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Modèle de concours : CNC 2021 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2021 👁️ 35 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2021), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2021
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2021 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National Commun
Epreuve de Mathématiques I
Session 2021 - Filière MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP.
L’usage de tout matériel électronique, y compris La calculatrice, est interdit

Durée : 4 heures

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. n convient en particulier
de rappeler avec précision les références des questions abordées.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énonce, il le signale sur sa copie
et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Le sujet de cette épreuve est composé d’un exercice et d’un problème indépendants entre eux.

Exercice
(Noté 4 points sur 20 )

0 six › 0

2
ناما قن

Soit n un entier naturel, on considère la fonction f, définie sur R par fa(x) = ;
x'e six›

1. Vérifier que pour tout entier naturel n, fn(x) ‏مح‎ ( = ) lorsque 2 tend vers +oo.

+00
2. Montrer que pour tout entier naturel n , | fn(x)dx est une intégrale convergente.
0

3. Par la suite. on pose pour tout entier naturel n.

In = 1 fn(x)dx et an admet que Ip = J e” dz=
0 0

a) Culculer ٠

b) En utilisant une intégration par parties, montrer que pour tout entier naturel n,

n+1
‏دبرا‎ — 9 In
c) Montrer que pour tout entier naturel k, ‏جروا‎ = 2

d) Montrer que pour tout entier naturel ‏جمدل ,ع‎ = RFF] JT.

Problème

Pour tout entier naturel non nul n, on pose H, = › — et U, = H, — 1n(n),
k=1l

Partie 1
Développement asymptotique de la suite (H,),›1

1

1. a) Montrer que (u, — u vs —.
) 1 n n+1 ) sie 5

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— صفحة 2 —
b) En déduire que ‏نا‎ (u, — Un+1) est une série convergente.
n›1

c) Justifier que la suite (un),›, converge. On note 7 ta limite.

بر ربج

m , n—l
d) Montrer que pour tout entier n tel que n › 2, ›, ï ‹lnn‹ 5

k=2 k=1
e) En déduire que 0 › 7 1.

2. On pose pour tout entier naturel non nul n, Up = Un — 7

23 sx (1 n
a) Vérifier que y =1+ › — —ln 01

n=2
= k 1
b) En déduire que v, = » (us ( ki ) — ‏ل‎ :
k=n+1
› Con ‏ا‎ dafd
c onclure que H, = In(n + 79)
3. On pose pour tout entier naturel non nul n; ‏وت‎ =Un ‏و‎ 7
a) Donner un équivalent simple de wn+1 — Wn.-
1 1 2 1 1
b) Vérifier que ‏تم‎ n+1} ‏ميب‎ 73 Puis que › ne FE

1 1 1
c) Conclure que H, = In(n) +44 à 1 +o ( ‏م‎

4. Pour tout entier naturel non nul n, on note mp = min {k € N° | Hp › n} et on pose En = Æ +o ( + ) ;
a) Justifier l’existence de m,.
b) Etablir que exp (n — y — Em, ) É Mn ‹1+exp(n—Y—Emn-1)
c) En déduire un équivalent de m,.
7712-1

d) Conclure que lim ‏مح حل‎
n›+o Mn

Partie 2

Étude de deux exemples de séries de fonctions
+0 1
1. On considère la fonction réelle Ç définie sur ]1,+oo[ par €(x) = —›

2. Pour tout entier naturel non nul n, on définit sur ]1, +oo| les fonctions réelles ‏وري‎ et ‏ول‎ par ‏ب‎

1 n+1 1 1
Pn 0 ) 12 1 + 86 ‏ولب‎ ( 7 ) nt (n + 1 ‏ا‎

a) Montrer que pour tout entier naturel non nul n, et pour tout réel ‏ع‎ de ]0, +oo[.

b) Montrer que la série 5; ‏وص‎ converge simplement sur ]0,+oo|.

n›1
+00
On note ainsi, pour tout x de ]0,+oo[, ‏(عاص‎ = › Pn(x).

c) Montrer que la fonction ‏مي‎ est continue sur ]0, +00].

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— صفحة 3 —
1

d) On considère la fonction K définie sur [1, +oo[ par K(x) = ‏(ج)ي‎ +

i) Montrer que pour tout rel x de ]1,+co[, K(x) = p(x).

ii) En déduire que la fonction K admet une limite finie quand x tend vers 1 à droite.

iii) En déduire que Ç(x) + jau voisinage de 1 à droite.

3. Pour tout entier naturel non nul n, on considère la fonction f, définie sur ]0, +oo[ par.

a) Montrer que la série de fonctions ‏رج‎ fu converge simplement sur ]0, +oo|.
n›1l

On définit ainsi, la fonction f sur ]0,+oo[ par f ‏ب‎ fn(x).
b) La convergence de la série ‏زج‎ fa est-elle uniforme sur ]0,+oo[? Justifier votre réponse.
n›1
c) Montrer que pour tout réel strictement positif a, la série ‏زنج‎ f;, converge uniformément sur [a, +oo|,
n›1
où f;, désigne la dérivée de la fonction fn.

d) Montrer que f est de classe C!sur ]0, +oo[ et que pour tout réel x de ]0, +oo|[

+oe 7
‏دوم‎ Sr

4. a) Montrer que pour tout entier naturel non nul n et pour tout réel x de ]1, +oo|,

2n 1 n , n

1 1
ne k° 8 2m Fe › @k = 1)=

b) Montrer que pour tout entier naturel non nul n et pour tout reel x de ]1, +oo|,

2n n

1 1

c) En déduire que pour tout rel x de ]1, +oc[, f(x) = (2*-° — 1) Ç(æ)
5. a) Déterminer le développement limite a l’ordre 2 de (2! ‏1ب‎ ) . lorsque x tend vers 1 à droite.

b) En déduire le dis + limité à l’ordre 1 de f(x), lorsque x tend vers 1 à droite.
n +o Inn
c) Déterminer les valeurs de $ Le. et H (+1)! —.
n=l n n=l n

Partie 3

Calcul d’une intégrale

On se propose de calculer ‏ع( 10 -) متصع11166‎

On pose pour tout entier naturel non nul n et pour

7 1 ‏#حلة‎
‎Faux | In(u) ( —— ) du et. In = Inn
0 n

1. Montrer que pour tous entiers naturels non nuls n et k,

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2. En déduire que pour tout entier naturel non nuls n et tout entier naturel k,

k+1 n
‏لز‎ tnk 4-17 RD)

3. On pose pour tout entier naturel non nul n et pour tout entier naturel ‏مل بع‎ = ) + 1)L x -

a) Déterminer pour tous entiers naturels non nuls n et k, une relation entre Jn,r et Jn,k—1-

b) En déduire pour tout entier naturel non nul n, I, en fonction de n et un.

4. a) Montrer que pour tout entier naturel non nul n et pour tout réel u dans [0,n],

b) Montrer que lim j (=Inu) 0 ‏ع‎ ) du = | (= Inu)e “du.
‏من جص‎ 0 n 0

c) En déduire la valeur de | (= Inu)e-“du.
0

Partie 4
Application a la loi de Gumbel

Soit ‏و‎ la fonction définie sur R par g(t) = exp (++ — e7*).

1. a) Montre que l'intégrale / g(t)dt converge et donner sa valeur, (on pourra utiliser ha fonction
b) Justifier que g est une densité d’une variable aléatoire qu’on notera X. La loi suivie pat X est appelée
loi de Gumbel.

c) Déterminer Fx la fonction de répartition de X.

2. Montrer que la variable aléatoire X admet une espérance E(X)et déterminer sa valeur.
3. Soit n un entier supérieur ou égal a 2. On considère les variables aléatoires X,, ‏ول‎ ....X, indépendantes
et identiquement distribuées de loi exponentielle de paramètre 1. On rappelle qu’une variable aléatoire X

suit la loi exponentielle de paramètre

À, (À › 0) si elle admet pour densité la fonction 0 définie par 0(x) = 1 CA
Xe7d=  six›0

On pose M, = max (X,,X2,..., Xp), Gn = M, — In(n). On note F,,,la fonction de répartition de la
variable aléatoire M, et Fa, celle de la variable aléatoire Gn

a) Déterminer Fx,la fonction de répartition de X,.

b) Déterminer la fonction ‏تاه يرط‎ en déduire la fonction ٠
4. Montrer que la suite (M, — Inn), converge en loi vers X.

FIN DE L’ÉPREUVE

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2021, filière MP, commun aux écoles d'ingénieurs marocaines recrutant après les classes préparatoires (CPGE). Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Le sujet comporte un exercice (4 points sur 20) sur les intégrales de Gauss In = ∫0+∞ xne−x2 dx, et un problème en quatre parties autour de la constante d'Euler γ : développement asymptotique de Hn, fonctions ζ et zêta alternée, calcul de ∫0+∞(−ln u)e−udu = γ, puis loi de Gumbel. C'est une épreuve de type problème. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : tout le problème tourne autour d'un seul objet, γ = lim (Hn − ln n). Chaque partie réutilise la précédente : la Partie 2 retrouve γ comme φ(1), la Partie 3 l'exprime sous forme d'intégrale, la Partie 4 l'identifie à l'espérance de la loi de Gumbel. Traitez la Partie 1 soigneusement (sommation des équivalents pour les restes de séries à termes positifs), elle sert partout. Trois petites coquilles d'énoncé sont signalées plus bas : il faut les mentionner sur la copie, comme le demande le préambule.

Exercice : intégrales de Gauss

fn(x) = 0 si x ≤ 0 et fn(x) = xne−x2 si x > 0.

1. fn(x) = o(1/x2) en +∞

x2fn(x) = xn+2e−x2 → 0 par croissances comparées (l'exponentielle l'emporte sur toute puissance). Donc fn(x) = o(1/x2).

2. Convergence de ∫0+∞ fn

x ↦ xne−x2 est continue sur [0, +∞[ (pour n = 0 elle se prolonge par 1 en 0), donc aucun problème en 0. En +∞, fn ≥ 0 et fn(x) = o(1/x2) avec ∫1+∞ dx/x2 convergente (Riemann, α = 2 > 1). Par comparaison, l'intégrale converge.

3.a) I1

I1 = ∫0+∞ x e−x2 dx = [−e−x2/2]0+∞ = 1/2.

3.b) Relation de récurrence

On écrit xn+2e−x2 = xn+1 · x e−x2 et on intègre par parties sur [0, A] avec u = xn+1, v = −e−x2/2 :
∫0A xn+2e−x2dx = [−xn+1e−x2/2]0A + ((n+1)/2) ∫0A xne−x2dx.
Le crochet vaut 0 en 0 (n+1 ≥ 1) et tend vers 0 quand A → +∞. D'où In+2 = ((n+1)/2) In.

3.c) I2k+1 = k!/2

Récurrence sur k : I1 = 1/2 = 0!/2. Si I2k+1 = k!/2, alors I2k+3 = ((2k+2)/2) I2k+1 = (k+1)·k!/2 = (k+1)!/2.

3.d) Indices pairs

Coquille d'énoncé : la formule demandée concerne I2k (et non I2k+1, déjà calculé en c). On montre I2k = (2k)! √π / (22k+1 k!).
Pour k = 0 : I0 = √π/2 ✓. Hérédité : I2k+2 = ((2k+1)/2) I2k = (2k+1)! √π / (22k+2 k!). On multiplie numérateur et dénominateur par 2k+2 = 2(k+1) : I2k+2 = (2k+2)! √π / (22k+3 (k+1)!), c'est la formule au rang k+1.

Problème, Partie 1 : développement asymptotique de Hn

Hn = Σk=1n 1/k et un = Hn − ln n.

1.a) un − un+1 ~ 1/(2n2)

un − un+1 = ln(1 + 1/n) − 1/(n+1). Or ln(1+1/n) = 1/n − 1/(2n2) + O(1/n3) et 1/(n+1) = 1/n − 1/n2 + O(1/n3). Donc un − un+1 = 1/(2n2) + O(1/n3), soit un − un+1 ~ 1/(2n2).

1.b) et 1.c) Convergence de (un)

Les termes sont positifs à partir d'un certain rang et équivalents à 1/(2n2), terme d'une série de Riemann convergente : Σ(un − un+1) converge. Comme Σk=1n−1(uk − uk+1) = u1 − un (télescopage), la suite (un) converge ; on note γ sa limite.

1.d) Encadrement de ln n

t ↦ 1/t est décroissante, donc pour k ≥ 2 : 1/k ≤ ∫k−1k dt/t ≤ 1/(k−1). En sommant pour k = 2, …, n (Chasles) : Σk=2n 1/k ≤ ln n ≤ Σk=1n−1 1/k.

1.e) 0 ≤ γ ≤ 1

L'inégalité de gauche donne Hn − 1 ≤ ln n, soit un ≤ 1. Celle de droite donne ln n ≤ Hn − 1/n, soit un ≥ 1/n ≥ 0. Par passage à la limite : 0 ≤ γ ≤ 1.

2.a) Expression de γ

u1 = 1 et, pour k ≥ 2, uk − uk−1 = 1/k − ln(k/(k−1)). Donc un = 1 + Σk=2n(1/k − ln(k/(k−1))). Quand n → +∞ : γ = 1 + Σn≥2(1/n − ln(n/(n−1))) (la série converge puisque (un) converge).

2.b) Reste vn

vn = un − γ = −Σk=n+1+∞(1/k − ln(k/(k−1))), c'est-à-dire vn = Σk≥n+1(ln(k/(k−1)) − 1/k).

2.c) Hn = ln n + γ + 1/(2n) + o(1/n)

ak = ln(k/(k−1)) − 1/k = −ln(1 − 1/k) − 1/k = 1/(2k2) + O(1/k3) ~ 1/(2k2) > 0. Pour des séries à termes positifs convergentes, les restes de termes équivalents sont équivalents : vn ~ Σk>n 1/(2k2). Par comparaison série/intégrale, Σk>n 1/k2 ~ 1/n (encadrement 1/(n+1) ≤ Σk>n1/k2 ≤ 1/n). Donc vn ~ 1/(2n), et Hn = ln n + γ + 1/(2n) + o(1/n).

3.a) Équivalent de wn+1 − wn

wn = un − γ − 1/(2n). On a un+1 − un = 1/(n+1) − ln(1 + 1/n) = −1/(2n2) + 2/(3n3) + O(1/n4) et 1/(2n) − 1/(2(n+1)) = 1/(2n(n+1)) = 1/(2n2) − 1/(2n3) + O(1/n4). En additionnant : wn+1 − wn = (2/3 − 1/2)/n3 + O(1/n4), donc wn+1 − wn ~ 1/(6n3).

3.b) Deux équivalents

1/n2 − 1/(n+1)2 = (2n+1)/(n2(n+1)2) ~ 2/n3. Ainsi 1/k3 ~ ½(1/k2 − 1/(k+1)2), termes positifs de séries convergentes : les restes sont équivalents, et le reste de droite est télescopique : Σk≥n 1/k3 ~ ½ · 1/n2 = 1/(2n2).

3.c) Développement à l'ordre 2

wn → 0, donc wn = −Σk≥n(wk+1 − wk). Les termes sont positifs à partir d'un rang et ~ 1/(6k3), donc wn ~ −(1/6)·1/(2n2) = −1/(12n2). D'où Hn = ln n + γ + 1/(2n) − 1/(12n2) + o(1/n2).

4. Étude de mn = min{k ∈ ℕ* | Hk ≥ n}

On écrit Hk = ln k + γ + εk avec εk = 1/(2k) + o(1/k) → 0.

  • a) Hk ≥ ln k (car uk ≥ 0) donc Hk → +∞ : l'ensemble {k | Hk ≥ n} est une partie non vide de ℕ*, elle admet un plus petit élément. mn existe.
  • b) Hmn ≥ n s'écrit ln mn + γ + εmn ≥ n, soit mn ≥ exp(n − γ − εmn). Pour n ≥ 2, H1 = 1 < n donc mn ≥ 2 et, par minimalité, Hmn−1 < n : ln(mn − 1) < n − γ − εmn−1, soit mn < 1 + exp(n − γ − εmn−1). (Précision : il faut n ≥ 2 pour que εmn−1 ait un sens.)
  • c) Hmn ≥ n → +∞ impose mn → +∞, donc εmn et εmn−1 → 0. En divisant l'encadrement par en−γ : e−εmn ≤ mneγ−n < eγ−n + e−εmn−1, les deux bornes tendent vers 1. mn ~ en−γ.
  • d) mn+1/mn ~ en+1−γ/en−γ = e, donc lim mn+1/mn = e.

Partie 2 : deux séries de fonctions

ζ(x) = Σn≥1 1/nx sur ]1, +∞[ ; φn(x) = 1/nx − ∫nn+1 dt/tx et ψn(x) = 1/nx − 1/(n+1)x. (L'énoncé définit φn, ψn sur ]1, +∞[ mais les étudie sur ]0, +∞[ : les formules ont un sens pour tout x > 0, on travaille donc sur ]0, +∞[.)

2.a) 0 ≤ φn(x) ≤ ψn(x)

Pour x > 0, t ↦ t−x est décroissante sur [n, n+1] : 1/(n+1)x ≤ ∫nn+1 dt/tx ≤ 1/nx. En retranchant de 1/nx : 0 ≤ φn(x) ≤ ψn(x).

2.b) Convergence simple

Σψn(x) est télescopique : Σn=1N ψn(x) = 1 − 1/(N+1)x → 1. Par comparaison de séries à termes positifs, Σφn(x) converge pour tout x > 0.

2.c) Continuité de φ

Chaque φn est continue (pour x ≠ 1, ∫nn+1t−xdt = (n1−x − (n+1)1−x)/(x−1), et pour x = 1 c'est ln(1+1/n), avec raccord continu ; ou théorème de continuité des intégrales à paramètre sur un segment). Soit a > 0 ; pour x ≥ a, le reste vérifie 0 ≤ Σk>N φk(x) ≤ Σk>N ψk(x) = 1/(N+1)x ≤ 1/(N+1)a → 0. La convergence est uniforme sur tout [a, +∞[, donc φ est continue sur ]0, +∞[.

2.d) K(x) = ζ(x) + 1/(1−x)

  • i) Pour x > 1 : Σn=1N φn(x) = Σn=1N 1/nx − ∫1N+1 dt/tx = Σn=1N 1/nx − (1 − (N+1)1−x)/(x−1). Quand N → +∞ : φ(x) = ζ(x) − 1/(x−1), soit K(x) = φ(x).
  • ii) φ est continue en 1, donc K(x) → φ(1) quand x → 1+. De plus φ(1) = Σ(1/n − ln((n+1)/n)) = lim (HN − ln(N+1)) = γ. La limite est finie et vaut γ.
  • iii) ζ(x) = 1/(x−1) + K(x) = 1/(x−1) + γ + o(1), donc (x−1)ζ(x) → 1 : ζ(x) ~ 1/(x−1) en 1+.

3. La série alternée fn(x) = (−1)n/nx

  • a) Pour x > 0, (1/nx) décroît vers 0 : critère spécial des séries alternées, Σfn converge simplement sur ]0, +∞[.
  • b) Non. Si la convergence était uniforme, fn = Sn − Sn−1 tendrait uniformément vers 0. Or supx>0 |fn(x)| = 1 (limite de n−x quand x → 0+), qui ne tend pas vers 0.
  • c) fn'(x) = (−1)n−1 ln n / nx. Soit a > 0 et x ≥ a. La fonction t ↦ ln t / tx est décroissante sur [e1/x, +∞[ ⊃ [e1/a, +∞[. Pour n ≥ N0 = ⌈e1/a⌉, la série est alternée à termes décroissant vers 0, et le CSSA donne |Rn(x)| ≤ ln(n+1)/(n+1)x ≤ ln(n+1)/(n+1)a → 0, borne indépendante de x. Σfn' converge uniformément sur [a, +∞[.
  • d) Les fn sont C1, Σfn converge simplement et Σfn' converge uniformément sur tout [a, +∞[ : par le théorème de dérivation terme à terme, f est C1 sur ]0, +∞[ et f'(x) = Σn≥1(−1)n−1 ln n / nx.

4. Lien entre f et ζ

  • a) On sépare les indices pairs k = 2j et impairs k = 2j−1 (j = 1, …, n) : Σk=12n 1/kx = Σj=1n 1/(2j)x + Σj=1n 1/(2j−1)x = 2−xΣj=1n 1/jx + Σj=1n 1/(2j−1)x.
  • b) Même découpage : les pairs ont le signe +, les impairs le signe −, d'où Σk=12n(−1)k/kx = 2−xΣj=1n1/jx − Σj=1n1/(2j−1)x.
  • c) Notons Sn(x) = Σk=1n1/kx. Par a), la somme des impairs vaut S2n − 2−xSn, donc b) devient Σk=12n(−1)k/kx = 21−xSn(x) − S2n(x). Pour x > 1, n → +∞ (la suite extraite des sommes partielles paires converge vers f(x)) : f(x) = (21−x − 1) ζ(x).

5. Valeurs de deux séries

  • a) Avec h = x − 1 → 0+ : 21−x − 1 = e−h ln 2 − 1 = −(ln 2)h + ((ln 2)2/2)h2 + o(h2).
  • b) D'après 2.d), ζ(x) = 1/h + γ + o(1). Produit : f(x) = (−(ln 2)h + ((ln 2)2/2)h2 + o(h2))(1/h + γ + o(1)), soit f(x) = −ln 2 + ((ln 2)2/2 − γ ln 2)(x − 1) + o(x − 1).
  • c) f est continue en 1 : Σ(−1)n/n = f(1) = limx→1+ f(x) = −ln 2. f est dérivable en 1, et par unicité du développement limité (à droite), f'(1) est le coefficient de (x−1) : Σn≥1(−1)n−1 ln n / n = (ln 2)2/2 − γ ln 2 = ln 2 (ln 2 / 2 − γ).

Partie 3 : calcul de ∫0+∞(−ln u)e−udu

In,k = ∫0n ln(u)(1 − u/n)k du (convergente en 0 car ln est intégrable en 0) et In = In,n.

1. Première relation

(1 − u/n)k = (1 − u/n)k−1 − (u/n)(1 − u/n)k−1. En multipliant par ln u et en intégrant : In,k = In,k−1 + ∫0n(−1/n) u ln u (1 − u/n)k−1du.

2. Relation de récurrence (pour k ≥ 1)

Intégration par parties avec U = u ln u (U' = ln u + 1) et V = −(n/k)(1 − u/n)k (V' = (1 − u/n)k−1). Le crochet est nul : en n, (1 − u/n)k = 0 ; en 0, u ln u → 0. Donc
∫0n u ln u (1 − u/n)k−1du = (n/k)∫0n(ln u + 1)(1 − u/n)kdu = (n/k)(In,k + n/(k+1)),
car ∫0n(1 − u/n)kdu = n/(k+1). En reportant dans 1 : In,k = In,k−1 − In,k/k − n/(k(k+1)), soit ((k+1)/k) In,k = In,k−1 − n/(k(k+1)). (L'énoncé écrit « tout entier naturel k » : il faut k ≥ 1.)

3. Calcul de In

  • a) En multipliant par k : (k+1)In,k = k In,k−1 − n/(k+1), soit Jn,k = Jn,k−1 − n/(k+1).
  • b) Jn,0 = In,0 = ∫0n ln u du = n ln n − n. En sommant : Jn,n = n ln n − n − n Σk=1n 1/(k+1) = n ln n − n − n(Hn+1 − 1) = n(ln n − Hn+1). Comme Hn+1 = Hn + 1/(n+1), ln n − Hn+1 = −un − 1/(n+1). D'où In = Jn,n/(n+1) = −(n/(n+1))(un + 1/(n+1)).

4. Passage à la limite

  • a) Pour u ∈ [0, n[, ln(1 − u/n) ≤ −u/n (concavité : ln(1+t) ≤ t), donc (1 − u/n)n = exp(n ln(1 − u/n)) ≤ e−u ; pour u = n, 0 ≤ e−n. (1 − u/n)n ≤ e−u.
  • b) Convergence dominée : hn(u) = (−ln u)(1 − u/n)n·1[0,n](u) converge simplement vers (−ln u)e−u sur ]0, +∞[ (car n ln(1 − u/n) → −u), et |hn(u)| ≤ |ln u| e−u, intégrable sur ]0, +∞[ (intégrable en 0 comme ln, et o(1/u2) en +∞). Donc lim ∫0n(−ln u)(1 − u/n)ndu = ∫0+∞(−ln u)e−udu.
  • c) Le membre de gauche vaut −In = (n/(n+1))(un + 1/(n+1)) → γ. Donc ∫0+∞(−ln u)e−udu = γ (autrement dit Γ'(1) = −γ).

Partie 4 : loi de Gumbel

g(t) = exp(−t − e−t) sur ℝ.

1. g est une densité

  • a) G(t) = exp(−e−t) a pour dérivée G'(t) = e−texp(−e−t) = g(t). Or G(t) → 0 en −∞ (e−t → +∞) et G(t) → 1 en +∞. Donc ∫−∞+∞ g(t)dt converge et vaut 1.
  • b) g est continue, positive, d'intégrale 1 sur ℝ : c'est une densité de probabilité.
  • c) FX(x) = ∫−∞x g = exp(−e−x) pour tout réel x.

2. Espérance

Changement de variable C1 bijectif u = e−t (t = −ln u, dt = −du/u) : t g(t)dt devient (−ln u)·u e−u·du/u, et t : −∞ → +∞ correspond à u : +∞ → 0. Donc ∫−∞+∞ |t| g(t)dt = ∫0+∞|ln u| e−udu < +∞ (Partie 3), X admet une espérance, et E(X) = ∫0+∞(−ln u)e−udu = γ.

3. Maximum de lois exponentielles

  • a) FX1(x) = 0 si x < 0 et 1 − e−x si x ≥ 0.
  • b) Par indépendance, P(Mn ≤ x) = P(X1 ≤ x, …, Xn ≤ x) = Π P(Xi ≤ x) : FMn(x) = (1 − e−x)n si x ≥ 0, 0 sinon. Puis FGn(x) = P(Mn ≤ x + ln n) : FGn(x) = (1 − e−x/n)n si x ≥ −ln n, 0 sinon.

4. Convergence en loi

Fixons x réel. Pour n assez grand, x ≥ −ln n, et FGn(x) = exp(n ln(1 − e−x/n)) → exp(−e−x) = FX(x), car n ln(1 − c/n) → −c. La convergence a lieu en tout réel (FX est continue partout), donc (Mn − ln n) converge en loi vers X, de loi de Gumbel.

💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP (Maths I) : intégrales généralisées (comparaison, intégration par parties avec crochet à justifier), intégrales de Gauss et de Wallis ; sommation des relations de comparaison (restes et sommes partielles de séries à termes positifs équivalents), comparaison série/intégrale, développement asymptotique de Hn jusqu'à l'ordre 1/n2 ; critère spécial des séries alternées et majoration du reste ; convergence uniforme sur [a, +∞[ et théorème de dérivation terme à terme ; fonction ζ au voisinage de 1 et zêta alternée ; convergence dominée ; fonctions de répartition, maximum de variables indépendantes et convergence en loi. Coquilles de l'énoncé à signaler sur la copie : Exercice 3.d concerne I2k ; Partie 1, 4.b suppose n ≥ 2 ; Partie 3, question 2 suppose k ≥ 1.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2021. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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