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Modèle de concours : CNC 2007 Physique II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique II 📅 2007 👁️ 27 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2007), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique II
Année
2007
Pages
7
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2007 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 7 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2007
École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique
ENSEM

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2007

ÉPREUVE DE PHYSIQUE II

Durée 4heures

Concours MP

Cette épreuve comporte 7 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé

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— صفحة 2 —
Fibres optiques

Les fibres optiques sont des guides d’ondes électromagnétiques dans le domaine optique. L'épreuve
propose d’aborder quelques aspects de la physique des fibres optiques. Elle est composée de trois
parties largement indépendantes entre elles. Une fibre optique à saut d’indice est constituée d’un coeur
cylindrique de rayon a et d’axe Oz entouré d’une gaine également cylindrique et de rayon b › a (figure
1). Le coeur est composé d’un milieu diélectrique non magnétique, transparent, linéaire isotrope et
homogène d'indice de réfraction ‏.د‎ La gaine est elle aussi composée d’un milieu diélectrique non
magnétique, transparent, linéaire isotrope et homogène d’indice de réfraction na. Dans la pratique
712 ‹ M.

Dans tout le problème, la fibre optique est supposée plongée dans ‏عتما‎ d'indice de réfraction
no = 1. La longueur d’onde dans le vide du rayonnement utilisé sera notée ل٠‎

ذبن ويا تايا

Fig 1 : Fibre optique à saut ‏عنصتل‎
‎cœur, indice n3

ووب ا جا ا ا لا لح لا لماج اما أ رجا اا == — —

aine, indice n2

Pour simplifier les calculs tout en s’assurant de pouvoir dégager l’essentiel des propriétés des fibres
optiques, on limite l’étude, à la propagation du signal lumineux, selon la direction moyenne Oz dans
un ensemble de milieux dont l’indice ne dépend que de la coordonnée z (figure 2).

Fig 2 : Modèle simplifié d'une
fibre optique à saut d’indice.

Au besoin, on notera ‏بون‎ À, et ü, les trois vecteurs unitaires du repère orthonormé (O, x, y, =). Pour
la célérité de la lumière dans le vide, on prendra la valeur approchée habituelle ‏وى‎ = 3,0 108m.s7*.

187 partie :
Etude géométrique d’une fibre optique à saut d’indice

1.1 On se place dans le cadre de l’approximation de l’optique géométrique.
1.1.1 En quoi consiste une telle approximation ?

1.1.2 L’approximation de l’optique géométrique est-elle valable pour décrire la propagation d’une
onde lumineuse dans le coeur d’une fibre optique en silice d’indice de réfraction n, = 1, 46 et de
rayon a = 100 jm. On donne la longueur d’onde dans le vide du rayonnement ‏ول‎ = 1,55 yum.

À quel domaine du spectre électromagnétique appartient ce rayonnement ?

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— صفحة 3 —
1.2 On considère un rayon lumineux SI se propageant dans l'air et situé dans un plan 202 (figure2).

1.2.1 Rappeler les lois de DESCARTES-SNELL pour la réfraction. Qu’appelle-t-on réflexion totale ?
Quand existe-t-elle ? Définir l’angle de réflexion totale À et donner son expression en fonction
de n, et na.

1.2.2 Montrer que si l’angle 0; est inférieur à une certaine valeur 0, que l’on déterminera, alors ce
rayon peut être guidé dans le coeur de la fibre.
1.2.3 Déterminer la valeur numérique de 0, pour m = 1,46 et n, = 1,41.

n3—n3

1.2.4 Déterminer l’expression de l’ouverture numérique ON = sin 0, en fonction de ‏رم‎ et À =

1.2.5 Montrer que, pour un rayon lumineux guidé par la fibre optique, |0| › Ozim et exprimer sin 0
en fonction de A.

1.3 Un signal lumineux est émis au point 7 à l'instant t = 0 dans une direction faisant un angle 0
avec l’axe Oz à l’intérieur de la fibre optique (figure 2). On note 7(0, z) le temps mis par le
signal pour être détecté par un photorécepteur placé dans le plan d’abscisse z.

1.3.1 Représenter soigneusement le trajet d’un tel rayon lumineux au sein de la fibre optique.

1.3.2 Exprimer la longueur totale 2 du trajet parcouru par la lumière au sein de la fibre optique
entre le plan d’entrée et le plan d’abscisse 2 en fonction de z et 0.

1.3.3 En déduire l’expression de 7(0, z) en fonction de n,, z, 0 et co.
Lorsque 0 prend les valeurs comprises entre 0 et +0;im, 7 prend les valeurs entre 7 et 7 + Â7.

1.3.4 Exprimer À7 en fonction de z, Orim, N1 Et Co.

1.4 La source émet une succession d'impulsions lumineuses de période 7' et de durées très brèves
devant 7 (figure 3). On note l'(z,t) l’intensité lumineuse détectée en régime établi par le
photorécepteur placé à l’abscisse z.

1.4.1 Représenter qualitativement 7 )2,1( et commenter le résultat dans les deux cas suivants :
e z = ‏م‎ telle que AT(21) ‹ T;
© z = z, telle que A7(23) › T ;

I(t) T

Fig 3 : Suite d’impulsions lumineuses.

1.4.2 Déterminer l’expression de la valeur minimale 7,, de 7 au-dessous de laquelle les impulsions
détectées par le photorécepteur peuvent se chevaucher. On exprimera T,, en fonction de co, M,
‏و7‎ et 2. Conclure quant à la transmission de signaux à grande distance.

1.4.3 Calculer T,, ainsi que l’ordre de grandeur du débit maximal de la fibre optique exprimé en
nombre d’impulsions par seconde lorsque z = 1 km, n, = 1, 46 et n, = 1,41 . Commenter.

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2ème partie :
Modes d’une fibre optique

La condition de guidage de la lumière par la fibre optique, établie en 1.2.2 est en faite une
condition nécessaire mais non suffisante. En effet, la description utilisée ne tient pas compte
suffisamment du caractère ondulatoire de la lumière.

Un modèle simple permet d’introduire la notion de mode de propagation dans une fibre optique.
Selon ce modèle, on décrit la propagation de la lumière au sein de la fibre optique à l’aide d’une
onde électromagnétique plane monochromatique. La figure 4 représente une portion de la fibre
optique. (II) est le plan d’onde correspondant aux rayons lumineux A, B1, ‏و4273‎ ,... Pour qu’il y
ait propagation le long de la fibre optique, il faut que les ondes issues des réflexions multiples
soient en phase aux différents points À, Pa, pour y interférer de manière identique.

air cœur Fig 4 : Onde lumineuse au sein
d'un fibre optique.
As A2 gaine

2.1 Enoncer le théorème de MALUS-DUPIN.
Un calcul géométrique non demandé dans ce problème, montre que la longueur du trajet, le
long du rayon lumineux, séparant deux points successifs P; et P,4+1 est donné par :

P,P,,1 = 4asin 0 (1)

2.2 Exprimer le déphasage Ag entre les amplitudes des ondes aux points P; et P,+ en fonction de
a, 0, n, et 0

2.3 En explicitant la condition d’interférence constructive, montrer que seules certaines inclinaisons
correspondant à des valeurs particulières 0, (m € Z) de l’angle 0 sont permises. Chacune de
ces valeurs correspond à un mode de propagation. Le mode fondamental correspond à m = 0.

2.4 À quelle condition sur a le mode d’ordre m existe-t-il ?

2.5 En déduire le nombre N de modes possibles en fonction de ‏بد‎ na, à et ‏.ول‎ Faire l’application
numérique pour a = 100 jm, n, = 1, 46, na = 1,41 et A, = 1,55 1

2.6 Est-il possible dans la pratique de distinguer le mode +m du mode —m ?
Une fibre optique monomode est une fibre dans laquelle seul le mode fondamental peut se
propager.

2.7 À quelle condition sur son rayon a, une fibre optique est-elle monomode ? On exprimera le rayon
maximum amas d’une telle fibre en fonction de Ag, #1 et na.

2.8 Calculer la valeur numérique de Amaz POUT ‏ما‎ = 1,55 um, n, = 1, 46 et na = 1,41.

2.9 Quel intérêt peut-il y avoir à utiliser une fibre optique monomode compte tenu de l’étude effectuée
en 1.3 et 1.4?

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3ème partie :
Gyromètre optique

Cette partie aborde l’étude du principe de fonctionnement d’un gyromètre optique. Comme son
prédécesseur mécanique ou gyroscope, le gyromètre optique est capable de détecter de faibles
rotations. Il trouve ainsi son utilisation dans la navigation inertielle.

3.1 Effet Sagnac

La figure 5 représente un interféromètre de SAGNAC éclairé par une source Laser. La lumière
de la source est divisée à l’aide de la séparatrice S, en deux ondes se propageant en sens opposés
le long du chemin fermé défini par les miroirs M,, M, et Ms.

Fig 5 : Interféromètre de SAGNAC.

Les ondes contrapropagatives (1) et (2) produisent une figure d’interférence sur l’écran (E).
Lorsque l’interféromètre, la source et l’écran sont animés d’un mouvement d’ensemble de ro-
tation de vitesse angulaire Q = 0, par rapport à un référentiel galiléen, les chemins optiques
dans les sens (1) et (2) ne sont pas égaux. Il en résulte un déphasage entre les ondes (1) et (2)
dépendant de © : c’est l’effet SAGNAC. Cet effet, qui se traduit sur l’écran par un déplacement
des franges d’interférences, peut être exploité pour mesurer la vitesse de rotation de l’ensemble.
Pour simplifier l’étude, on suppose que le trajet des rayons lumineux est un cercle de rayon R
et non le rectangle représenté figure 5.

L’interféromètre est placé dans l’air supposé avoir les mêmes propriétés électromagnétiques que
le vide.

3.1.1 Exprimer la durée ‏ماه‎ que mettent les ondes (1) et (2) pour faire un tour lorsque l’interféromètre
est au repos par rapport au référentiel galiléen.

3.1.2 Montrer que lorsque l’ensemble est en rotation, le trajet de l’onde (1) constituant un tour de
séparatrice à séparatrice diffère d’une quantité AC de celui de l’onde (2).

3.1.3 Montrer que les durées de propagation dt; et ‏واه‎ respectivement des trajets de l’onde (1) et
de l'onde (2) vérifient des relations de la forme :

En déduire les expressions de dt; ‏تاه‎

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— صفحة 6 —
3.1.4 En déduire que, dans le cas où la vitesse de déplacement 7041 de la séparatrice est faible devant
la célérité de la lumière dans le vide co, la différence de phase Ag entre les ondes qui interfèrent
peut s’écrire :

815
Ag = 3
‏عاق‎ Sri (3)
‏مد‎ étant la longueur dans le vide de l’onde lumineuse et S la surface de l’interféromètre supposé

circulaire.

3.1.5 Calculer la différence de phase pour R = 0,1 m, ‏و‎ = 0,8 jm et les trois vitesses angulalres
suivantes : Q = 10-8s7! , Q = 10-*s7! et Q = 102s7!. Commenter.
On supposera dans toute la suite du problème que l'expression (3) du déphasage en
fonction de la vitesse de rotation ne dépend pas de l'indice du milieu.

3.2 Gyromètre à fibre optique
N tours de fibre optique sont enroulés autour d’un tambour circulaire d’axe Oz et de rayon
R. Les deux extrémités À et B de la fibre sont placés aux foyers de deux lentilles convergentes
La et Lp. Un faisceau Laser de fréquence v est envoyé sous une incidence de 7/4 sur la lame
séparatrice S, donnant lieu à deux ondes contrapropagatives (1) et (2) dans la fibre (figure 6).

Fig 6 : Schéma de principe d’un gyromètre à fibre optique.

Le photorécepteur analyse la figure d’interférence produite par les ondes (1) et (2) et fourni
un signal électrique s(t) proportionnel à l’intensité lumineuse /(t) qu’il reçoit : s(t) = ‏)له‎
‎où ‏به‎ est une constante positive. On négligera l’écart entre les points À et B et le tambour.
L'ensemble est animé d’un mouvement de rotation de vitesse angulaire © par rapport à un
référentiel galiléen.

3.2.1 principe

3.2.1.1 À partir des résultats établis à la question 3.1.4, déterminer l’ expression du déphasage Ag
entre les ondes (1) et (2) au niveau du photorécepteur en fonction de ©, N, Ao, ‏ى‎ et de l’aire
S = TR? de la base du tambour.

3.2.1.2 Déterminer l’expression du signal s(t) émis par le photorécepteur.

3.2.1.3 Montrer que l’introduction d’un déphasage supplémentaire constant de 7/2 entre les deux
ondes permet d’obtenir une réponse linéaire du système aux faibles vitesses de rotation.

3.2.2 sensibilité aux effets extérieurs

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3.2.2.1 Discuter qualitativement l'influence de chacun des phénomènes suivants sur le fonctionne-
ment de l’interféromètre. Proposer, le cas échéant, lorsque l’effet est perturbateur, une démarche
permettant de réduire son influence :

a) La silice constituant le coeur de la fibre se dilate thermiquement. La variation relative de
longueur de la fibre est 1 10-771

b) Les vibrations mécaniques du gyromètre peuvent faire varier la distance des points À et/ou
B à la séparatrice.

c) Les variations de température, les champs électromagnétiques extérieurs peuvent influer sur
les propriétés optiques et mécaniques de la lame séparatrice.

d) Les extrémités des fibres donnent lieu à des réflexions parasites.
3.2.2.2 Quels peuvent être les avantages et les inconvénients d’une grande longueur de fibre ?

3.2.2.3 Calculer le déphasage Ap pour R = 0,1 m, N = 1 10%, v = 3 1014772 et les trois vitesses
angulaires suivantes : Q = 1078s7!, Q = 10-157! et Q = 1028-1. Commenter.

fin de l’énoncé

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Cette épreuve est la Physique II du Concours National Commun (CNC) 2007, filière MP, organisé par la présidence du CNC 2007 (ENSEM) pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. C'est un problème d'optique en trois parties largement indépendantes sur les fibres optiques : étude géométrique d'une fibre à saut d'indice (ouverture numérique, dispersion intermodale, débit), modes de propagation et fibre monomode, puis gyromètre optique (effet Sagnac, gyromètre à fibre). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : presque tout découle de deux idées. La première est la réflexion totale à l'interface cœur/gaine (sin Λ = n2/n1), qui donne l'ouverture numérique, l'angle limite θlim et l'écart de temps Δτ. La seconde est la condition d'accord de phase 2π n1·(4a sin θ)/λ0 = 2πm, qui donne les modes. La partie Sagnac est de la cinématique : la séparatrice avance pendant le tour de lumière. Faites des schémas propres (trajet en zigzag, impulsions élargies) : ils sont explicitement demandés.

1ère partie : Étude géométrique d'une fibre à saut d'indice

1.1.1 et 1.1.2

  • L'optique géométrique décrit la lumière par des rayons indépendants, rectilignes dans un milieu homogène et obéissant aux lois de Descartes. Elle suppose que les dimensions des obstacles et ouvertures sont grandes devant la longueur d'onde, pour que la diffraction soit négligeable.
  • Dans le cœur, λ = λ0/n1 ≈ 1,06 µm, donc a/λ ≈ 94 (et a/λ0 ≈ 65). L'approximation est acceptable, puisque a est environ deux ordres de grandeur au-dessus de λ, mais elle reste limite : la partie 2 en montre les insuffisances. λ0 = 1,55 µm appartient à l'infrarouge proche (fenêtre des télécommunications).

1.2.1

Lois de Descartes : le rayon réfracté est dans le plan d'incidence et n1 sin i1 = n2 sin i2. Il y a réflexion totale quand aucun rayon réfracté n'existe et que toute l'énergie est réfléchie. Cela ne se produit que du milieu le plus réfringent vers le moins réfringent (n1 > n2), pour une incidence supérieure à l'angle limite Λ = arcsin(n2/n1).

1.2.2 et 1.2.3

En I : sin θi = n1 sin θ. Sur l'interface cœur/gaine, l'incidence vaut π/2 − θ. Le guidage exige π/2 − θ ≥ Λ, c'est-à-dire cos θ ≥ n2/n1, soit n1 sin θ ≤ √(n12 − n22). Le rayon est donc guidé si θi ≤ θa = arcsin √(n12 − n22). Application numérique : n12 − n22 = 2,1316 − 1,9881 = 0,1435, d'où √ = 0,379 et θa ≈ 22,3°.

1.2.4 et 1.2.5

  • n12 − n22 = 2Δ n12, d'où ON = sin θa = n1√(2Δ) ≈ 0,38.
  • Un rayon guidé vérifie cos θ ≥ n2/n1, donc |θ| ≤ θlim avec cos θlim = n2/n1 et sin θlim = √(2Δ). Application numérique : 2Δ = 0,0673, d'où θlim ≈ 15°.

1.3.1 à 1.3.4

  • Le trajet est une ligne brisée en zigzag, symétrique par réflexion totale sur les deux interfaces cœur/gaine, avec une inclinaison constante ±θ sur l'axe.
  • La projection sur Oz de chaque segment vaut sa longueur × cos θ, d'où ℓ = z/cos θ.
  • τ(θ, z) = n1z/(c0 cos θ).
  • τ0 = n1z/c0 (rayon axial) et Δτ = (n1z/c0)(1/cos θlim − 1) = n1z(n1 − n2)/(n2c0).

1.4.1 et 1.4.2

Chaque impulsion brève se répartit sur tous les angles guidés : elle arrive étalée sur une durée Δτ(z), qui croît avec z (dispersion intermodale). Pour z1 (Δτ < T), on détecte des impulsions élargies mais séparées : l'information est conservée. Pour z2 (Δτ > T), les impulsions se chevauchent et le signal devient un fond quasi continu : l'information est perdue. Condition de non-chevauchement : T ≥ Δτ, soit Tm = n1z(n1 − n2)/(n2c0). Tm est proportionnel à z : plus la liaison est longue, plus le débit maximal est faible. Le produit débit × distance est limité.

1.4.3

Tm = 1,46 × 103 × 0,05/(1,41 × 3×108) ≈ 1,7×10−7 s (≈ 170 ns). Débit maximal ≈ 1/Tm ≈ 6×106 impulsions/s sur 1 km. C'est modeste pour les télécommunications actuelles : une fibre multimode à saut d'indice ne convient qu'aux courtes distances. On passe alors à des fibres à gradient d'indice ou monomodes (partie 2).

2ème partie : Modes d'une fibre optique

2.1

Théorème de Malus-Dupin : après un nombre quelconque de réflexions et réfractions, les rayons issus d'une source ponctuelle restent orthogonaux aux surfaces d'onde. Autrement dit, le chemin optique entre deux surfaces d'onde est le même le long de tous les rayons.

2.2

Δφ = 2π n1(PiPi+1)/λ0 = 8π n1a sin θ/λ0. Ce modèle, comme l'énoncé, néglige les déphasages propres aux deux réflexions totales. Les inclure décalerait légèrement les θm sans changer l'ordre de grandeur.

2.3 et 2.4

  • Interférence constructive : Δφ = 2πm, d'où sin θm = mλ0/(4n1a), m ∈ ℤ. Seules ces inclinaisons discrètes sont permises : ce sont les modes.
  • Le mode m doit être guidé : |sin θm| ≤ sin θlim = √(n12 − n22)/n1, soit a ≥ |m|λ0/(4√(n12 − n22)).

2.5

Il faut |m| ≤ M = 4a√(n12 − n22)/λ0, d'où N = 2E(M) + 1 (m de −E(M) à +E(M)). Application numérique : M = 4 × 100 × 0,3788/1,55 ≈ 97,8, donc E(M) = 97 et N = 195 modes.

2.6

Non. Les modes +m et −m ont la même inclinaison |θm|, donc la même vitesse de propagation le long de Oz et le même temps de parcours. De plus, un rayon à +θ devient un rayon à −θ après chaque réflexion. Ce sont les deux composantes d'une même onde en zigzag, indiscernables en sortie.

2.7 et 2.8

Pour une fibre monomode, seul m = 0 existe, donc M < 1 : a < amax = λ0/(4√(n12 − n22)). Application numérique : amax = 1,55/(4 × 0,3788) ≈ 1,0 µm. Les fibres monomodes réelles ont un cœur de quelques µm, avec un écart d'indice beaucoup plus faible que 1,46/1,41.

2.9

Dans une fibre monomode, un seul trajet est possible (θ = 0 dans ce modèle), donc il n'y a plus de dispersion intermodale : Δτ ≈ 0. Les impulsions ne s'étalent (presque) plus, ce qui permet un débit bien plus élevé sur de grandes distances. Il ne reste que la dispersion chromatique, beaucoup plus faible.

3ème partie : Gyromètre optique

3.1.1 et 3.1.2

  • Au repos : δt0 = 2πR/c0.
  • En rotation, la séparatrice avance de RΩδt pendant le tour. Ω uz est dirigé vers l'avant de la figure : la rotation est trigonométrique, dans le même sens que l'onde (1) (Sp → M1 → M2 → M3). L'onde (1) doit donc parcourir 2πR + RΩδt1, et l'onde (2), contrarotative, seulement 2πR − RΩδt2. D'où Δℓ = RΩ(δt1 + δt2) ≈ 2RΩδt0 = 4πR2Ω/c0.

3.1.3

c0δt1 = 2πR + RΩδt1 donne δt1 = δt0 + (RΩ/c0)δt1. De même, δt2 = δt0 − (RΩ/c0)δt2. D'où δt1 = δt0/(1 − RΩ/c0) et δt2 = δt0/(1 + RΩ/c0).

3.1.4

δt1 − δt2 = δt0(2RΩ/c0)/(1 − R2Ω2/c02) ≈ 2RΩδt0/c0 = 4πR2Ω/c02 = 4SΩ/c02. Le déphasage vaut Δφ = ω(δt1 − δt2) = (2πc0/λ0)(4SΩ/c02), d'où Δφ = 8πSΩ/(λ0c0).

3.1.5

S = π(0,1)2 = 3,14×10−2 m2, d'où 8πS/(λ0c0) = 0,790/240 ≈ 3,3×10−3 s.

  • Ω = 10−8 s−1 : Δφ ≈ 3,3×10−11 rad ;
  • Ω = 10−1 s−1 : Δφ ≈ 3,3×10−4 rad ;
  • Ω = 102 s−1 : Δφ ≈ 0,33 rad.

Commentaire : l'effet est minuscule. Même la rotation terrestre (7,3×10−5 s−1) donnerait 2,4×10−7 rad, indétectable avec un seul tour de petite surface. Il faut augmenter la surface effective, d'où l'idée d'enrouler N tours de fibre.

3.2.1.1 et 3.2.1.2

  • Chaque tour ajoute le même déphasage, et l'on admet que (3) ne dépend pas de l'indice : Δφ = 8πNSΩ/(λ0c0).
  • Deux ondes cohérentes de même intensité I1 donnent I = 2I1(1 + cos Δφ), d'où s(t) = 2αI1[1 + cos(8πNSΩ(t)/(λ0c0))].

3.2.1.3

Aux faibles Ω, cos Δφ ≈ 1 − Δφ2/2 : la réponse est quadratique, donc très peu sensible, et ne distingue pas le sens de rotation. Avec un déphasage supplémentaire de π/2, s = 2αI1[1 + cos(Δφ + π/2)] = 2αI1(1 − sin Δφ) ≈ 2αI1(1 − Δφ). La réponse est linéaire en Ω, de pente maximale, et sensible au signe de Ω.

3.2.2.1

  • a) Dilatation thermique : les deux ondes parcourent exactement la même fibre en sens opposés (trajets réciproques), donc un allongement uniforme les affecte identiquement et ne crée pas de Δφ au premier ordre. Seul le facteur d'échelle S change, de 2×10−7 par kelvin, ce qui est négligeable. Un gradient de température variant dans le temps peut en revanche créer une dissymétrie (effet Shupe). Remède : régulation thermique et bobinage symétrique (quadripolaire).
  • b) Vibrations des distances A–Sp et B–Sp : chaque onde parcourt les deux tronçons, l'un à l'aller et l'autre au retour. L'effet est donc commun aux deux ondes et se compense, sauf pour des vibrations rapides devant le temps de transit. Remède : montage rigide, extrémités solidaires du bâti, isolation antivibratoire.
  • c) Propriétés de la séparatrice : sur le port de détection D, une onde est transmise deux fois et l'autre réfléchie deux fois. Une dérive des déphasages de réflexion ou de transmission (température, champs) produit un faux Δφ, donc une dérive du zéro : c'est perturbateur. Remède : stabilisation thermique, blindage, ou détection sur le port « réciproque » (retour vers la source, via un second coupleur), où chaque onde subit une réflexion et une transmission.
  • d) Réflexions parasites aux extrémités : elles créent des ondes supplémentaires qui interfèrent avec les ondes utiles, d'où un bruit et un décalage du signal. Remède : traitement antireflet, extrémités clivées en biais, source de faible cohérence (diode superluminescente), pour que les ondes parasites n'interfèrent plus.

3.2.2.2

Avantage : Δφ est proportionnel à N, donc à la longueur L = 2πRN : la sensibilité augmente sans augmenter l'encombrement. Inconvénients : atténuation (perte de signal et de rapport signal/bruit), coût, sensibilité accrue aux gradients thermiques et aux contraintes (biréfringence), et bruit de rétrodiffusion.

3.2.2.3

λ0 = c0/ν = 1,0 µm. 8πNS/(λ0c0) = 104 × 0,790/300 ≈ 26 s. Longueur de fibre : 2πRN ≈ 6,3 km.

  • Ω = 10−8 s−1 : Δφ ≈ 2,6×10−7 rad ;
  • Ω = 10−1 s−1 : Δφ ≈ 2,6 rad ;
  • Ω = 102 s−1 : Δφ ≈ 2,6×103 rad, soit environ 420 franges.

Commentaire : le gain d'un facteur ≈ 8000 par rapport à 3.1.5 (N = 104, λ0 un peu plus petit) rend mesurables des rotations faibles. La rotation terrestre donne ≈ 2×10−3 rad. Pour les grandes vitesses, Δφ dépasse 2π : la réponse est ambiguë (modulo 2π) et il faut compter les franges ou travailler en boucle fermée. Le domaine linéaire de 3.2.1.3 correspond à Δφ ≪ 1, soit Ω ≲ 10−2 s−1 ici.

💡 À retenir pour le CNC MP (Physique II) : sur les fibres à saut d'indice, sachez retrouver sans hésiter ON = √(n12 − n22), Δτ = n1z(n1 − n2)/(n2c0) et le débit ≈ 1/Δτ, ainsi que la condition de modes et le rayon de coupure monomode. Pour Sagnac, retenez Δφ = 8πNSΩ/(λ0c0), le point de fonctionnement à π/2 pour linéariser, et les notions de réciprocité (ce qui est commun aux deux ondes se compense). À revoir : réflexion totale, théorème de Malus, interférences à deux ondes, ordres de grandeur (infrarouge télécom 1,55 µm, rotation terrestre 7,3×10−5 rad/s), et une rédaction qui commente chaque application numérique.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (7 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2007. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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