Wadifa InfoEmploi public au Maroc ع

Modèle de concours : CNC 2011 Physique II (PSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique II 📅 2011 👁️ 32 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2011), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique II
Année
2011
Pages
9
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2011 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière PSI. Ce modèle contient les 9 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions

abordées.

e Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Interférences lumineuses : interféromètre de Michelson
Données :
e Vitesse de la lumière dans le vide : c = 3,00.108 m.s-! ;
e Constante de Planck : h = 6,63.10-34 J.s ;
e Constante de Boltzmann : Ke = 1,38.10-23 J.K-! ;
e Nombre d’Avogadro : Na = 6,02.1023 10011

1. Optique géométrique
Une lentille mince convergente (Lo) de distance focale ‏,نر‎ de centre 0 est
utilisée pour la projection d’un objet AB réel, perpendiculaire à l’axe optique Ox, de

dimension transversale h et situé à la distance d = 2 de la lentille.

1.1. A quelles conditions l’image A’B’ de l’objet AB donnée par la lentille est-elle nette 2
1.2. Construire l’image A’B’ dans le cas où d › f',. Quelle est la nature de l’image ?
Est-elle renversée ou droite ?

On rappelle le grandissement transversal et la relation de conjugaison de la

lentille (Lo) avec origine au centre s’écrivent respectivement :
OA! 1 1 1
7 et = =

OA OA" OA fe

1.3. On fixe la distance D entre le plan de l’objet AB et l’écran d'observation (E). Quelle
relation doit vérifier la distance focale /', pour que l’image A’B?” soit réelle sur (E) 2

1.4. Application numérique : D= 1m. Proposer une valeur usuelle de la focale ‏.م‎

2. Lampe à vapeur de mercure

La lampe à vapeur de mercure émet une lumière polychromatique, c'est-à-dire une
lumière composée de plusieurs radiations monochromatiques. Le diagramme de la figure
1 représente quelques nivaux d'énergie de l’atome de mercure.

2.1. Le spectre de la lampe à vapeur de mercure est-t-il discret ou continue ?

Epreuve de Physique ١١ 1/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

E (eV)

2.2. L'une des radiations émises par la

lampe à vapeur de mercure correspond
à la transition du niveau d'énergie E3
vers le niveau d'énergie E:. Établir la
relation entre la variation d'énergie AE =
Es — E, de l'atome et la longueur d'onde
Àz51 de la radiation émise.

la longueur d'onde 23,1.

Calculer la valeur numérique de

2.4. Dans quel domaine, ultraviolet

(U,V.), visible ou infrarouge (I.R.), se
situe la radiation de longueur d'onde

Eo = -10,45 eV

fau figure 1
3. Optique ondulatoire : interféromètre de Michelson

3.1. Questions préliminaires

On considère deux sources lumineuses S1 et S» ponctuelles, monochromatiques, de
même longueur d’onde dans le vide À, cohérentes et en phase, et d’intensités
respectives 1 et L. La lumière est représentée, au point M et à l’instant t, par une

vibration lumineuse scalaire complexe a(M,#) = ‏عير‎

, avec j/"=-—1. Dans cette
expression, A, est l’amplitude réelle (supposée constante) de la vibration et @(M,t) sa
phase au point M et à l’instante t.
3.1.1. Sous quelles conditions peut-on représenter une vibration lumineuse, de nature
vectorielle, par une grandeur scalaire ?
3.1.2. On note 6(M) la différence de marche en un point M de l’espace où viennent
interférer deux vibrations issues de Si et Sa. Exprimer 6(M) en fonction des chemins
optiques.
3.1.3. Montrer que l'intensité lumineuse /(M) au point M s’écrit :

0

3.1.4. Représenter les variations de l’intensité lumineuse en fonction de 6(M). Indiquer

les points remarquables.

3.1.5. Exprimer les intensités /, d’une frange brillante et ‏ا‎ d’une frange sombre. En

1-1
‎Représenter‏ ا
آ + را

déduire le contraste de la figure des interférences défini par C =

l’allure de C en fonction de 2 ? Commenter.
1

3.1.6. Quel est l’intérêt de choisir deux sources telles que /, =1, ?

3.1.7. L’expérience montre que l’éclairement engendré par deux sources ponctuelles

Epreuve de Physique ١١ 2/9

wadifa-info.com

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو

— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

monochromatiques distinctes est uniforme. Donner l’expression de l'intensité lumineuse
I(M) dans ce cas et expliquer la nécessité de superposer deux vibrations lumineuses

obtenues par division d’une vibration issue d’une source primaire unique ponctuelle
monochromatique S. Expliquer le rôle de la longueur de cohérence dans l’obtention des
interférences lumineuses.

3.1.8. Quelle relation lie la différence de marche 6(M) à l’ordre d’interférence p(M) ?
Sachant que l’observation des interférences permet la mesure de l’ordre d’interférence
p(M) en un point ou la variation Ap de p(M) en ce point, citer trois applications du

phénomène d’interférences lumineuse.
3.2. Description de l’interféromètre de Michelson réel

La figure 2 donne le schéma de l’interféromètre de Michelson pratique couramment

utilisé dans les laboratoires des lycées. Il est constitué :

- d’une lame séparatrice (Sp) semi-réfléchissante et non absorbante dont les
facteurs de réflexion R et de transmission T sont égaux à 0,5. Cette lame fixe est
inclinée à 45° par rapport aux normales à (M1) et (M2).

- d’une lame compensatrice (Cp), identique à (Sp) mais non traitée. Elle est réglable
en inclinaison (vis de réglage trappe ct et porte cp).

- d’un miroir plan fixe (M1), réglable en inclinaison (vis de réglage fin trappe mt1 et
porte mp1).

- d’un miroir plan mobile (M), réglable en position (translation à l’aide du chariot
mobile par le tambour (T)) et en inclinaison (vis de réglage semi-fin trappe mt2 et
porte mp2).

- d’une lame de verre à faces parallèles (Va).

figure 2 (M3)

3.2.1. Le système interférentiel décrit ci-dessus est-il à division du front d’onde ou à
division d’amplitude ? Justifier la réponse.

3.2.2. Expliquer, en se servant d’un schéma soigné, le rôle de la lame séparatrice (Sp).
Quel est l’intérêt pratique de choisir les coefficients de réflexion et de transmission égaux
à 0,5 pour la séparatrice (Sp) ?

Epreuve de Physique Il 3/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

3.2.3. Montrer qu’avec ce montage, la moitié du flux incident est irrémédiablement
perdue.

3.2.4. Expliquer, en se servant d’un schéma soigné, le rôle de la lame compensatrice

3.2.5. Quel est le rôle de la lame de verre à faces parallèles (Va) située à l’entrée de
l’interféromètre de Michelson ?

3.3. L’interféromètre de Michelson éclairé par une source étendue

Dans cette partie, on considère un interféromètre de Michelson idéal constitué par
une lame semi-réfléchissante, non absorbante, appelée séparatrice (Sp), dont les
facteurs de transmission et de réflexion valent 0,5, d’épaisseur nulle et n’introduisant
aucun déphasage, et deux miroirs plans (M1) et (M2). La lame (Sp)um est inclinée à 45° par
rapport aux normales à (M1) et (M2) (figure 3).

Source

étendue
( Sp ) th

figure 3

On suppose dans tout le problème que l’interféromètre de Michelson est plongé dans
l’air d’indice de réfraction égal à 1.

3.3.1. Expliquer pourquoi, dans l’étude théorique, on peut remplacer les deux lames (Sp)
et (Cp) de l’interféromètre réel par la lame compensatrice théorique (Sp)tn.

3.3.2. Proposer un protocole de réglage de l’interféromètre de Michelson permettant

d’obtenir, avec par exemple une source spectrale de vapeur atomique, une figure
d’interférence nette, contrastée et lumineuse.

3.3.3. Franges d’égale inclinaison

Les miroirs (M1) (de centre O1) et (M2) (de centre Oa) sont perpendiculaires entre
eux et respectivement orthogonaux aux axes OO, et ‏و00‎ de l’interféromètre. On pose
OO, = let OO, = 1+ e. L’interféromètre est éclairé par une source étendue S à vapeur
atomique de mercure, monochromatique de longueur d’onde dans le vide À, =546,1 nm .

3.3.3.1. A quelle couleur correspond la vibration de longueur d’onde À, = 546,1 nm ?
3.3.3.2. Comment faut-il éclairer l’interféromètre de Michelson pour obtenir des
franges d’égale inclinaison ? On donnera le montage expérimental.

Epreuve de Physique ١١ 4/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 5 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

3.3.3.3. Dessiner le schéma équivalent du montage en lame d’air en faisant
apparaître son épaisseur ainsi qu’un rayon incident avec un angle quelconque / et les
deux rayons émergents (1) et (2) auxquels il donne naissance. On utilisera les propriétés
de symétrie du montage. Préciser la position des sources secondaires S; et Sa». Justifier
que les franges d’interférences observées sur l’_écran (FE) perpendiculaire à l’axe Oy sont
des anneaux. Sont-elles localisées ? Si oui, dire pourquoi et préciser leur lieu de
localisation.

3.3.3.4. Lors d’une manipulation, on a obtenu des ellipses au lieu des anneaux
circulaires. Expliquer pourquoi. Expliquer comment y remédier.

3.3.3.5. On considère un point M du champ d’interférence. Montrer que la
différence de marche &(M) entre les deux rayons émergents (1) et (2) s’écrit :

3.3.3.6. Déterminer l’expression de la différence de marche 6(M) entre les deux
rayons émergents au point M où ils interférent en fonction de l’épaisseur e et de

l’inclinaison 1 . Justifier l’appellation « anneaux concentriques d’égale inclinaison ».

3.3.3.7. En déduire que l’intensité lumineuse /(M) au point M est donnée par :

Quelle est la signification de /, ? Représenter l’allure de l’intensité Z(M) en fonction de
l’angle ; Commenter.

On observe la figure d’interférence en utilisant une lentille convergente (L’) de distance
focale /".

3.3.3.8. Compléter le schéma obtenu à la question 3.3.3.3. en y ajoutant la lentille
(L’) et le cheminement des deux rayons émergents de l'interféromètre et de la lentille.

3.3.3.9. On dispose de trois lentilles convergentes de distances focales images 5
mm, 20 cm et 1 m. Laquelle doit-on choisir pour projeter les franges d’interférences ?
Laquelle doit-on choisir pour enregistrer les franges d’interférences ? Pourquoi ?

3.3.3.10. | Donner l'expression de l'ordre d'interférence p, au centre de la figure
d’interférences. Calculer sa valeur numérique pour une épaisseur e=1,5mm.

Commenter.

3.3.3.11. On s'intéresse maintenant à l'évolution de l'intensité lumineuse au centre
de la figure d'interférences. De quelle quantité doit-on déplacer le miroir M» pour passer
d'un maximum d'intensité à un minimum d'intensité. Tracer l'allure de la courbe
décrivant la variation d'intensité en fonction du déplacement de (M). Peut-on déplacer
indéfiniment (Ma) ?

3.3.3.12. 01 se place au voisinage de l’incidence normale. Etablir l’expression du
rayon R« correspondant au kième anneau brillant (on compte les anneaux à partir du

centre des anneaux). po a la valeur trouvée dans la question 3.3.3.10.
3.3.3.13. | Montrer que les rayons R: des anneaux brillants sur l'écran sont tels que

R 2

Epreuve de Physique Il 5/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 6 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

3.3.3.14. En translatant le miroir mobile, on constate que les anneaux s’enfoncent
dans le centre de la figure. En déduire le sens de variation de l’_épaisseur e de la lame
d’air. Comment varie le rayon des anneaux dans ce cas ? Comment varie le nombre total
d’anneaux observés sur l’écran (E) en dehors du centre à la suite de cette translation ?
Les franges deviennent-elles plus fines ou plus larges 2 Justifier les réponses.

3.3.3.15. … Qu'appelle-t-on contact optique ? Déduire de ce qui précède, une procédure
pratique pour l'atteindre. Décrire l’aspect de l’écran au contact optique.

3.3.3.16. | Quelle est la source de lumière qui permet de réaliser le contact optique le
plus précis avec l’interféromètre de Michelson ? Justifier votre réponse.

3.3.3.17. 18 source utilisée n’est pas rigoureusement monochromatique mais quasi-

monochromatique centrée sur la longueur d’onde ‏و12‎ (correspondant à la fréquence vo).
Pour des valeurs de la fréquence v comprises entre v et v + dy, l’intensité de la source
vaut dl, =1,v)dv, 1, (V) est appelé l’intensité spectrale en fréquence. On dispose d’un

photodétecteur ponctuel placé au centre de la figure d’interférence donnée par
l’interféromètre de Michelson. Le photodétecteur fournit un courant proportionnel à
l’intensité lumineuse qu’il reçoit. Un moteur permet de faire translater le miroir mobile
(Ma) à la vitesse constante V à partir de la position correspondante au contact optique.

3.3.3.17.1. Donner l’expression de l'intensité lumineuse captée par le photodétecteur
pour une fréquence v donnée.

3.3.3.17.2. Mettre cette expression sous la forme /(z)=1, (1 + cos(2xvr)) où vest la
fréquence optique. Donner l’expression de + ainsi que sa signification physique.

3.3.3.17.3. On considère un faible intervalle de fréquences optiques, entre vet v+ dv.
Exprimer l'intensité élémentaire ‏ل‎ captée par le photodétecteur dans cet intervalle de
fréquence.

Les lampes spectrales (à vapeur atomique : mercure, sodium, ...( présentent des
spectres optiques composés de raies plus ou moins fines. La largeur de ces raies
d’émission est principalement due à l’effet Doppler et à la distribution de vitesse des
molécules de gaz présentes dans la lampe. Cette répartition des vitesses des molécules

est régie par la loi de Boltzmann : P(E)=R, ‏اه‎ 5 où P(E) est la probabilité de

trouver une molécule à une énergie 1, T est la température absolue du gaz et k, est la

constante de Boltzmann.

3.3.3.17.4. Comment appelle-t-on le terme exp - 5 ? Quelle est sa signification
physique ?
3.3.3.17.5. Exprimer l’énergie E d’une molécule, supposée ponctuelle, de gaz de masse
m et de vitesse V. En déduire la répartition des vitesses dans le gaz.
La fréquence v émise par un émetteur en mouvement est reliée à la fréquence v,

VO = 0.

mesurée par un récepteur fixe par la relation de Doppler : v =

3.3.3.17.6. Montrer que l'intensité spectrale d’une raie spectrale peut se mettre sous la

Epreuve de Physique ١١ 6/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 7 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

forme : 1, (V)=1, exp - 2 . Donner l'expression de a.

3.3.3.17.7. Représenter la courbe donnant 7, (V) en fonction de v.

3.3.3.17.8. Calculer la largeur spectrale Av à mi-hauteur de /,,(v) et interpréter la
constante a. En déduire la finesse de la raie à profil gaussien défini par
Application numérique : calculer la largeur spectrale (en fréquence et en longueur
d’onde) d’une raie d’émission du mercure, à À, =546,1nm . La masse molaire du
mercure est de 200,6 g.mol-!, et la lampe est portée à une température de 500 K.

3.3.3.17.9. Calculer 1101608116 lumineuse d’interférence (7) que l’on obtiendra au
centre de la figure d’interférences. On rappelle la valeur de l'intégrale de Gauss :

‎exp(-x"b'x"). D’autre part, la faible contribution des‏ راط = ‎exp(2 jaux)du‏ جام

‎fréquences négatives à l'intensité spectrale Z,,(V) permet d’étendre les intégrales de —o à

‎3.3.3.17.10.Un calculateur associé au détecteur fournit la fonction C(1)= —+——

‎Etablir l’expression de C(7) . Tracer le graphe de C(r) et celui de /(7). On suppose

‎3.3.3.17.11.Comment avec un enregistrement du graphe de (7) peut-on remonter

‎simplement aux caractéristiques spectrales de la source (largeur à mi hauteur, profil
spectral, ...(2

‎3.3.4. Franges d’égale épaisseur

‎L’interféromètre de Michelson est réglé dans la configuration «contact optique». On
incline le miroir mobile M» d’un angle ‏ه‎ et on éclaire l’interféromètre en lumière quasi-
parallèle par une source étendue S, monochromatique de longueur d’onde dans le vide

‎3.3.4.1. On dispose d’une lampe spectrale, d’un diaphragme et d’une lentille
convergente (L;) de focale 7. Donner le protocole expérimental qui permet, à l’aide d’un
miroir plan de positionner ces éléments afin d’éclairer l’interféromètre de Michelson en
lumière quasi-parallèle ?

‎3.3.4.2. A l’aide d’un schéma soigné, montrer que l’interféromètre de Michelson est
équivalent, du point de vue chemin optique, à une lame coin d’air d’angle ‏ه‎ constituée du

‎miroir fixe (M) et de (M’.) image du miroir mobile (M) à travers la séparatrice. Préciser la
position des sources secondaires S1 et Sa.

‎3.3.4.3. L’interféromètre étant éclairé en lumière quasi-parallèle, on observe les
franges du coin d’air supposées localisées sur le miroir fixe (M;). On utilise une lentille

‎(La) de focale f', pour en visualiser l’image sur un écran.

‎3.3.4.3.1. Déterminer l’expression approchée de la différence de marche ‏لاه‎ en

‎Epreuve de Physique ١١ 7/9

‏نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 8 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

fonction de la distance X d'un point P sur (M)) à l’arête commune des miroirs (M) et (M’).
Quelle est la forme des franges d’interférences ? Déterminer l’expression de l’interfrange
in SUr le miroir (M1) en fonction de la longueur d’onde À", et de l’angle a.

3.3.4.3.2. La lentille (La) dont la distance focale est f', = +20 cm est placée à une

distance d = 23 cm du miroir fixe. A quelle distance d’ de la lentille faut-il placer l’_écran
pour avoir une image nette ? Quel est le grandissement y de la lentille 2

3.3.4.3.3. Quelle est l’interfrange à sur l’écran ?

3.3.4.3.4. Sur l’écran on mesure une interfrange de 6,0 mm. En réalisant l’expérience
avec une longueur d’onde connue on a déterminé la valeur de œ : ‏م‎ = 3,0.104 rad. En
déduire la valeur de À", -

3.3.4.4. Expliquer la démarche expérimentale (manipulation, conditions d’éclairage

et de projection) à suivre pour passer du réglage « coin d’air » à celui «en lame d’air à
faces parallèles » ?

3.3.4.5. Expliquer pourquoi, sur un interféromètre de Michelson, les franges de coin

d'air sont plus faciles à obtenir que les anneaux d'égale inclinaison.

3.4. Application : détermination de l’écart de longueur d’onde du doublet
jaune du mercure

L’interféromètre de Michelson est réglé dans la configuration «dame d’air à faces
parallèles» d’épaisseur e. La source, supposée ponctuelle, est constituée par une lampe
spectrale au mercure qui présente, dans le jaune, un doublet de longueurs d’onde À et
À2 très voisines. On suppose que chaque vibration est émise avec la même intensité Io.
On pose AX = ha- ki, Am = (A2 + A1)/2 et on suppose que AX ‹‹ ‏سا‎

En déplaçant le miroir mobile M, à vitesse constante V, grâce à un moteur, les

anneaux défilent. Au foyer F’ de la lentille de projection (L’) est placé un photodétecteur
relié à une carte d’acquisition. On enregistre ainsi grâce à un ordinateur la variation
d’intensité au point F’ au cours du déplacement du miroir mobile.

3.4.1. La lampe à vapeur de mercure présente d’autres couleurs dans le visible.
Comment isoler les deux raies jaunes que contient le spectre du rayonnement émis ?

3.4.2. Détermination de la longueur d’onde moyenne \m

Dans cette partie, la lampe de mercure est assimilée à une source ponctuelle
monochromatique de longueur d’onde Am. On déplace le miroir mobile très lentement
grâce au moteur. L’épaisseur de la lame augmente de Ae. Le photodétecteur enregistre N
anneaux brillants qui défilent au centre de la figure d’interférences.

3.4.2.1. Exprimer l’ordre d’interférence p’o en F”.

3.4.2.2. Ecrire une relation entre po, ‏وم‎ et N. On suppose qu’initialement l’ordre po
est entier.

3.4.2.3. En déduire l’expression de la longueur d’onde moyenne Am.

3.4.2.4. On note T la période du signal périodique enregistré grâce au

photodétecteur. Montrer que Am = 2VT.

Epreuve de Physique Il 8/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 9 —
Concours National Commun - Session 2011 - Filière PSI

3.4.2.5. L’enregistrement, d’une durée At = 42 s, est une tension périodique de 81
périodes. Calculer numériquement Ae et la longueur d’onde moyenne Am. On donne la
vitesse du moteur V = 556 nm.s-!.

3.4.3. Détermination de l’écart de longueur d’onde ‏بنذ‎

On augmente l’épaisseur e de la lame d’air à partir du contact optique.

3.4.3.1. Les deux vibrations de longueurs d’onde À; et À, sont-elles cohérentes ?

3.4.3.2. Montrer simplement que les interférences « disparaissent » pour certaines
épaisseurs successives ‏عه‎ que l’on déterminera. Que vaut la distance Ae parcourue
par le miroir mobile entre deux brouillages successifs. En déduire que AX = }?m/(2Ae).

3.4.3.3. L'écart temporel entre deux brouillages successifs est At = 144,5 s et la
vitesse du moteur est V = 556 nm.s-!. Calculer numériquement A.

3.4.3.4. Déduire des calculs précédents à; et À».
3.4.4. Mise en équation mathématique

3.4.4.1. Déterminer l’expression mathématique de l’intensité I(e).
2
3.4.4.2. Etablir l’expression du contraste C des franges. On rappelle que ‏حسة ‹‹ لذ‎

Rappel : cos(a)+cos(a)=2cos( 5 3 )cos(

3.4.4.3. Retrouve-t-on le résultat établi à la question 3.4.3.2. ?

3.5. Interférences en lumière blanche

On éclaire l’interféromètre de Michelson, réglé en coin d’air, à l’aide d’une source de
lumière blanche.

3.5.1. Pourquoi est-il nécessaire d'être très près du contact optique pour observer les
franges d’égales épaisseur.

3.5.2. En pratique, on n'observe que quelques franges. Expliquer pourquoi ?

3.5.3. Lorsqu'on s’éloigne de la frange centrale, les franges du coin d’air en lumière
blanche disparaissent et l’on observe du « blanc d’ordre supérieur ». Pourquoi l’appelle-t-
on blanc d’ordre supérieur ?

3.5.4. On projette les franges du coin d’air à faible distance (d = 4 f) et on met en place
une fente parallèle aux franges à la place de l’écran. On fait ensuite l’image de cette fente
et on place un prisme à vision distincte (PVD). On observe un spectre de lumière blanche

cannelé.
3.5.4.1. Expliquer ce que veut dire le terme « spectre de lumière blanche cannelé »
3.5.4.2. Le nombre de cannelures dépend-il de l’épaisseur de la lame d'air.

Epreuve de Physique ١١ 9/9

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2011, filière PSI, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Le scan contient les 9 pages de l'énoncé, sans la page de garde (durée non indiquée). C'est un problème unique d'optique, « Interférences lumineuses : interféromètre de Michelson » : optique géométrique (projection par une lentille), spectre de la lampe à mercure, généralités sur les interférences à deux ondes, description et réglage du Michelson, anneaux d'égale inclinaison, cohérence temporelle et profil Doppler d'une raie, franges du coin d'air, mesure du doublet jaune du mercure, lumière blanche. Le problème mêle calculs et questions de pratique expérimentale. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : presque tout découle de deux formules : δ = 2e cos i (lame d'air) et δ = 2αX (coin d'air), avec I = I0(1 + cos(2πδ/λ)). Les questions de réglage (protocoles, rôle des lames, choix des lentilles) rapportent des points faciles si vous connaissez le TP Michelson : répondez avec des phrases courtes et précises, et un schéma quand il est demandé.

1. Optique géométrique

  • 1.1. L'image est nette si l'on travaille dans les conditions de Gauss (rayons paraxiaux, peu inclinés et proches de l'axe : stigmatisme et aplanétisme approchés) et si l'écran est placé dans le plan conjugué de l'objet.
  • 1.2. Construction avec le rayon passant par O (non dévié) et le rayon parallèle à l'axe (émerge par F′). Pour d > f′0, l'image est réelle et renversée (γ = OA′/OA < 0).
  • 1.3. Avec OA = −d et OA′ = D − d, la conjugaison donne d2 − Dd + Df′0 = 0, qui a des solutions réelles si D2 − 4Df′0 ≥ 0 : D ≥ 4f′0.
  • 1.4. D = 1 m ⇒ f′0 ≤ 25 cm ; valeur usuelle : f′0 = 20 cm (ou 10 cm).

2. Lampe à vapeur de mercure

  • 2.1. Spectre discret (spectre de raies), car les niveaux d'énergie de l'atome sont quantifiés.
  • 2.2. ΔE = E3 − E1 = hν = hc/λ3→1.
  • 2.3. ΔE = −2,72 − (−4,99) = 2,27 eV = 3,63·10-19 J, d'où λ3→1 = hc/ΔE ≈ 6,63·10-34 × 3,00·108/3,63·10-19 ≈ 548 nm.
  • 2.4. Domaine visible (vert) : c'est la raie verte du mercure (546,1 nm aux arrondis des niveaux près).

3. Optique ondulatoire : interféromètre de Michelson

3.1. Questions préliminaires

  • 3.1.1. On peut utiliser une vibration scalaire lorsque les ondes qui interfèrent ont (quasiment) la même direction de polarisation, ce qui est le cas pour des rayons peu inclinés entre eux ou en lumière naturelle dans les conditions usuelles ; les détecteurs n'étant sensibles qu'à l'intensité.
  • 3.1.2. δ(M) = (S2M) − (S1M), différence des chemins optiques.
  • 3.1.3. a = a1 + a2 et I = K⟨|a|2⟩ = I1 + I2 + 2√(I1I2) cos(φ2 − φ1), avec φ2 − φ1 = 2πδ/λ0 (sources en phase) : I = I1 + I2 + 2√(I1I2) cos(2πδ/λ0).
  • 3.1.4. Sinusoïde de période λ0 en δ, oscillant entre (√I1 − √I2)2 et (√I1 + √I2)2 ; maxima pour δ = pλ0 (p entier), minima pour δ = (p + ½)λ0.
  • 3.1.5. IM = (√I1 + √I2)2, Im = (√I1 − √I2)2, C = 2√(I1I2)/(I1 + I2) = 2√x/(1 + x) avec x = I2/I1. C vaut 0 en x = 0, croît jusqu'à 1 en x = 1 puis décroît vers 0 ; invariant par x → 1/x. Le contraste reste bon tant que les intensités sont du même ordre (C ≈ 0,94 pour x = 2).
  • 3.1.6. I1 = I2 donne C = 1 : franges sombres parfaitement noires, visibilité maximale.
  • 3.1.7. Sources indépendantes : I = I1 + I2, pas de terme d'interférence. Chaque source émet des trains d'onde de phases aléatoires ; le déphasage varie sur des durées très courtes devant le temps de réponse du détecteur et le cosinus se moyenne à zéro. Il faut donc diviser une onde issue d'une source unique : les deux ondes proviennent du même train d'onde et gardent un déphasage constant. Condition : la différence de marche doit rester inférieure à la longueur de cohérence Lc = cτc (longueur d'un train d'onde) ; au-delà, les trains ne se superposent plus et le contraste s'annule.
  • 3.1.8. p(M) = δ(M)/λ0. Applications : mesure de longueurs d'onde et d'écarts de doublets, mesure d'indices de gaz (défilement de Δp franges), contrôle de planéité ou d'épaisseurs de lames, mesure de petits déplacements, spectroscopie par transformée de Fourier, détection des ondes gravitationnelles.

3.2. Michelson réel

  • 3.2.1. Division d'amplitude : chaque rayon incident est séparé par la séparatrice en un rayon réfléchi et un rayon transmis, issus du même point du front d'onde.
  • 3.2.2. La séparatrice envoie une partie du faisceau vers (M1) (réflexion) et une partie vers (M2) (transmission), puis recombine les faisceaux réfléchis par les miroirs dans la voie de sortie. Chaque voie subit une réflexion et une transmission, d'intensité RT·Iinc : les deux ondes ont toujours la même intensité ; le choix R = T = 0,5 maximise RT (= 0,25) sous la contrainte R + T = 1, donc la luminosité.
  • 3.2.3. Chaque onde sortante a l'intensité RT·I0 = I0/4, soit I0/2 au total vers l'écran ; l'autre moitié repart vers la source (voie « retour ») et est perdue.
  • 3.2.4. La séparatrice réelle est une lame de verre traitée sur une face : l'un des faisceaux la traverse trois fois, l'autre une seule. La compensatrice, lame identique non traitée et parallèle à la séparatrice, placée sur l'autre bras, fait traverser la même épaisseur de verre aux deux faisceaux : la différence de marche ne dépend plus de l'épaisseur ni de l'indice du verre, donc ni de l'incidence ni de λ (indispensable en lumière blanche).
  • 3.2.5. C'est un verre anticalorique : il absorbe l'infrarouge de la lampe et protège la séparatrice et les miroirs de l'échauffement (dilatations, déréglages).

3.3. Source étendue — réglages et franges d'égale inclinaison

  • 3.3.1. Une fois (Sp) et (Cp) parallèles, les deux voies traversent la même épaisseur de verre : ces traversées ajoutent le même chemin optique aux deux ondes et n'interviennent pas dans δ. On peut les remplacer par une séparatrice idéale d'épaisseur nulle.
  • 3.3.2. Protocole type : (1) égaliser grossièrement les bras à la règle ; (2) éclairer avec la lampe munie d'un diaphragme ou d'un objet (croix) et rendre la compensatrice parallèle à la séparatrice puis les miroirs perpendiculaires (superposition des images de l'objet vues par les deux voies) avec les vis grossières ; (3) éclairer en faisceau convergent sur les miroirs (condenseur) : des franges apparaissent ; (4) ajuster finement l'inclinaison jusqu'à obtenir des anneaux bien centrés, observés à l'infini (écran au foyer d'une lentille), qui ne changent pas de taille quand on déplace l'œil ; (5) régler la lentille de projection pour la netteté.
  • 3.3.3.1. 546,1 nm : raie verte du mercure.
  • 3.3.3.2. Source étendue éclairant les miroirs en faisceau convergent (condenseur focalisant la lampe au voisinage des miroirs) pour disposer de nombreuses incidences ; observation à l'infini, dans le plan focal d'une lentille convergente.
  • 3.3.3.3. Schéma équivalent : lame d'air d'épaisseur e entre (M1) et (M′2), image de (M2) par la séparatrice. Un rayon d'incidence i donne deux rayons (1) et (2) parallèles. Les sources secondaires S1 et S2 sont les images de S par (M1) et par (M′2), sur la normale aux miroirs, distantes de 2e. Le système étant invariant par rotation autour de cette normale, δ ne dépend que de i : les franges sont des anneaux. Avec une source étendue, elles sont localisées à l'infini (les deux rayons issus d'un même rayon incident ne se recoupent qu'à l'infini), d'où l'observation dans le plan focal d'une lentille.
  • 3.3.3.4. Des ellipses apparaissent si l'écran (ou la lentille de projection) n'est pas perpendiculaire à l'axe des anneaux : on observe une section oblique du cône de révolution. Remède : placer la lentille et l'écran perpendiculairement à l'axe de sortie de l'interféromètre.
  • 3.3.3.5. Les chemins de S à M via (M1) ou via (M2) sont égaux aux chemins S1M et S2M (images virtuelles en phase, les réflexions sur les miroirs et la séparatrice idéale introduisant les mêmes déphasages) : δ(M) = S2M − S1M.
  • 3.3.3.6. Pour M à l'infini dans la direction i : δ = S1S2 cos i = 2e cos i. δ constant ⇔ i constant : chaque frange est un cône d'axe la normale aux miroirs, qui donne dans le plan focal un cercle centré sur le foyer : « anneaux concentriques d'égale inclinaison ».
  • 3.3.3.7. Avec I1 = I2 = I0 : I = I0(1 + cos(4πe cos i/λ0)) ; I0 est l'intensité de chacune des deux ondes (intensité moyenne de la figure). En fonction de i, oscillations de plus en plus serrées quand i augmente (la phase varie comme i2 près du centre) : les anneaux se resserrent vers l'extérieur.
  • 3.3.3.8. Les deux rayons parallèles d'inclinaison i convergent au point M du plan focal image de (L′), à la distance R = f′ tan i ≈ f′i du foyer F′.
  • 3.3.3.9. Pour projeter sur un écran : f′ = 1 m (le rayon des anneaux est proportionnel à f′, la figure est grande et lisible). Pour enregistrer sur un capteur de quelques millimètres (caméra CCD) : f′ = 20 cm, qui donne des anneaux de quelques mm (R1 ≈ f′√(λ0/e) ≈ 4 mm pour e = 1,5 mm). La lentille de 5 mm donnerait une figure trop petite et sortirait des conditions de Gauss. (Choix raisonné : l'énoncé ne précise pas le capteur.)
  • 3.3.3.10. p0 = 2e/λ0 = 3,0·10-3/546,1·10-9 ≈ 5,49·103. Ordre élevé et a priori non entier : le centre n'est pas forcément brillant ; il faut une source de longueur de cohérence supérieure à 2e = 3 mm.
  • 3.3.3.11. Au centre δ = 2e : passer d'un maximum à un minimum demande Δδ = λ0/2, soit un déplacement Δe = λ0/4 ≈ 137 nm. I(e) est une sinusoïde de période λ0/2 en fonction du déplacement, dont le contraste diminue quand e augmente. On ne peut pas déplacer (M2) indéfiniment : quand 2e dépasse la longueur de cohérence, les franges se brouillent.
  • 3.3.3.12. Près de l'incidence normale, cos i ≈ 1 − i2/2, donc p(i) ≈ p0(1 − i2/2) : l'ordre décroît du centre vers le bord. En écrivant p0 = p1 + ε (p1 entier, 0 ≤ ε < 1), le k-ième anneau brillant a pour ordre p1 − (k − 1), d'où ik2 = 2(k − 1 + ε)/p0 et Rk = f′√((k − 1 + ε)λ0/e). (Si p0 est entier et que l'on compte le centre comme anneau 0 : Rk = f′√(kλ0/e).)
  • 3.3.3.13. En soustrayant : Rk+12 − Rk2 = f′2λ0/e : les carrés des rayons sont en progression arithmétique.
  • 3.3.3.14. Les anneaux « rentrent » au centre : l'ordre au centre p0 = 2e/λ0 diminue, donc e diminue. Pour un ordre fixé, cos i = pλ0/(2e) augmente, i diminue : l'anneau se contracte vers le centre et disparaît. D'après 3.3.3.12, les rayons Rk ∝ 1/√e augmentent ; le nombre d'anneaux visibles dans le champ, ≈ p0(1 − cos imax), diminue ; les franges deviennent plus larges (espacement ∝ 1/√e).
  • 3.3.3.15. Contact optique : e = 0, (M′2) confondu avec (M1), δ = 0 pour toute incidence. Procédure : translater (M2) dans le sens où les anneaux rentrent au centre ; ils s'élargissent et deviennent de moins en moins nombreux jusqu'à ce que l'écran soit uniformément éclairé (teinte plate, brillante avec la séparatrice idéale).
  • 3.3.3.16. La lumière blanche : sa longueur de cohérence est de l'ordre du micromètre, les franges n'existent que pour |δ| ≲ 1 µm, ce qui localise le contact optique avec une précision micrométrique (frange centrale achromatique, en coin d'air).

3.3.3.17. Source quasi monochromatique et profil Doppler

  • 17.1. Au centre (i = 0), e = Vt : pour la fréquence ν, I = I0(1 + cos(2πν·2Vt/c)).
  • 17.2. τ = δ/c = 2e/c = 2Vt/c : retard temporel entre les deux ondes qui interfèrent.
  • 17.3. dI = I0ν(ν)(1 + cos(2πντ)) dν.
  • 17.4. Facteur de Boltzmann : à l'équilibre thermique à T, il mesure la probabilité relative d'occuper un état d'énergie E ; les états d'énergie très supérieure à kBT sont très peu peuplés.
  • 17.5. E = ½mV2 ; pour la composante V selon la ligne de visée : P(V) ∝ exp(−mV2/(2kBT)), distribution gaussienne de Maxwell. (Dans le scan, la forme approchée de la relation Doppler est partiellement masquée ; on utilise ν ≈ ν0(1 + V/c).)
  • 17.6. V = c(ν − ν0)/ν0 et l'intensité émise dans dν est proportionnelle au nombre de molécules de vitesse correspondante : I0ν(ν) = I0 exp(−mc2(ν − ν0)2/(2kBTν02)), soit a = (ν0/c)√(kBT/m), m = M/NA.
  • 17.7. Courbe en cloche (gaussienne) centrée sur ν0, d'écart-type a.
  • 17.8. Mi-hauteur : (ν − ν0)2 = 2a2 ln 2, d'où Δν = 2a√(2 ln 2) ≈ 2,35a : a mesure la largeur de la raie. F = ν0/Δν = (c/(2√(2 ln 2)))√(m/(kBT)). Application : m = 0,2006/6,02·1023 ≈ 3,33·10-25 kg, √(kBT/m) ≈ 144 m·s-1, ν0 = c/λ0 ≈ 5,49·1014 Hz, a ≈ 2,6·108 Hz, Δν ≈ 6,2·108 Hz, Δλ = λ0Δν/ν0 ≈ 6,2·10-13 m (6,2·10-4 nm), F ≈ 8,9·105.
  • 17.9. I(τ) = ∫I0ν(ν)(1 + cos 2πντ)dν. Avec u = ν − ν0, b = a√2 et l'intégrale de Gauss rappelée : I(τ) = I0a√(2π)[1 + exp(−2π2a2τ2) cos(2πν0τ)].
  • 17.10. L'enveloppe varie lentement devant cos(2πν0τ) (a ≪ ν0 ; la fin de la phrase « On suppose … » est coupée dans le scan, c'est l'hypothèse attendue) : C(τ) = exp(−2π2a2τ2), gaussienne décroissante de τ, égale à 1 au contact optique. I(τ) oscille à la fréquence ν0 entre les enveloppes I0a√(2π)(1 ± C(τ)). Temps de cohérence ≈ 1/Δν ≈ 1,6 ns, longueur de cohérence ≈ c/Δν ≈ 0,5 m dans ce modèle purement Doppler.
  • 17.11. C(τ) est la transformée de Fourier normalisée du profil spectral (théorème de Wiener–Khintchine) : la largeur de l'enveloppe donne Δν (par exemple C = ½ pour 2π2a2τ½2 = ln 2), sa forme donne le profil (gaussien ici), et une transformée de Fourier inverse de l'interférogramme restitue I0ν(ν) : c'est le principe de la spectroscopie par transformée de Fourier.

3.3.4. Franges d'égale épaisseur (coin d'air)

  • 3.3.4.1. Placer le diaphragme contre la lampe, puis la lentille (L1). Autocollimation : poser un miroir plan après (L1) et déplacer la lentille jusqu'à ce que l'image du diaphragme, renvoyée par le miroir, se forme nette sur le diaphragme lui-même. Le diaphragme est alors au foyer objet et le faisceau émergent est quasi parallèle.
  • 3.3.4.2. (M′2), image de (M2) par la séparatrice, fait un angle α avec (M1) : coin d'air d'arête commune. S1 et S2 sont les images de S par (M1) et (M′2) ; en éclairage parallèle elles sont rejetées à l'infini, dans deux directions faisant l'angle 2α (deux ondes planes).
  • 3.3.4.3.1. Incidence quasi normale : épaisseur e(X) ≈ αX, donc δ(P) ≈ 2αX. Franges rectilignes parallèles à l'arête (égale épaisseur), interfrange im = λ′0/(2α).
  • 3.3.4.3.2. 1/d′ = 1/f′2 − 1/d = 1/20 − 1/23 ⇒ d′ ≈ 153 cm ; γ = −d′/d ≈ −6,7.
  • 3.3.4.3.3. ie = |γ| im ≈ 6,7 λ′0/(2α).
  • 3.3.4.3.4. λ′0 = 2α ie/|γ| = 2 × 3,0·10-4 × 6,0·10-3/6,67 ≈ 5,4·10-7 m (≈ 540 nm, compatible avec la raie verte compte tenu de la précision sur α).
  • 3.3.4.4. En éclairage parallèle et observation sur les miroirs, réduire α avec les vis de réglage fin : les franges s'élargissent et se raréfient jusqu'à la teinte plate (miroirs parallèles). Translater ensuite (M2) pour créer une épaisseur e, puis passer à un éclairage fortement convergent sur les miroirs (condenseur) et observer à l'infini, écran dans le plan focal image d'une lentille de grande focale : les anneaux apparaissent.
  • 3.3.4.5. Les franges de coin d'air existent dès que les miroirs ne sont pas parallèles, avec un interfrange λ/(2α) qui s'accommode d'un réglage approximatif, et sont localisées près des miroirs (faciles à trouver). Les anneaux exigent un parallélisme quasi parfait (écart très inférieur à λ sur la largeur des miroirs) et une observation à l'infini : réglage bien plus exigeant.

3.4. Doublet jaune du mercure

  • 3.4.1. Interposer un filtre jaune (filtre interférentiel centré vers 578 nm) qui élimine les raies violette, bleue et verte.
  • 3.4.2.1. p′0 = 2(e + Δe)/λm.
  • 3.4.2.2. p′0 = p0 + N (chaque anneau qui défile correspond à une variation d'ordre de 1).
  • 3.4.2.3. 2Δe/λm = N ⇒ λm = 2Δe/N.
  • 3.4.2.4. Une période T correspond au défilement d'un anneau, donc Δe = VT pour N = 1 : λm = 2VT.
  • 3.4.2.5. Δe = VΔt = 556·10-9 × 42 ≈ 23,4 µm ; T = 42/81 ≈ 0,519 s ; λm = 2VT ≈ 577 nm (576,6 nm).
  • 3.4.3.1. Non : fréquences différentes (et émissions indépendantes), les intensités s'ajoutent.
  • 3.4.3.2. Brouillage quand les franges brillantes de λ1 tombent sur les sombres de λ2 : 2e/λ1 − 2e/λ2 ≈ 2eΔλ/λm2 = k + ½, soit ek = (k + ½)λm2/(2Δλ). Entre deux brouillages, Δe = λm2/(2Δλ), d'où Δλ ≈ λm2/(2Δe).
  • 3.4.3.3. Δe = 556·10-9 × 144,5 ≈ 80,3 µm ; Δλ ≈ (576,6·10-9)2/(2 × 80,3·10-6) ≈ 2,07 nm.
  • 3.4.3.4. λ1 = λm − Δλ/2 ≈ 575,6 nm, λ2 = λm + Δλ/2 ≈ 577,7 nm (valeurs tabulées du doublet : environ 577,0 et 579,1 nm, l'écart étant bien retrouvé).
  • 3.4.4.1. I(e) = I0(1 + cos(4πe/λ1)) + I0(1 + cos(4πe/λ2)) = 2I0[1 + cos(2πeΔλ/λm2) cos(4πe/λm)] (avec 1/λ1 − 1/λ2 ≈ Δλ/λm2).
  • 3.4.4.2. Le premier cosinus varie lentement (enveloppe) : C = |cos(2πeΔλ/λm2)|.
  • 3.4.4.3. C = 0 pour 2πeΔλ/λm2 = π/2 + kπ, soit ek = (2k + 1)λm2/(4Δλ) et Δe = λm2/(2Δλ) : oui, on retrouve 3.4.3.2.

3.5. Interférences en lumière blanche

  • 3.5.1. La longueur de cohérence de la lumière blanche est d'environ 1 µm : il faut |δ| = 2e ≲ 1 µm, donc être très près du contact optique (voisinage de l'arête du coin).
  • 3.5.2. Chaque longueur d'onde donne un système de franges d'interfrange λ/(2α) différent ; ils ne coïncident qu'autour de δ = 0 (frange centrale achromatique) et se décalent rapidement : on ne voit que quelques franges irisées (teintes de Newton) de part et d'autre.
  • 3.5.3. Pour δ grand, en un même point, de nombreuses longueurs d'onde réparties dans tout le spectre sont éteintes et d'autres renforcées : l'œil perçoit du blanc, mais un blanc dont le spectre est incomplet, d'où le nom de « blanc d'ordre supérieur ».
  • 3.5.4.1. La lumière traversant la fente (δ fixé) est dispersée par le PVD : on observe un spectre continu sillonné de bandes noires (cannelures) aux longueurs d'onde éteintes, δ = (k + ½)λ.
  • 3.5.4.2. Oui : le nombre de cannelures entre λB et λR vaut environ δ(1/λB − 1/λR) = 2e(1/λB − 1/λR) ; il croît avec l'épaisseur de la lame au niveau de la fente.

💡 Résultats clés : D ≥ 4f′0 ; λ3→1 ≈ 548 nm (visible) ; C = 2√(I1I2)/(I1 + I2) ; δ = 2e cos i ; p0 ≈ 5,49·103 ; Rk+12 − Rk2 = f′2λ0/e ; ΔνDoppler ≈ 6,2·108 Hz, C(τ) = exp(−2π2a2τ2) ; λ′0 ≈ 540 nm ; λm ≈ 577 nm, Δλ ≈ 2,07 nm. Pour le CNC PSI, révisez le cours d'interférences à deux ondes (cohérence temporelle et spatiale, localisation), le TP Michelson dans ses deux configurations avec les protocoles de réglage, la lentille mince en projection et la relation entre spectre et contraste (doublet, profil gaussien).

Un nouveau sujet de concours chaque jour sur WhatsApp

Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (9 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2011. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

}
Utile ? Envoyez-le à quelqu'un qui cherche
WhatsApp Facebook Telegram
📲
Installez Wadifa Info sur votre iPhone : appuyez sur le bouton Partager en bas de Safari, puis sur Sur l'écran d'accueil. Les nouveaux concours, sans passer par le navigateur.