Modèle de concours : CNC 2002 Mathématiques II (TSI) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2002), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques II
- Année
- 2002
- Pages
- 5
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2002
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES II
Durée 4 heures
Concours TSI
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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Concours National Commun - Session 2002 — TSI
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours 151
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s'ils l'indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les | références | des questions abordées.
Notations et définitions
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. On note M, (K) l'algèbre des matrices carrées
d'ordre n à coefficients dans K (K = R ou C) ; la matrice identité de M, (K) est notée ٠
Soit (Az)zen Une suite d'éléments de M,(K) avec A, = 0 ( pour tout + € N; on dit que
cette suite de matrices converge vers la matrice B = (b;;) si pour tout couple (i, j) d'éléments de
d'éléments de K , converge vers b;;. بالك
On désigne enfin par K, l’ensemble des matrices A = (a;;) dont tous les coefficients sont positifs
ou nuls et vérifient :
Viet ml, = tj =l
1°"° Partie
Un exemple et quelques résultats généraux
1. Le cas de la dimension 2.
Soit A = (a;;) € Mz(R). On pose a = رره etb = ay.
(a) Donner une condition nécessaire et suffisante sur à,2, a22, à et b pour que A soit dans Æa.
(b) Dans cette question et la suivante, on suppose que À € À» et que a—b # 1 ; déterminer les
valeurs propres de À ainsi que les sous-espaces propres associés. À est elle diagonalisable
dans Mz(R) ? Si oui, la diagonaliser.
(c) Étdier alors la convergence et calculer la limite éventuelle de la suite (AP) جم
2. Quelques résultats généraux
(a) Montrer que si A et B sont des éléments de À, alors AB aussi.
(b) Montrer que si une suite (A;.)zen d'éléments de ن/ converge vers une matrice B alors
(c) Soit A = (a;;) un élément de X, ; on suppose que À est en plus une matrice orthogonale.
e Montrer que pour tout (i, j) € {1,... ,n}*, a; = 0 ou a;; = 1.
e Montrer que chaque ligne de A contient un seul élément non nul. Quelle est sa valeur ?
e On note a;,, l'unique élément non nul de la ligne :, : € 11,... ,n}. Montrer que
l'application à : à + 7; est une bijection de l'ensemble {1,... ,n} sur lui même et
conclure que A représente la matrice de passage de la base (e,(1).--- , €(n)) de R” à sa
base canonique.
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Concours National Commun - Session 2002 — TSI
(d) Soit » un entier naturel › 2 ; montrer par récurrence que si 2... . , z, sont des complexes
r 7
tels que | زل = | ;2 ل |z;| alors il existe un complexe non nul z et des réels positifs
j=l j=l
a, , @, tels que
77261171 حرق 0,8
2ème Partie
Étude d’une suite d’éléments de K,,
Dans cette partie, A — (a;;) désigne un élément de K, ; on suppose de plus que tous les
coefficients de À sont strictement positifs :
V(i,.5) 6 fl nait, ديه 0.
On note M, (R) l'espace vectoriel des matrices colonnes à n lignes, et à coefficients réels. La
base canonique de cet espace vectoriel se notera (€, , En)
On note enfin w = min{a;; ; 1 › 7 ‹ n} et pour tout Y € M,,1(R), de composantes y, , Yn,
posons
1. Dans cette question et la suivante, on considère un élément Y de M, (R), de composantes
(a) Montrer que m(Y) › m(AY) › M(AY) › M(Y).
(b) En déduire que les suites (M(A*Y)),… et (m(A"Y)), Sont monotones.
keN keN
2. (a) Montrer que
j=1l
puis en déduire que
(b) Montrer de même que
(c) Conclure que
et que les suites (M(A*Y)), لعب (M(A"Y)) بن SONt adjacentes. Qu’en déduit-on ?
3. Pour tout j € {1,.… ,n}, on désigne par (; la limite commune aux suites (M(A*E;)), … et
Et on pose 4 (a ) pour tout entier naturel k. من
(a) Pour tout j € {1,... ,n} et tout entier naturel k, exprimer les composantes du vecteur
(b) Montrer que pour tout (i, j) € {1,… , n}*, la suite 01 ع converge vers (,.
(c) Conclure que la suite (A*);en converge vers un élément de / qu’on exprimera à l’aide
de ê, ا ا
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Concours National Commun - Session 2002 — TSI
3ème Partie
Quelques propriétés de matrices appartenant à K,
Dans cette partie, A = (a;;) désigne un élément de K, et u l'endomorphisme de C” canonique-
ment associé à la matrice A. On note (e;,. , €,) la base canonique de C” et on pose e = e1 +---+e,-
Soit À une valeur propre de u et x = (x1,... , x,) UN vecteur propre associé.
A- Premiers résultats
1. Montrer que 1 est une valeur propre de u et déterminer un vecteur propre associé.
2. En faisant une traduction matricielle de l'égalité u(x)=\x et en choisissant un indice م tel que
3. Dans la suite, on pose m = min{a;; ; 1‹i‹n}.
(a) En utilisant une méthode analogue à la précédente, montrer que |\ — 01| › 1 — m.
(b) Dessiner le cercle C(0, 1), de centre 0 et de rayon 1, et le disque fermé D(m, 1 — m) sur un
même graphique. (on rappelle que D(m,1 — m) = {z 6 ©, |: —m|‹1—m}.)
4. On suppose que m › 0 ; montrer que si À est de module 1 alors À = 1.
5. On suppose que m › 1. Vérifier que 0 # D(m,1 — m) et conclure que A est une matrice
inversible.
B- Toute valeur propre de A de module 1 est une racine de l'unité
Dans la suite de cette partie, on suppose que |\| = 1 et on choisit و € {1,... ,n} tel que
1. (a) Exprimer › a;,j4; à l'aide de À et r;, et en déduire que و1 est non vide.
1611
(b) Montrer que لا na .1ج
1670
(c) Vérifier que | |رقيمه ل = Ÿ |ونا = اوها et en déduire, d’une part que
160 م161
d'autre part, en utilisant un résultat précédent, justifier l'existence de 2 € © et d’une
famille (w;)jer, de réels positifs tels que
(d) Déduire de ce qui précède que
V(Ik) € 1j, æj = x
et que
Axio = ti, i € { TPE mn}.
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Concours National Commun - Session 2002 — TSI
2. (a) Montrer qu’on peut construire une suite finie (j0.j1, - ,jn) d'éléments de {1,... , n}
telle que
xl ا اويا |æil
et que
71 611.171 Aer = TR
(b) En déduire alors qu'il existe q € {1,… , n} tel que À? = 1.
3. Dans cette question, on suppose que tous les coefficients de A sont strictement positifs :
En utilisant la question 1. (d) précédente, montrer que l'espace propre de u, associé à la valeur
propre 1, est égal à C.e où e = (1,... ,1).
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs, concours TSI, session 2002 (durée 4 heures, 4 pages, calculatrice interdite). Thème : les matrices stochastiques (coefficients ≥ 0, somme de chaque ligne égale à 1), ensemble noté 𝒦n : cas 2 × 2, convergence de (Ak) quand les coefficients sont > 0, localisation des valeurs propres. Voici une correction proposée.
💡 Deux outils reviennent sans cesse : (AY)i est une moyenne pondérée des yj (poids aij ≥ 0 de somme 1), et l'on travaille sur l'indice p où |xp| est maximal.
1ère partie — Un exemple et quelques résultats généraux
1. (a)
A ∈ 𝒦2 ⇔ a ∈ [0, 1], b ∈ [0, 1], a12 = 1 − a et a22 = 1 − b, soit A = (a, 1 − a ; b, 1 − b).
1. (b)
A(1, 1)t = (1, 1)t : 1 est valeur propre. tr A = 1 + a − b, donc l'autre valeur propre est a − b (et det A = a − b). Comme a − b ≠ 1, les deux valeurs propres 1 et a − b sont distinctes : A est diagonalisable dans M2(ℝ).
- E1 = ℝ(1, 1) ;
- Ea−b : la 1re ligne de A − (a − b)I donne bx + (1 − a)y = 0, d'où Ea−b = ℝ(1 − a, −b) (vecteur non nul, sinon a = 1, b = 0 et a − b = 1).
Avec P = (1, 1 − a ; 1, −b) (det P = a − b − 1 ≠ 0) : A = P·diag(1, a − b)·P−1.
1. (c)
Ap = P·diag(1, (a − b)p)·P−1, avec a − b ∈ [−1, 1[.
- Si a − b = −1 (a = 0, b = 1) : A = (0, 1 ; 1, 0), Ap vaut alternativement I2 et A : la suite diverge.
- Sinon |a − b| < 1, (a − b)p → 0 et Ap → P·diag(1, 0)·P−1. La 1re ligne de P−1 est (b, 1 − a)/(1 − a + b), d'où
lim Ap = (1/(1 − a + b))·(b, 1 − a ; b, 1 − a) (deux lignes égales, de somme 1).
2. (a)
(AB)ij = Σk aikbkj ≥ 0 et Σj(AB)ij = Σk aikΣj bkj = Σk aik = 1 : AB ∈ 𝒦n.
2. (b)
Une limite de réels ≥ 0 est ≥ 0, et Σj bij = lim Σj aij(k) = 1 (somme finie) : B ∈ 𝒦n (𝒦n est fermé).
2. (c)
• Chaque ligne d'une matrice orthogonale est unitaire : Σj aij2 = 1 = Σj aij. Donc Σj aij(1 − aij) = 0, somme de termes ≥ 0 (0 ≤ aij ≤ 1) : chaque terme est nul, aij ∈ {0, 1}.
• Les coefficients d'une ligne valent 0 ou 1 et ont pour somme 1 : un seul est non nul, et il vaut 1.
• Si σ n'était pas injective, une colonne j ne contiendrait aucun 1 et serait nulle, ce qui est impossible pour une matrice inversible. σ est une injection de {1, …, n} dans lui-même, donc une bijection. Ainsi A = Σi Ei,σ(i) : la colonne j contient un 1 à la ligne σ−1(j), c'est-à-dire que ej = eσ(σ−1(j)) est le σ−1(j)-ième vecteur de la base (eσ(1), …, eσ(n)). Les colonnes de A sont donc les coordonnées des vecteurs de la base canonique dans cette base : A est la matrice de passage de (eσ(1), …, eσ(n)) à la base canonique (matrice de permutation).
2. (d)
r = 2. Si z1 = 0 : z = z2 (ou z = 1 si z2 = 0), α1 = 0, α2 = 1. Si z1 ≠ 0 : en élevant au carré, |z1|2 + |z2|2 + 2Re(z̄1z2) = |z1|2 + |z2|2 + 2|z̄1z2|, donc Re(z̄1z2) = |z̄1z2| : z̄1z2 = β′ ∈ ℝ+, et z2 = (β′/|z1|2)z1. On prend z = z1, α1 = 1, α2 = β′/|z1|2 ≥ 0.
r → r + 1. Soit S = z1 + … + zr. Par l'inégalité triangulaire, |S + zr+1| ≤ |S| + |zr+1| ≤ Σj≤r+1|zj| ; l'égalité aux extrémités impose |S| = Σj≤r|zj| et |S + zr+1| = |S| + |zr+1|. Par hypothèse de récurrence, zj = αjz (j ≤ r), z ≠ 0, αj ≥ 0.
- Si Σαj > 0 : S = (Σαj)z ≠ 0 et le cas r = 2 appliqué à (S, zr+1) donne zr+1 = βS = β(Σαj)z avec β ≥ 0.
- Si tous les αj sont nuls : z1 = … = zr = 0 ; on prend z = zr+1 (ou 1 s'il est nul), αr+1 = 1, les autres nuls.
D'où le résultat : il existe z ≠ 0 et des αj ≥ 0 avec zj = αjz (les zj sont « positivement colinéaires »).
2ème partie — Étude d'une suite d'éléments de 𝒦n (aij > 0)
Remarque utile : la ligne 1 contient n ≥ 2 coefficients ≥ w de somme 1, donc 0 < w ≤ 1/n ≤ 1/2.
1. (a)
(AY)i = Σj aijyj est une moyenne pondérée des yj (poids ≥ 0 de somme 1) : m(Y) ≤ (AY)i ≤ M(Y) pour tout i. En passant au min et au max : m(Y) ≤ m(AY) ≤ M(AY) ≤ M(Y).
1. (b)
En appliquant 1.a à AkY : M(Ak+1Y) ≤ M(AkY) et m(Ak+1Y) ≥ m(AkY) : (M(AkY)) est décroissante, (m(AkY)) est croissante.
2. (a)
Soit j0 tel que yj0 = m(Y). Comme Σj aij = 1 : M(Y) − Σj aijyj = Σj aij(M(Y) − yj) ≥ aij0(M(Y) − m(Y)) ≥ w[M(Y) − m(Y)] (tous les termes sont ≥ 0). Donc (AY)i ≤ M(Y) − w(M(Y) − m(Y)) pour tout i, soit M(AY) ≤ w m(Y) + (1 − w)M(Y).
2. (b)
Symétriquement, avec j1 tel que yj1 = M(Y) : Σj aijyj − m(Y) = Σj aij(yj − m(Y)) ≥ w(M(Y) − m(Y)), d'où m(AY) ≥ wM(Y) + (1 − w)m(Y).
2. (c)
En retranchant : M(AY) − m(AY) ≤ (1 − 2w)(M(Y) − m(Y)), et M(AY) − m(AY) ≥ 0 par définition : 0 ≤ M(AY) − m(AY) ≤ (1 − 2w)(M(Y) − m(Y)).
Par récurrence, 0 ≤ M(AkY) − m(AkY) ≤ (1 − 2w)k(M(Y) − m(Y)) → 0, car 0 ≤ 1 − 2w < 1. Avec 1.b, les deux suites sont adjacentes : elles convergent vers une même limite ℓ(Y). Comme toutes les composantes de AkY sont comprises entre m(AkY) et M(AkY), on en déduit que AkY → ℓ(Y)·(1, …, 1)t : toutes les composantes ont la même limite.
3. (a)
Akℰj est la j-ième colonne de Ak : ses composantes sont a1j(k), …, anj(k).
3. (b)
m(Akℰj) ≤ aij(k) ≤ M(Akℰj) et les deux bornes tendent vers ℓj : par encadrement, aij(k) → ℓj pour tout i.
3. (c)
Donc Ak converge vers la matrice L dont toutes les lignes sont égales à (ℓ1, ℓ2, …, ℓn) (Lij = ℓj). Par 1ère partie 2.a, Ak ∈ 𝒦n pour tout k, et par 2.b, L ∈ 𝒦n : ℓj ≥ 0 et ℓ1 + … + ℓn = 1.
3ème partie — Propriétés des matrices de 𝒦n
A — 1.
La somme de chaque ligne vaut 1, donc Ae = e : 1 est valeur propre de u, de vecteur propre e = (1, …, 1).
A — 2.
u(x) = λx s'écrit λxi = Σj aijxj pour tout i. Pour i = p : |λ||xp| ≤ Σj apj|xj| ≤ |xp|Σj apj = |xp|. Comme x ≠ 0, |xp| > 0, d'où |λ| ≤ 1.
A — 3. (a)
Ligne p : (λ − app)xp = Σj≠p apjxj, donc |λ − app||xp| ≤ (Σj≠p apj)|xp| = (1 − app)|xp|, soit |λ − app| ≤ 1 − app. Puis, comme app ≥ m : |λ − m| ≤ |λ − app| + (app − m) ≤ 1 − app + app − m = 1 − m.
A — 3. (b)
Figure attendue : le cercle 𝒞(0, 1) et, à l'intérieur, le disque fermé D̄(m, 1 − m), de centre le réel m ∈ [0, 1] sur l'axe réel. Ce disque est contenu dans le disque unité (|z| ≤ |z − m| + m ≤ 1) et tangent intérieurement au cercle au seul point 1 ; son point le plus à gauche est 2m − 1. Toutes les valeurs propres de A sont dans ce disque.
A — 4.
Si |λ| = 1 : 1 = |λ| ≤ |λ − m| + m ≤ (1 − m) + m = 1, donc égalité dans l'inégalité triangulaire : λ − m et m (réel > 0) sont positivement colinéaires, λ − m = tm avec t ≥ 0. Ainsi λ = (1 + t)m est un réel > 0 de module 1 : λ = 1.
A — 5.
|0 − m| = m > 1 − m lorsque m > 1/2 : 0 ∉ D̄(m, 1 − m). Toute valeur propre étant dans ce disque (3.a), 0 n'est pas valeur propre : A est inversible.
B — 1. (a)
Les termes d'indice j ∉ I0 sont nuls, donc Σj∈I0 ai0jxj = Σj ai0jxj = λxi0. Or |λxi0| = |xi0| > 0 (x ≠ 0) : la somme est non nulle, donc I0 ≠ ∅.
B — 1. (b)
|xi0| = |ΣI0 ai0jxj| ≤ ΣI0 ai0j|xj| ≤ |xi0|ΣI0 ai0j ≤ |xi0|Σj ai0j = |xi0|. Toutes ces inégalités sont des égalités ; en divisant par |xi0| > 0 : Σj∈I0 ai0j = 1.
B — 1. (c)
La même chaîne d'égalités donne |ΣI0 ai0jxj| = ΣI0 |ai0jxj| = |xi0|.
• L'égalité ΣI0 ai0j|xj| = |xi0|ΣI0 ai0j s'écrit ΣI0 ai0j(|xi0| − |xj|) = 0 : termes ≥ 0 et ai0j > 0 sur I0, donc |xj| = |xi0| pour j ∈ I0.
• Les complexes zj = ai0jxj (j ∈ I0) vérifient |Σzj| = Σ|zj| : par la 1ère partie 2.d (évident si I0 a un seul élément), il existe z ∈ ℂ* et des αj ≥ 0 tels que ai0jxj = αjz.
B — 1. (d)
Pour j ∈ I0, ai0jxj ≠ 0 donc αj > 0 et xj = (αj/ai0j)z : tous les xj (j ∈ I0) ont le même argument que z, et le même module |xi0| (1.c). Donc xj = xk pour tous j, k ∈ I0. Soit i1 ∈ I0 ; par 1.a et 1.b : λxi0 = (ΣI0 ai0j)xi1, soit λxi0 = xi1, avec de plus |xi1| = max|xi|.
B — 2. (a)
On pose j0 = i0. Si jk−1 est construit avec |xjk−1| = max|xi|, on applique 1 en remplaçant i0 par jk−1 (seule la propriété de maximalité a servi) : on obtient jk avec λxjk−1 = xjk et |xjk| = max|xi|. Par récurrence, on construit (j0, …, jn).
B — 2. (b)
Les n + 1 indices j0, …, jn sont dans un ensemble à n éléments : il existe s < t avec js = jt (principe des tiroirs). Par 2.a, xjt = λt−sxjs, et xjs ≠ 0 : λt−s = 1. q = t − s ∈ {1, …, n} convient : toute valeur propre de module 1 est une racine q-ième de l'unité.
B — 3.
Soit x un vecteur propre associé à λ = 1 (|λ| = 1). Comme tous les ai0j sont > 0, I0 = {j ; xj ≠ 0}. Par 1.b, Σj∈I0 ai0j = 1 = Σj ai0j, donc Σj∉I0 ai0j = 0, ce qui impose (coefficients > 0) I0 = {1, …, n}. Par 1.d, toutes les composantes de x sont égales : x ∈ ℂe. Réciproquement e est vecteur propre (A.1). Donc l'espace propre associé à 1 est ℂ·e (valeur propre de multiplicité géométrique 1).
Questions fréquentes sur ce sujet
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