Modèle de concours : CNC 2005 Chimie (TSI) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Chimie
- Année
- 2005
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Présidence du Concours National Commun École Hassania des Travaux Publics EHTP Concours National Commun d'admission aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs ou assimilées Session 2005 ÉPRE UVE DE CHIMIE Filière TSI Durée 2 heures Cette épreuve comporte 5 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est autorisé نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2005 - Filière TSI L’énoncé de cette épreuve comporte 5 pages. L'usage de la calculatrice est autorisé. On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. Le Nickel On se propose dans ce problème de passer en revue quelques aspects de la chimie du nickel. Aucune connaissance préalable de la chimie de cet élément n’est requise pour traiter le problème. Les principaux minerais du nickel sont la garniérite de Nouvelle Calédonie et la pyrrhotine nicke- lifère du Canada. Nous commencerons par étudier quelques propriétés de la structure électronique du nickel puis cristallographique du nickel métallique et de son oxyde. Nous passerons ensuite à l’étude de la métallurgie de cet élément avant d'aborder quelques unes des ses applications relatives à la chimie des solutions. Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être accompagnée de son unité. Données utiles ‹ Données générales Nombre d’AVOGADRO : N4 = 6,022 x 102 mol”!. « Constante des gaz parfaits : R = 8,314 J.K7!.mol”*. logarithme népérien. In10 = 0,06 V à T = 298 K, F = N4 e désignant la constante de FARADAY et In le « Entropies standard absolues à 298 K (g : gaz, s : solide) + Masses molaires atomiques Élément O Ni M(g.mol7*) | 16,0 | 58,7 ٠ Rayon ionique de 02 : R(O?-) = 140 pm. Masse volumique du nickel : p(Ni) = 8,90 x 105 kg.m7* « Constante d'acidité du couple NH] /NH; en solution aqueuse à 298 K : pKa = 9,2. Épreuve de Chimie 1/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2005 - Filière TSI « Constantes d’acidité de l’acide éthylènediaminetétraacétique H4Ÿ en solution aqueuse à 298 K PpKa | PKa2 2,0 | 7 12704 10,3 p Ka ,3 6,2 « Constantes de formation de complexes en solution aqueuse à 298 K : + Potentiels standard d’oxydoréduction en solution aqueuse à 298 K Couple Oxydant/Réducteur | Ni?*/Ni | Fe?* /Fe e Tous les gaz rencontrés dans le problème seront considérés parfaits. 1 ère partie Structure électronique Le nickel a pour numéro atomique Z = 28. 1.1. Donner la configuration électronique du nickel dans l’état fondamental. 1.2. En déduire sa position (ligne et colonne) dans la table périodique des éléments. À quel bloc d'éléments appartient-il ? Comment s'appellent les éléments de ce bloc ? 1.3. Définir l'énergie de première ionisation du nickel. Comment varie l'énergie de première ionisation dans la table périodique des éléments ? 1.4. Quel est l’ion le plus courant du nickel ? Donner sa configuration électronique dans l’état fondamental. 2ème partie Propriétés cristallographiques 2.1. Structure cristallographique du nickel Le nickel cristallise dans le système cubique à faces centrées. 2.1.1. Dessiner la maille élémentaire du nickel. Représenter l’un des plans de compacité maxi- mum et indiquer l’ordre de succession de tels plans. 2.1.2. Combien la maille précédente contient-elle d’atomes de nickel ? 2.1.3. Calculer numériquement l’arrête a de cette maille ainsi que le rayon métallique R(Ni) du nickel. 2.1.4. Indiquer les positions des sites octaédriques et tétraédriques pour une telle structure. Préciser leur nombre dans une maille élémentaire. 2.1.5. Lecuivre donne des solutions solides avec le nickel. Sans faire de calculs supplémentaires, indiquer si ces solutions solides sont de substitution ou d'insertion. On donne R(Cu) = 128 pm. Épreuve de Chimie 2/5 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2005 - Filière TSI 2.2. Cristallographie de l’oxyde de nickel L'oxyde de nickel 1110 présente une structure type NaCI de paramètre de maille a’ = 418 pm. 2.2.1. Décrire cette structure et dessiner la maille élémentaire de l’oxyde de nickel. Quel est le type de réseau dessiné par les ions Ni** ? 2.2.2. En déduire le rayon ionique R(Ni?*) dans NiO ainsi que la masse volumique p(NiO) de NiO. 3ème partie Métallurgie du nickel 3.1. Quelles sont les principales sources du nickel ? Après différents traitements des minerais bruts, le nickel est obtenu sous forme d’oxyde 110. On se propose d'étudier la possibilité de réduire l’oxyde de nickel à l’aide du carbone pour obtenir du nickel selon : Cette étude se fera dans le cadre de l’approximation d’ELLINGHAM. 3.2. En quoi consiste l’approximation d’ELLINGHAM ? 3.3. La figure 1 donne le diagramme d’ELLINGHAM pour les deux systèmes rédox NiO/Ni et CO/C. 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000 Figure 1: Diagramme d’ELLINGHAM pour les couples rédox NiO/Ni et CO/C tracé pour + mole de dioxygène. 3.3.1. À quel couple rédox (NiO/Ni ou CO/C) est attribué chacun des segments de droite © et @ ? Justifier la réponse. 3.3.2. Que représentent les segments de droite tracés pour chacun des deux couples rédox ? Épreuve de Chimie 37/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2005 - Filière TSI 333. À partir du diagramme, déterminer les enthalpies standard de formation .ل (NiO) de 1110 et A,H;(CO) de CO. 3.3.4. Déterminer de même les entropies standard absolues S°(NiO) de NiO et S°(CO) de CO. 3.4. On s'intéresse à la réaction (1) de réduction de l’oxyde de nickel par le carbone. 3.4.1. Quelle est la variance du système le plus général contenant NiO, C, Ni et CO et siège de l’unique réaction (1) ? Interpréter la valeur obtenue. 3.4.2. Quelle est la valeur de la température d’inversion T; de l’équilibre (1)? Dans quel domaine de température doit-on travailler pour favoriser la réduction du nickel ? Justifier. 3.4.3. Dans l’industrie, la réduction du nickel s'effectue à la température 0 = 1000 °C. Calculer la constante ư de l’équilibre (1) et commenter la valeur obtenue. qème partie Le nickel en solution aqueuse 4.1. Dosage complexométrique La détermination de la concentration molaire volumique بين d’une solution aqueuse d’ions nickel II peut se faire par dosage complexométrique. Un tel dosage est effectué par une solu- tion aqueuse de l'ion éthylène diaminetétraacétate, ou E.D.T.A., noté Y*- dans la suite. L'acide éthylène diaminetétraacétate لايل est un tétraacide. Pour effectuer le dosage, on utilise une so- lution de sel disodique de l’E.D.T.A. noté (2 Na*, H,Y?-) de concentration molaire volumique 4.1.1. Quel est le domaine de stabilité de la forme HaY?- ? Comment peut-on procéder au lab- oratoire, pour déterminer avec précision la concentration molaire volumique cy du sel disodique ? Pour repérer le point d'équivalence, on utilise la murexide, notée Mu, comme indicateur compléxométrique. Dans une solution de pH voisin de 12, cet indicateur, de couleur violet-pourpre, donne avec l’ion Ni?* un complexe noté [NiMu]?* de couleur orangée. 4.12. Comment peut-on fixer le pH de la solution à une valeur proche de la valeur nominale de 12? Dans un bécher, on introduit vy; = 10,0 mL de la solution de Ni”* de concentration cn; à déterminer puis un volume v = 40 mL de solution d’ammoniac de concentration molaire volumique 2,0 mol.L7* et enfin une pointe de spatule de murexide. La solution S ainsi préparée est limpide, l’hydroxyde de nickel Ni(OH)» n’apparaissant pas dans ces conditions. 4.1.3. Pourquoi ajoute-t-on la solution d’ammoniac ? 4.1.4. Écrire les équations des deux réactions auxquelles participent les ions Ni?* lors de la préparation de la solution S. À l’aide d’une burette graduée, on ajoute progressivement la solution de (2 Na, H3Y"-) de concentration molaire volumique عن jusqu’au virage de la teinte de la solution de l’orangé au violet- pourpre obtenu pour un volume ve = 8,1 mL. On admettra que dans les conditions de conduite de ce dosage, les teintes des espèces autres que [NiMu] 2 et Mu sont peu intenses. 4.1.5. Écrire l’équation de réaction de dosage compte tenu de la valeur indicative du pH. Calculer la constante de cette réaction et commenter la valeur obtenue. Épreuve de Chimie 4/5 ب نماذج المباريات wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2005 - Filière TSI 4.1.6. Écrire, de même, 1 équation de la réaction justifiant le changement de teinte à l’équivalence. Quelles conditions de stabilité doit vérifier ع1 complexe [NiMu]?* ? Pourquoi ? 4.1.7. Déterminer la concentration molaire volumique de la solution de 112 4.2. Nickelage chimique des pièces métalliques Le nickelage des pièces métalliques en fer ou en acier, consiste à les revêtir d’une couche uniforme et résistante de nickel métallique. Il permet alors de protéger ces pièces de la corrosion. 4.21. On plonge une lame de fer dans une solution aqueuse d’ions nickel Ni**. Peut-on obtenir ainsi un dépôt de nickel métallique sur la lame de fer ? Calculer la constante d’équilibre de la réaction correspondante. Dans l’industrie, on prépare une solution en mélangeant une solution de chlorure de nickel (Ni?*,2 CI”) et une solution d’hypophosphite de sodium (Na*, H,PO7) de même concentration de 1,0 mol.L7!. Le pH est amené à 4 à l’aide d’une solution tampon adéquate. 4.2.2. Montrer qu’une réaction devrait se produire lors de la préparation de cette solution. Laquelle ? Écrire son équation. On donne le potentiel apparent à pH = 4 du couple HaPO3 /HaPO;5 : 4.2.3. La solution précédente est en réalité inerte. Proposer une explication à l’apparente inertie observée. 4.24. Dès qu’une lame de fer ou d’acier est introduite dans cette solution, elle se recouvre d’une couche de nickel très régulière et très résistante. Interpréter. 4.2.5. Proposer une solution tampon adéquate pour imposer un pH = 4. FIN DE L’ÉPREUVE Épreuve de Chimie 5/5 FIN نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce sujet est l'épreuve de chimie du Concours National Commun (CNC) 2005 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines, filière TSI (présidence : EHTP). Durée : 2 heures, calculatrice autorisée, 5 pages d'énoncé. C'est un problème unique, « Le Nickel », en quatre parties : structure électronique, cristallographie (Ni cfc et NiO type NaCl), métallurgie par le diagramme d'Ellingham, puis chimie des solutions (dosage complexométrique par l'EDTA et nickelage chimique). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les quatre parties sont indépendantes. Commencez par les points « de cours » rapides (parties 1 et 2, 3.2, 4.1.1), puis traitez l'Ellingham en lisant soigneusement les deux droites de la figure 1 (tracées pour ½ mole de O2) : tout le reste de la partie 3 en découle. Soignez le nombre de chiffres significatifs, l'énoncé le note explicitement.
1ère partie — Structure électronique
1.1. Configuration électronique
Règle de Klechkowski : Ni (Z = 28) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d8, soit [Ar] 3d8 4s2.
1.2. Position dans le tableau
n maximal = 4 : 4e période (ligne) ; 2 + 8 = 10 électrons de valence (4s + 3d) : 10e colonne. Sous-couche en cours de remplissage 3d : bloc d, dont les éléments sont les métaux de transition.
1.3. Énergie de première ionisation
C'est l'énergie minimale à fournir pour arracher un électron à l'atome isolé, à l'état gazeux et dans son état fondamental : Ni(g) → Ni+(g) + e−, EI1 = ΔU (≈ ΔH) de ce processus. Elle augmente de gauche à droite dans une période (charge effective croissante, rayon décroissant) et diminue de haut en bas dans une colonne (électron plus éloigné du noyau).
1.4. Ion le plus courant
Ni2+ (degré +II). On arrache d'abord les électrons 4s : Ni2+ : [Ar] 3d8 (1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d8).
2ème partie — Propriétés cristallographiques
2.1.1. Maille cfc et plans compacts
Maille cubique d'arête a, avec un atome à chacun des 8 sommets et au centre de chacune des 6 faces (à dessiner en perspective). Les plans de compacité maximale sont les plans {111}, perpendiculaires à une grande diagonale du cube : par exemple le triangle joignant trois sommets voisins d'un même sommet (il contient aussi les centres des trois faces concernées). L'empilement de ces plans suit l'ordre ABCABC… (empilement compact cubique).
2.1.2. Nombre d'atomes par maille
8 × 1/8 (sommets) + 6 × 1/2 (faces) = 4 atomes de Ni par maille.
2.1.3. Arête a et rayon métallique
ρ = 4 M(Ni) / (NA a3) ⇒ a3 = 4 × 58,7×10−3 / (6,022×1023 × 8,90×103) = 4,38×10−29 m3, d'où a ≈ 3,52×10−10 m = 352 pm.
Contact le long de la diagonale d'une face : 4R = a√2 ⇒ R(Ni) = a√2/4 ≈ 125 pm.
2.1.4. Sites interstitiels
- Sites octaédriques : au centre du cube (1) et aux milieux des 12 arêtes (12 × 1/4 = 3) : 4 sites par maille.
- Sites tétraédriques : aux centres des 8 petits cubes d'arête a/2 (coordonnées du type (a/4, a/4, a/4)) : 8 sites par maille.
2.1.5. Solutions solides Cu–Ni
R(Cu) = 128 pm est très voisin de R(Ni) = 125 pm, alors qu'un site octaédrique ne peut accueillir sans déformation qu'un atome de rayon ≤ (√2 − 1)R ≈ 0,414 R ≈ 52 pm. Il s'agit donc de solutions solides de substitution (Cu et Ni sont d'ailleurs tous deux cfc et miscibles en toutes proportions).
2.2.1. Structure de NiO (type NaCl)
Les ions O2− forment un réseau cfc et les ions Ni2+ occupent tous les sites octaédriques (centre du cube et milieux des arêtes). Coordinence 6/6 (octaédrique pour chaque ion). La maille contient 4 O2− et 4 Ni2+, soit 4 motifs NiO. Les ions Ni2+ dessinent eux aussi un réseau cubique à faces centrées, décalé de a'/2 le long d'une arête par rapport à celui des anions.
2.2.2. Rayon ionique de Ni2+ et masse volumique
Contact anion–cation le long d'une arête : a' = 2[R(Ni2+) + R(O2−)] ⇒ R(Ni2+) = 418/2 − 140 = 69 pm. Vérification : les anions ne se touchent pas (a'√2/4 ≈ 148 pm > 140 pm) et R+/R− ≈ 0,49 est bien compris entre 0,414 et 0,732 (domaine de la coordinence 6).
ρ(NiO) = 4 M(NiO) / (NA a'3) = 4 × 74,7×10−3 / (6,022×1023 × (418×10−12)3) ⇒ ρ(NiO) ≈ 6,79×103 kg.m−3.
3ème partie — Métallurgie du nickel
3.1. Sources du nickel
Les minerais cités par l'énoncé : la garniérite (silicate hydraté de nickel et de magnésium, minerai oxydé latéritique, Nouvelle-Calédonie) et la pyrrhotine nickélifère (minerai sulfuré, Canada) ; on peut ajouter le recyclage des aciers inoxydables et alliages.
3.2. Approximation d'Ellingham
Elle consiste à considérer ΔrH° et ΔrS° indépendants de la température en dehors de tout changement d'état ; ΔrG°(T) = ΔrH° − TΔrS° est alors une fonction affine de T (segments de droite), écrite ici pour ½ mole de O2.
3.3.1. Attribution des droites
- Ni(s) + ½ O2(g) → NiO(s) : Δngaz = −½, donc ΔrS° < 0 et la pente (−ΔrS°) est positive : droite ① = NiO/Ni.
- C(s) + ½ O2(g) → CO(g) : Δngaz = +½, donc ΔrS° > 0 et la pente est négative : droite ② = CO/C.
3.3.2. Signification des droites
Chaque segment représente ΔrG°(T) de la réaction de formation de l'oxyde à partir de ½ mol de O2. C'est aussi la frontière entre deux domaines dans le plan (T, RT ln(pO2/P°)1/2) : au-dessus de la droite, domaine de stabilité de l'oxydant (NiO, ou CO), au-dessous, domaine du réducteur (Ni, ou C) ; pour CO/C la frontière correspond à p(CO) = P°.
3.3.3. Enthalpies standard de formation (lecture graphique)
Droite ① : points (400 K ; −200 kJ.mol−1) et (2000 K ; −50 kJ.mol−1) ⇒ pente 150/1600 = 0,094 kJ.K−1.mol−1 ; ordonnée à l'origine = ΔrH° : ΔfH°(NiO) ≈ −238 kJ.mol−1 (≈ −240, précision de lecture).
Droite ② : points (400 K ; ≈ −146) et (2000 K ; ≈ −290) ⇒ pente ≈ −0,090 kJ.K−1.mol−1 ; ΔfH°(CO) ≈ −110 kJ.mol−1.
3.3.4. Entropies absolues
Pente = −ΔrS°. Pour ① : ΔrS° ≈ −94 J.K−1.mol−1 = S°(NiO) − S°(Ni) − ½S°(O2) ⇒ S°(NiO) ≈ −94 + 30,0 + 102,5 ⇒ S°(NiO) ≈ 39 J.K−1.mol−1.
Pour ② : ΔrS° ≈ +90 J.K−1.mol−1 = S°(CO) − S°(C) − ½S°(O2) ⇒ S°(CO) ≈ 90 + 6,0 + 102,5 ⇒ S°(CO) ≈ 198 J.K−1.mol−1.
3.4.1. Variance
Constituants NiO, C, Ni, CO : 4, liés par 1 réaction ⇒ 3 constituants indépendants ; 4 phases (trois solides pures non miscibles + une phase gazeuse). v = 3 + 2 − 4 = 1. Système monovariant : à T fixée, l'équilibre impose p(CO) = K°P° (qui est aussi la pression totale). Si l'on impose T et P arbitrairement, l'équilibre est en général impossible : il y a rupture d'équilibre et la réaction est totale dans un sens.
3.4.2. Température d'inversion
(1) = ② − ① : ΔrG°1(T) ≈ (−110 − 0,090T) − (−238 + 0,094T) ≈ 128 − 0,184 T (kJ.mol−1), soit ΔrH°1 ≈ +128 kJ.mol−1 et ΔrS°1 ≈ +184 J.K−1.mol−1.
ΔrG°1(Ti) = 0 ⇒ Ti ≈ 128/0,184 ≈ 6,9×102 K (abscisse du point d'intersection des deux droites, ≈ 690–700 K). Il faut travailler à T > Ti : alors la droite de CO/C est sous celle de NiO/Ni, ΔrG°1 < 0 et K° > 1 ; C réduit NiO. Cohérent avec Le Chatelier : réaction endothermique, favorisée par une élévation de T (et par une basse pression, car Δngaz = +1).
3.4.3. Constante à 1000 °C
T = 1273 K : ΔrG°1 ≈ 128 − 0,184 × 1273 ≈ −106 kJ.mol−1 ⇒ K° = exp(−ΔrG°/RT) = exp(106×103/(8,314 × 1273)) ≈ e10 ⇒ K° ≈ 2×104 (ordre de grandeur, la lecture graphique limite la précision). K° = p(CO)/P° est très grand : sous une pression de CO ordinaire (≤ 1 bar), Q < K° en permanence, la réduction est quasi totale (rupture d'équilibre en faveur de Ni), et elle est rapide à cette température.
4ème partie — Le nickel en solution aqueuse
4.1.1. Domaine de H2Y2− ; titre du sel disodique
H2Y2− prédomine entre pKa2 et pKa3 : 2,7 < pH < 6,2. Pour connaître cY avec précision : peser exactement le sel (Na2H2Y,2H2O, préalablement séché) et le dissoudre dans une fiole jaugée, ou mieux étalonner la solution par dosage d'une solution étalon d'un cation (par exemple Zn2+ ou Ca2+ préparé à partir d'une masse précise de CaCO3 pur) en présence d'un indicateur complexométrique adapté (noir ériochrome T à pH ≈ 10).
4.1.2. Fixer le pH vers 12
Ajouter un large excès d'une solution concentrée d'ammoniac. Ici n(NH3) = 0,080 mol dans ≈ 50 mL, soit c ≈ 1,6 mol.L−1 : pour une base faible, pH = 7 + ½(pKa + log c) = 7 + ½(9,2 + 0,2) ≈ 11,7 ≈ 12. Les ions H+ libérés au cours du dosage sont captés par NH3 (formation de NH4+), ce qui limite la variation de pH.
4.1.3. Rôle de l'ammoniac
Double rôle : imposer le milieu basique nécessaire à l'indicateur et à la prédominance de Y4−, et surtout complexer Ni2+ sous forme [Ni(NH3)6]2+, ce qui abaisse la concentration en Ni2+ libre et empêche la précipitation de Ni(OH)2 à pH 12 (la solution S est limpide).
4.1.4. Réactions de Ni2+ lors de la préparation de S
Ni2+ + 6 NH3 → [Ni(NH3)6]2+ (βb = 108,0) puis, avec l'indicateur : [Ni(NH3)6]2+ + Mu → [NiMu]2+ + 6 NH3 (solution orangée).
4.1.5. Réaction de dosage
À pH ≈ 12 > pKa4 = 10,3, l'EDTA est sous forme Y4− et le nickel sous forme [Ni(NH3)6]2+ :
[Ni(NH3)6]2+ + Y4− → [NiY]2− + 6 NH3 ; K = βa/βb = 1018,6 − 8,0 = 1010,6 ≈ 4×1010.
K ≫ 104 : réaction quantitative, adaptée à un dosage. (Si l'on écrit la réaction avec l'espèce versée H2Y2−, qui est déprotonée par NH3 : [Ni(NH3)6]2+ + H2Y2− → [NiY]2− + 4 NH3 + 2 NH4+, K = 1010,6 × 10−6,2−10,3 / 10−2×9,2 = 1012,5, conclusion identique.)
4.1.6. Changement de teinte ; conditions sur [NiMu]2+
À l'équivalence : [NiMu]2+ + Y4− → [NiY]2− + Mu (orangé → violet-pourpre). Conditions : [NiMu]2+ doit être plus stable que [Ni(NH3)6]2+ (sinon l'indicateur ne capterait pas Ni2+ en présence d'ammoniac et la teinte initiale ne serait pas orangée) mais nettement moins stable que [NiY]2− (sinon Y4− ne déplacerait pas Mu à l'équivalence et le virage serait tardif ou flou). Il est en outre utilisé en très faible quantité (une pointe de spatule) pour ne pas consommer de nickel de façon significative.
4.1.7. Concentration de la solution de Ni2+
À l'équivalence, n(Ni2+) = n(EDTA) : cNi vNi = cY ve ⇒ cNi = 0,116 × 8,1 / 10,0 ⇒ cNi ≈ 9,4×10−2 mol.L−1.
4.2.1. Lame de fer dans Ni2+
E°(Ni2+/Ni) = −0,25 V > E°(Fe2+/Fe) = −0,44 V : l'oxydant le plus fort réagit sur le réducteur le plus fort. Fe + Ni2+ → Fe2+ + Ni ; log K = 2(−0,25 + 0,44)/0,06 ≈ 6,3 ⇒ K ≈ 2×106. Un dépôt de nickel est donc possible, mais il cesse dès que le fer est recouvert, et un tel dépôt par « cémentation » est en général mince, poreux et peu adhérent.
4.2.2. Réaction attendue dans le bain Ni2+ / hypophosphite
À pH 4 : E(Ni2+/Ni) ≈ −0,25 V (c = 1 mol.L−1) > E(H2PO3−/H2PO2−) = −0,75 V : Ni2+ devrait oxyder l'hypophosphite. Demi-équation : H2PO2− + H2O = H2PO3− + 2H+ + 2e−, d'où
Ni2+ + H2PO2− + H2O → Ni + H2PO3− + 2 H+, de constante apparente (à pH 4) K' = 102(−0,25+0,75)/0,06 ≈ 1017 : réaction thermodynamiquement très favorable.
4.2.3. Inertie apparente
Blocage cinétique : la réaction est thermodynamiquement possible mais infiniment lente en solution homogène (énergie d'activation élevée, système lent / fortes surtensions). La solution est métastable.
4.2.4. Dépôt sur fer ou acier
La surface métallique catalyse la réaction (catalyse hétérogène) : un premier dépôt de Ni se forme (déplacement par Fe et oxydation de l'hypophosphite sur le métal), puis le nickel déposé catalyse à son tour la réaction : le processus est autocatalytique et se poursuit uniformément sur toute la surface, quelle que soit sa forme, d'où une couche régulière, compacte et résistante (nickelage « chimique », sans courant ; le dépôt contient un peu de phosphore qui le durcit).
4.2.5. Tampon à pH ≈ 4
Il faut un couple acide faible/base conjuguée de pKa voisin de 4, en concentrations comparables et assez élevées : par exemple acide méthanoïque / méthanoate (pKa ≈ 3,8, mélange à peu près équimolaire) ou acide éthanoïque / éthanoate (pKa ≈ 4,8, avec [CH3COOH]/[CH3COO−] ≈ 6). pH = pKa + log([base]/[acide]). Ces pKa sont des valeurs tabulées classiques (non fournies par l'énoncé).
💡 Résultats clés : Ni [Ar]3d84s2, 4e période, 10e colonne ; a ≈ 352 pm, R(Ni) ≈ 125 pm, 4 sites O et 8 sites T ; R(Ni2+) = 69 pm, ρ(NiO) ≈ 6,79×103 kg.m−3 ; ΔfH°(NiO) ≈ −238 kJ.mol−1, ΔfH°(CO) ≈ −110 kJ.mol−1, S°(NiO) ≈ 39 et S°(CO) ≈ 198 J.K−1.mol−1 ; v = 1, Ti ≈ 690 K, K°(1273 K) ≈ 2×104 ; Kdosage = 1010,6, cNi ≈ 9,4×10−2 mol.L−1 ; K(Fe/Ni2+) ≈ 2×106. À réviser pour la chimie CNC TSI : atomistique et classification, cristallographie (cfc, hc, sites, structures NaCl/CsCl/ZnS, compacité, masse volumique), diagrammes d'Ellingham et variance, complexation et dosages complexométriques (EDTA, indicateurs), oxydoréduction (constantes d'équilibre, potentiels apparents, blocage cinétique et catalyse), solutions tampons.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Vous préparez ce concours ?
Modèles similaires
Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
}
