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Modèle de concours : CNC 2003 Physique I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique I 📅 2003 👁️ 34 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2003), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique I
Année
2003
Pages
10
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) 2003 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 10 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère Chargé de l’Enseignement Ministère de l'Enseignement
Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d’Ingénieurs
Session 2003

ÉPREUVE DE PHYSIQUE I

Durée 4 heures

Concours MP

Cette épreuve comporte 9 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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Énoncé de l’épreuve CNC physique I MP session 2003

Autour d’exo-planètes

Depuis la découverte en 1995 par M. MAYOR et D. QUELOZ de la première exo-planète ou planète
extra-solaire, le nombre de celles-ci n’a cessé d’augmenter pour dépasser actuellement la centaine. Au
delà du rêve qu’apporterait la découverte d’une autre ” terre ”, la recherche d’exo-planète nécessite
la mise à contribution de différentes avancées scientifiques et technologiques. Elle permettra certai-
nement une évolution des idées actuelles sur la structure de l'Univers. Ce problème aborde quelques
aspects relatifs. aux propriétés orbitales d’un système composé d’une étoile et d’une planète, puis
les conditions de visibilité d’une exo-planète. 11 passe aussi en revue les méthodes indirectes de leur
détection avant d’aborder les techniques qui pourraient servir pour leur observation directe et qui
sont encore à l’étude.

Données utiles et notations

— constante de PLANCK : h = —6,63 10-45

— constante de BOLTZMAN : ‏وم‎ = 1,38 10-5J.K — 1
— célérité la lumière dans le vide : co = 3 108m.s7"

- constante de gravitation universelle : G = 6,67 107‘ kg7}.m*.s7?
— unité astronomique : 1 UA = 1,5 10

- année lumière : 1 AL = 9,5 0

- température de surface du Soleil : Te = 6 76

- rayon du Soleil : Re = 7,0 10$m

- rayon de la Terre : R7 = 6,4 0

— distance Terre - Soleil : TS = 4

- rayon de Jupiter : R, = 7,1 10/m

- la fonction sinus cardinal , sinc , est définie par sinc(x) = *2=

2
- valeurs approchées M; des premiers maxima de f(x) = sinc*(rx) ainsi que leurs abscisses 7; :

x; | O0 | 143 | 246 | 347 | 448 |

sinc?(xæ)

— valeurs approchées M; des premiers maxima de g(x) = 1-2

ainsi que leurs abscisses r; :

x; | 0 | 236 | 341 | 443 | 544

- cosûx = 2cos2x — 1

187 partie :
Quelques caractéristiques orbitales

La détection d’une exo-planète P en orbite autour d’une étoile E passe souvent par la mise
en évidence de la perturbation du mouvement de l'étoile due à la présence de la planète P.
Pour simplifier, on considère que le système {F, P} constitué de l’étoile E,de masse mx, et

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de la planète P, de masse mp, est isolé. Le problème est ainsi ramené à l’étude classique d’un
problème à deux corps.

On définit alors un mobile fictif F par GF = EP , © étant le centre d'inertie du système {F,P}
, et on lui affecte la masse réduite u = de {F, P} donnée par ‏بر‎ = 222.

On rappelle que, dans ce cas, les grandeurs cinétiques (énergie cinétique et moment cinétique)
du système {F, P} se confondent avec celles du mobile fictif F. D'autre part, tout se passe
comme si le mobile fictif F était soumis dans le référentiel barycentrique *R de {F, P} à une
force égale à celle exercée sur la planète P de la part de l’étoile E.

1.1 Quel est le nombre de planètes composant le système solaire ? Citer les noms de trois d’entre
elles.

1.2 En appliquant un théorème adéquat de la mécanique, montrer que le mouvement de F est plan
1.3 On suppose que, dans *R, la trajectoire du mobile fictif F est circulaire de rayon R.
1.3.1 Montrer que l’étoile E et la planète P ont elles aussi des trajectoires circulaires.

1.3.2 En appliquant le théorème de la résultante cinétique, exprimer le rayon R de la trajectoire de
F en fonction de G,mz , Mp et de la période T du mouvement circulaire.

1.3.3 En déduire les expressions des rayons GE et GP des trajectoires respectives de E et P.

1.4 On considère toujours le cas des trajectoires circulaires.

1.4.1 Etablir la relation entre le module vz de la vitesse de l’étoile et le module vp de la vitesse de
la planète par rapport au référentiel *R.

1.4.2 Exprimer ces deux vitesses en fonction de G ,mz , Mp ainsi que la période T du mouvement.
Que deviennent ces expressions lorsque l’on tient compte du fait que mp ‹ mg?

1.4.3 Application numérique : l'étoile HD19994 possède une planète © beaucoup moins massive
en orbite circulaire de rayon EP = 1,3 UA qu’elle parcourt en 454,2 jours. Quelle est la masse
de l’étoile HD19994 ?

1.5 En réalité les mesures ne sont sensibles qu’à la composante V;/(t) de la la vitesse de l'étoile EF
parallèlement à l’axe de visée. Soit 0 l’angle entre la normale au plan de la trajectoire de E et
l’axe de visée (figure 1).

AXC dE visée …

Fig 1 : Axe de visée

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1.5.1 Exprimer la vitesse #=(t) de ‏علتماة!ا‎ E sur sa trajectoire circulaire à l’instant t en fonction
de vz , t et T et en déduire V;;(t) ; l’origine des temps sera choisie à un moment où ÿz est
colinéaire avec Ü,.

1.5.2 Exprimer la masse mp de la planète en fonction de la valeur maximale ‏ىم ا‎ de V;/(t), de la
période T, de 0, © et mr.

1.5.3 Commenter cette expression en discutant notamment des meilleures conditions de visée pour
pouvoir détecter des planètes de masse relativement faible.

2ème partie :
Visibilité de la planète

L’un des problèmes majeurs rencontrés lors de la détection des exo-planètes est lié à leur visibi-
lité. En effet, l’exo-planète est toujours très peu lumineuse devant son étoile. On se propose dans
cette partie d'aborder ce problème dans le but de déterminer le domaine spectral adéquat pour
une meilleure détection. Les températures ‏م71‎ de l’étoile et ‏م7‎ de la planète seront supposées
uniformes. On considère que l’étoile E se comporte comme un corps noir de température Tr.
On se limitera aussi à des mouvements circulaires. Les rayonnements seront en plus supposés
isotropes.
2.1 Caractéristiques générales

Considérons un corps noir en équilibre thermodynamique à la température T. La puissance
rayonnée par unité de surface et par unité de longueur d’onde, ou flux hémisphérique spectral,
est donnée par la loi de PLANCK :

dp _ 2xhG 1 0)
0 5 ep 6
10 ‏كد‎ exp sl

2.1.1 Représenter graphiquement l’allure de ‏ب‎ en fonction de À pour une température T fixée.
2.1.2 Montrer que la longueur d’onde A, correspondant au maximum du flux est donnée par la loi
de déplacement de WIEN :

5

où y est la solution numérique d’une équation que l’on précisera. Par la suite on prendra
2.1.3 Calculer numériquement la longueur d’onde ‏ول‎ correspondant au maximum du spectre solaire.
À quelle radiation correspond-elle ? Ceci est-il en accord avec l’observation quotidienne ?

2.1.4 Exprimer le flux hémisphérique surfacique total émis par le corps noir et montrer qu’il obéit
à la loi de STEFAN, Donner l’expression de la constante ‏ه‎ de STEFAN. On donne :

o ‏قي‎ 74
o expx—l 15

2.2 Température d’équilibre de la planète

L’exo-planète © de rayon Rp est supposée en orbite circulaire de rayon EP autour de l’étoile
E. On suppose que la température ‏م7‎ de la planète est uniforme en tout point de sa surface.

2.2.1 Exprimer le flux de rayonnement ®p reçu par la planète en fonction du flux radiatif ®z émis
par l’étoile ainsi que de Rp et EP.

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2.2.2 Exprimer de même les flux réfléchi ®, et absorbé ®, par la planète en fonction du flux ‏وي‎
‎émis par l’étoile ainsi que l’albédo À de la planète défini comme étant la fraction réfléchie du
rayonnement stellaire ® 5.

2.2.3 Exprimer le flux ® émis par la planète supposée à l’équilibre thermodynamique en fonction
de sa température Tp et de son rayon Rp. On supposera pour cela que la planète se comporte
comme un corps noir de température Tp.

2.2.4 Quelle relation simple existe-t-il entre © et ®, à l’équilibre ? En déduire que la température
de la planète est reliée à la température 75 de l’étoile par la relation :

2.2.5 Application numérique

2.2.5.1 Déterminer la température moyenne de la Terre prévue par ce modèle et commenter la valeur
ainsi obtenue. La valeur communément admise pour l’albédo terrestre est À = 0,34.

2.2.5.2 Déterminer la température de la planète HD19994b qui orbite autour de l’étoile HD19994
sachant que EP = 1,3 UA et que cette étoile a des caractéristiques proches de celles du Soleil.
On prendra pour valeur de l’albédo À = 0,5. Commenter.

2.2.5.3 Calculer numériquement la longueur d’onde ‏ما‎ correspondant au maximum du spectre de
la planète HD19994b. Commenter.

2.3 Condition photométrique d’observation

Un observateur terrestre pointe un télescope en direction du couple {F, P}. On se propose à
présent de déterminer le domaine spectral qui favorise l’observation de l’exo-planète.

2.3.1 Exprimer le rapport o des puissances émises par la planète et par l’étoile en fonction de la
longueur d'onde À, des longueurs d’onde ‏ورا‎ et Ap correspondant respectivement au maximum
de l’émission de E et de P ainsi que du rapport des rayons de P et E.

2.3.2 Représenter graphiquement o(XÀ) et déterminer la limite ‏رم‎ de o(À) pour les grandes longueurs
d’onde en fonction de Rz, Rp, Tr et Tp. Calculer numériquement og pour un couple du type
{Soleil, Terre} et commenter.

2.3.3 Quel est, du point de vue photométrique, le domaine favorable à l’observation de la planète

3ème partie :
Détection par la méthode indirecte des transits

La recherche d’exo-planètes autour d’étoiles autres que le Soleil peut se faire grâce à des ‏عم‎
‎sures photométriques précises. Le principe repose sur la possibilité de mettre en évidence l’af-
faiblissement de luminosité observée lors du passage de la planète à détecter entre l’étoile et
l’observateur. Pour cela, il faut pouvoir réaliser des mesures de haute précision du flux lumineux
comme ce sera le cas sur le satellite COROT dont le lancement est prévu pour 2005-2006.

3.1 La figure 2 représente la variation relative Æ du flux total détecté au cours du temps lors
du passage d’une planète devant son étoile parente. Commenter cette figure en indiquant les
positions de la planète correspondant aux différents domaines du graphique. On représentera

ces différentes positions relatives du couple {étoile,planète} dans le plan de la trajectoire.

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› temps

Fig 2 : Effet de l’occultation de l’étoile par le passage d’une planète.

3.2 On note ®z le flux hémisphérique total émis par l’étoile de rayon Rz et ®p celui émis par la
planète de rayon Rp.

3.2.1 Exprimer la variation de flux = (figure 2) en fonction de Rz et Rp. On supposera pour
simplifier que l’axe de visée est perpendiculaire à la normale au plan de la trajectoire de la
planète.

3.2.2 Calculer 2 pour une planète du type Jovienne (comparable à Jupiter) ainsi que pour une
planète du type tellurique (comparable à la Terre) en orbite autour d’une étoile du même type
que le Soleil. Commenter.

3.2.3 L’exo-planète OGLE-TR-56b annoncée le 30 janvier 2003 a été détectée par la méthode des
transits. La variation relative de flux enregistrée est de 1/1000°. En déduire le rapport des
rayons de la planète et de son étoile parente.

1576 partie :
Observation directe

4.1 Coronographe de Lyot

Dans cette partie du problème, on s’intéresse à l'observation d’un système {Æ, P} à l’aide d’un
télescope au sol ou dans l’espace. Le télescope en question est un télescope du type CASSE-
GRAIN constitué d’un miroir primaire parabolique de diamètre D et d’un miroir secondaire
hyperbolique. Nous admettrons dans toute la suite qu’un tel système de miroirs est formel-
lement équivalent à une seule lentille mince convergente L, de grande dimension munie d’un
diaphragme circulaire D de même diamètre D que le miroir primaire et de distance focale image
fa- La figure 3 montre la lentille L, ainsi que la lentille La qui schématise l’oculaire. Ces lentilles
sont disposées de sorte que le système {Ly, La } soit afocal. Le foyer image F, de ‏را‎ sera appelé
foyer du télescope et le plan de front passant par 71 est le plan focal du télescope. Pour les
applications numériques, on prendra D = 15 m.

Pour simplifier les calculs, on considère un modèle unidimensionnel de la pupille d’entrée du
télescope. Dans le cadre de ce modèle, le diaphragme circulaire D de diamètre D est remplacé
par une fente F de largeur D selon l'axe Ox et allongée selon Oy (figure 3).

Ce modèle, malgré sa simplicité, permettra de rendre compte des propriétés fondamentales du
On s’intéresse plus particulièrement au couple composé de l’étoile HD19994 et de sa planète
HD19994b. Pour ce couple, la distance entre l’étoile E et la planète P est EP = 1,3 UA ; il se

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trouve à une distance ‏عل‎ la Terre TE = 72 AL. On supposera que le plan de la trajectoire est
perpendiculaire à l’axe de visée.

Un filtre très sélectif permet de sélectionner une longueur d’onde de travail À dans le domaine
de l’infrarouge pour laquelle le rapport des intensités I} de la planète et IF de l’étoile vaut
5108

On prendra pour les applications numériques À = 1,5 um.

Fig 3 : Système de lentilles minces convergentes équivalent
au télescope muni de son oculaire.

4.1.1 Citer le nom d’un télescope installé dans l’espace.

4.1.2 Dans le cadre de l’approximation de l'optique géométrique, représenter l’image du système
{E,P} dans le plan focal du télescope lorsque l’axe du télescope est dirigé vers l’étoile E.

4.1.3 Énoncer clairement le principe de HUYGHENS-FRESNEL.

4.1.4 Le télescope est tout d’abord éclairé par une onde plane monochromatique provenant d’une
source unique éloignée située dans la direction faisant un angle ‏مه‎ avec l’axe principal du
télescope dans le plan y = 0.

4.1.4.1 Calculer la répartition de l'intensité lumineuse I(x) dans le plan focal du télescope.

4.1.4.2 Représenter graphiquement l’allure de I(x) en précisant les abscisses des points où l'intensité
est nulle ainsi que la largeur de la tache centrale de diffraction.

4.1.5 L’axe principal du télescope est maintenant dirigé dans la direction de l’étoile HD19994 au-
tour de laquelle orbite la planète HD19994b. Le problème central de l’observation directe est
d’atténuer considérablement la tache centrale de diffraction de l’étoile pour ne pas éblouir
l’image géométrique de la planète et permettre ainsi son observation.

4.1.5.1 Exprimer l’intensité résultante dans le plan focal du télescope.

4.1.5.2 Montrer que l’on peut disposer un cache opaque de largeur adéquate ‏و4‎ dans le plan focal
du télescope pour arrêter la lumière du lobe central ainsi que celle,des deux lobes latéraux (un
de chaque coté) sans affecter la tache centrale de la planète. Exprimer € en fonction de À, D

4.1.5.3 Montrer que le pic central de la figure de diffraction de la planète reste noyé dans la lumière
provenant de l'étoile. On pourra s’aider des données numériques du début de l'énoncé.

4.2 Étude d’une pupille apodisée
L’étude précédente montre que même si on occulte la tache centrale de diffraction de l’étoile,
la lumière en provenance de la planète reste noyée dans celles des maxima secondaires. Pour
tenter de résoudre cette difficulté, certains chercheurs proposent de faire appel à la technique
d’apodisation.

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Cette technique consiste à utiliser une pupille diffractante dont la transmittance pupillaire t
ou coefficient complexe de transmission en amplitude, n’est pas uniforme. On s'intéresse par la
suite à une transmittance en cos? telle que, dans le plan de la fente F on a :

cos*(72) pour || ›

0 ailleurs

2
2

4.2.1 Calculer la répartition d'intensité I(x) dans le plan focal du télescope lorsque celui-ci est éclairé
par une onde plane monochromatique de longueur d’onde À provenant d’une source lointaine
dans la direction faisant un angle ao avec l’axe principal du télescope dans le plan zOx.

4.2.2 Représenter graphiquement l'allure de I(x) et déterminer les abscisses des points où l'intensité
est nulle.

4.2.3 Quelle est la largeur de la tache centrale de diffraction ? Commenter en dégageant les effets
du masque (4) sur la figure de diffraction.

4.2.4 On s'intéresse au couple constitue de l’étoile HD19994 et de sa planète HD19994b. Le télescope
est ainsi orienté dans la direction de HD19994. On suppose dans cette question qu’un cache
opaque de largeur € calculée à la question 4.1.5.2. est interposé dans le plan focal du télescope.

4.2.4.1 Montrer que le cache opaque permet cette fois d'arrêter la lumière de la tache centrale de
diffraction de l’étoile.

4.2.4.2 Calculer le rapport de l'intensité du maximum central provenant de la planète à celle du
premier maximum non caché provenant de l’étoile. Comparer au cas sans apodisation.

4.2.4.3 L'utilisation du cache opaque et du masque d’apodisation (4) permet-elle d'isoler la lumière
provenant de la planète ?

4.2.4.4 Comment peut-on accentuer l'effet de l’apodisation ?

4.3 Apodisation à l’aide de l’interféromètre de Michelson
Dans l'impossibilité de pouvoir disposer de masque d’apodisation d'aussi grande dimension.
que les pupilles d'entrée des grands télescopes, certains chercheurs ont proposé un montage
interférométrique pour réaliser l’apodisation. Le montage que l’on se propose d'étudier est
construit autour d’un interféromètre de MICHELSON. La figure 4 représente le banc d'essai
en laboratoire d’un tel montage.

Fig 4 : Banc d’essai d’un montage interférométrique d’apodisation.

La fente F schématise la pupille d’entrée du télescope et la lentille convergente L; représente
la lentille équivalente aux miroirs du télescope. La lentille convergente ‏ونا‎ permet d’éclairer

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l’interféromètre en lumière parallèle et forme l’image de la pupille d’entrée du télescope sur le
miroir de l’interféromètre. La lentille ‏ونا‎ permet de conjuguer le miroir et l’écran d’observation

4.3.1 L'interféromètre de MICHELSON est constitué ‏عل‎

— un miroir plan M, mobile en translation le long de l’axe Oz et en rotation autour des axes
O,x et O1y;

— un miroir plan Ms mobile en rotation autour des axes Ogx et 0:

— une lame séparatrice S en verre d'épaisseur uniforme rendue semi-réfléchissante ; elle transmet
50% du flux incident et en réfléchit 50% :

— une lame compensatrice C en verre de même épaisseur que la lame séparatrice.

Un réglage préliminaire permet de rendre la lame compensatrice C parallèle à la lame séparatrice

5. Dès lors on peut considérer un modèle idéal d’interféromètre de MICHELSON dans lequel la

lame séparatrice est remplacée par une séparatrice S, d'épaisseur nulle (figure 4), fournissant

deux ondes de même intensité et n’introduisant pas de déphasage, supplémentaire entre les deux

ondes qui interfèrent.

4.3.1.1 Par quel procédé technologique, parvient-on augmenter le pouvoir de réflexion d’une lame
de verre pour la rendre semi-réfléchissante ?

4.3.1.2 Quel est le rôle de la lame compensatrice C ?

4.3.1.3 Comment parvient-on dans la pratique à disposer la lame compensatrice C parallèlement à
la lame séparatrice S ?

4.3.1.4 Décrire un protocole expérimental permettant d'approcher au mieux ” le contact optique ” :
M, et M» perpendiculaires entre eux et à égale distance de la séparatrice ‏.وى‎

4.3.2 À partir du réglage précèdent (contact optique), on fait tourner le miroir M, d’un angle +
positif autour de l’axe O,r et le miroir M, du même angle +$ positif autour de l'axe 02
Dans la pratique ‏نه‎ est très petit ‏ه)‎ ‹ 1).

4.3.2.1 Montrer à l’aide d’un schéma, que le dispositif interférentiel ainsi obtenu est équivalent à un
coin d'air symétrique dont on déterminera l’angle. Par la suite on s’intéressera aux interférences
localisées au voisinage du coin d'air.

4.3.2.2 Montrer que l’éclairement résultant peut se mettre sous la forme :
1 = I cos? 8z (5)

et donner l’expression de 8 en fonction de à et À.
4.3.2.3 En déduire une expression possible de l’amplitude réelle de l’onde lumineuse correspondante.

4.3.2.4 En déduire que tout se passe comme si l’image de la fente F donnée par L, et ‏ري‎ sur M,
avait une transmission non uniforme décrite par le coefficient de transmission en amplitude t
donné par :

t(z) = cos 27 (6)

4.3.2.5 Quelle valeur particulière ‏مه‎ faut-il donner à l’angle ‏ه‎ pour que t(z) s’annule pour la première
fois aux bords du faisceau de largeur D’ éclairant le miroir M3 ? On exprimera ap en fonction
de À, D et des distances focales images f,, de L, et f,, de La.

4.3.2.6 Où se trouve l’image géométrique du foyer du télescope donnée par le système composé de
l’interféromètre ‏عل‎ MICHELSON et de la lentille Ls ?

4.3.3 Les questions suivantes demandent des réponses qualitatives sans aucun calcul.

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4.3.3.1 Dans la réalité, la pupille d’entrée du télescope est circulaire. Il est donc nécessaire de
procéder à une apodisation à deux dimensions. Comment doit-on modifier le montage in-
terférométrique précédent pour pouvoir réaliser une telle apodisation ?

4.3.3.2 Comment faut-il procéder pour réaliser une apodisation à l’aide d’une transmittance en cos”,

en cosŸ ?

fin de l’énoncé

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) 2003, filière MP, commun aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (CPGE). Il dure 4 heures, l'énoncé fait 9 pages et la calculatrice est interdite. C'est un problème intitulé « Autour d'exo-planètes », en quatre parties : problème à deux corps et méthode des vitesses radiales, rayonnement du corps noir et température d'équilibre d'une planète, méthode des transits, puis observation directe (diffraction de Fraunhofer, coronographe, apodisation, interféromètre de Michelson). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les quatre parties sont indépendantes. La 3e (transits) est très courte et rapporte vite des points. La 4e repose sur une seule variable réduite, X = D(x − fi1α0)/(λ fi1), et sur les deux tableaux de maxima donnés en début d'énoncé : utilisez-les pour toutes les comparaisons d'intensités. Petite coquille dans les données : h vaut bien +6,63·10−34 J·s (le signe « − » est une faute de frappe).

1re partie : quelques caractéristiques orbitales

  • 1.1. Le système solaire compte 8 planètes selon la définition de l'UAI de 2006 : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. En 2003, date du sujet, on en comptait 9, avec Pluton. La réponse attendue à l'époque était donc 9.
  • 1.2. Le système est isolé, donc R* est galiléen. La force subie par F, F = −G mEmP GF/GF3, est centrale de centre G. Par le théorème du moment cinétique en G, L = GF × μv est constant, donc le mouvement de F est plan (plan passant par G et orthogonal à L).
  • 1.3.1. Comme mEGE + mPGP = 0 et EP = GF, on a GE = −(mP/M) GF et GP = (mE/M) GF, avec M = mE + mP. E et P se déduisent de F par des homothéties de centre G. Leurs trajectoires sont donc des cercles de centre G, parcourus à la même vitesse angulaire, avec E et P toujours diamétralement opposés.
  • 1.3.2. μ ω2R = G mEmP/R2 avec ω = 2π/T, d'où R = (G(mE + mP) T2/(4π2))1/3 (3e loi de Kepler).
  • 1.3.3. GE = mPR/(mE + mP) et GP = mER/(mE + mP).
  • 1.4.1. Même ω, donc vE/vP = GE/GP : mEvE = mPvP (quantité de mouvement totale nulle dans R*).
  • 1.4.2. vE = 2π GE/T, d'où vE = mP (2πG/(T(mE+mP)2))1/3 et vP = mE (2πG/(T(mE+mP)2))1/3. Si mP ≪ mE : vE ≈ mP(2πG/(T mE2))1/3 et vP ≈ (2πG mE/T)1/3.
  • 1.4.3. Avec mP ≪ mE, R ≈ EP et mE = 4π2EP3/(G T2). Données : EP = 1,95·1011 m et T = 454,2 × 86 400 ≈ 3,92·107 s. On trouve mE ≈ 2,9·1030 kg, soit environ 1,4 masse solaire.

1.5. Vitesse radiale

  • 1.5.1. Mouvement circulaire uniforme dans le plan (ux, uy) : vE(t) = vE[cos(2πt/T) ux + sin(2πt/T) uy]. D'après la figure 1, l'axe de visée est dans le plan (ux, uz) et fait l'angle θ avec uz : uv = sin θ ux + cos θ uz. D'où V//(t) = vE sin θ cos(2πt/T).
  • 1.5.2. V//max = vE sin θ, donc mP = (V//max/sin θ)(T mE2/(2πG))1/3.
  • 1.5.3. La mesure ne donne que mP sin θ, c'est-à-dire une masse minimale. La meilleure visée est θ = π/2 : la ligne de visée est dans le plan de l'orbite (vue par la tranche) et V//max est maximal. Pour θ = 0 (orbite vue de face), aucun signal. Comme vE ∝ mP T−1/3 mE−2/3, les planètes massives, proches de leur étoile (T court) et autour d'étoiles peu massives sont favorisées. Une planète de faible masse exige une très grande précision spectroscopique (effet Doppler). Ordre de grandeur : Jupiter imprime au Soleil environ 12 m/s.

2e partie : visibilité de la planète

2.1. Corps noir

  • 2.1.1. dφ/dλ est nul en λ = 0 (coupure exponentielle), passe par un maximum en λm, puis décroît en 1/λ4 (régime de Rayleigh-Jeans). La courbe est dissymétrique, avec une montée raide et une queue étalée vers les grandes longueurs d'onde.
  • 2.1.2. On pose x = hc0/(λkBT), de sorte que dφ/dλ ∝ x5/(ex − 1). La dérivée s'annule pour x = 5(1 − e−x), de solution xm ≈ 4,965. Donc λmT = hc0/(kBxm), soit γ = 1/xm ≈ 0,201. Numériquement, kW ≈ 2,9·103 µm·K, arrondi à 3000 µm·K.
  • 2.1.3. λ⊙ = 3000/6000 = 0,5 µm, soit du visible (vert-jaune). C'est cohérent avec l'observation : le Soleil éclaire surtout dans le visible, domaine auquel l'œil est adapté. Le spectre est large, d'où la lumière « blanche ».
  • 2.1.4. Avec le changement de variable x : φ = 2πkB4T4/(h3c02) ∫x3/(ex−1)dx = σT4, avec σ = 2π5kB4/(15h3c02) ≈ 5,6·10−8 W·m−2·K−4 (loi de Stefan).

2.2. Température d'équilibre

  • 2.2.1. ΦE se répartit sur la sphère de rayon EP, et la planète intercepte la section πRP2 : ΦP = ΦERP2/(4EP2).
  • 2.2.2. Φr = AΦERP2/(4EP2) et Φa = (1 − A)ΦERP2/(4EP2).
  • 2.2.3. Φe = 4πRP2σTP4.
  • 2.2.4. À l'équilibre, Φe = Φa. Avec ΦE = 4πRE2σTE4 : TP4 = (1 − A)TE4RE2/(4EP2), d'où TP = TE(1 − A)1/4(RE/(2EP))1/2.
  • 2.2.5.1. Terre : T = 6000 × 0,661/4 × (7·108/3·1011)1/2 ≈ 6000 × 0,90 × 0,048, soit T ≈ 261 K ≈ −12 °C. La valeur réelle moyenne est d'environ 288 K (15 °C). L'écart vient principalement de l'effet de serre de l'atmosphère, absent du modèle.
  • 2.2.5.2. HD19994b : TP = 6000 × 0,51/4 × (7·108/3,9·1011)1/2, soit TP ≈ 214 K ≈ −59 °C. La planète est plus froide que la Terre : elle est plus éloignée de son étoile et son albédo est plus fort. Le modèle ignore l'atmosphère et la chaleur interne, non négligeables pour une planète géante.
  • 2.2.5.3. λP = 3000/214 ≈ 14 µm : la planète émet dans l'infrarouge thermique, loin du pic stellaire (0,5 µm).

2.3. Condition photométrique

  • 2.3.1. Puissance spectrale émise = 4πR2 dφ/dλ, et hc0/(kBT) = λm/γ. D'où ϱ(λ) = (RP/RE)2 [exp(λE/(γλ)) − 1]/[exp(λP/(γλ)) − 1] (seule l'émission thermique est comptée ; la lumière réfléchie est négligée).
  • 2.3.2. ϱ → 0 très vite quand λ → 0, puis croît de façon monotone vers un plateau. Aux grandes longueurs d'onde, eu − 1 ≈ u donne ϱℓ = (RP/RE)2 λP/λE = (RP/RE)2 TE/TP. Pour {Soleil, Terre} : (6,4·106/7·108)2 × 6000/261 ≈ 8,4·10−5 × 23, soit ϱℓ ≈ 2·10−3. Même dans le cas le plus favorable, la planète est environ 500 fois moins lumineuse que l'étoile. Dans le visible, son émission thermique est totalement négligeable (facteur de l'ordre de e−110).
  • 2.3.3. Il faut observer dans l'infrarouge lointain (thermique), pour λ au-delà de λP ≈ 10 µm, là où ϱ approche ϱℓ.

3e partie : méthode des transits

  • 3.1. Lecture de la figure 2 : d'abord un palier à 0, où la planète n'est pas devant le disque stellaire (à côté ou derrière l'étoile). Vient ensuite une descente, l'entrée de la planète sur le disque (entre le 1er et le 2e contact). Le palier bas ΔΦ/ΦE correspond à la planète entièrement projetée sur le disque de l'étoile. La remontée est la sortie (3e et 4e contacts), puis le flux revient à 0. Pour le schéma dans le plan de l'orbite, placez l'observateur très loin dans ce plan et la planète successivement avant, pendant et après son passage entre l'étoile et l'observateur.
  • 3.2.1. Le disque stellaire est supposé uniformément brillant et l'émission propre de la planète est négligée. La fraction masquée est le rapport des aires apparentes : ΔΦ/ΦE = −(RP/RE)2.
  • 3.2.2. Planète type Jupiter : (7,1·107/7·108)2 ≈ 1·10−2 (1 %). Planète type Terre : (6,4·106/7·108)2 ≈ 8·10−5. Une géante est détectable depuis le sol. Une planète tellurique exige une photométrie spatiale de très haute précision (d'où COROT). Il faut en outre que l'orbite soit vue presque par la tranche.
  • 3.2.3. RP/RE = √(10−3), soit RP/RE ≈ 0,032 (≈ 1/32).

4e partie : observation directe

4.1. Coronographe de Lyot

  • 4.1.1. Par exemple le télescope spatial Hubble.
  • 4.1.2. En optique géométrique, chaque astre ponctuel à l'infini donne un point du plan focal. L'étoile a pour image F1. La planète a pour image un point à la distance fi1αP de F1, avec αP = EP/TE.
  • 4.1.3. Principe de Huygens-Fresnel : chaque élément de surface dS d'une surface d'onde (ici la pupille) atteint par la lumière se comporte comme une source secondaire. Celle-ci émet une ondelette sphérique d'amplitude proportionnelle à dS et à l'amplitude incidente (multipliée par la transmittance), avec la phase de l'onde incidente en ce point. Ces sources secondaires sont cohérentes entre elles et leurs ondelettes interfèrent.
  • 4.1.4.1. On est en diffraction de Fraunhofer, observée dans le plan focal de L1. Pour la direction α ≈ x/fi1 : A(x) ∝ ∫−D/2D/2 exp(2iπX'(α − α0)/λ) dX'. D'où I(x) = I0 sinc2(πD(x − fi1α0)/(λfi1)), soit I = I0 f(X) avec X = D(x − fi1α0)/(λfi1).
  • 4.1.4.2. Le maximum principal est en x = fi1α0 (image géométrique). Les zéros sont en x = fi1α0 + nλfi1/D (n entier non nul). La tache centrale a pour largeur 2λfi1/D. Les maxima secondaires sont en X ≈ ±1,43, ±2,46… avec des intensités relatives de 4,7·10−2, 1,6·10−2…
  • 4.1.5.1. L'étoile et la planète sont des sources incohérentes, donc les intensités s'ajoutent : I(x) = I0E sinc2(πDx/(λfi1)) + I0P sinc2(πD(x − fi1αP)/(λfi1)). Numériquement : αP = 1,95·1011/(72 × 9,5·1015) ≈ 2,85·10−7 rad et λ/D = 10−7 rad. Le pic de la planète est donc en XP ≈ 2,85.
  • 4.1.5.2. Le lobe central de l'étoile (|X| ≤ 1) et ses deux premiers lobes latéraux (1 ≤ |X| ≤ 2) sont arrêtés par un cache couvrant |X| ≤ 2, soit ℓ0 = 4λfi1/D. Le pic central de la planète (XP ≈ 2,85 > 2) n'est pas masqué. Seul le bord intérieur de son lobe central (1,85 < X < 2), qui porte très peu d'énergie, est légèrement rogné.
  • 4.1.5.3. Intensité de l'étoile en X = 2,85 : I0E sin2(2,85π)/(2,85π)2 ≈ 2,5·10−3 I0E. Les maxima voisins valent 1,6·10−2 et 8,3·10−3. En comparaison, I0P = 5·10−6 I0E. Le pic de la planète est environ 500 fois plus faible que la lumière stellaire au même endroit : il reste noyé.

4.2. Pupille apodisée (t = cos2(πx/D))

  • 4.2.1. On écrit cos2 = (1 + cos(2πx/D))/2, ce qui donne trois sinc décalés : A ∝ (D/2)[sinc(πX) + ½sinc(π(X−1)) + ½sinc(π(X+1))] = (D/2) sinc(πX)/(1 − X2). D'où I(x) = I'0 sinc2(πX)/(1 − X2)2 = I'0 g(X), avec X = D(x − fi1α0)/(λfi1) et I'0 = I0/4 (la pupille transmet en moyenne une amplitude ½).
  • 4.2.2. En X = ±1, la limite est finie (g = 1/4) : ce ne sont pas des zéros. Les zéros sont en X = ±2, ±3, ±4…, soit x = fi1α0 ± nλfi1/D avec n ≥ 2. Les maxima secondaires (tableau) valent 7,1·10−4, 7,1·10−5…
  • 4.2.3. La tache centrale a pour largeur 4λfi1/D, deux fois plus large que sans apodisation : on perd en résolution. En revanche, les « pieds » de la figure sont fortement réduits. Le premier maximum secondaire passe de 4,7·10−2 à 7,1·10−4 (environ 70 fois moins), et la décroissance se fait en 1/X6 au lieu de 1/X2. On perd aussi de la lumière transmise.
  • 4.2.4.1. Le cache de largeur ℓ0 = 4λfi1/D couvre |X| ≤ 2, c'est-à-dire exactement la tache centrale apodisée de l'étoile.
  • 4.2.4.2. Les deux astres sont apodisés de la même façon. Le premier maximum non caché de l'étoile est en X = 2,36, avec 7,1·10−4 I'0E. Rapport : 5·10−6/7,1·10−4, soit ≈ 7·10−3. Sans apodisation (premier maximum non caché en X = 2,46) : 5·10−6/1,6·10−2 ≈ 3·10−4. Gain d'un facteur ≈ 20. À la position même de la planète (X = 2,85), g ≈ 5·10−5, donc le rapport planète/étoile passe d'environ 2·10−3 à environ 0,1.
  • 4.2.4.3. Non : la planète reste environ 10 fois moins brillante que la lumière stellaire résiduelle à sa position, et environ 140 fois moins que le premier lobe non caché. Le contraste est très amélioré mais la planète n'est pas encore isolée.
  • 4.2.4.4. Plusieurs leviers : une transmittance plus « douce » aux bords (cosN avec N plus grand, les lobes décroissant plus vite), un plus grand diamètre D (la planète se retrouve à un X plus grand, où les lobes sont plus faibles), ou un cache adapté à la nouvelle tache centrale.

4.3. Apodisation par interféromètre de Michelson

  • 4.3.1.1. Par dépôt d'une couche mince : métallisation sous vide (aluminium, argent) ou empilement de couches diélectriques.
  • 4.3.1.2. La compensatrice fait traverser à chacun des deux faisceaux la même épaisseur de verre. On supprime ainsi la différence de marche due à la séparatrice, y compris sa dépendance en λ (dispersion) et en incidence. C'est indispensable en lumière blanche, et c'est ce qui justifie le modèle de séparatrice d'épaisseur nulle.
  • 4.3.1.3. On agit sur les vis de rotation de C en observant, par exemple, les taches réfléchies d'un faisceau laser (ou les images d'un objet lointain) par les deux lames. Le parallélisme est atteint quand ces images se superposent (plus de dédoublement).
  • 4.3.1.4. Protocole type :
    1. Réglage grossier au laser : on superpose les taches renvoyées par M1 et M2.
    2. Avec une source étendue (lampe à vapeur de sodium) éclairant en lumière convergente, on observe à l'infini des anneaux d'égale inclinaison. On règle les inclinaisons jusqu'à ce que les anneaux soient centrés et ne « défilent » pas quand l'œil se déplace : on a alors une lame d'air à faces parallèles.
    3. On translate M1 dans le sens où les anneaux rentrent vers le centre et s'élargissent : l'épaisseur diminue. Au contact optique, le champ est uniformément éclairé (teinte plate).
    4. On finit en lumière blanche : la teinte plate blanche confirme la différence de marche nulle.
  • 4.3.2.1. Chaque miroir tourné de α/2 équivaut, après l'image M'2 de M2 par Sp, à deux plans inclinés de ±α/2 de part et d'autre de la position de contact optique. On obtient un coin d'air symétrique d'angle α, dont l'arête est parallèle à Ox et passe par le centre du champ.
  • 4.3.2.2. Au voisinage du coin, en incidence quasi normale, l'épaisseur vaut e = αz et la différence de marche δ = 2αz. Deux ondes de même intensité donnent I = 2I1(1 + cos(2πδ/λ)) = I0 cos2(2παz/λ), d'où β = 2πα/λ.
  • 4.3.2.3. Grâce à la symétrie du coin, les deux ondes ont des phases opposées ±βz, et leur somme est réelle : a(z) = a0 cos(βz) (au signe près).
  • 4.3.2.4. Tout se passe comme si l'image de la pupille sur M2 était multipliée par la transmittance en amplitude t(z) = cos βz. C'est une pupille apodisée « en amplitude », obtenue sans masque matériel.
  • 4.3.2.5. {L1, L2} est afocal, donc l'image de la pupille a pour largeur D' = D fi2/fi1. Le premier zéro aux bords z = ±D'/2 impose βD'/2 = π/2, d'où α0 = λ fi1/(2 D fi2).
  • 4.3.2.6. F1 est au foyer objet de L2, donc la lumière est parallèle dans l'interféromètre. L3 la refocalise : l'image géométrique du foyer du télescope est dans le plan focal image de L3, en F3. Plus précisément, les deux bras donnent deux images très voisines, symétriques par rapport à F3, décalées de ±αfi3 car chaque miroir dévie son faisceau de α. Ce dédoublement est très petit puisque α est petit.
  • 4.3.3.1. Pour une pupille circulaire, il faut une modulation dans les deux directions. On peut par exemple mettre en série deux étages interférométriques à coins d'air orthogonaux, l'un selon x et l'autre selon z. La transmittance est alors cos(βx)·cos(βz), approximation séparable d'une apodisation 2D. Ce n'est qu'une des solutions possibles, à justifier qualitativement.
  • 4.3.3.2. Un étage donne cos ; pour obtenir cos2 il faut deux étages identiques en cascade (chacun réimageant la pupille sur le miroir suivant), et pour cosN, N étages. Chaque étage coûte de la lumière : la moitié du flux repart vers l'entrée à chaque Michelson.

💡 À retenir pour le CNC : les résultats clés de ce sujet sont R3 = G(mE+mP)T2/4π2, mEvE = mPvP, V//max = vE sin θ, mHD19994 ≈ 1,4 M⊙, x = 5(1 − e−x), σ = 2π5kB4/(15h3c2), TP = TE(1−A)1/4(RE/2EP)1/2 (261 K et 214 K), ϱℓ = (RP/RE)2TE/TP, ΔΦ/Φ = (RP/RE)2, ℓ0 = 4λf/D, zéros en X = n ≥ 2 pour la pupille en cos2, β = 2πα/λ, α0 = λf1/(2Df2). À réviser : problème à deux corps et masse réduite, lois de Planck, Wien et Stefan, bilans radiatifs avec albédo, diffraction de Fraunhofer par une fente et par une pupille à transmittance variable (transformée de Fourier), réglage complet du Michelson (compensatrice, contact optique, coin d'air). Les questions de réglage expérimental (4.3.1) sont faciles à gagner si vous connaissez le protocole de TP.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (10 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2003. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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