Modèle de concours : CNC 2004 Physique II (MP) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2004), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2004
- Pages
- 8
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l'Education Nationale Ministère de l'Enseignement Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Concours National Commun d’Admission aux Grandes Écoles d’Ingénieurs Session 2004 ÉPREUVE DE PHYSIQUE II Durée 4 heures Concours MP Cette épreuve comporte 7 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est autorisé نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Sondage atmosphérique L'épreuve aborde quelques aspects de la physique de l’atmosphère terrestre. Elle est constituée de 2 parties largement indépendantes entre elles. Dans toute la suite on négligera les différents mouvements de la Terre de manière à pouvoir assimiler le référentiel terrestre R7 à un référentiel galiléen. R(O,x,y,z) désigne un repère cartésien lié à R7 ; l’axe Oz est pris vertical ascendant. L'intensité ÿ du champ de pesanteur sera supposée constante. Tous les gaz rencontrés dans cette étude seront considérés comme parfaits. Données utiles . Constante des gaz parfaits : R = 8,314 76ل 1.111 . Intensité du champ de pesanteur terrestre : g = 9,81 m.s? . Pression atmosphérique à l’altitude z = 0 km : PM = 1,013 10° Pa . Température ambiante à l’altitude z = 0 km : Ty = 290 K . Masse molaire de l'air : M, = 29,0 10-3kg.mol"" . Masse molaire de l’hélium : يواد = 4,0 107*kg.mol—! . Rapport des capacités calorifiques de l’air : y = ىبي = 5 . Rapport des capacités calorifiques de l’hélium : y = c,/& = 5/3 1“ partie : Thermodynamique de l’atmosphère Tout au long de cette partie, on considérera que l’air atmosphérique est en équilibre hydrosta- tique sous la seule influence du champ de pesanteur. D'autre part on négligera la rotondité de la Terre de sorte que les variables d’état ne dépendent que de l’altitude z. 1.1 Étude préliminaire 1.1.1 Equilibre hydrostatique 1.1.1.1 Montrer que la pression pa(z) de l’air à l’altitude z est reliée à l’intensité ÿ du champ de pesanteur et à la masse volumique zca(z) de l'air par la relation : dpa(z) Pour cela on pourra considérer une tranche d’atmosphère comprise entre les altitudes z et z + dz et exprimer la condition de son équilibre mécanique après avoir dressé un bilan des forces auxquelles elle est soumise. 1.1.1.2 Exprimer la masse volumique ;ta(z) de l’air en fonction de sa température T7, et de sa pression Pa- Calculer numériquement la masse volumique de l’air à l’altitude z = 0 km notée .مر 1.1.1.3 Déduire de ce qui précède l’équation différentielle liant la pression pa à l’altitude 2 pour un profil de température Ta(z) donné. 1.1.2 Application : Modèle de l’atmosphère isotherme Dans cette question on suppose que la température de l’atmosphère est uniforme et partout égale à T4- نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — 1.1.2.1 Montrer que la pression (ع)ءم est alors donnée par : PalZ) = Poexp—— 2 Pa(Z) = Po exp H, (2) et donner l’expression de la constante 17. 1.1.2.2 Pourquoi la constante H, est-elle appelée échelle de hauteur ? En donner une interprétation graphique. Calculer numériquement H,. Commenter le résultat obtenu en calculant la distance Az, nécessaire pour que وم varie de 1%. 1.1.2.3 Établir dans ces conditions l'expression de jra(z) en fonction de مير et 2. 1.1.3 Poussée d’Archimède Considérons un volume V, limité par une surface fermée H au sein de l’atmosphère au repos dans le champ de pesanteur g. Montrer que le système contenu à l’intérieur de la surface H est soumis de la part du reste de l’atmosphère à une force pressante totale, appelée aussi force de poussée 11, ou poussée d’ARCHIMEDE, donnée par : 1 a = —Maÿ ( 3) où ma = | ٠ | هر est la masse d’air déplacé c’est-à-dire la masse qu’aurait le volume V s’il était occupé par l’air atmosphérique dans les conditions d’équilibre de l'atmosphère. On rappelle que les forces de pression peuvent être décrites par une densité volumique d’effort donnée, en un point M où la pression est pa(M), par f(M) = —Vpa(M) . D'autre part, la condition d'équilibre hydrostatique peut être généralisée par Ÿpa = JlaŸ- 1.2 Sondage de l’atmosphère Un ballon-sonde est constitué par une enveloppe fermée (ballon) à laquelle est accrochée une nacelle contenant des instruments de mesure : sondes de température, de pression, d'humidité, d'hygrométrie, … ainsi que ceux nécessaires à la transmission radio des données. L’enveloppe, la nacelle et les instruments qu’elle contient ont une masse totale m = 20 kg. Initialement (z = 0 km) l'enveloppe est partiellement gonflée à l’aide d’une quantité de matière n d’hélium. Au besoin, on pourra négliger la variation de la pression d’un point à un autre du ballon-sonde. D'autre part, on négligera le volume de la nacelle devant celui du ballon. Le diamètre du ballon ne peut dépasser une valeur critique & = 8 m. Au-delà de & = 8 m le ballon éclate. On négligera la raideur de l’enveloppe. 1.2.1 Calculer numériquement la valeur du volume maximum VW, du ballon. 1.2.2 Exprimer la résultante F des forces qui s’exercent sur le ballon-sonde à une altitude 2 quel- conque dans l’hypothèse de l’atmosphère isotherme et de l'équilibre hydrostatique. On expri- mera le résultat en fonction de m, n, Myze, M, et g. 1.2.3 Montrer qu’il existe une valeur minimale ممه de la quantité de matière n d’hélium qui sert à gonfler le ballon au-delà de laquelle le ballon peut décoller. En déduire le volume minimum Vin qUi permet le décollage. Calculer numériquement Nmin اه Vmnin- 1.2.4 Le ballon est gonflé avec une masse my7e = 9 kg d’hélium. 1.2.4.1 Cela lui permet-il de décoller ? 1.2.4.2 Justifier brièvement pourquoi on peut considérer que lors de l’ascension du ballon, l’hélium subit une détente adiabatique. Par la suite on supposera que cette détente est quasi-statique. 1.2.4.3 Calculer la valeur numérique du volume initial My du ballon. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — 1.2.4.4 Déterminer l’expression littérale et en déduire la valeur numérique la hauteur maximale وت accessible par le ballon dans le cadre du modèle de l'atmosphère isotherme de température 70 (cf. 1.1.2). Que se passe-t-il lorsque 2 atteint zm ? 1.2.5 Lors de l’ascension du ballon, un système de transmission hertzienne permet de récupérer au sol les données enregistrées. La figure 1 donne le profil de variation verticale de la température relevé par le ballon-sonde dans la troposphère (0km › z › 11km). L'hypothèse d’une at- mosphère isotherme est-elle vérifiée dans les premières couches de l’atmosphère ? Expliquer brièvement pourquoi l'air au sol est plus chaud qu’en altitude. 1.2.6 Dans la troposphère règne un gradient de température dT,/dz = —T constant en première approximation. 1.2.6.1 Déterminer graphiquement le gradient thermique 1 qui règne dans la troposphère. 1.2.6.2 Déterminer les expressions donnant l’évolution de la pression pa(z) et de la masse volumique Ha(z) de l’air dans la troposphère. 1.2.6.3 Représenter graphiquement pa(z) et jra(z) en fonction de z et commenter en comparant avec le modèle de l'atmosphère isotherme. z (km) 265 Fig 1 : Profil vertical de température mesuré par le ballon-sonde. 1.3 Stabilité de l’atmosphère On se propose d’étudier la stabilité de la troposphère terrestre dans le cadre du modèle ” à gra- dient de température ” dT4,/dz = —T constant. Pour cela, on considère un système mésoscopique constitué d’un petit volume d’air V pouvant etre considéré comme infinitésimal à l’échelle ma- croscopique mais contenant un très grand nombre de particules d’air. V sera considéré comme un système fermé. Le système initialement en équilibre thermodynamique à l'altitude z; est élevé d’une hauteur dz. On suppose que lors de ce déplacement le système n’échange pas de chaleur avec l’air environnant. La transformation sera de plus supposée quasi-statique. 0 1.3.1 Quelle relation thermodynamique relie la température 7 et la pression عل م l’air constituant le système au cours d’une telle transformation ? 1.3.2 En différentiant la relation précédente, montrer que la variation de température d7' du système entre les altitudes z; et قت + dz est telle que : dz ١ نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — où و1 est une constante positive que l’on exprimera en fonction du rapport, des capacités calorifiques de l'air, de la masse molaire M, de l'air, de la constante À des gaz parfaits et de l’intensité g du champ de pesanteur. Calculer numériquement P,- 1.3.3 Exprimer la résultante F des forces à laquelle est soumis le système ainsi déplacé à l'altitude 2 + dz en fonction de sa masse volumique عر à l’altitude z; + dz, de la masse volumique متر de l'air environnant, du volume V et de l'intensité و du champ de pesanteur. 1.3.4 En déduire la force par unité de masse f à la quelle est soumis le système à l’altitude z; + ع en fonction de la température 7 du système, de la température T7, de l’air environnant et de l'intensité du champ de pesanteur g. 1.3.5 Déduire de ce qui précède un critère de stabilité de l’air déplacé. Quelle est la valeur maximale de T permettant d’avoir de l’air stable ? 1.3.6 Etablir l'équation du mouvement libre du système considéré. 1.3.7 En linéarisant l’équation du mouvement du système, déterminer la pulsation w de son mou- vement en fonction de 1, و ,و1 et T; = T'(2:). Application numérique : calculer w et la période correspondante pour =; = 3 km. 2ème partie : Mouvement d’un ballon-sonde Dans cette partie, on se propose d’étudier quelques mouvements d’un ballon-sonde dans le cadre d’un modèle simplifié. Pour cela on considère le système (S) constitué d’un ballon-sonde de masse m, = 10 kg -y compris la masse du gaz ayant servi à gonfler le ballon- auquel est suspendu une nacelle de masse ma = 20 kg -y compris la masse des instruments de mesure et de transmission-. On note M = m; + My la masse totale du système (S). Le ballon est supposé sphérique de centre B et de diamètre constant à = 4 m. La nacelle est quant à elle supposée ponctuelle et centrée au point C (figure 2) tel que BC = 3 m. On posera par la suite £, = BG et £a = GC. La liaison entre le ballon et la nacelle est supposée rigide et sans masse. On supposera alors que le système (S) se comporte comme un solide indéformable de moment d'inertie J par rapport à l’axe (G, da) perpendiculaire à BC et passant par le centre d'inertie G de (S). Pour les applications numériques on prendra J = 77 kg.m?. En fin, on supposera que la masse volumique de l’air est constante et vaut ja = 1,3 kg.m7*. L’atmosphère environnante du ballon-sonde est le siège d’un vent caractérisé par sa vitesse V = Vü, uniforme et constante. Fig 2 : Ballon-sonde en mouvement dans le champ de pesanteur. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — On restreint l’étude au mouvement du système (S) dans le plan vertical constant (yOz). Le système est repéré par les coordonnées cartésiennes (x,y,z) de son centre d'inertie G et par Toutes les grandeurs vectorielles demandées seront exprimées dans la base (ü@,, برلا à) du repère R(O,x,y, z) lié au référentiel terrestre R7 supposé galiléen. 2.1 Grandeurs cinématiques 2.1.1 Déterminer, littéralement puis calculer numériquement, la position du centre d’inertie G de 2.1.2 Exprimer le vecteur rotation instantané © de (S) relativement à R7. 2.1.3 Exprimer la vitesse 7(B) du centre B du ballon-sonde par rapport à R7, en fonction de y, z et 0 et leurs dérivées ainsi que de Ç,. 2.1.4 Déterminer les composantes U,, U, et ونا de la vitesse relative U du centre B du ballon sonde par rapport à l’atmosphère environnante. 2.2 Bilan de forces En plus de son poids P, le système (S) est soumis à l’action des forces pressantes de l’atmosphère qui peut être décomposée en : - la poussée d’ARCHIMÈDE Tia (c£. 1.1.3) dont on suppose qu’elle reste applicable en régime dynamique ; - la force de résistance de l’air donnée par : 8 1 › 5 1) - purs HaAUU où C, = 0,8u.S.1 est un coefficient positif constant appelé coefficient de traînée et U = ||U|| le module de la vitesse relative du système (S) par rapport à l’air ambiant. On posera par la suite : k = 070 Ha- Dans le cadre du modèle simplifié adopté, on supposera que ces deux forces n’agissent pas sur la nacelle et que leur point d'application est le centre B du ballon. 2.2.1 Quelle est la dimension de C, ? Calculer numériquement k. 2.2.2 Donner l’expression de la poussée d'ARCHIMEDE TL, agissant sur le ballon-sonde et calculer numériquement son module que l’on notera II4 par la suite. 2.2.3 Déterminer les composantes F,, FH, et F, de la résultante F des efforts qui s’exercent sur le système (S). 2.2.4 Déterminer de même, les composantes M,, M, et M, du moment résultant M en G des efforts qui s’exercent sur le système (S). 2.3 Equations dynamiques du mouvement Écrire, en projection sur (à,, ,لول برا le théorème de la résultante cinétique et le théorème du moment cinétique appliqués au système (S) relativement au référentiel terrestre R7. 2.4 Régime établi On se propose d'étudier un régime particulier du mouvement du ballon-sonde pour lequel le centre de gravité G se déplace à vitesse constante et l’angle 0 reste constant. Ce régime sera appelé régime établi dans la suite du problème. 2.4.1 Préciser la direction de la vitesse Up de (S) par rapport au vent dans ce régime et exprimer son module وت = ||U0|| en fonction de k, M, و et .م11 Calculer numériquement .ون 2.4.2 Quelle est la valeur de l’angle 0 en régime établi ? نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — 2.5 Perturbation verticale du régime établi Le système (S) étant en régime établi d’ascension à la vitesse 77 constante, à l'instant pris comme origine, il rencontre une perturbation qui modifie instantanément sa vitesse verticale # de e.(0). On se propose alors d’étudier l'influence de cette perturbation, supposée petite, sur le mouvement d'ascension du ballon-sonde. Pour cela on pose à un instant t › 0 : et on considère e,(t) comme petit. La perturbation étudiée ne modifie ni y ni 0. 2.5.1 Écrire l’équation différentielle dont يت (t) est solution. 2.5.2 En linéarisant l’équation différentielle ainsi obtenue, montrer que celle-ci peut se mettre sous la forme : de, 2 0 = وج عد dt M en fonction de k et Up. Calculer numériquement ax. ره et donner l’expression de 2.5.3 Donner l'expression de ez(t) et commenter le résultat obtenu en discutant la stabilité du régime établi. 2.5.4 Donner l’expression d’un temps caractéristique 7 de l’évolution du régime établi et calculer sa valeur numérique. Commenter. 2.6 Perturbation horizontale du régime établi Le système (S) étant en régime établi d’ascension à la vitesse Uv constante, à l’instant pris comme origine, il rencontre une perturbation qui modifie instantanément sa vitesse horizontale ÿ de e,(0) et l’angle 0 de ep(0). On admet que la composante verticale de la vitesse du ballon- sonde n’est pas modifiée par la perturbation considérée. On se propose alors d'étudier l'influence de cette perturbation, supposée petite, sur le mouvement d’ascension du ballon-sonde. Pour cela on pose à un instant t › 0 : et on considère e,(t) et e9(t) comme petits. 2.6.1 Vérifier, qu’au premier ordre non nul, le module U de Ü n’est pas modifié par la perturbation. 2.6.2 En linéarisant les équations différentielles dont ey(t) et eo(t) sont les solutions montrer que : 7 dey ; A deg d2e de وقوه وعي + ووه ا لور ل et donner les expressions des constantes مه موه بيه et à4 en fonction de k, ب .ونا M et .و Calculer numériquement ces constantes. 2.6.3 On cherche des solutions de (9) sous forme harmonique telle que : Ey(t) = A exput et) = B exput où À, B et w sont trois constantes réelles ou complexes. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — 2.6.3.1 Montrer que A et B sont quelconques et w est solution de l'équation de troisième degré : et donner les expressions littérales et calculer les valeurs numériques des constantes بد Ca et C3. 2.6.3.2 La résolution numérique de (11) donne les solutions : T2 avec 7, = 0,30 s, % = 3, 14 s et Q = 1,70 8 En déduire la solution générale de (9) en déterminant les constantes d’intégration à l’aide de conditions initiales adéquates que l’on précisera. 2.6.3.3 Interpréter les solutions obtenues et discuter de la stabilité horizontale du mouvement du ballon-sonde dans le régime établi. Quel est le temps dt au bout duquel l’effet de la perturbation horizontale se dissipe à 99% ? fin de l’énoncé نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
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Ce sujet est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2004, filière MP, d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (durée 4 heures, calculatrice autorisée, 7 pages). C'est un problème en deux parties intitulé « Sondage atmosphérique » : thermodynamique de l'atmosphère (équilibre hydrostatique, atmosphère isotherme, poussée d'Archimède, ascension d'un ballon-sonde à l'hélium, gradient troposphérique et stabilité de l'air) puis mécanique du solide (ballon-sonde soumis au vent et à la traînée, régime établi et stabilité vis-à-vis de perturbations verticale et horizontale). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : la 1re partie est très proche du cours (statique des fluides, gaz parfait, loi de Laplace) : soignez les applications numériques, elles s'enchaînent. La 2e partie est une mécanique du solide en rotation plane : fixez une fois pour toutes l'orientation de θ (E3 = cos θ uz − sin θ uy) et linéarisez proprement autour du régime établi ; c'est là que se gagnent les points.
1re partie — Thermodynamique de l'atmosphère
1.1.1. Équilibre hydrostatique
- Tranche de section S entre z et z+dz : pa(z)S − pa(z+dz)S − μaS dz g = 0 ⇒ dpa/dz = −μa g (les forces latérales se compensent).
- Gaz parfait : μa = paMa/(RTa) ; μ0 = 1,013×105 × 0,029/(8,314 × 290) ≈ 1,22 kg.m-3.
- dpa/pa = −Mag dz/(R Ta(z)).
1.1.2. Atmosphère isotherme
- Intégration à Ta constante : pa = p0 exp(−z/Ha) avec Ha = RTa/(Mag).
- Ha est la hauteur sur laquelle p est divisée par e ; graphiquement, la tangente à l'origine de p(z) coupe l'axe p = 0 en z = Ha. À 290 K : Ha ≈ 8,5 km. Pour une variation de 1 % : Δz1 = −Ha ln 0,99 ≈ 85 m ; à l'échelle d'un laboratoire ou d'un ballon (quelques mètres), la pression d'un gaz est pratiquement uniforme.
- μa(z) = μ0 exp(−z/Ha).
1.1.3. Poussée d'Archimède
La force exercée sur le volume V par l'air extérieur ne dépend que de la pression sur Σ, qui est la même que si V contenait de l'air en équilibre. ΠA = −∯Σ pa dS = −∭V grad pa dτ (formule du gradient) = −∭V μa g dτ = −md g.
1.2.1 à 1.2.3. Ballon-sonde : décollage
- Vc = πφc3/6 ≈ 268 m3.
- Tant que l'enveloppe n'est pas tendue, l'hélium est à la pression et (atmosphère isotherme, équilibre thermique) à la température de l'air : V = nRT/pa, donc μaV = nMa. Résultante : F = [n(Ma − MHe) − m] g uz, indépendante de l'altitude.
- Décollage si F > 0 : nmin = m/(Ma − MHe) = 20/0,025 = 800 mol ; Vmin = nminRT0/P0 ≈ 19,0 m3.
1.2.4. Ballon gonflé avec 9 kg d'hélium
- n = 9/0,004 = 2 250 mol > 800 mol : le ballon décolle (F au sol = (2250 × 0,025 − 20) × 9,81 ≈ 356 N).
- L'ascension est rapide devant les échanges thermiques à travers l'enveloppe (et l'hélium est un mauvais conducteur) : la détente de l'hélium est adiabatique.
- V0 = nRT0/P0 ≈ 53,6 m3.
- Laplace pour l'hélium (γ = 5/3) avec p = pa(z) : V(z) = V0(P0/pa)1/γ = V0 exp[z/(γHa)]. Le ballon éclate quand V = Vc : zm = γ Ha ln(Vc/V0) ≈ 1,667 × 8,48 × 1,611 ≈ 22,8 km ; à cette altitude l'enveloppe éclate et la nacelle retombe. Remarque de cohérence : dans ce modèle l'hélium se refroidit, la poussée μaV g = μ0V0 g exp[−z(1 − 1/γ)/Ha] diminue avec z et s'annule face au poids total (m + mHe = 29 kg) vers z = [γ/(γ − 1)] Ha ln(μ0V0/29) ≈ 17 km, donc avant l'éclatement : le ballon y plafonnerait. Si l'on garde l'hélium à T0 (détente isotherme), la poussée reste constante et l'éclatement a lieu à Ha ln(Vc/V0) ≈ 13,7 km. Signalez ce point sur la copie : le résultat « attendu » dépend de l'hypothèse retenue.
1.2.5 et 1.2.6. Profil troposphérique (figure 1)
- T passe d'environ 286 K près du sol à environ 241 K vers 8 km : l'atmosphère n'est pas isotherme. Le sol absorbe le rayonnement solaire (l'air y est presque transparent) et chauffe l'air par le bas (conduction, convection, rayonnement infrarouge) ; l'air qui s'élève se détend et se refroidit.
- Pente de la droite : Γ ≈ (286 − 241)/(8,0 − 0,3) ≈ 6 K.km-1 (lecture graphique, 5,5 à 6 K/km).
- Avec Ta = T0 − Γz : pa = P0(1 − Γz/T0)Mag/(RΓ) et μa = μ0(1 − Γz/T0)Mag/(RΓ) − 1, exposant Mag/(RΓ) ≈ 5,9.
- Les deux grandeurs décroissent de façon monotone. Par rapport au modèle isotherme à T0, la pression décroît un peu plus vite (air plus froid donc plus dense en altitude) : à 8 km, p/P0 ≈ 0,36 contre 0,39 ; la masse volumique décroît moins vite (≈ 0,43 contre 0,39). Pour z ≪ T0/Γ ≈ 50 km les deux modèles se confondent au premier ordre.
1.3. Stabilité de l'atmosphère
- 1.3.1 : loi de Laplace Tγ p1−γ = cte.
- 1.3.2 : γ dT/T = (γ − 1) dp/p, et la particule est à la pression ambiante : dp = −μag dz = −p Mag dz/(RTa). En zi, T = Ta : Γs = (γ − 1)Mag/(γR) ≈ 9,8×10-3 K.m-1 ≈ 9,8 K/km (gradient adiabatique sec).
- 1.3.3 : F = (μa − μ) V g uz (poussée moins poids).
- 1.3.4 : même pression, μ ∝ 1/T : f = g (T − Ta)/Ta uz.
- 1.3.5 : en zi + dz, T − Ta = (Γ − Γs) dz. La force est de rappel si Γ < Γs : Γmax = Γs ≈ 9,8 K/km. Avec Γ ≈ 6 K/km, la troposphère mesurée est stable (air sec).
- 1.3.6 : avec ζ = z − zi : d2ζ/dt2 = g (T − Ta)/Ta = −g(Γs − Γ) ζ / Ta(z).
- 1.3.7 : au premier ordre Ta ≈ Ti : oscillateur harmonique de pulsation ω = √[g(Γs − Γ)/Ti] (Brunt-Väisälä). À zi = 3 km, Ti ≈ 270 K (figure 1) : ω ≈ √(9,81 × 4,0×10-3/270) ≈ 1,2×10-2 rad.s-1, période ≈ 520 s ≈ 9 min.
2e partie — Mouvement d'un ballon-sonde
2.1. Cinématique
- G barycentre de B (m1 = 10 kg) et C (m2 = 20 kg) : ℓ1 = BG = m2BC/M = 2 m, ℓ2 = GC = 1 m.
- Ω = θ' ux ; avec l'orientation de la figure, E3 = cos θ uz − sin θ uy.
- OB = OG + ℓ1E3 : v(B) = (y' − ℓ1θ' cos θ) uy + (z' − ℓ1θ' sin θ) uz.
- U = v(B) − V uy : Ux = 0, Uy = y' − ℓ1θ' cos θ − V, Uz = z' − ℓ1θ' sin θ.
2.2. Forces et moments
- Ra est une force et (1/8)πφ2μaU2 aussi : Cx est sans dimension. k = (1/8) × 0,8 × π × 16 × 1,3 ≈ 6,53 kg.m-1.
- ΠA = μa(πφ3/6) g uz ; ΠA = 1,3 × 33,5 × 9,81 ≈ 427 N.
- Fx = 0 ; Fy = −kU Uy ; Fz = ΠA − Mg − kU Uz, avec U = √(Uy2 + Uz2).
- Le poids n'a pas de moment en G ; GB = ℓ1E3 : Mx = ℓ1[−ΠA sin θ + kU(Uy cos θ + Uz sin θ)], My = Mz = 0.
2.3. Équations du mouvement
M x'' = 0 ; M y'' = −kU Uy ; M z'' = ΠA − Mg − kU Uz ; J θ'' = ℓ1[−ΠA sin θ + kU(Uy cos θ + Uz sin θ)].
2.4. Régime établi
- y'' = 0 ⇒ Uy = 0 : le ballon dérive horizontalement à la vitesse du vent et sa vitesse relative U0 est verticale ascendante. z'' = 0 ⇒ kU02 = ΠA − Mg ⇒ U0 = √[(ΠA − Mg)/k] = √(133/6,53) ≈ 4,5 m.s-1.
- θ'' = 0 : ℓ1 sin θ (kU02 − ΠA) = −Mgℓ1 sin θ = 0 ⇒ θ = 0 (ballon au-dessus de la nacelle, axe BC vertical).
2.5. Perturbation verticale
- Uy = 0, θ = 0, Uz = U0 + εz : M dεz/dt = ΠA − Mg − k(U0 + εz)2.
- Au premier ordre : M εz' = −2kU0εz ⇒ α1 = kU0 ≈ 29,5 kg.s-1.
- εz(t) = εz(0) exp(−2α1t/M) : la perturbation s'amortit, le régime établi est stable verticalement.
- τ = M/(2α1) = M/(2kU0) ≈ 0,51 s : très court, la vitesse d'ascension retrouve quasi instantanément U0.
2.6. Perturbation horizontale
- 2.6.1 : Uy = εy − ℓ1εθ' cos εθ ≈ εy − ℓ1εθ' (ordre 1), Uz = U0 − ℓ1εθ'sin εθ = U0 + O(ε2) ; U = √(Uz2 + Uy2) = U0 + O(ε2).
- 2.6.2 : M εy' = −kU0(εy − ℓ1εθ') et J εθ'' = ℓ1[(kU02 − ΠA)εθ + kU0(εy − ℓ1εθ')] avec kU02 − ΠA = −Mg. D'où α1 = kU0 ≈ 29,5 kg.s-1 ; α2 = kU0ℓ1 ≈ 59,0 kg.m.s-1 ; α3 = kU0ℓ12 ≈ 118 kg.m2.s-1 ; α4 = Mgℓ1 ≈ 589 N.m.
- 2.6.3.1 : en reportant (10) : (Mω + α1)A − α2ωB = 0 et −α2A + (Jω2 + α3ω + α4)B = 0. Une solution non nulle exige un déterminant nul : (Mω + α1)(Jω2 + α3ω + α4) − α22ω = 0 ; comme α1α3 = α22, les termes se simplifient : C1 = α1/M + α3/J ≈ 2,51 s-1 ; C2 = α4/J ≈ 7,64 s-2 ; C3 = α1α4/(MJ) ≈ 7,51 s-3. L'amplitude A est libre, B lui est proportionnelle : B/A = (Mω + α1)/(α2ω).
- Point d'incertitude : avec J = 77 kg.m2 et les valeurs ci-dessus, les racines de (11) valent environ −1,24 s-1 et −0,64 ± 2,38 i s-1, ce qui ne correspond pas aux valeurs (12) de l'énoncé (qui impliqueraient C1 ≈ 3,97, C2 ≈ 5,11, C3 ≈ 9,97). La nature des racines (une réelle négative, deux complexes conjuguées de partie réelle négative) est la même ; on utilise ci-dessous les valeurs imposées par l'énoncé.
- 2.6.3.2 : εy(t) = A1e−t/τ1 + e−t/τ2(A2 cos Ωt + A3 sin Ωt), et εθ s'en déduit mode par mode par Bi = (Mωi + α1)Ai/(α2ωi) (partie réelle pour les modes complexes). Le système est d'ordre 3 : trois constantes, fixées par εy(0), εθ(0) et εθ'(0) = 0 (la perturbation modifie instantanément ẏ et θ mais pas la vitesse angulaire).
- 2.6.3.3 : toutes les racines ont une partie réelle négative : le régime établi est stable horizontalement. La perturbation se décompose en un mode apériodique rapide (τ1 = 0,30 s) et une oscillation pendulaire amortie (pseudo-période 2π/Ω ≈ 3,7 s, amortissement τ2 = 3,14 s). Le mode le plus lent impose la durée : e−δt/τ2 = 0,01 ⇒ δt = τ2 ln 100 ≈ 14,5 s.
💡 Résultats clés : μ0 ≈ 1,22 kg.m-3, Ha ≈ 8,5 km, nmin = 800 mol, Vmin ≈ 19 m3, V0 ≈ 53,6 m3, Γ ≈ 6 K/km, Γs ≈ 9,8 K/km, ω ≈ 1,2×10-2 rad/s, U0 ≈ 4,5 m/s, τ ≈ 0,51 s, δt ≈ 14,5 s. Pour le CNC MP, révisez : statique des fluides et poussée d'Archimède (démonstration par le gradient), modèles d'atmosphère (isotherme, polytropique), loi de Laplace et stabilité convective, mécanique du solide en rotation autour d'un axe fixe en direction (théorèmes de la résultante et du moment cinétique en G), linéarisation autour d'un équilibre et étude de stabilité par l'équation caractéristique.
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