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Modèle de concours : CNC 2012 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2012 👁️ 32 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2012), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2012
Pages
6
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2012 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 6 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique
et de la Formation des Cadres

Présidence du Concours National Commun
Ecole Nationale Supérieure de l’Informatique et d’Analyse des Systèmes

ENSIAS

CONCOURS NATIONAL COMMUN
d'admission dans les Etablissements de Formation d'Ingénieurs

et Établissements Assimilés

Session 2012

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Filière MP

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 5 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

page de garde

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2012 - MP

L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 5 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. 11 convient en particulier

de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

Fonctions de Bessel et équation de Kepler +

Le sujet est composé de quatre parties ; il traite quelques propriétés des fonctions de BESSEL et
propose l'étude d’une équation implicite dite de KEPLER. Ces propriétés font appel à des résultats
sur la fonction 1 et notamment à la formule (1) due à EULER et partiellement démontrée dans la
seconde partie du sujet.

Les deux premières parties du sujet sont indépendantes entre elles ; la troisième partie traite des
fonctions de BESSEL et utilise des résultats des deux parties qui la précédent. La quatrième partie,
consacrée à l'étude de l'équation de KEPLER, est indépendante des trois autres à l'exception du
résultat établi à la fin de la troisième partie et concernant l'expression intégrale de J,, fonction de
BESSEL d'indicen € N.

1° partie
Une fonction définie par une intégrale

Soit À un réel vérifiant 22 › —1.

1.1. Montrer que, pour tout réel x, la fonction 9 — ‏عن‎ 059 sin? 0 est intégrable sur l'intervalle

Dans la suite, on pose

7 0
f(x) = | ess sin” 9 d0, + 61
0

2

1.2. Montrer que, pour tout réel x, f(x) = 2 1 ‏)عم‎ cos 6) sin” 8 d ; en particulier la fonction
0

fa est à valeurs réelles.

1.3. Montrer que la fonction fa est de classe C® sur R et donner, pour tout entier naturel p et
tout réel x, une expression de je (x) sous forme intégrale.

1.4. Une équation différentielle
14.1. Montrer que f{ = four — fà-
1.4.2. À l'aide d'une intégration par partie, montrer que -« ‏(ع) جيم‎ = (24 +1) f\(z), ER
1.4.3. En déduire que la fonction f, est solution sur R de l’équation différentielle

Épreuve de Mathématiques I 17/5 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2012 - MP

2ème partie
Une formule d’Euler

+050
On rappelle que la fonction 1 d’Euler est définie, pour tout z › 0, par l'(x) := j 2-1-7
0

2.1. ‏م501‎ un réel strictement positif.
2.1.1. Montrer que 1)6 +1) = pl'(p).
2.1.2. Calculer l'(n) pour tout entier naturel non nul n.

2.1.3. Justifier que l'(p) › 0.

+00 5 ‏ان‎
‎2.1.4. Montrerque T(p)=2 1 ‏2071و‎ 3 ds.
0

2.2. Soient p et ‏و‎ deux réels tels que ‏و62 0 › 1 — م2‎ — 1 › 0. Pour tout réel a › 0, on pose
On définit de même les intégrales I,(a) et I,+g(a).
2.2.1. Justifier que, pour tout réel a › 0,
I,(a)I(a) = Hs ‏لان ا‎ eg dxdy.

2.2.2. Montrer que, pour tout réel a › 0,

D(a) 0

voft

2.2.3. En déduire que ‏(و)1)0(1‎ = 2T(p + ‏(و‎ | cos”! ‏و‎ sin*-! ‏و‎ d@. On pourra encadrer
0

l'intégrale double, sur le carré ]0, ‏زه‎ de la fonction (x,y) — 1°P-1y29-! ‏رتح‎ par ses intégrales
doubles sur D(a) et D(ay2) puis opérer un passage à la limite.

Dans la suite, on admet que pour tout couple (p, q) de réels strictement positifs,

0

2.3. Calculer l'(5) et montrer que, pour tout entier naturel n, 1)0 + }) = a a On pourra
utiliser le résultat de la question 2.1.1.
3ème partie
Fonctions de BESSEL

Pour tout réel À › —}, on note ‏رآ‎ la fonction de BESSEL d'ordre À, définie sur ]0, +œ[ par
1 z\À
Terre ls 2(. x › 0,
fa étant la fonction définie au début de la première partie ; J, est donc une fonction de classe C®
Dans toute la suite de cette partie, À désigne un réel strictement supérieur à — ; ;

Épreuve de Mathématiques I 2/5 —

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Concours National Commun - Session 2012 - MP

3.1. Montrer que J:(z) = y? ‏عل‎ ; 2 › 0, et en déduire un équivalent de J1 en 0

2

3.2. Montrer que, pour tout x › 0, Ja41(x) = —J, (x) — J} (2).
7

3.3. OnposeH = 14, [1 étant un élément de CX (10. —x{.P), montrer que, pour tout neN

1

3.4. Montrer que la fonction J, est solution de l'équation différentielle

3.5.  Enutilisant le développement en série entières de la fonction cosinus, montrer ue

3.6. Déterminer la limite de la fonction f en 07 puis en déduire que J,(z) n rom (8) 8
‏الي‎

3.7. Une autre expression intégrale de J,, n EN

n+ 70

T - 0 5
3.7.1. Montrer que, pour tout (n,m) € N°, 3 ) ‏قتع 19042و - لو‎ de = )-1(7 ( -

‎3.7.2. Soitx › 0. Justifier que, pour tout réel a, e‘=55e - 777 ( 45 ‏عنو)‎ — e‘*)* puis en
k=0
déduire que
1

T 0 0 0
‏ماد تدع 1 = = (عام7‎ 9-80 de, neN.

3.7.3. Montrer que, pour tout n € Net tout réel x, J, (x) = : | ‏ا‎ cos(n0 — x sin 0) 0.
0

4ème partie
Application à l'étude de l'équation de KEPLER

En mécanique céleste, les lois de KEPLER montrent que les trajectoires des planètes sont des
ellipses dont le soleil occupe l'un des foyers ; ces trajectoires sont décrites selon la loi des aires
pr? ‏ب‎ = C (constante des aires) où r et 0 sont des coordonnées polaires d’origine S (soleil) et t est le
temps.

On montre que, par un choix convenable de l'origine et de l'unité de temps, la loi des aires est
équivalente à l'équation

vu=t+esiny, (2)

dite de KEPLER, où v représente l’anomalie excentrique, paramètre angulaire commode pour définir
la position d’une planète dans son orbite elliptique, t représente une variable proportionnelle au
temps et e est l’excentricité de l’ellipse (voir figure de la dernière page).

L'objet de cette dernière partie du sujet est d'étudier l'équation (2) et de fournir des expressions de v en
fonction de € et de t à l'aide de deux méthodes différentes dont la deuxième est due à BESSEL qui introduisit
dans ce but les fonctions qui portent son nom.

Épreuve de Mathématiques I 3/5 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2012 - MP

4.1. Pour toute €] — 1, 1], on note ‏عم‎ la fonction définie sur R par
Pe(x) =1—esinz, ER
4.1.1. Montrer que, pour tout € €] — 1,1], ‏عم‎ est un C®-difféomorphisme de R sur R
4.1.2. En déduire qu'il existe une unique fonction v : Rx] — 1,1[— R, vérifiant
4.2. Premières propriétés de la fonction v
4.2.1. Montrer que v(0, €) = 0 et que v(x, €) = +
4.2.2. Montrer que la fonction t — v{t, €), définie sur R , est impaire.

4.23. Montrer que, pour tout à € R, v(t + 27, €) = v(t,e) + 27 et en déduire que la fonction
tr v(t,e) — t est 2r-périodique.
4.3. Régularité de la fonction v

On note 4 l'ouvert de R* défini par U := Rx] — 1,1[xR, et on désigne par g la fonction définie
sur U par

2
4.3.1. Justifier que g est de classe C® sur U et calculer sa dérivée partielle = Cette dérivée
partielle peut-elle s’annuler sur 7 ?

4.3.2. En appliquant le théorème des fonctions implicites à la fonction ‏رو‎ montrer que la
fonction v: (t,e) — v(t,e), définie sur l’ouvert Rx] — 1, 1[, est de classe 09 sur cet ouvert.
4.4. Expression de v à l’aide d’une série entière de la variable =

4.4.1. Montrer que les dérivées partielles premières de v vérifient 5 = = .sinv.

3 780 ‏بو‎ Ù (2 am
4.4.2. Justifier que, pour tout n € N°, = (= sin 0 ‏ا‎ (= .sin 1 .

‎0x‏ ) الات الات م
‎En déduire que, pour tout n € N°, Te = ST (5 .sin 1 :‏ .4.4.3

‎4.4.4. Soitn € N. Montrer que pour tout réel t, 5 ( sin?+! 1 | › (n +1)”, puis en déduire un

minorant, indépendant de £, du rayon de convergence de la série entière 5 5 ( sin” 0 ‏ب‎

‎En fait, on peut démontrer par des arguments d'analyse complexes que

‎+2 art ‘ en

‎Il ne vous est pas demandé d'établir ce résultat.

‎Épreuve de Mathématiques I 4/5 ‏جب‎

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Concours National Commun - Session 2012 - MP

4.5. Expression de v faisant intervenir une série de FOURRIER de la variable +
Soit € €] — 1,1]: on rappelle que la fonction ve : t — v-(t) = v(t,e) - t, définie sur R, est
FOURRIER trigonométriques. =
451. Quevauta,,n € 117 Justifier votre réponse.

4.5.2. Pour tout entier n € N°, exprimer le coefficient 5, sous forme d’une intégrale faisant
intervenir la fonction ve puis montrer que

2 7
‏مط‎ = — / cos(nu — ne sin u) du.
nt 0

4.5.3. Montrer que, pour tout réel t,

nel et déterminer sa somme.

‎4.5.4. Justifier la convergence de la série ‏ل‎

‎Figure : Ellipse de Kepler et anomalie excentrique v.

‎FIN DE L'ÉPREUVE

‎Épreuve de Mathématiques I 5/5 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2012, filière MP, organisé pour l'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs (présidence : ENSIAS). Durée : 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 5 pages. C'est un problème d'analyse en quatre parties intitulé « Fonctions de Bessel et équation de Kepler » : une intégrale à paramètre fλ, la fonction Γ et la formule d'Euler (fonction Bêta), les fonctions de Bessel Jλ, puis l'équation de Kepler v = t + ε sin v (théorème des fonctions implicites, série entière en ε, série de Fourier en t). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les parties 1 et 2 sont indépendantes et très classiques (intégrales à paramètre, Γ, passage en polaires) : elles rapportent beaucoup de points et doivent être traitées vite et proprement. La partie 3 s'appuie sur trois outils : la relation −x fλ+1 = (2λ+1) f'λ, la formule (1) et Γ(1/2) = √π. La partie 4 n'utilise de la partie 3 que la formule Jn(x) = (1/π)∫0π cos(nθ − x sin θ) dθ : on peut l'aborder directement si l'on bloque.

1ère partie : une fonction définie par une intégrale (2λ > −1)

1.1. Intégrabilité

|e−ix cos θ sin2λθ| = sin2λθ, fonction continue sur ]0, π[. En 0+, sin2λθ ~ θ2λ, intégrable car 2λ > −1 (Riemann) ; en π−, sin θ = sin(π − θ) ~ π − θ, même conclusion. La fonction est intégrable sur ]0, π[, et fλ(x) est bien défini.

1.2. Forme réelle

On coupe en π/2 et on pose θ = π − u sur [π/2, π] : cos θ = −cos u, sin θ = sin u. D'où fλ(x) = ∫0π/2 (e−ix cos θ + eix cos θ) sin2λθ dθ, soit fλ(x) = 2∫0π/2 cos(x cos θ) sin2λθ dθ : fλ est à valeurs réelles.

1.3. Classe C∞

h(x, θ) = e−ix cos θ sin2λθ est C∞ en x, avec ∂ph/∂xp = (−i cos θ)p e−ix cos θ sin2λθ, continue par morceaux en θ et dominée par sin2λθ, intégrable et indépendante de x. Par le théorème de dérivation sous le signe intégrale (hypothèse de domination à tout ordre), fλ ∈ C∞(ℝ) et

fλ(p)(x) = ∫0π (−i cos θ)p e−ix cos θ sin2λθ dθ.

1.4. Une équation différentielle

  • 1.4.1. f''λ(x) = −∫0π cos2θ e−ix cos θ sin2λθ dθ = −∫(1 − sin2θ) e−ix cos θ sin2λθ dθ, donc f''λ = fλ+1 − fλ (λ+1 vérifie aussi 2(λ+1) > −1).
  • 1.4.2. f'λ(x) = −i∫0π cos θ sin2λθ e−ix cos θ dθ. Intégration par parties avec u = e−ix cos θ (u' = ix sin θ e−ix cos θ) et w = sin2λ+1θ/(2λ+1) : le crochet est nul en 0 et π car 2λ+1 > 0. Donc ∫ cos θ sin2λθ e−ix cos θ dθ = −(ix/(2λ+1)) fλ+1(x), puis f'λ(x) = −i·(−ix/(2λ+1)) fλ+1(x) = −x fλ+1(x)/(2λ+1) : −x fλ+1(x) = (2λ+1) f'λ(x).
  • 1.4.3. x f''λ = x fλ+1 − x fλ = −(2λ+1) f'λ − x fλ, d'où x y'' + (2λ+1) y' + x y = 0 vérifiée par fλ sur ℝ.

2ème partie : une formule d'Euler

2.1. Propriétés de Γ (p > 0)

  • 2.1.1. IPP sur [ε, A] puis limites : Γ(p+1) = [−tpe−t]0+∞ + p∫0+∞ tp−1e−t dt, le crochet est nul (p > 0), donc Γ(p+1) = pΓ(p).
  • 2.1.2. Γ(1) = ∫0+∞ e−t dt = 1, et par récurrence Γ(n) = (n−1)!.
  • 2.1.3. t ↦ tp−1e−t est continue, strictement positive sur ]0, +∞[ : son intégrale est > 0.
  • 2.1.4. Changement de variable C1 bijectif t = s2, dt = 2s ds : Γ(p) = 2∫0+∞ s2p−1e−s² ds.

2.2. Formule (1)

  • 2.2.1. Sur le pavé compact [0, a]2, la fonction (x, y) ↦ x2p−1e−x²·y2q−1e−y² est continue (2p−1 ≥ 0, 2q−1 ≥ 0) et à variables séparées : Fubini donne Ip(a)Iq(a) = ∬[0,a]² x2p−1y2q−1e−x²−y² dx dy.
  • 2.2.2. Coordonnées polaires x = r cos θ, y = r sin θ, (r, θ) ∈ [0, a] × [0, π/2], dx dy = r dr dθ. L'intégrande devient r2p+2q−2 cos2p−1θ sin2q−1θ e−r²·r, et Fubini sépare : ∬D(a) … = Ip+q(a)·∫0π/2 cos2p−1θ sin2q−1θ dθ.
  • 2.2.3. Notons K = ∫0π/2 cos2p−1θ sin2q−1θ dθ. Comme D(a) ⊂ [0, a]2 ⊂ D(a√2) et l'intégrande est positive : K·Ip+q(a) ≤ Ip(a)Iq(a) ≤ K·Ip+q(a√2). D'après 2.1.4, Ip(a) → Γ(p)/2 quand a → +∞. Par encadrement : Γ(p)Γ(q)/4 = KΓ(p+q)/2, soit Γ(p)Γ(q) = 2Γ(p+q)∫0π/2 cos2p−1θ sin2q−1θ dθ.

2.3. Γ(1/2) et Γ(n + 1/2)

Avec p = q = 1/2 dans (1) : Γ(1/2)2 = 2Γ(1)·π/2 = π et Γ(1/2) > 0, donc Γ(1/2) = √π.

Récurrence : vrai pour n = 0. Si Γ(n + 1/2) = (2n)!√π/(22nn!), alors Γ(n + 3/2) = (n + 1/2)Γ(n + 1/2) = (2n+1)(2n)!√π/(2·22nn!) ; en multipliant numérateur et dénominateur par 2n+2 = 2(n+1) : Γ(n + 3/2) = (2n+2)!√π/(22n+2(n+1)!), ce qui conclut.

3ème partie : fonctions de Bessel

Rappel : Jλ(x) = Cλ(x/2)λ fλ(x) avec Cλ = 1/(Γ(1/2)Γ(λ + 1/2)) = 1/(√π Γ(λ + 1/2)).

3.1. J1/2

f1/2(x) = ∫0π e−ix cos θ sin θ dθ ; avec u = cos θ : ∫−11 e−ixu du = 2 sin x / x. Comme Γ(1/2) = √π et Γ(1) = 1 : J1/2(x) = (√x/√2)·2 sin x/(x√π), soit J1/2(x) = √(2/π)·sin x/√x. Comme sin x ~ x en 0 : J1/2(x) ~ √(2/π)·√x quand x → 0+.

3.2. Relation de récurrence

D'après 1.4.2, fλ+1 = −(2λ+1)f'λ/x, et Γ(λ + 3/2) = (λ + 1/2)Γ(λ + 1/2). Donc Jλ+1(x) = (x/2)λ+1·(−(2λ+1)f'λ(x)/x)/(√π(λ + 1/2)Γ(λ + 1/2)) = −Cλ(x/2)λf'λ(x).

Or J'λ(x) = (λ/x)Jλ(x) + Cλ(x/2)λf'λ(x). En éliminant : Jλ+1(x) = (λ/x)Jλ(x) − J'λ(x).

3.3. Formule de Jn+1/2

Par définition Hn(f) = H(Hn−1(f)) = (1/x)[Hn−1(f)]', d'où immédiatement [Hn−1(f)]'(x) = x Hn(f)(x).

La relation 3.2 s'écrit Jλ+1 = −xλ(x−λJλ)' (dériver le produit pour le vérifier). En posant gλ = x−λJλ : gλ+1 = −(1/x)g'λ = −H(gλ). Par récurrence gn+1/2 = (−1)nHn(g1/2), avec g1/2(x) = √(2/π)·sin x/x (3.1). Donc

Jn+1/2(x) = (−1)n√(2/π)·xn+1/2·((1/x)d/dx)n(sin x/x).

3.4. Équation de Bessel (Eλ)

Il suffit de traiter y = xλfλ (constante près). y' = λxλ−1f + xλf', y'' = λ(λ−1)xλ−2f + 2λxλ−1f' + xλf''. Alors

x2y'' + xy' + (x2 − λ2)y = xλ[x2f'' + (2λ+1)x f' + x2f + (λ2 − λ + λ − λ2)f] = xλ+1[x f'' + (2λ+1)f' + x f] = 0 par (Fλ). Jλ est solution de (Eλ).

3.5. Développement en série

Par 1.2 et le DSE de cos : fλ(x) = 2Σk≥0 ((−1)kx2k/(2k)!)∫0π/2 cos2kθ sin2λθ dθ. L'interversion somme/intégrale est justifiée car Σ ∫ |terme| ≤ ch(x)·∫0π/2 sin2λθ dθ < +∞.

La formule (1) avec p = k + 1/2 et q = λ + 1/2 (tous deux > 0) donne ∫0π/2 cos2kθ sin2λθ dθ = Γ(k + 1/2)Γ(λ + 1/2)/(2Γ(λ + k + 1)). Avec 2.3, Γ(k + 1/2)/(2k)! = √π/(22kk!). D'où fλ(x) = √π Γ(λ + 1/2) Σ (−1)k(x/2)2k/(k! Γ(λ + k + 1)), et en multipliant par Cλ(x/2)λ :

Jλ(x) = (x/2)λ Σk=0+∞ (−1)k/(k! Γ(λ + k + 1))·(x/2)2k.

3.6. Comportement en 0+

fλ est continue en 0 : lim fλ = fλ(0) = ∫0π sin2λθ dθ = 2∫0π/2 sin2λθ dθ = √π Γ(λ + 1/2)/Γ(λ + 1) (formule (1), p = 1/2, q = λ + 1/2). Ce réel est non nul, donc Jλ(x) ~ Cλ(x/2)λfλ(0), soit Jλ(x) ~ (1/Γ(λ+1))(x/2)λ en 0+ (c'est aussi le terme k = 0 de 3.5).

3.7. Autre expression intégrale de Jn, n ∈ ℕ

  • 3.7.1. Binôme : (eiθ − e−iθ)n+2me−inθ = Σj C(n+2m, j)(−1)n+2m−jei(2j−2n−2m)θ. Comme (1/2π)∫−ππ eikθdθ vaut 1 si k = 0 et 0 sinon, seul j = n + m reste : (−1)mC(n+2m, n+m) = (−1)mC(n+2m, m).
  • 3.7.2. ix sin α = (x/2)(eiα − e−iα), et la série exponentielle donne eix sin α = Σk≥0 (1/k!)(x/2)k(eiα − e−iα)k. On multiplie par e−inα et on intègre terme à terme sur [−π, π] : convergence normale car |terme| ≤ xk/k!. Le calcul de 3.7.1 (exposant 2j − k − n) montre que l'intégrale d'indice k est nulle sauf si k = n + 2m, m ∈ ℕ. Donc (1/2π)∫−ππ eix sin θ − inθ dθ = Σm (−1)mC(n+2m, m)(x/2)n+2m/(n+2m)! = Σm (−1)m(x/2)n+2m/(m!(n+m)!), qui est Jn(x) d'après 3.5 (Γ(n+m+1) = (n+m)!). Jn(x) = (1/2π)∫−ππ eix sin θ − inθ dθ.
  • 3.7.3. Jn(x) est réel : on prend la partie réelle. θ ↦ cos(nθ − x sin θ) est paire et θ ↦ sin(x sin θ − nθ) est impaire, d'où Jn(x) = (1/π)∫0π cos(nθ − x sin θ) dθ. Le calcul de 3.7.2 n'utilise pas x > 0 : la formule vaut pour tout x réel, Jn étant prolongée à ℝ par sa série entière (rayon infini). Conséquence utile : |Jn(x)| ≤ 1.

4ème partie : l'équation de Kepler v = t + ε sin v

4.1. Existence et unicité de v

  • 4.1.1. φε est C∞ et φ'ε(x) = 1 − ε cos x ≥ 1 − |ε| > 0 : φε est strictement croissante ; |φε(x) − x| ≤ 1 donne les limites ±∞ en ±∞. C'est donc une bijection de ℝ sur ℝ, et comme φ'ε ne s'annule pas, sa réciproque est C∞ : φε est un C∞-difféomorphisme de ℝ.
  • 4.1.2. v(t, ε) = t + ε sin v(t, ε) ⇔ φε(v(t, ε)) = t ⇔ v(t, ε) = φε−1(t), ce qui définit v de façon unique.

4.2. Premières propriétés

  • 4.2.1. φε(0) = 0 et φε(π) = π, donc v(0, ε) = 0 et v(π, ε) = π.
  • 4.2.2. φε est impaire : φε(−v(t, ε)) = −t, donc v(−t, ε) = −v(t, ε).
  • 4.2.3. φε(x + 2π) = φε(x) + 2π, donc φε(v(t, ε) + 2π) = t + 2π, soit v(t + 2π, ε) = v(t, ε) + 2π. Alors v(t + 2π, ε) − (t + 2π) = v(t, ε) − t : t ↦ v(t, ε) − t est 2π-périodique.

4.3. Régularité

  • 4.3.1. g est C∞ sur 𝒰 (sommes et produits de fonctions C∞) et ∂g/∂x = 1 − ε cos x ≥ 1 − |ε| > 0 : elle ne s'annule jamais sur 𝒰.
  • 4.3.2. Soit (t0, ε0) et x0 = v(t0, ε0) : g(t0, ε0, x0) = 0 et ∂g/∂x ≠ 0. Le théorème des fonctions implicites fournit un voisinage V de (t0, ε0) et ψ ∈ C∞(V) avec g(t, ε, ψ(t, ε)) = 0. Pour (t, ε) ∈ V, ψ(t, ε) est donc solution de φε(x) = t, et par unicité (4.1.2) ψ = v sur V. v est C∞ au voisinage de tout point, donc sur ℝ × ]−1, 1[.

4.4. Série entière en ε

  • 4.4.1. On dérive v = t + ε sin v : ∂v/∂t = 1/(1 − ε cos v) et ∂v/∂ε = sin v/(1 − ε cos v), d'où ∂v/∂ε = (∂v/∂t)·sin v.
  • 4.4.2. ∂/∂ε((∂v/∂t) sinnv) = (∂²v/∂ε∂t) sinnv + n sinn−1v cos v·(∂v/∂t)(∂v/∂ε), et ∂/∂t((∂v/∂ε) sinnv) = (∂²v/∂t∂ε) sinnv + n sinn−1v cos v·(∂v/∂ε)(∂v/∂t). Égalité par le théorème de Schwarz (v de classe C2).
  • 4.4.3. Récurrence. n = 1 : c'est 4.4.1. Si ∂nv/∂εn = ∂n−1/∂tn−1((∂v/∂t) sinnv), alors, en permutant les dérivations (Schwarz) puis avec 4.4.2 et 4.4.1 : ∂n+1v/∂εn+1 = ∂n−1t∂ε(vt sinnv) = ∂n−1t∂t(vε sinnv) = ∂n/∂tn((∂v/∂t) sinn+1v). En ε = 0 (v(t, 0) = t) : ∂nv/∂εn(t, 0) = dn−1/dtn−1(sinnt), ce qui explique la série de Taylor en ε annoncée.
  • 4.4.4. sinn+1t = (2i)−(n+1)Σj=0n+1 C(n+1, j)(−1)n+1−jei(2j−n−1)t. Dériver n fois multiplie chaque terme par (i(2j−n−1))n, de module ≤ (n+1)n. D'où |dn/dtn(sinn+1t)| ≤ 2−(n+1)·2n+1(n+1)n = (n+1)n.
    Le coefficient de zn dans la série étudiée est donc majoré en module par nn−1/n!. Pour Σ nn−1zn/n!, le rapport des coefficients vaut (1 + 1/n)n−1 → e (d'Alembert) : rayon 1/e. Par comparaison, le rayon de convergence est ≥ 1/e, indépendamment de t.

4.5. Série de Fourier en t

  • 4.5.1. vε est impaire, donc an = 0 pour tout n ∈ ℕ (intégrale d'une fonction impaire, vε(t)cos(nt), sur [−π, π]).
  • 4.5.2. bn = (1/π)∫−ππ vε(t) sin(nt) dt = (2/π)∫0π (v(t, ε) − t) sin(nt) dt. IPP : le crochet −(v − t)cos(nt)/n est nul en 0 et π (4.2.1), donc bn = (2/(nπ))∫0π (∂v/∂t − 1) cos(nt) dt = (2/(nπ))∫0π (∂v/∂t) cos(nt) dt (car ∫0π cos(nt) dt = 0). Changement de variable u = v(t, ε), bijection C1 croissante de [0, π] sur [0, π], avec t = u − ε sin u et (∂v/∂t)dt = du : bn = (2/(nπ))∫0π cos(nu − nε sin u) du, soit par 3.7.3 bn = (2/n)Jn(nε).
  • 4.5.3. vε est 2π-périodique et C1 : sa série de Fourier converge normalement vers vε sur ℝ (théorème de Dirichlet). Avec an = 0 : v(t, ε) = t + 2Σn≥1 (Jn(nε)/n) sin(nt).
  • 4.5.4. Convergence : |Jn(nε)| ≤ 1 (3.7.3), donc le terme général est ≤ 1/n2. Somme : Parseval donne Σ bn2 = (1/π)∫−ππ vε2 = (2/π)∫0π (v − t)2 dt. Avec u = v(t, ε) : v − t = ε sin u et dt = (1 − ε cos u) du, donc ∫0π ε2sin2u(1 − ε cos u) du = ε2(π/2 − ε[sin3u/3]0π) = πε2/2. Ainsi Σ bn2 = ε2, et comme bn2 = 4Jn(nε)2/n2 : Σn≥1 (Jn(nε))2/n2 = ε2/4. Contrôle : pour ε petit, J1(ε) ≈ ε/2 donne bien ε2/4 au premier ordre.

💡 Résultats clés à retenir : f''λ = fλ+1 − fλ ; −x fλ+1 = (2λ+1)f'λ ; Γ(p)Γ(q) = 2Γ(p+q)∫0π/2cos2p−1sin2q−1 ; Γ(1/2) = √π ; J1/2 = √(2/π) sin x/√x ; Jλ+1 = (λ/x)Jλ − J'λ ; Jn(x) = (1/π)∫0πcos(nθ − x sin θ)dθ ; v(t, ε) = t + 2Σ Jn(nε) sin(nt)/n ; Σ Jn(nε)2/n2 = ε2/4. À réviser pour le CNC MP : intégrales à paramètre (continuité, dérivation, domination), fonction Γ et intégrales doubles (Fubini, polaires, encadrement par des quarts de disque), séries entières (rayon par d'Alembert, interversion série/intégrale), difféomorphismes et théorème des fonctions implicites, théorème de Schwarz, séries de Fourier (Dirichlet, Parseval) et changements de variable dans les intégrales. Soignez la rédaction : l'énoncé rappelle que les références des questions et la précision des justifications comptent dans la note.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (6 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2012. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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