. Qu'en est-il des variations de chacune des résistances R3 et R4 ? Justifier. dR4 dR» dR3 dR4 ) 1.3.5. On pose x = › . Montrer qu’à l’ordre 1, on peut écrire : dV; = Ve.s.( R; Re + R3 Ra et donner l'expression de s en fonction de x. 1.3.6. La fonction s(x) est appelée sensibilité du pont. Étudier les variations de s(x) et déterminer la valeur xp correspondant au maximum de la sensibilité syax- 1.3.7. Quelle est alors la relation entre les quatre résistances à l'équilibre du pont? Dans la suite, on travaille avec cette hypothèse de sensibilité maximale. 1.3.6. À partir de l'équilibre, on suppose que seule la résistance رك varie légèrement et devient : R} = R, + AR avec R1 › AR. Donner alors l'expression de la tension V; à l’ordre 1. 1.3.9. Que devient cette expression si on suppose également que دكا varie légèrement, mais de- vient : R5 = يا — AR avec Ra › AR? Commenter. II Étude d’un capteur d’éclairement maximal 11.1. Préliminaire : énergie électromagnétique solaire Les panneaux solaires utilisent l'énergie lumineuse transportée par le rayonnement solaire. Consi- dérons une radiation solaire incidente monochromatique caractérisée par son champ électrique 11.1.1. Justifier avec des ordres de grandeur que les rayons solaires arrivent sur le sol terrestre presque parallèles. 11.1.2. Déterminer l'expression du champ magnétique B (M, t). 11.1.3. Déterminer Psion du vecteur de Poynting 1 (M, t), et celle de sa valeur moyenne temporelle › 11 ›. 11.1.4. L'amplitude du champ électrique mesurée au niveau du sol est Ep = 8, 68.102V.m7*, déter- miner la valeur de la puissance (ou flux) surfacique moyenne reçue 00. On suppose que le soleil décrit, par rapport au sol, un mouvement, apparent, circulaire uniforme de période T'; à la mi-journée le flux surfacique est maximal عمو et cet instant est noté t = to. IL1.5. A un instant t d’une journée ensoleillée, exprimer le flux surfacique reçu sur le sol p(t). 11.1.6. Lors d’une journée ensoleillée, entre les instants to — «.T et to + «.T, déterminer l'énergie Es surfacique reçue par le sol. 11.1.7. Exprimer la grandeur 7 = مسقي donner son sens physique et faire l'application numé- rique pour لم = Z . Comment doit-on, alors, s'arranger pour recevoir une puissance maxi- male par un panneau solaire ? 11.1.8. La puissance surfacique moyenne @max Varie-t-elle durant l’année ? Expliquer. Épreuve de Physique I 3/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI 11.2. Étude d’un suiveur du soleil On étudie ici un dispositif "suiveur du soleil", noté (SS), coplanaire et solidaire d’un panneau solaire. Lors d’une journée, ce dispositif capte le rayonnement solaire grâce à quatre photorésistances (Light dependant Resistor : LDR) et actionne un moteur lui permettant de tourner entre l’est et l’ouest de telle sorte à recevoir, lui et donc le panneau solaire, le maximum d'’éclairement. La valeur de la résistance de chacune des quatre photrésistances du dispostif (SS), dépend de l’éclai- rement @ qu'elle reçoit : R(@). Dans notre cas : en plein éclairement R(@max) = 3000 et à l'ombre R(Pmin) = 100761. Le dispositif (SS) comporte un écran vertical opaque (P), orthogonal au plan des quatres photorésistances : voir figure 3. 11.2.1. En considérant les figures 3(b) et 3(c), indiquer celle pour laquelle on a Ro, = Rg,. Justifier. S :soleil ب Système suiveur (SS) / Pa Ro A Rayons solaires parallèles GE 2 photorésistances ] 2 photorésistances A a coté est 0 coté ouest ; -/ Région d'ombre R EL R Ez coté est Régions celairées Trace du plan vertical opaque (hauteur OA) Ro , Ron Roi, , ومع coté ouest coté ouest Figure 3 11.2.2. On considère la figure 4, et on donne h = BA = 46mm et d = CB = 2mm. La bonne orientation du suiveur (SS) est repérée par l'angle 0 + A6, calculer la grandeur de précision RE1,RE2 ; coté est ! ذا ع CB=2mm, BA=h=46 mm Figure 4 11.2.3. Montage pont de Wheatstone détecteur d’éclairement maximal Ce montage est formé d’un générateur de tension de f.é.m ما = 15V et de quatre photorésistances de résistances : Ro1, ردروا Rr1, et R£z, et on à toujours : رع = رع et Ro1 = Ro. On s'intéresse à la différence de potentiel entre les points E et O : Vs = VE — Vo ; voir figure 5. Épreuve de Physique I 4/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI Figure 5 — Principe du pont de Wheatstone IL.2.3.1. Exprimer la tension Vs en fonction de Ve, Ro1, Ro2, رعلا et دع I1.2.3.2. On dit que le pont est équilibré lorsque Vs = 0. Déterminer, alors, la relation vérifiée par les résistances. 11.2.3.3. Discuter et commenter le signe de رونا selon l'orientation du dispositif (SS). Que signifie le cas Vs = 0? I1.2.3.4. Les deux signaux Vz(t) à Vo(t) sont appliqués au montage de la figure 6. Les deux amplificateurs opérationnels sont supposés idéaux. Figure 6 - Obtention du signal Vs2(t) à appliquer au moteur Déterminer les expressions de V5s1(t) et de Vs2(t). En déduire la fonction de ce montage. Le signal Vs2(t) est appliqué sur le moteur qui fait tourner le dispositif suiveur-panneau. III Étude d’un capteur de déplacement 111.1. Expression de la capacité d’un condensateur plan Ce condensateur est formé de deux armatures conductrices planes (P,)(z = 0) et (P,)(z = e) ortho- gonales à l'axe OZ. Les deux armatures carrées, chacune de surface S = 12 sont séparées par une distance e occupée par un diélectrique de permittivité ع = €, (le vide). Les deux armatures (P;) et ( P,) portent les charges électriques respectives Q, et Q, = —Q,. Dans toute la suite, on néglige les effets de bord : e ‹ |. Épreuve de Physique I 5/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI IIL.1.1. A l’aide de considérations d’invariance(s) et de symétrie(s), donner la forme du champ électrique en un point M(x, y, z) entre les armatures : E (M) 111.1.2. Déterminer l'expression du vecteur champ électrique en fonction des données. II.1.3. En déduire l'expression de la différence de potentiel V = Vp, — Vp,- IIL.1.4. Définir, puis déterminer l'expression de la capacité C de ce condensateur. 111.2. Capteur de déplacements Un dispositif permet de capter des déplacements grâce à un noyau d’un matériau diélectrique de permittivité ع = e,.ey. Ce noyau parallélépipédique de coté 1 coulisse, selon XX, à l’intérieur de deux condensateurs juxtaposés identiques à celui étudié ci-dessus : voir figure 7. 0 7 2 80 E Ep Figure 7 — Les deux condensateurs partiellement occupés par un diélectrique 111.2.1. Initialement, le centre de ce noyau se trouve en x = 0. Déterminer alors la valeur commune de la capacité de deux condensateurs : Cp = C, (x = 0) = C,(x = 0). 111.2.2.. Lorsque le noyau est déplacé de x de sa position d’origine, déterminer les expressions des nouvelles capacités C,(x) = Cp + 6C1(x) et C,(x) = Cp + 6C,(x). Expliciter les variations ôC1(x) et اماق En régime sinusoïdal de pulsation w, on considère un montage en pont de Wheatstone formé d’un générateur de tension ve(t), de deux résistors identiques de résistance R, et des deux condensateurs précédents. Voir figure 8. Figure 8 — Pont de Wheatstone en alternatif II.2.3. Exprimer la tension différentielle vs(t) = vp — وو en fonction des données. Épreuve de Physique I 6/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière PSI 111.2.4.. En déduire la condition d'équilibre pour laquelle V; = 0. Les signaux prélevés sur le pont de Wheatstone, sont appliqués au montage de la figure 9. Les amplificateurs opérationnels sont supposés parfaits. 11.2.5. Exprimer la tension de sortie finale v,3(t) en fonction de la tension vs(t). Quel est l'intérêt de ce montage ? On prendra R3 = Rs. Figure 9 - Amplificateur d’instrumentation Épreuve de Physique I 7/7 Fin نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) marocain, session 2018, filière PSI (7 pages), sur le thème « Exemples de l'électricité dans notre entourage ». Trois parties indépendantes : I. Généralités (courant, conservation de la charge, pont de Wheatstone) ; II. Capteur d'éclairement maximal (onde solaire, suiveur du soleil) ; III. Capteur capacitif de déplacement. Voici une correction proposée, question par question, avec la numérotation du sujet.
Conseil : les trois parties réutilisent la même formule du pont diviseur de tension. Établissez-la proprement une fois en I.3.1, puis citez-la ; c'est autant de temps gagné en II.2.3 et III.2.3.
I. Généralités
I.1. Questions de cours sur les courants électriques
I.1.1. Densité volumique des charges mobiles : ρ(M) = n·q (C·m-3).
I.1.2. Les porteurs qui traversent dS pendant dt sont ceux contenus dans le cylindre de base dS et de génératrice v·dt, de volume dτ = v·dS·dt. D'où d3Q = n·q·v·dS·dt.
I.1.3. Par identification avec d3Q = j·dS·dt : j(M) = n·q·v = ρ·v. Pour des électrons (q = −e), v est opposé à E, donc j est dans le sens de E.
I.1.4. I = ∬S j·dS ; j uniforme et parallèle à l'axe : I = n·q·v·S (en valeur algébrique).
I.2. Bilan de la charge en régime variable
I.2.1. Charge entrant en x moins charge sortant en x+dx : dQsurf = [j(x,t) − j(x+dx,t)]·S·dt = −(∂j/∂x)·S·dx·dt.
I.2.2. La tranche contient ρ(x,t)·S·dx ; sa variation entre t et t+dt vaut dQ = [ρ(x,t+dt) − ρ(x,t)]·S·dx = (∂ρ/∂t)·S·dx·dt.
I.2.3. La charge est conservée (ni création ni destruction) : dQ = dQsurf, d'où ∂ρ/∂t + ∂j/∂x = 0. Généralisation à trois dimensions : ∂ρ/∂t + div j = 0.
I.2.4. Maxwell-Gauss : div E = ρ/ε0. Maxwell-Ampère : rot B = μ0j + μ0ε0∂E/∂t. On prend la divergence de Maxwell-Ampère, avec div(rot B) = 0 : 0 = μ0div j + μ0ε0∂(div E)/∂t = μ0(div j + ∂ρ/∂t). On retrouve l'équation de conservation de la charge.
I.2.5.1. En régime permanent ∂ρ/∂t = 0, donc div j = 0 : j est à flux conservatif. Forme intégrale (théorème d'Ostrogradski) : ∯Σ j·dS = 0 pour toute surface fermée Σ.
I.2.5.2. Loi des nœuds : Σ Ientrants = Σ Isortants (ou Σ εkIk = 0). Schéma : on entoure le nœud N d'une surface fermée Σ coupée par les fils. Le flux de j à travers Σ n'est non nul qu'aux sections des fils, où il vaut ±Ik (+ si le courant sort). ∯ j·dS = 0 donne Σ Isortants − Σ Ientrants = 0. Cette loi reste valable en régime lentement variable (ARQS).
I.3. Sensibilité du pont de Wheatstone
I.3.1. VA − VC = Ve. On a R1 entre A et B, R2 entre B et C, R4 entre A et D, R3 entre D et C. Aucun courant ne circule entre B et D (sortie à vide), donc chaque branche est un diviseur de tension : VB − VC = VeR2/(R1+R2) et VD − VC = VeR3/(R3+R4).
Vs = Ve[R3/(R3+R4) − R2/(R1+R2)] = Ve(R1R3 − R2R4) / [(R1+R2)(R3+R4)]
I.3.2. Vs = 0 ⇔ R1R3 = R2R4 (produits en croix égaux).
I.3.3. ∂Vs/∂R1 = VeR2/(R1+R2)2 > 0 et ∂Vs/∂R2 = −VeR1/(R1+R2)2 < 0. Une augmentation de R1 augmente Vs, une augmentation de R2 la diminue : effets de sens contraires.
I.3.4. De même ∂Vs/∂R3 = VeR4/(R3+R4)2 > 0 et ∂Vs/∂R4 = −VeR3/(R3+R4)2 < 0 : sens contraires aussi. (Les résistances opposées R1, R3 agissent dans le même sens, les adjacentes en sens contraires.)
I.3.5. Différentielle totale :
dVs = Ve[R1R2/(R1+R2)2·(dR1/R1 − dR2/R2) + R3R4/(R3+R4)2·(dR3/R3 − dR4/R4)].
Avec x = R1/R2 : R1R2/(R1+R2)2 = x/(1+x)2. À l'équilibre R4/R3 = R1/R2 = x, donc R3R4/(R3+R4)2 = x/(1+x)2 aussi. D'où la forme demandée avec s(x) = x/(1+x)2.
I.3.6. s'(x) = [(1+x)2 − 2x(1+x)]/(1+x)4 = (1−x)/(1+x)3. s croît de s(0) = 0 jusqu'à x = 1, puis décroît vers 0 quand x → ∞. Maximum en x0 = 1, smax = 1/4.
I.3.7. x = 1 ⇒ R1 = R2, et la condition d'équilibre R1R3 = R2R4 donne R3 = R4. Relation : R1 = R2 et R3 = R4 (le plus souvent on prend les quatre égales).
I.3.8. Seul dR1 = ΔR est non nul, avec s = 1/4 : Vs ≈ (Ve/4)·(ΔR/R1).
I.3.9. dR2 = −ΔR s'ajoute (signe moins dans la formule) : Vs ≈ (Ve/4)(ΔR/R1 + ΔR/R2) ; avec R1 = R2 = R : Vs = VeΔR/(2R). Commentaire : la sensibilité est doublée (montage en demi-pont « push-pull »). De plus, R1+R2 reste constant, donc le calcul exact Vs = Ve[1/2 − (R−ΔR)/(2R)] donne le même résultat : la réponse est rigoureusement linéaire, sans l'approximation d'ordre 1.
II. Étude d'un capteur d'éclairement maximal
II.1. Énergie électromagnétique solaire
II.1.1. Distance Terre-Soleil D ≈ 1,5×1011 m, rayon terrestre RT ≈ 6,4×106 m. Vue d'un point du Soleil, la Terre est sous-tendue par un angle 2RT/D ≈ 8,5×10-5 rad : les rayons issus d'un même point du Soleil qui atteignent la Terre sont pratiquement parallèles. Le Soleil lui-même (rayon ≈ 7×108 m) est vu sous ≈ 0,5° ≈ 9×10-3 rad : l'écart angulaire entre rayons reste inférieur à 0,5°. On peut donc considérer les rayons solaires comme quasi parallèles.
II.1.2. Onde plane progressive dans le vide selon +uz : B = uz∧E/c, soit B(M,t) = (E0/c)·cos(ωt − kz)·uy.
II.1.3. Π = E∧B/μ0 = (E02/(μ0c))·cos2(ωt − kz)·uz. Comme ⟨cos2⟩ = 1/2 : ⟨Π⟩ = E02/(2μ0c)·uz = (ε0cE02/2)·uz.
II.1.4. φ0 = ε0cE02/2 = 8,854×10-12 × 3×108 × (868)2/2 ≈ 1,0×103 W·m-2 (≈ 1 kW/m², ordre de grandeur classique au sol par ciel clair).
II.1.5. Le Soleil tourne uniformément à la vitesse angulaire Ω = 2π/T. Le flux reçu par une surface fixe est proportionnel au cosinus de l'angle entre les rayons et la normale ; cet angle vaut Ω(t − t0) puisqu'il est nul à t0. D'où φ(t) = φmax·cos[2π(t − t0)/T] pour |t − t0| ≤ T/4 (Soleil levé), et φ = 0 sinon.
II.1.6. Es = ∫ φ dt de t0 − αT à t0 + αT = φmax·(T/2π)·[sin(2πα) − sin(−2πα)] = φmax·(T/π)·sin(2πα) (pour α ≤ 1/4).
II.1.7. η = sin(2πα)/(2πα). Sens physique : rapport entre l'énergie réellement reçue par un capteur fixe et celle qu'il recevrait si le flux restait maximal (rayons toujours normaux au panneau) pendant toute la durée 2αT. C'est un rendement d'orientation. Pour α = 1/4 (journée entière d'ensoleillement, T/2) : η = sin(π/2)/(π/2) = 2/π ≈ 0,64. Un panneau fixe perd donc environ 36 % de l'énergie disponible : pour recevoir la puissance maximale, il faut orienter le panneau en permanence perpendiculairement aux rayons solaires, c'est-à-dire le monter sur un suiveur du soleil (objet de II.2).
II.1.8. Oui. L'axe de rotation de la Terre est incliné (≈ 23,4°) sur le plan de son orbite : la hauteur du Soleil à midi change avec les saisons, donc l'incidence des rayons à midi et l'épaisseur d'atmosphère traversée (absorption) varient. φmax est plus grand en été qu'en hiver. S'y ajoute, plus faiblement, la variation de la distance Terre-Soleil (orbite elliptique).
II.2. Étude d'un suiveur du soleil
II.2.1. C'est la figure 3(c). L'écran OA y est aligné avec la direction du Soleil : il ne projette d'ombre sur aucun côté, les quatre photorésistances reçoivent le même éclairement, donc RO1 = RE1. En 3(b), l'écran fait un angle avec les rayons : son ombre couvre les photorésistances d'un seul côté (ici RE1, RE2), et RE1 (≈ 100 kΩ) ≠ RO1 (≈ 300 Ω).
II.2.2. Tant que l'ombre portée par le sommet A tombe entre B et C (zone sans photorésistance), les deux côtés restent également éclairés. Le rayon limite passe par A et C : tan Δθ = CB/BA = d/h = 2/46, d'où Δθ ≈ 0,043 rad ≈ 2,5°. Le suiveur est donc orienté à ±2,5° près.
II.2.3. Pont de Wheatstone détecteur d'éclairement maximal
II.2.3.1. RO1 entre A et O, RE1 entre O et C ; RE2 entre A et E, RO2 entre E et C. Même diviseur qu'en I.3.1 :
VS = VE − VO = Ve[RO2/(RE2+RO2) − RE1/(RO1+RE1)] = Ve(RO1RO2 − RE1RE2)/[(RO1+RE1)(RE2+RO2)]
Avec RE1 = RE2 = RE et RO1 = RO2 = RO : VS = Ve(RO − RE)/(RO + RE).
II.2.3.2. VS = 0 ⇔ RO1RO2 = RE1RE2, soit ici RO = RE.
II.2.3.3.
- VS > 0 : RO > RE, le côté ouest est à l'ombre, donc le Soleil est du côté est. Cas extrême : VS = 15 × (100 000 − 300)/(100 300) ≈ +14,9 V.
- VS < 0 : le côté est est à l'ombre, le Soleil est du côté ouest ; cas extrême ≈ −14,9 V.
- VS = 0 : éclairements égaux, l'écran est dans la direction du Soleil (à ±Δθ près) : le panneau est correctement orienté, le moteur doit s'arrêter.
Le signe de VS indique donc le sens dans lequel le moteur doit faire tourner le dispositif.
II.2.3.4. AO idéaux en régime linéaire : ε = 0 et courants d'entrée nuls.
- Premier AO : V+ = VE ; l'entrée « − » est au milieu du diviseur (R vers VS1, 9R vers la masse) : VE = VS1·9R/(10R). Amplificateur non inverseur : VS1 = (10/9)·VE.
- Second AO : V+ = VO = V−. Millman (ou loi des nœuds) en « − » : (VS1 − VO)/R + (VS2 − VO)/(9R) = 0, d'où VS2 = 10VO − 9VS1 = 10VO − 10VE.
VS2(t) = 10·[VO(t) − VE(t)] = −10·VS(t).
Fonction : amplificateur de différence (soustracteur) de gain 10 à très grande impédance d'entrée (les deux signaux arrivent sur des entrées « + »), il ne perturbe donc pas le pont. VS2 a le signe opposé à VS et s'annule quand le panneau est face au Soleil : il commande le sens de rotation du moteur. En pratique, dès que |VS| dépasse environ 1,5 V, la sortie est en saturation (±Vsat) et le montage agit comme un comparateur de sens.
III. Étude d'un capteur de déplacement
III.1. Capacité d'un condensateur plan
III.1.1. On néglige les effets de bord (armatures assimilées à des plans infinis). Invariance par translation selon Ox et Oy : E ne dépend que de z. Tout plan passant par M et parallèle à Oz est plan de symétrie des charges : E appartient à ces plans, donc E(M) = E(z)·uz.
III.1.2. Densités σ = Q1/l2 sur P1 et −σ sur P2. Par Gauss (ou superposition de deux plans, chacun créant σ/2ε0), entre les armatures : E = (Q1/(ε0l2))·uz pour 0 < z < e, et E = 0 à l'extérieur.
III.1.3. E = −dV/dz ⇒ V = VP1 − VP2 = ∫0e E dz = Q1e/(ε0l2).
III.1.4. La capacité est le coefficient de proportionnalité entre la charge de l'armature positive et la tension : C = Q1/(VP1 − VP2), d'où C = ε0l2/e.
III.2. Capteur de déplacements
III.2.1. Chaque condensateur est la mise en parallèle de deux condensateurs de largeur l/2 : l'un rempli de diélectrique (εrε0), l'autre de vide.
C0 = εrε0l(l/2)/e + ε0l(l/2)/e = ε0l2(1 + εr)/(2e).
III.2.2. Pour un déplacement x vers C2 (|x| ≤ l/2), C1 contient une longueur l/2 − x de diélectrique et C2 une longueur l/2 + x :
C1(x) = (ε0l/e)[εr(l/2 − x) + (l/2 + x)] = C0 − ε0l(εr − 1)x/e ; C2(x) = C0 + ε0l(εr − 1)x/e.
δC2(x) = −δC1(x) = ε0l(εr − 1)x/e = 2C0(εr − 1)x/[(εr + 1)l] : variations opposées et linéaires en x.
III.2.3. Impédances Zk = 1/(jCkω). Diviseurs de tension (sortie à vide) : vD − vM = ve/2 et vB − vM = ve·Z2/(Z1 + Z2) = ve·C1/(C1 + C2).
vs = ve[1/2 − C1/(C1 + C2)] = ve(C2 − C1)/[2(C1 + C2)]. Avec C1 + C2 = 2C0 et C2 − C1 = 2δC2 :
vs(t) = [(εr − 1)/(εr + 1)]·(x/l)·ve(t). La tension est proportionnelle au déplacement, en phase avec ve si x > 0 et en opposition de phase si x < 0 : l'amplitude donne |x|, la phase son signe.
III.2.4. vs = 0 ⇔ C1 = C2 ⇔ x = 0 : noyau centré (équilibre du pont, Z1·R = Z2·R).
III.2.5. AO parfaits en régime linéaire (contre-réaction sur l'entrée « − » de chacun).
- Étage d'entrée : V−(AO1) = vD, V−(AO2) = vB. Le courant dans R1 vaut i = (vD − vB)/R1 et traverse aussi les deux R2 (courants d'entrée nuls) : vs1 − vs2 = i(R2 + R1 + R2) = (1 + 2R2/R1)(vD − vB).
- Étage soustracteur : V+(AO3) = vs1R4/(R3 + R4) ; V−(AO3) = (R4vs2 + R3vs3)/(R3 + R4). V+ = V− donne vs3 = (R4/R3)(vs1 − vs2) = vs1 − vs2 pour R3 = R4.
vs3(t) = (1 + 2R2/R1)·vs(t).
Intérêt (amplificateur d'instrumentation) : il amplifie la seule différence vD − vB avec un gain réglable par une seule résistance R1 ; ses entrées sur les bornes « + » ont une impédance quasi infinie, il ne prélève aucun courant sur le pont (la formule de III.2.3 reste valable) ; il rejette la tension de mode commun (vB et vD valent chacun environ ve/2) ; enfin, il fournit une tension référencée à la masse alors que vs est une tension « flottante » entre B et D.
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