Modèle de concours : CNC 2019 Physique I (MP) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2019), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique I
- Année
- 2019
- Pages
- 7
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP ° On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les [références des questions abordées. * Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. Siun résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties de l’épreuve sont relativement indépendantes entre elles. Mission BepiColombo De par sa position relativement basse par rapport à l'horizon, et bien que visible, Mercure reste la plus mystérieuse des planètes telluriques. Son orbite particulière et sa petite dimension rendent son observation difficile. Malgré deux grandes missions déjà réalisées par Mariner 10 (dans les années 1970) et Messenger (dans les années 2000), qui ont permis d'apporter de nombreuses observations sur sa surface, certaines caractéristiques de Mercure demeurent encore inconnues. La mission BepiColombo (figure 1), appelée ainsi en hommage au mathématicien italien G. COLOMBO qui calcula la trajectoire de la sonde Mariner 10, est la cinquième pierre angulaire du programme Cosmic Vision de l’ESA (European Space Agency) en coopération avec le JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency). Elle permettra l’étude de la planète Mercure et de son environnement grâce à deux sondes, MMO (Mercury Magnetospheric Orbiter) et MPO (Mercury Polar Orbiter), mises en orbite autour de la planète. Figure 1 : Illustration d'artiste de la sonde BepiColombo, propulsé par deux moteurs ioniques. Lancée le 19 octobre 2018 par le lanceur Européen Ariane 5, la sonde arriverait autour de Mercure en 2025. La sonde MPO, sur une trajectoire circulaire, étudiera la surface et l’intérieur de la planète ainsi que l’exosphère. La sonde MMO, sur une trajectoire elliptique, sera dédiée à l’étude de la magnétosphère et de l’exosphère. Ce problème propose d’étudier de manière simplifiée quelques aspects relatifs à la mission BepiColombo. La partie 1 est notée sur 4 points, la partie 2 sur 16 points. Epreuve de Physique 1 1/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP Partie 1 Mouvement dans le champ gravitationnel d’une planète On assimile une planète à une distribution de masse sphérique homogène de centre O,, de rayon R, et de masse M, répartie uniformément en volume. On se place dans le référentiel (R,), d’origine O, et en translation par rapport au référentiel de Copernic. On suppose (N,) galiléen et on ne tiendra compte que de l’attraction de la planète. 1. En justifiant soigneusement, montrer que le champ gravitationnel G(M) créé par cette distribution en tout point M de l’espace repéré par ses coordonnées sphériques (r,0,p) est donné par : où G est la constante de gravitation universelle et M. (r) la masse qui se trouve à l'intérieur de la sphère de centre O, et de rayon r. e, est un vecteur unitaire de la base (er,e0,ey ) associée à ces coordonnées sphériques. 2. Achever la détermination de l'expression du champ gravitationnel G(M) créé par la planète au point M de l’espace. On affecte le point M , situé à la distance r (r›R,) du centre O,, d’une masse m que l’on assimile à un point matériel. 3. Exprimer vectoriellement la force F exercée par la planète sur le point matériel M . 4. La seule force F qui s’exerce sur M est une force dite centrale. Justifier l’appellation. Quelle en est la conséquence sur la trajectoire du point M ? Préciser la surface dans laquelle se fait le mouvement. 5. Montrer que la force F dérive d’une énergie potentielle gravitationnelle E, dont on donnera l'expression en fonction de G, M,, m et r. On prendra l'énergie potentielle gravitationnelle nulle quand le point matériel est infiniment éloigné de la planète. 6. Etablir l’expression générale de l’énergie mécanique E, du point M en fonction de G, M,, m et r et de la vitesse v de M dans (R,). 7. En déduire la vitesse de libération (ou vitesse d’ « évasion ») du point M à la surface de la planète. On considère que le point matériel M est en orbite circulaire de centre O,, de rayon ن7 et qu’il effectue un tour complet de la planète en une durée ٠ 8. Montrer que le mouvement circulaire de M est nécessairement uniforme. 9. Établir l’expression littérale de la vitesse vy, de M en fonction de M,, 7 et G. Retrouver la troisième loi de Kepler. 10. Exprimer l’énergie cinétique E, de M en fonction de G, M,,m etr,. Epreuve de Physique 1 2/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP 11. Déduire une relation entre l’énergie potentielle de gravitation E, et رط et une de M et E,. Commenter le signe de E autre entre l’énergie mécanique E و Partie 2 Mission BepiColombo 1. Caractéristiques d’une trajectoire elliptique On considère que le point matériel M de masse m est en orbite elliptique dont la planète de centre O, est un foyer et qu’il effectue un tour complet de la planète en une durée 7. L’équation de la trajectoire elliptique du point matériel soumis à la seule force de gravitation exercée par la planète est donnée dans le cas général par : 1+ecos(6) Le centre O, est l’origine des coordonnées polaires adoptées pour décrire le mouvement de M ; p et e sont respectivement le paramètre et l’excentricité de l’ellipse. 1.1. Réaliser un schéma de la trajectoire de M autour de la planète et y faire figurer r, 0, le centre O,, le péricentre P, et l’apocentre A,. Préciser, sur ce schéma, le demi-grand axe de l’ellipse noté a, les vecteurs vitesses v», et va de M respectivement en P, et A, ainsi que les positions respectives r, et r, de M par rapport à O,. 1.2. Établir une relation entre les grandeurs Vas Vas À, CH + 1.3. Déterminer r,, et يوم en fonction de م et e. 1.4. En considérant l'expression de l’énergie mécanique de M en P, et A, montrer = GmM, me 2a 1.5. Déduire de ce qui précède les vitesses م et v, du point matériel respectivement au péricentre et à l’apocentre de la trajectoire elliptique. 2. Voyage interplanétaire de BepiColombo On se propose de faire l’étude de l’envoi du vaisseau BepiColombo sur Mercure. Afin de simplifier les calculs, on fait les hypothèses suivantes : - On assimile le vaisseau à un point matériel de masse 71 ; —- On considère que Mercure et la Terre décrivent autour du Soleil des trajectoires circulaires respectivement de rayon r, =46.10°km et de rayon Fr, =152.10°km. - Pour étudier simplement une trajectoire entre deux planètes, on admet qu’il existe autour de chaque planète (ici la Terre puis Mercure) une zone d'influence gravitationnelle où la seule attraction gravitationnelle à prendre en compte est celle de la planète. Lorsque le vaisseau quitte la zone d'influence d’une planète, on suppose qu’il subit uniquement l’attraction gravitationnelle du Soleil. Epreuve de Physique 1 3/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP Pour aller de la Terre à Mercure, la solution la plus économique (en termes de carburant) est donnée par l’orbite de HOHMANN. Cette ellipse de transfert, dont le Soleil est un foyer, est tangente en son aphélie A à l’orbite de la Terre et en son périhélie P à l’orbite de Mercure. On la considère coplanaire aux trajectoires circulaires de la Terre et de Mercure autour du Soleil. Cette solution implique deux impulsions instantanées ou presque (grâce à des moteurs qui fournissent une grande poussée très rapidement) qui se traduisent en des variations de vitesse Av, et Av, pour d’abord quitter l’orbite terrestre et ensuite injecter le vaisseau dans l’orbite mercurienne. Pour l’étude de l’ellipse de transfert, on considère le vaisseau sur une orbite d’attente circulaire basse au voisinage de la Terre. On se place dans le référentiel héliocentrique (N,) supposé galiléen et on ne tient compte que de l’attraction gravitationnelle du Soleil. 2.1. Définir le référentiel héliocentrique. À quelle(s) condition(s) peut-on le considérer galiléen ? 2.2. Réaliser un schéma de la trajectoire du vaisseau autour du Soleil et y faire figurer les trajectoires de la Terre et de Mercure autour du Soleil. 2.3. Exprimer la vitesse v(r) du vaisseau spatial placé sur une orbite de demi- grand axe a autour du Soleil en fonction de sa distance r au centre du Soleil. 2.4. Expliquer en quelques mots pourquoi il est plus économique de choisir une orbite de HOHMANN plutôt qu’une orbite de transfert sécante à l’orbite de Mercure. 2.5. À quelles distances du Soleil, notées d, , et d, ,, se trouvent respectivement le périhélie et l’aphélie de l’orbite de transfert de HOHMANN entre la Terre et Mercure ? Calculer le demi-grand axe a, , ainsi que l’excentricité e, de l’ellipse de HOHMANN. 2.6. Deux impulsions sont nécessaires pour effectuer le transfert d’orbites. Une première impulsion au point A engendre une variation de vitesse -v,. Ceci permet au vaisseau de passer de sa trajectoire circulaire Av, = VHA initiale à l’ellipse de HOHMANN. Une seconde impulsion, associée à une 0 0 variation de vitesse Av, ريرح —v,, au point P permet au vaisseau de passer de l’orbite de HOHMANN vers l’orbite de Mercure. v, , نو ديرلا €t من sont les vitesse respectivement sur l’orbite de la Terre, l’orbite de Mercure, à l’aphélie et au périhélie de l’orbite de HOHMANN. Montrer que les expressions de Av, et de Av, sont données par : ١ Fr a 17 a 2.7. Exprimer et calculer la durée théorique (en jours) du transfert Ar de la Terre à Mercure (entre A et P). On pourra utiliser la troisième loi de Kepler. 2.8. La croisière BepiColombo est longue (6 ans) car elle s'effectuera à l'aide de l'assistance gravitationnelle autour de la Terre, de Vénus et de Mercure. Expliquer en quelques mots ce qu'est l’assistance gravitationnelle et dire quel est son intérêt. Epreuve de Physique 1 4/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP 3. Motorisation de la sonde BepiColombo Afin d'optimiser au mieux la taille et le poids de la sonde BepiColombo, il a été décidé d'utiliser un moteur ionique (figure 2) fonctionnant grâce à l’ionisation du xénon gazeux par bombardement électronique dans la chambre du propulseur ionique. Les ions Xe" du xénon de charge q, et de masse m, pénètrent dans la chambre d’accélération en x=0, avec une vitesse que l’on considèrera nulle. Ils sont ensuite accélérés entre une grille intérieure RE ; pe الات (G;) chargée positivement de potentiel Canon à V,= 0 et une grille extérieure (G,) chargée (Cathode) 1 négativement de potentiel V-=-U,‹0 | Reservoir (figure 3). Les deux grilles distantes de d اا sont planes de surface S. Les ions sont caractérisés par la densité volumique n,(x), le potentiel électrique V(x) et la vitesse u;(x) en x. La force d'accélération des ions à très haute vitesse est convertie en une force de poussée du vaisseau spatial donnée par: F=-D,u, . u, est la vitesse d’éjection des ions en x=d par rapport à la j Figure 2 : Schéma du moteur ionique sonde et D, est le débit massique de Craie) 24 matière éjectée à travers la section S. 45 # On se place dans le cadre de la à 5 mécanique non relativiste et on travaille 0 pe dans un référentiel galiléen. mu À et ته 3.1. Vérifier l’homogénéité de | مسا À des ions ; des ions l’expression de la force de poussée. ال ا ا Figure 3 : Principe du moteur ionique 3.2. Etablir l’expression de la vitesse u,(x) des ions à l’abscisse x. 3.3. Exprimer le débit massique D, en fonction de u, (x), n,(x), m, et S. dx” 7 3.4. Justifier que On souhaite déterminer des ordres de grandeurs des caractéristiques du moteur ionique. Pour cela, on suppose que le potentiel vérifie l’hypothèse : dé Ua أ 3.5. En déduire l’expression du débit massique D, en fonction de &, ونا q,, M,, d et S. 3.6. Exprimer F= 7 en fonction de ء U,, d et ٠ 3.7. En négligeant la force de pesanteur et la force de frottement due à l’atmosphère, montrer que la puissance électrique minimale que doit fournir le générateur est donnée par : Epreuve de Physique I 5/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP x E,SUS* 24, 8 d’ m, 3.8. Le césium ou du sodium, qui étaient également des carburants potentiels pour les moteurs ioniques, n’ont plus cet avantage. Ils ont été remplacés par le xénon. Expliquer pourquoi. 3.9. À la sortie de la chambre d’accélération, un canon à électrons extérieur appelé neutraliseur, transforme les ions xénon en atomes de xénon. Expliquer pourquoi le gaz éjecté doit être électriquement neutre. 4 Sonde MPO 4.1. Trajectoire La sonde MPO (figure 4), assimilée à un point matériel de masse mMypp=400kg et soumise uniquement à l'attraction de Mercure, décrit une trajectoire circulaire de rayon r, =3,4.10*km. Son mouvement est étudié dans le référentiel « mercurocentrique » que l’on suppose galiléen. On suppose que la planète Mercure est à répartition sphérique homogène de masse M, , de centre O, . Figure 4 Sonde MPO, vu d’artiste 4.1.1. En faisant l’analogie avec le référentiel géocentrique, définir le référentiel « mercurocentrique ». 4.1.2. Calculer la période de révolution من (en heure) de la sonde MPO autour de Mercure. 4.1.3. La sonde MPO est mise sur une orbite polaire, c'est-à-dire sur une orbite dont le plan contient l'axe polaire de Mercure. Quel est l'intérêt de cette situation pour cette sonde ? 4.1.4. Pourquoi à chaque révolution de la sonde, la zone de la surface de Mercure observée n’est pas la même ? 4.2. Télescope de Schmidt-Cassegrain, prise d’image On étudie la prise de photographies numériques sur un capteur électronique photosensible par le télescope Schmidt-Cassegrain depuis la sonde. On se place dans le cadre de l’optique géométrique et de l’approximation de Gauss. L’espace entre Mercure et la sonde sera considéré comme du vide pour le tracé des rayons lumineux. 4.2.1. Expliquer ce qu’est l’approximation de l’optique géométrique. 4.2.2. Quelles sont les conditions qui permettent de réaliser l’approximation de Gauss 2 Citer les conséquences de cette approximation sur le stigmatisme et l’aplanétisme. 4.2.3. Le télescope Schmidt-Cassegrain est un dispositif optique de type catadioptrique, composé de deux miroirs l’un sphérique, l’autre hyperbolique et d'une lentille, appelée lame de Schmidt, de correction des aberrations engendrées par le miroir primaire. On modélise le télescope Schmidt- Cassegrain embarqué dans la sonde par une lentille sphérique mince convergente )# ( de distance focale image f'=50mm. La sonde à une orbite circulaire d’altitude moyenne A,po =950km . L’atmosphère de Mercure, quasi inexistante, sera négligée pour la suite du problème. Epreuve de Physique 1 6/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2019 - Filière MP Parmi les nombreux instruments qui لكي Ligne de pixels équiperont la sonde spatiale, on trouve un ›") imageur spectrale dans l’infrarouge thermique fonctionnant en mode « push broom » (Figure S). Les images réalisées par la sonde sont recueillies sur un capteur constitué d’une seule ligne de › Télescope N, =120 pixels carrés, de taille 6=35um (Figure 6). / détecteur 84 \ ; \ ›‹, \ Déplacement de la ES È 7 y = sonde sur son orbite › Pa . À B Figure 6 PU dé 4.2.3.1. De conception proche du télescope de الفا A. imagée type Cassegrain, le télescope Schmidt- NX Cassegrain présente toutefois quelques particularités notables. En citer deux. 4.2.3.2. Où doit-on placer le capteur ? Figure 5 : Principe de l'imagerie par sonde « Push-broom » 4.2.3.3. Dessiner le schéma des rayons lumineux donnant l’image de la ligne imagée à la surface de Mercure par le télescope. 4.2.3.4. Exprimer littéralement puis calculer numériquement les dimensions / et L= AB de la ligne imagée rectangulaire à la surface de Mercure par la ligne de pixel. 4.2.3.5. Déterminer la résolution spatiale du télescope, définie par la dimension du plus petit objet sur Mercure détectable. 4.2.4. La surface de mercure est considérée comme un corps à la température T =440K pour une longueur d’onde centrale de détection À =10um. 4.2.4.1. Le rayonnement émis par la planète Mercure vérifie-t-il la loi de Wien 2 4.2.4.2. Sachant que le mouvement de la sonde BepiColombo sur son orbite entraîne un déplacement de la ligne de vue à une vitesse v=2,6km.s", calculer le temps T durant lequel est vue une zone donnée de la surface par un pixel. 4.2.4.3. On estime que la puissance © reçu par un pixel au centre du détecteur observant la surface de Mercure dans la bande spectrale du détecteur est © =510pW . Calculer le nombre N de photons reçus par un photon pixel provenant d’une zone donnée de la surface de Mercure. Données : —- Masse de la planète Mercure : M, =3,30.10”kg. — Rayon de la planète Mercure : R, =2,44.10*km. - Masse de la planète Terre : M, =6,0.10*kg. — Rayon de la planète Terre : R, =6,4.10*km. - Masse du Soleil : M, =1,9.10"kg. —- Constante de gravitation universelle : G=6,7.10"'S/. — Vitesse de la lumière dans le vide : c =3.10* ms”. - Constante de Planck : h=6,63.10* فل Epreuve de Physique 1 7/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
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Ce sujet est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) marocain, session 2019, filière MP, pour l'accès aux écoles d'ingénieurs après les classes préparatoires. C'est un problème de 7 pages consacré à la « Mission BepiColombo » : la partie 1 (notée sur 4 points) porte sur le mouvement dans le champ gravitationnel d'une planète ; la partie 2 (16 points) traite de l'orbite elliptique, du transfert de Hohmann Terre–Mercure, du moteur ionique au xénon, puis de la sonde MPO (période, orbite polaire) et de son imageur infrarouge (optique géométrique, rayonnement thermique). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : presque tout découle de trois outils : le théorème de Gauss gravitationnel, la conservation du moment cinétique (loi des aires) et celle de l'énergie mécanique (formule Em = −GMm/2a et relation vis-viva). Écrivez-les proprement une fois, puis réutilisez-les. La partie « moteur ionique » est un exercice classique d'électrostatique (conservation de l'énergie + équation de Poisson) ; la fin est de l'optique géométrique très guidée : ne négligez pas les applications numériques, faciles et rentables.
Partie 1 — Mouvement dans le champ gravitationnel d'une planète
- 1. La distribution est à symétrie sphérique : tout plan contenant OP et M est plan de symétrie, donc G(M) est porté par er ; l'invariance par toute rotation autour de OP impose que sa composante ne dépende que de r : G = G(r) er. Théorème de Gauss gravitationnel sur la sphère de rayon r : ∯ G·dS = −4πG Mint(r), soit G(r)·4πr2 = −4πG Mint, d'où G(M) = −G Mint(r)/r2 er.
- 2. Masse volumique uniforme : Mint = MP r3/RP3 pour r ≤ RP, MP sinon. G = −G MP r/RP3 er (r ≤ RP) et G = −G MP/r2 er (r ≥ RP).
- 3. F = m G(M) = −G MP m/r2 er.
- 4. F est constamment dirigée vers le point fixe OP : force centrale. Théorème du moment cinétique en OP : dL/dt = OPM × F = 0, donc L = m OPM × v est constant : le mouvement est plan, dans le plan passant par OP et perpendiculaire à L (plan contenant la position et la vitesse initiales), et il vérifie la loi des aires (r2 dθ/dt = C).
- 5. F = −dEp/dr er avec Ep = −G MP m/r (nulle à l'infini) : F = −grad Ep, force conservative.
- 6. Em = ½ m v2 − G MP m/r.
- 7. Le point s'échappe s'il peut atteindre l'infini avec v ≥ 0, soit Em ≥ 0 : vlib = √(2G MP/RP). (Pour Mercure : ≈ 4,3 km/s.)
- 8. Loi des aires r2θ' = C avec r = r0 constant : θ' = constante, donc v = r0θ' constante : mouvement uniforme (équivalent : la force étant radiale, l'accélération tangentielle dv/dt est nulle).
- 9. PFD selon −er : m v02/r0 = G MP m/r02, d'où v0 = √(G MP/r0). Avec T0 = 2πr0/v0 : T02/r03 = 4π2/(G MP) (troisième loi de Kepler).
- 10. Ec0 = G MP m/(2r0).
- 11. Ep0 = −2Ec0 et Em0 = −Ec0 < 0 : l'énergie mécanique négative traduit un état lié (le satellite ne peut pas s'éloigner à l'infini).
Partie 2 — Mission BepiColombo
1. Trajectoire elliptique
- 1.1. Schéma attendu : ellipse avec OP à un foyer ; péricentre PP (θ = 0, r minimal) et apocentre AP (θ = π) aux extrémités du grand axe ; 2a = rP + rA ; en PP et AP les vitesses vP et vA sont perpendiculaires au grand axe, de même sens de rotation, avec vP > vA.
- 1.2. Conservation du moment cinétique (vitesse orthogonale au rayon aux apsides) : rP vP = rA vA.
- 1.3. rP = p/(1 + e) (θ = 0) et rA = p/(1 − e) (θ = π) ; d'où a = p/(1 − e2).
- 1.4. Égalité ½mvP2 − GMm/rP = ½mvA2 − GMm/rA avec vA = vPrP/rA : ½vP2(rA2 − rP2)/rA2 = GM(rA − rP)/(rPrA), donc vP2 = GM rA/(a rP). En reportant : Em = (GMm/rP)(rA/2a − 1) = (GMm/rP)(−rP/2a), soit Em = −G m MP/(2a).
- 1.5. vP = √[(GMP/a)(1 + e)/(1 − e)] et vA = √[(GMP/a)(1 − e)/(1 + e)].
2. Voyage interplanétaire
- 2.1. Référentiel héliocentrique : origine au centre du Soleil, axes dirigés vers trois étoiles lointaines « fixes ». Il est galiléen avec une bonne approximation si la durée d'étude est très courte devant sa période de révolution autour du centre de la Galaxie (~2.108 ans) et si l'on néglige l'attraction des autres étoiles.
- 2.2. Schéma : deux cercles concentriques centrés sur le Soleil (Mercure rM, Terre rT) et une demi-ellipse de transfert, de foyer le Soleil, tangente extérieurement au cercle de Mercure en P (périhélie) et intérieurement au cercle terrestre en A (aphélie), parcourue de A vers P.
- 2.3. Em = ½mv2 − GMSm/r = −GMSm/(2a) donne v(r) = √[GMS(2/r − 1/a)].
- 2.4. Les impulsions de Hohmann sont tangentes : la variation de vitesse est colinéaire à la vitesse, ce qui modifie l'énergie au moindre coût (|Δv| minimal). Une orbite sécante impose des changements de direction de la vitesse aux croisements, donc des |Δv| plus grands et plus de carburant (en contrepartie d'un trajet plus court).
- 2.5. dH,P = rM = 46.106 km, dH,A = rT = 152.106 km ; aH = (rT + rM)/2 = 99.106 km ; eH = (rT − rM)/(rT + rM) ≈ 0,535.
- 2.6. Orbite circulaire : vT = √(GMS/rT). En A (r = rT) sur l'ellipse, vis-viva : vH,A = √[GMS(2/rT − 1/a)] = √(GMS/rT)·√[(2a − rT)/a] = √(GMS/rT)·√(rM/a) car 2a − rT = rM. D'où ΔvA = √(GMS/rT)(√(rM/a) − 1). De même en P : vH,P = √(GMS/rM)·√(rT/a) et ΔvP = √(GMS/rM)(1 − √(rT/a)). (Dans le scan, les indices sous les racines intérieures sont peu lisibles ; ce sont rM puis rT.) A.N. : vT ≈ 28,9 km/s, ΔvA ≈ −9,2 km/s ; vM ≈ 52,6 km/s, ΔvP ≈ −12,6 km/s : les deux impulsions sont des freinages.
- 2.7. Le transfert dure une demi-période de l'ellipse ; Kepler : ΔtA→P = π√(aH3/(GMS)) = π√[(9,9.1010)3/(6,7.10−11 × 1,9.1030)] ≈ 8,7.106 s, soit ≈ 100 jours.
- 2.8. Assistance gravitationnelle : survol rapproché d'une planète. Dans le référentiel de la planète, la sonde repart avec la même norme de vitesse mais une direction différente ; dans le référentiel héliocentrique, sa vitesse (donc son énergie) varie, par échange avec la planète. Intérêt : modifier la vitesse (ici freiner pour « tomber » vers le Soleil) sans consommer de carburant, au prix d'une croisière plus longue.
3. Moteur ionique
- 3.1. [Dm][u] = kg.s−1 × m.s−1 = kg.m.s−2 = N : homogène à une force.
- 3.2. Conservation de l'énergie de l'ion (u(0) = 0, V(0) = 0) : ½miui2 + qiV(x) = 0, donc ui(x) = √(−2qiV(x)/mi) ; en sortie ui(d) = √(2qiU0/mi).
- 3.3. Dm = ni(x) mi ui(x) S (indépendant de x en régime permanent).
- 3.4. Équation de Poisson ΔV + ρ/ε0 = 0 à une dimension, avec ρ = niqi (seuls les ions sont présents dans la chambre) : d2V/dx2 + niqi/ε0 = 0.
- 3.5. ni ≈ ε0U0/(qid2) et ui ≈ √(2qiU0/mi) : Dm = (ε0S U03/2/d2) √(2mi/qi).
- 3.6. F = Dmui : F = 2ε0S U02/d2 (indépendante de la nature de l'ion).
- 3.7. La puissance minimale est la puissance cinétique emportée par le jet : P = ½Dmui2 = ½F ui = (ε0SU02/d2)√(2qiU0/mi), soit Pem = (ε0S U05/2/d2) √(2qi/mi) (c'est aussi U0 × I avec I = Dmqi/mi).
- 3.8. À poussée donnée, Pem ∝ 1/√mi : il faut un ion lourd, ce qui écarte le sodium (léger). Le césium est lourd mais, comme le sodium, c'est un métal alcalin solide à température ambiante, très réactif et corrosif, qui se condense sur la sonde et les grilles. Le xénon est lourd (≈ 131 u), chimiquement inerte (gaz noble), gazeux et facile à stocker sous pression : il est plus sûr et plus simple à utiliser.
- 3.9. Si seuls des ions positifs étaient éjectés, la sonde se chargerait négativement ; elle rappellerait alors les ions (poussée annulée, retour des ions sur la structure). Neutraliser le jet évite cette accumulation de charge et préserve la poussée et les instruments.
4. Sonde MPO
- 4.1.1. Référentiel mercurocentrique : origine au centre de Mercure, axes parallèles à ceux du référentiel héliocentrique (dirigés vers trois étoiles fixes) ; il est en translation par rapport à celui-ci.
- 4.1.2. TMPO = 2π√(rMPO3/(GMM)) = 2π√[(3,4.106)3/(6,7.10−11 × 3,30.1023)] ≈ 8,4.103 s, soit ≈ 2,3 h.
- 4.1.3. Une orbite polaire survole toutes les latitudes, pôles compris ; combinée à la rotation de la planète, elle permet de cartographier toute la surface.
- 4.1.4. Le plan de l'orbite est fixe dans le référentiel mercurocentrique alors que Mercure tourne sur elle-même : à chaque révolution, la trace au sol est décalée en longitude.
- 4.2.1. Approximation de l'optique géométrique : les dimensions des obstacles et ouvertures sont grandes devant la longueur d'onde, la diffraction est négligée ; la lumière se propage en rayons indépendants, rectilignes dans un milieu homogène.
- 4.2.2. Conditions de Gauss : rayons paraxiaux (peu inclinés sur l'axe optique et proches de celui-ci). Conséquences : stigmatisme et aplanétisme approchés (un point donne une image ponctuelle, un petit objet plan perpendiculaire à l'axe donne une image plane perpendiculaire à l'axe).
- 4.2.3.1. Particularités : miroir primaire sphérique (facile à fabriquer) dont l'aberration sphérique est corrigée par la lame de Schmidt ; tube fermé par la lame (optique protégée) ; trajet replié, donc grande focale dans un encombrement réduit et champ large bien corrigé.
- 4.2.3.2. L'objet (à 950 km) est pratiquement à l'infini devant f' = 50 mm : le capteur se place dans le plan focal image de (L).
- 4.2.3.3. Schéma : les rayons issus de A et de B passent sans déviation par le centre optique O de la lentille et coupent le plan focal image en A' et B', extrémités de la ligne de pixels (image renversée de AB).
- 4.2.3.4. Grandissement f'/h : l = δ h/f' = 35.10−6 × 9,5.105/0,05 = 665 m ; L = Npδ h/f' = 120 × 665 m ≈ 79,8 km.
- 4.2.3.5. Le plus petit détail séparé correspond à un pixel : résolution ≈ 665 m (limite géométrique ; la diffraction n'est pas prise en compte, faute du diamètre de la pupille).
- 4.2.4.1. Loi de Wien (cW = 2,9.10−3 m.K) : λmax = 2,9.10−3/440 ≈ 6,6 μm. Le maximum d'émission est dans l'infrarouge thermique, mais il ne coïncide pas avec λ0 = 10 μm (qui correspondrait à T ≈ 290 K) : le détecteur observe le flanc du spectre, encore intense. Mercure, assimilée à un corps noir, suit bien la loi de Wien ; c'est λ0 qui n'est pas au maximum.
- 4.2.4.2. τ = l/v = 665/2,6.103 ≈ 0,26 s.
- 4.2.4.3. N = Φpx τ/(hc/λ0) = 510.10−12 × 0,256 × 10−5/(6,63.10−34 × 3.108), soit Nphoton ≈ 6,6.109 photons.
💡 À retenir pour le CNC MP (mécanique céleste et applications) : théorème de Gauss gravitationnel, forces centrales (moment cinétique, planéité, loi des aires), énergie potentielle effective, orbites circulaires et elliptiques (Em = −GMm/2a, vis-viva, rPvP = rAvA), troisième loi de Kepler, transfert de Hohmann, référentiels géocentrique/héliocentrique ; électrostatique (Poisson, accélération de particules chargées) ; optique géométrique (conditions de Gauss, plan focal, grandissement) ; rayonnement du corps noir (Wien, énergie d'un photon hc/λ). Données fournies : ne les mémorisez pas, mais sachez faire vite les calculs de puissances de dix.
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