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Modèle de concours : CNC 2018 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2018 👁️ 34 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2018), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2018
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2018 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National Marocain TSI-2018

MATHÉMATIQUES 1

Rédigé par Tnoufiki said

EXERCICE
Étude de deux fonctions définies comme sommes de séries

1.1. Montrer que la fonction uv + = est intégrable sur l'intervalle ]0, +oo[.

‎Dans la suite, on admettra que Jo 7 du = ‏و‎

1.2. Montrer que, pour tout x › 0, la série numérique NS. ne-
nz›1
On note ‏ما م‎ fonction définie sur l’intervalle [0, +oo[ par :

27 est convergente.

1.3. Préciser le rayon de convergence de la série entière › 7
n›1
Dans la suite de ce problème, on note et 7, les fonctions définies par :

‎n=l vn n=l vn‏

1.4. Régularité des fonctions w et ÿ

1.4.1. Montrer que la fonction ‏ب‎ est de classe C® sur l'intervalle ]0, +oo[ et préciser sa dérivée
en fonction de ©.

1.4.2. En déduire que la fonction ‏م‎ est de classe C® sur l'intervalle ]0, +oo|.

1.5. Un équivalent de en 0*

1.5.1. Soit x › 0. Justifier que, pour tout a › 0, fre ee dt converge et montrer que

1.5.2. En déduire que, pour tout x › 0, Ji € du › b(x) › ve = du.

1.5.3. Montrer que v(x) + ‏كل‎

07ج
‎en +oo.‏ نب عل ‎Préciser la limite‏ .1.6
‎en 0*.‏ م ‎Un équivalent de‏ .1.7

11
1
1.7.1. Montrer que la suite réelle (E 7 — vr) est monotone puis justifier qu’elle

converge.

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1 sn
1.7.2. Montrer que, pour tout x › 0, La série numérique › ( e-"” est convergente.

n›1 =l k
1.7.3 Montrer que, pour tout x ‏لخ ب ©" وال‎
ontrer que, pour tout ‏ته‎ › 0, › › 7 e 1
1.7.4 En déduire que ‏(عام‎ EE ;
‏07ج‎
‎PROBLÈME

À propos de l’irrationalité du nombre e”
où r est un rationnel non nul

L'objectif de ce problème est d’établir l’irrationalité du nombre e” pour tout nombre rationnel
non nul 7, où e est la base du logarithme népérien.

Notations

Dans ce problème, R désigne l’ensemble des nombres réels et |x| désigne la partie entière du réel

Pour tout (r, k) € N?, avec k › 7, on note ( 4 ) le coefficient binomial défini par

1ère Partie
Résultats préliminaires utiles

2.1. Étude de suites
2.1.1. Soit (Tn)nen Une suite de nombres réels strictement positifs telle que la suite ( Pers )

soit convergente de limite nulle. Montrer que la suite (x, )nen est convergente de limite nulle.
2.1.2. Soit À un nombre réel non nul. Montrer que la suite (A7 est convergente de limite
nulle.

2.2. Valeurs prises par les dérivées successives d’une fonctions polynomiale

Soit n un entier naturel non nul, on considère la fonction polynomiale U, définie par :

5 ) neN”

n «1
7« 6212 , ‏“محل (عامنا‎

2.2.2. Préciser, en fonction de n et k, la valeur de chacun des nombres 5 (0) et 047 (1)
pour tout k € {0,..,n}, puis vérifier que ces nombres sont des entiers.

On pourra utiliser le binôme de Newton ainsi que la formule de Taylor pour les polynômes.
2.3. Formule d’intégration par parties itérée

Soient a et b deux réels tels que a ‹ b, et soit p un entier naturel non nul. On considère deux

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fonctions numériques f : [a,b] + R et g : [a,b] + R de classe CP sur ‏«.[بة]‎
‎Montrer la formule d’intégration par parties itérée suivante :

ره (زم اورم صر - )57-0998( رن بوم 104[ ‎Watdar = y‏ 10 ]
‎k=1l‏ 8 2

2.4. Un critère d’irrationalité
Soit w un réel strictement positif. On pose wZ = {kw ; k € Z}, Z+wZ = {k+k'w : (k,k') € 22}.
2.4.1. On suppose qu’il existe a › 0 tel que Z + wZ = ‏.له‎ Montrer que w est rationnel, c’est à
dire que w € Q.
2.4.2. On suppose ici que w € © et on note ‏م‎ et ‏و‎ deux entiers naturels non nuls, premiers entre
eux et tels que w = ë . On pose enfin a = à ;
(i) Montrer que Z+wZ C aZ.
(ii) Montrer que aZ C Z+wZ. On pourra admettre l’existence de deux entiers u et v tels que
up+wq=1.
2.5. Une condition suffisante d’irrationalité
2.5.1. Soit (kn)nen« Une suite convergente de nombres entiers dont la limite est nulle. Montrer
qu’il existe N € N” tel que

Yn›N:k=0

2.5.2. Soit w un nombre réel non nul et soient (P,)nen- Et (Gn)nen« deux suites de nombrtes
entiers tels que
Yn € N° : Pn — Un # 0

Montrer que si la suite (Pn# — ‏عملي‎ est convergente de limite nulle, alors le nombre w est
irrationnel.

2ème Partie
Démonstration du résultat annoncé

L'objectif de cette partie est de prouver l’irrationalité du nombre ‏“م‎ pour tout rationnel non nul
7

3.1. Construction du nombre e, base du logarithme népérien

On considère les suites (Un)nen- et (Vn)nen- définies par

; 1 1 1

1. 21 nn!

3.1.1. Montrer que les suites (Un)nen- et (UVn)nen« sont adjacentes.
Dans la suite, on note e leur limite commune ; c’est le nombre de Neper, base du logarithme
népérien.
3.1.2. Justifier que u, › € › Up pour tout ne N*.
3.2. Irrationalité de e
Vérifier que (n'un)nen- est une suite de nombres entiers puis montrer que e est irrationnel.
On pourra utiliser le résultat de la question 2.5.2. de la deuxième partie.
Dans la suite de cette partie, on considère les fonctions U, et ‏مل‎ définies, pour tout entier naturel
non nul n, par :

1
0

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3.3. Préciser les degrés des polynômes U, et ‏مل‎ pour tout ne N°.
3.4. Soient n € N* et ‏عه‎ un réel non nul.

3.4.1. Montrer que
1

0
3.4.2. Montrer que T, (x) #0.
3.5. Soient n € N” et z un réel non nul.
3.5.1 Montrer que |x"T,(x)| › Æ5, max(1, e?). On pourra majorer t(1 — t) pour t € [0,1].
3.5.2 En déduire que lim a"T, (x) =0.

3.6. Soit n un entier non nul. On ‏بل = (غأوب عقوم‎ (x,t) ER x [0,1].
3.6.1 Vérifier que pour tout réel x

1

0

3.6.2 Montrer qu’il existe deux fonctions polynomiales P, et Qu, à coefficients entiers et de degré
n, telles que :

‎On pourra utiliser la formule d’intégration par parties itérée (1) et le résultat de la question
2.2.2. de la première partie.

‎3.7. Montrer l’irrationalité du nombre e” pour tout nombre entier non nul 7.

‎3.8. En déduire l’irrationalité du nombre e” pour tout nombre rationnel non nul r, puis celle du
nombre In œ pour nombre nombre rationnel ‏ه‎ strictement positif et distinct de 1.

‎FIN DE L’ÉPREUVE

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC), filière TSI, session 2018 (version ressaisie de l'énoncé). Il comporte un exercice (deux fonctions définies par des séries, équivalents en 0+) et un problème (irrationalité de er pour r rationnel non nul). Voici une correction proposée, question par question.

💡 Méthode : dans l'exercice, tout repose sur la comparaison série/intégrale pour une fonction décroissante ; dans le problème, sur le critère « si pnω − qn ≠ 0 tend vers 0 avec pn, qn entiers, alors ω est irrationnel ».

EXERCICE — Étude de deux fonctions définies comme sommes de séries

1.1.

h : u ↦ e−u/√u est continue et positive sur ]0, +∞[. En 0+ : h(u) ~ 1/√u = 1/u1/2, intégrable (Riemann, 1/2 < 1). En +∞ : u2h(u) = u3/2e−u → 0, donc h(u) = o(1/u2), intégrable. Donc h est intégrable sur ]0, +∞[.

1.2.

Pour x > 0 : n2·√n e−nx = n5/2e−nx → 0 (croissances comparées), donc √n e−nx = o(1/n2) : la série à termes positifs converge par comparaison à une série de Riemann.

1.3.

Avec an = 1/√n : an+1/an = √(n/(n+1)) → 1. Par la règle de d'Alembert, le rayon de convergence vaut R = 1.

1.4.1.

ψ1 est la somme d'une série entière de rayon 1, donc ψ1 est de classe C∞ sur ]−1, 1[ et se dérive terme à terme : ψ1′(y) = Σn≥1 √n yn−1. Pour x > 0, e−x ∈ ]0, 1[ et x ↦ e−x est C∞ : par composition, ψ = ψ1∘(x ↦ e−x) est C∞ sur ]0, +∞[, et

ψ′(x) = −e−xψ1′(e−x) = −Σn≥1 √n e−nx, soit ψ′ = −φ.

1.4.2.

φ = −ψ′ et ψ est C∞ sur ]0, +∞[ : donc φ est C∞ sur ]0, +∞[ (et φ(k) = −ψ(k+1)).

1.5.1.

Soit x > 0 et hx(t) = e−xt/√t. Pour a ≥ 0 : sur ]0, 1], hx(t) ≤ 1/√t (intégrable) ; en +∞, hx(t) = o(1/t2). Donc ∫a+∞ hx converge.

hx est décroissante sur ]0, +∞[ (produit de deux fonctions positives décroissantes). Pour n ≥ 1 :

∫nn+1 hx(t)dt ≤ hx(n) ≤ ∫n−1n hx(t)dt.

En sommant pour n ≥ 1 (séries convergentes) et comme hx(n) = e−nx/√n : ∫1+∞ e−xt/√t dt ≤ ψ(x) ≤ ∫0+∞ e−xt/√t dt.

1.5.2.

Changement de variable u = xt (bijection C1 croissante) : dt = du/x et √t = √u/√x, donc ∫a+∞ e−xt/√t dt = ∫ax+∞ e−u/√(xu) du. Avec a = 1 puis a = 0 dans 1.5.1 : ∫x+∞ e−u/√(xu) du ≤ ψ(x) ≤ ∫0+∞ e−u/√(xu) du.

1.5.3.

En multipliant par √x : ∫x+∞ e−u/√u du ≤ √x ψ(x) ≤ √π. Quand x → 0+, le minorant tend vers ∫0+∞ e−u/√u du = √π. Par encadrement √x ψ(x) → √π, d'où ψ(x) ~ √(π/x) quand x → 0+.

1.6.

D'après 1.5.2 : 0 ≤ ψ(x) ≤ √π/√x → 0 quand x → +∞. Donc lim+∞ ψ = 0.

1.7.1.

Soit sn = Σk=1n 1/√k − 2√n. Alors sn+1 − sn = 1/√(n+1) − 2(√(n+1) − √n) = 1/√(n+1) − 2/(√(n+1) + √n) < 0, car √(n+1) + √n < 2√(n+1). La suite est décroissante.

Minoration : t ↦ 1/√t décroît, donc 1/√k ≥ ∫kk+1 dt/√t = 2(√(k+1) − √k). En sommant : Σk=1n 1/√k ≥ 2√(n+1) − 2, donc sn ≥ 2(√(n+1) − √n) − 2 ≥ −2. Décroissante et minorée, la suite converge (vers une limite ℓ ∈ [−2, −1], car s1 = −1).

1.7.2.

Notons Hn = Σk=1n 1/√k. Comme 1/√k ≤ ∫k−1k dt/√t, on a Hn ≤ 2√n, donc 0 ≤ Hne−nx ≤ 2√n e−nx, terme général d'une série convergente (1.2). La série converge.

1.7.3.

Pour x > 0, posons q = e−x ∈ ]0, 1[. Les séries Σk≥1 qk/√k et Σm≥0 qm convergent absolument ; leur produit de Cauchy converge et a pour terme général cn = Σk+m=n, k≥1, m≥0 qk/√k · qm = Hn qn. Donc

Σn≥1 Hne−nx = ψ(x) · Σm≥0 e−mx = ψ(x)/(1 − e−x) = exψ(x)/(ex − 1).

💡 Remarque sur l'énoncé : l'égalité imprimée « = ψ(x)/(ex − 1) » est inexacte (pour x grand, le membre de gauche vaut ≈ e−x alors que ψ(x)/(ex − 1) ≈ e−2x). ψ(x)/(ex − 1) est en fait la somme Σn≥1 Hn−1e−nx (produit avec Σm≥1). Il faut le signaler sur la copie ; la suite n'est pas affectée car ex → 1 en 0+.

1.7.4.

On écrit Hn = 2√n + sn. Les séries Σ√n e−nx et Σ sne−nx convergent (|sn| ≤ 2), donc

exψ(x)/(ex − 1) = 2φ(x) + Σn≥1 sne−nx, avec |Σ sne−nx| ≤ 2/(ex − 1).

En 0+ : ex − 1 ~ x, donc exψ(x)/(ex − 1) ~ √(π/x)/x = √π/x3/2, tandis que 2/(ex − 1) ~ 2/x = o(1/x3/2). Ainsi 2φ(x) = √π/x3/2 + o(1/x3/2), c'est-à-dire φ(x) ~ √π/(2x3/2) quand x → 0+.

PROBLÈME — Irrationalité de er, r rationnel non nul

1ère partie — Résultats préliminaires

2.1.1.

xn+1/xn → 0 : il existe N tel que pour n ≥ N, xn+1/xn ≤ 1/2. Par récurrence, 0 < xn ≤ xN(1/2)n−N pour n ≥ N, et le majorant tend vers 0 : xn → 0.

2.1.2.

xn = |λ|n/n! > 0 et xn+1/xn = |λ|/(n+1) → 0. Par 2.1.1, xn → 0, donc λn/n! → 0.

2.2.1.

0 et 1 sont racines de Un = xn(1 − x)n/n! d'ordre de multiplicité n. Une racine d'ordre n annule le polynôme et ses n − 1 premières dérivées : Un(k)(0) = Un(k)(1) = 0 pour k ∈ {0, …, n − 1}.

2.2.2.

Binôme : Un(x) = (1/n!) Σj=0n (−1)jC(n, j) xn+j. Par la formule de Taylor, Un(m)(0) = m! × (coefficient de xm). Pour m = n + k :

Un(n+k)(0) = (−1)k ((n+k)!/n!) C(n, k).

Symétrie : Un(1 − x) = Un(x). En dérivant m fois : (−1)mUn(m)(1 − x) = Un(m)(x), puis en x = 0 : Un(m)(1) = (−1)mUn(m)(0). D'où

Un(n+k)(1) = (−1)n ((n+k)!/n!) C(n, k).

(n+k)!/n! = (n+1)(n+2)…(n+k) et C(n, k) sont des entiers : ces nombres sont entiers.

2.3. Formule (1)

f et g sont Cp. Posons F = Σk=1p (−1)k+1 f(p−k)g(k−1) et Ak = f(p−k+1)g(k−1) (k = 1, …, p + 1). Comme (f(p−k)g(k−1))′ = Ak + Ak+1, la somme télescope :

F′ = Σk=1p (−1)k+1(Ak + Ak+1) = A1 + (−1)p+1Ap+1 = f(p)g − (−1)p f g(p).

En intégrant sur [a, b] : ∫ab f(p)g − (−1)p∫ab f g(p) = F(b) − F(a), ce qui est exactement (1).

2.4.1.

1 ∈ ℤ + ωℤ = aℤ : 1 = ma avec m ∈ ℤ*. De même ω ∈ aℤ : ω = m′a. Donc ω = m′/m ∈ ℚ.

2.4.2.

(i) k + k′p/q = (kq + k′p)/q ∈ (1/q)ℤ : ℤ + ωℤ ⊂ aℤ.
(ii) Avec up + vq = 1 : 1/q = u(p/q) + v = v + uω ∈ ℤ + ωℤ, puis pour m ∈ ℤ, m/q = mv + (mu)ω ∈ ℤ + ωℤ : aℤ ⊂ ℤ + ωℤ. (Ainsi ℤ + ωℤ est de la forme aℤ si et seulement si ω est rationnel.)

2.5.1.

kn → 0 : il existe N ≥ 1 tel que |kn| < 1/2 pour n ≥ N. Un entier de valeur absolue < 1/2 est nul : kn = 0 pour n ≥ N.

2.5.2.

Par l'absurde, ω = p/q avec p ∈ ℤ, q ∈ ℕ*. Alors kn = q(pnω − qn) = pnp − q qn est un entier, et kn → 0. Par 2.5.1, kn = 0 à partir d'un rang, donc pnω − qn = 0 : contradiction. ω est irrationnel.

2ème partie — Démonstration du résultat

3.1.1.

un+1 − un = 1/(n+1)! > 0 : (un) est strictement croissante.
vn+1 − vn = 1/(n+1)! + 1/((n+1)(n+1)!) − 1/(n·n!) = [n(n+1) + n − (n+1)2]/(n(n+1)(n+1)!) = −1/(n(n+1)(n+1)!) < 0 : (vn) est strictement décroissante.
vn − un = 1/(n·n!) → 0. Les suites sont adjacentes.

3.1.2.

Les monotonies étant strictes : un < un+1 ≤ e ≤ vn+1 < vn, donc un < e < vn.

3.2.

n!un = Σk=0n n!/k! et chaque n!/k! = (k+1)…n est entier : n!un ∈ ℕ. Prenons pn = n! et qn = n!un. Par 3.1.2 : 0 < pne − qn = n!(e − un) < n!(vn − un) = 1/n. Donc pne − qn ≠ 0 et tend vers 0 : par 2.5.2 (résultat de la 1ère partie), e est irrationnel.

3.3.

deg Un = 2n (coefficient dominant (−1)n/n!), donc deg Ln = 2n − n = n (coefficient dominant (−1)n(2n)!/(n!)2 ≠ 0).

3.4.1.

On applique (1) sur [0, 1] avec p = n, f = Un, g(t) = ext (g(n)(t) = xnext). Les termes de bord font intervenir Un(n−k)(0) et Un(n−k)(1) pour k = 1, …, n, c'est-à-dire des dérivées d'ordre 0 à n − 1 : ils sont nuls (2.2.1). Donc

Tn(x) = ∫01 extUn(n)(t)dt = (−1)nxn∫01 extUn(t)dt.

3.4.2.

t ↦ extUn(t) est continue, positive sur [0, 1] et strictement positive sur ]0, 1[ : son intégrale est > 0. Comme x ≠ 0, xn ≠ 0, d'où Tn(x) ≠ 0.

3.5.1.

|xnTn(x)| = x2n∫01 ext(t(1 − t))n/n! dt. Or t(1 − t) ≤ 1/4 sur [0, 1] (maximum en t = 1/2) et ext ≤ max(1, ex) pour t ∈ [0, 1] (xt est entre 0 et x). Donc |xnTn(x)| ≤ (x2n/(4nn!)) max(1, ex).

3.5.2.

x2n/(4nn!) = (x2/4)n/n! → 0 par 2.1.2. Donc xnTn(x) → 0.

3.6.1.

ψx(2n+1)(t) = x2n+1ext, donc par 3.4.1 : (−1)n∫01 ψx(2n+1)Un = xn+1·(−1)nxn∫01 extUn(t)dt = xn+1Tn(x) (pour x = 0 les deux membres sont nuls).

3.6.2.

On applique (1) avec p = 2n + 1, f = ψx, g = Un. Comme deg Un = 2n, Un(2n+1) = 0, et Un(k−1)(0) = Un(k−1)(1) = 0 pour k − 1 ≤ n − 1. Il reste les termes k = n + 1 + j, j = 0, …, n, avec ψx(n−j)(1) = xn−jex et ψx(n−j)(0) = xn−j :

∫01 ψx(2n+1)Un = Σj=0n (−1)n+j xn−j[exUn(n+j)(1) − Un(n+j)(0)].

En multipliant par (−1)n (3.6.1) : xn+1Tn(x) = Qn(x)ex − Pn(x) avec

  • Qn(x) = Σj=0n (−1)jUn(n+j)(1) xn−j,
  • Pn(x) = Σj=0n (−1)jUn(n+j)(0) xn−j = Σj=0n ((n+j)!/(j!(n−j)!)) xn−j.

Coefficients entiers par 2.2.2 ; coefficients de xn (j = 0) : Un(n)(1) = (−1)n et Un(n)(0) = 1, non nuls : degré n. (Contrôle n = 1 : x2T1(x) = (2 − x)ex − (x + 2), qu'on retrouve par calcul direct avec L1(t) = 1 − 2t.)

3.7.

Soit r ∈ ℤ*. Posons pn = Qn(r), qn = Pn(r) : entiers (polynômes à coefficients entiers en un entier). Alors pner − qn = rn+1Tn(r) = r·(rnTn(r)) : non nul (3.4.2) et de limite nulle (3.5.2). Par 2.5.2, er est irrationnel.

3.8.

Soit r = m/s, m ∈ ℤ*, s ∈ ℕ*. Si er était rationnel, em = (er)s le serait aussi, contredisant 3.7 : er est irrationnel.
Soit α ∈ ℚ, α > 0, α ≠ 1. Si ln α = r était rationnel, on aurait r ≠ 0 (car α ≠ 1) et α = er irrationnel : absurde. Donc ln α est irrationnel.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2018. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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