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Modèle de concours : CNC 2006 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2006 👁️ 41 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2006), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2006
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2006 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2006
École Mohammadia d'Ingénieurs

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2006

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Durée 4 heures

Filière MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2006 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s’ils l’indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il
le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

Définitions et notations

Dans ce problème, F désigne le R -espace vectoriel des applications continues de R* dans R, et
Ez le sous ensemble de F formé des applications de carrés intégrables sur R*.

À toute fonction f € 177 on associe la fonction, notée #( f), définie sur R* par

Si © est un endomorphisme de F, on dit que À € R est une valeur propre de © s’il existe à ‏ل‎
‎tel que ®(f) = Af et f # 0; dans ce cas, on dit que f est un vecteur propre de © associé à À et
Ker (® — Aidz) s'appelle alors le sous-espace propre de © associé à la valeur propre À.

Première partie

1. Soient a et b deux réels strictement positifs.

1-1. Montrer que la fonction ‏كلد لي بر‎ est intégrable sur 10, -Foo|.
‎Dans la suite, on pose I(a,b) = ] — dt.
0 5
1-2. Montrer que ‏به)7‎ b) = —I(b, a) et que I(a,b) = I(1,b/a).
‎1-3. On note l'application définie, pour toutx › 1, ‏عدم‎ p(x) = | —- dt.
0 2

1-3-1. Montrer que ‏م‎ est continue sur l'intervalle [1, +oo|.
1-3-2. Montrer que ÿ est de classe 01 sur l'intervalle [1, +00] et calculer (x) pour x › 1.
1-3-3. Que vaut alors ÿ(x) pour x › 1?

1-4. En déduire soigneusement la valeur de l'intégrale /(a, b) en fonction de a et b.

est intégrable sur l'intervalle ]O, 1].

2. 2-1. Montrer que la fonction t — tort

2 n

2-2. Préciser le rayon de convergence et la somme de la série entière 2 )-1(“ +1
71

0

2-3. Montrer que cette série entière converge uniformément sur le segment [0, 1].

+0 2 1 2
10 In(1 +t) 7
n rappelle que › 72 0 montrer alors que | ; 15
Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2006 - MP

Deuxième partie

1. Soit f un élément de E ; on note ‏و‎ la fonction définie sur R* par

Vxz0, g(z)= L f(t) dt.
0

1-1. Justifier que ‏و‎ est de classe 01 sur R* et que la fonction ‏(7ر) ب‎ est un élément de F.

1-2. On suppose que la fonction f tend vers une limite finie À lorsque x tend vers ‏رمه‎
‎montrer qu'il en est de même de la fonction «/(f). Etudier la réciproque.

1-3. Que peut-on dire dans le cas où cette limite est égale à +00 ?
1-4. On pose h(x)=xf(x), xz=0.
1-4-1. Montrerque  g—#(g)=wW(h).

1-4-2. En déduire que si f est intégrable sur [0, +oo[ alors #(h) admet 0 comme limite en
+co. Étudier la réciproque.

1-5. Montrer que si f est positive alors, 0 › ‏(7باب‎ › y/(f) ; dans quel cas y'a t-il égalité ?

2. 2-1. Montrer que a} est un endomorphisme de l’espace vectoriel F.
2-2. Montrer que ‏ب‎ est injectif.

2-3. L'endomorphisme est-il surjectif ?
3. Soit À un réel non nul.
3-1. Déterminer les applications f de ]0, +oo[ dans R dérivables et vérifiant
3-2. Pour quelles valeurs du réel À ces fonctions sont-elles prolongeables à droite en 0 ?

4. 4-1. Est-ce que 0 est valeur propre de 1} ?

4-2. Montrer que si f € E est un vecteur propre de associé à une valeur propre zu alors f est
une fonction dérivable sur |0, +].

4-3. Déterminer l’ensemble des valeurs propres de 1/ et préciser pour chacune d'elles le sous-
espace propre associé.
Troisième partie

1. 1-1. Montrer que si f et ‏و‎ sont deux éléments de ‏رو‎ leur produit fg est une fonction intégrable
sur R*.

1-2. Montrer alors que F» est un sous-espace vectoriel de F.
+00
1-3. Montrer que l'application ( f, 9) — | f(t)g(t) dt est un produit scalaire sur F2.
0

Dans la suite, ce produit scalaire se notera (.|.) et ||.|| désignera la norme associée.

2. Soit f un élément de ‏ونا‎ ; on note toujours ‏و‎ la fonction définie sur 187 par

Vrai. ai ‏د‎ L fé) dt.

Épreuve de Mathématiques I 2/4 ‏ب‎

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— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2006 - MP
2-1. Calculer la limite en 07 de la fonction t — ‏فو‎ :

2-2. Montrer que, pour tout réel b › 0, la fonction t — 20 est intégrable sur ]0, b] et que

€ RTE - [9 Le)
| var a - LE dt = —bb(f)*(b) +2 La 10000 0

2

3. En déduire que, pour tout réel b › 0,

[ w(f)2(t) dt › 2 (f 200 a)

نعللا
‎vlH‏

(f 0030 a)

2-5. On note ‏ول‎ l’'endomorphisme induit par y sur Fa. Que peut-on alors dire de ‏وب‎ en tant
qu’endomorphisme de l'espace vectoriel normé (Es, ||.|) ?

3. Soit f un élément de F».

3-1. En utilisant la formule (1) montrer que la fonction ‏ته‎ — xW(f)?(x) tend vers 0 lorsque r
tend vers +0.

3-2. Montrer alors que (w(f)|w(f)) = 2(F|w(f)).

4. Soit f € F2 une fonction telle que ||W(f)|| = 2/| f||. Calculer ||6)7( — 2f||? et montrer que f est
la fonction nulle.

Quatrième partie
1. On considère un réel a › 0 et on note f, la fonction définie sur R* par fa(x) = ‏,فا‎ x › 0.

1-1. Montrer que la fonction fa € E» et calculer || ‏اله‎ 2

1-2. Calculer (fa )(x) pour tout x › 0 puis donner les valeurs de )7/.|10)/.(( et de

2. On considère la fonction f définie sur 187 par f(x) = ,xz›0.

2-1. Calculer #(f)(x) pour tout x = 0.

t 1+t
In(1+t) Int IPCAI
uis calculer
0 1+7 01

3. Montrer plus généralement que si f € PF» est positive, décroissante et non nulle, alors

17

[CAO

4-2. En déduire que { LG f € Ez \ {0} } est un intervalle contenu dans 10, 2].

1
2-2. Vérifier que f € F» et montrer que (f|w(f)) = | (
0

2-3. Trouver une primitive de la fonction ‏بجر‎

4. 4-1. Montrer que l'application f ‏ب‎ est continue sur ‏و1‎ \ {0}-.

Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2006 - MP

5. Dans cette question, on va montrer ces deux ensembles coïncident.
5-1. Pour tout s €] — 1, ‏]ج-‎ on note f; la fonction définie sur R* par
fs(0) = 0, fa(t) =t* sit›1, et f; affine sur [0,1].

5-1-1. Vérifier que f; € Fa et calculer || fs| 2 en fonction de s puis en donner un équivalent
lorsque s tend vers —j.

5-1-2. Calculer ||#(f5)||? en fonction de s et en donner un un équivalent lorsque s tend vers
1

5-1-3. En déduire que la borne supérieure de l’ensemble { ‏ا‎ un |. 7€Æ \ {0} } vaut 2.

5-2. Soit œ › 0 ; on note f la fonction définie sur 187 par
flt)=t* site [0,1], et f(t) ‏بسع‎ sit ‏اعد ات‎

5-2-1. Vérifier que f € ‏و1‎ et calculer || f||? en fonction de a.
5-2-2. Calculer ||(f)||? en fonction de ‏ه‎ et en donner un équivalent au voisinage de +0.

5-2-3. En déduire que la borne inférieure de l'ensemble { En l. ‏ورج عم‎ \ {0} } est nulle.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2006, filière MP des classes préparatoires, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : EMI). Durée : 4 heures, calculatrice interdite, 4 pages. C'est un problème d'analyse en quatre parties autour de l'opérateur de moyenne de Cesàro (opérateur de Hardy) ψ(f)(x) = (1/x)∫0x f(t) dt : intégrales de Frullani et série de ln(1+t)/t, propriétés et valeurs propres de ψ sur E, inégalité de Hardy dans E2 (‖ψ(f)‖ ≤ 2‖f‖), puis étude de l'ensemble des quotients ‖ψ(f)‖/‖f‖. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les parties s'enchaînent : la Partie I fournit deux intégrales (ln 2 via Frullani, π²/12) réutilisées en Partie IV ; la Partie II donne les valeurs propres ]0,1] qui servent en III-4 ; la formule (1) de III-2 est la clé de tout le reste (III-3, IV). Si vous bloquez, admettez le résultat en le citant et avancez. Soignez les justifications d'intégrabilité (prolongement par continuité en 0, comparaison en +∞) : elles rapportent des points faciles.

Première partie : deux intégrales classiques

1-1. Intégrabilité de (e−at − e−bt)/t

La fonction est continue sur ]0,+∞[. En 0 : e−at − e−bt = (b − a)t + o(t), donc elle tend vers b − a : prolongeable par continuité, intégrable sur ]0,1]. Pour t ≥ 1 : |…| ≤ e−at + e−bt, intégrable. Donc intégrable sur ]0,+∞[.

1-2.

I(a,b) = −I(b,a) est immédiat (on échange les deux termes). Le changement de variable u = at (C¹, bijectif croissant) donne I(a,b) = ∫0+∞ (e−u − e−(b/a)u)/u du = I(1, b/a).

1-3. φ(x) = I(1,x), x ≥ 1

  • 1-3-1. Continuité. h(x,t) = (e−t − e−xt)/t est croissante en x et positive pour x ≥ 1. Sur [1,B] : 0 ≤ h(x,t) ≤ h(B,t), intégrable (1-1). Théorème de continuité sous le signe ∫ (domination locale) : φ est continue sur [1,+∞[.
  • 1-3-2. Classe C¹. ∂h/∂x (x,t) = e−xt, continue, et |e−xt| ≤ e−t intégrable pour x ≥ 1. Par dérivation sous ∫ : φ est C¹ et φ'(x) = ∫0+∞ e−xt dt = 1/x.
  • 1-3-3. φ(1) = 0, donc φ(x) = ln x.

1-4. Valeur de I(a,b)

Si b ≥ a : I(a,b) = φ(b/a) = ln(b/a). Si b < a : I(a,b) = −I(b,a) = −φ(a/b) = −ln(a/b) = ln(b/a). Dans tous les cas I(a,b) = ln(b/a) (formule de Frullani).

2-1.

ln(1+t)/t est continue sur ]0,1] et tend vers 1 en 0 : prolongeable par continuité, donc intégrable sur ]0,1].

2-2. Série Σ(−1)n xn/(n+1)

Règle de d'Alembert : |an+1/an| = (n+1)/(n+2) → 1, donc R = 1. Pour 0 < |x| < 1 : Σ(−1)nxn+1/(n+1) = ln(1+x), donc la somme vaut S(x) = ln(1+x)/x, et S(0) = 1.

2-3. Convergence uniforme sur [0,1]

Pour x ∈ [0,1], la suite xn/(n+1) est décroissante et tend vers 0 : critère des séries alternées, le reste vérifie |Rn(x)| ≤ xn+1/(n+2) ≤ 1/(n+2). Cette majoration est indépendante de x : convergence uniforme sur [0,1] (et la somme vaut ln(1+x)/x aussi en x = 1 par continuité).

2-4.

Intégration terme à terme sur le segment [0,1] (convergence uniforme) : ∫01 ln(1+t)/t dt = Σn≥0 (−1)n/(n+1)2 = Σn≥1 (−1)n−1/n2. Or Σ(−1)n−1/n2 = Σ1/n2 − 2Σ1/(2n)2 = (1 − 1/2)π²/6. Donc ∫01 ln(1+t)/t dt = π²/12.

Deuxième partie : l'endomorphisme ψ de E

1-1.

f continue ⇒ g est la primitive de f nulle en 0 : g est C¹, g' = f. Pour x > 0, ψ(f)(x) = g(x)/x est continue ; en 0, g(x)/x → g'(0) = f(0) = ψ(f)(0). Donc ψ(f) ∈ E.

1-2. Limite finie λ (lemme de Cesàro)

Soit ε > 0 et A tel que |f(t) − λ| ≤ ε pour t ≥ A. Pour x > A : |ψ(f)(x) − λ| ≤ (1/x)|∫0A(f − λ)| + ε(x − A)/x. Le premier terme tend vers 0, donc |ψ(f)(x) − λ| ≤ 2ε pour x grand : ψ(f) → λ.
Réciproque fausse : f(x) = cos x donne ψ(f)(x) = sin x / x → 0, alors que cos n'a pas de limite.

1-3. Limite +∞

Pour M > 0, soit A avec f ≥ M sur [A,+∞[ : ψ(f)(x) ≥ (1/x)∫0A f + M(x − A)/x → M, donc ψ(f)(x) ≥ M/2 pour x grand : ψ(f) → +∞. Réciproque fausse : f(x) = x(1 + cos x) ne tend pas vers +∞ (f((2k+1)π) = 0), mais ψ(f)(x) = x/2 + sin x + (cos x − 1)/x → +∞.

1-4. h(x) = x f(x)

  • 1-4-1. Pour x > 0, par IPP : ∫0x t f(t) dt = [t g(t)]0x − ∫0x g = x g(x) − ∫0x g. En divisant par x : ψ(h)(x) = g(x) − ψ(g)(x). En 0 : ψ(h)(0) = h(0) = 0 et g(0) − ψ(g)(0) = 0 − g(0) = 0.
  • 1-4-2. Si ∫0+∞ f converge vers L, alors g → L, donc ψ(g) → L (1-2), d'où ψ(h) = g − ψ(g) → 0. Réciproque fausse : f(t) = 1/((1+t) ln(2+t)) n'est pas intégrable (Bertrand), mais h(t) = t f(t) → 0 donc ψ(h) → 0 d'après 1-2.

1-5. Inégalité 0 ≤ ψ(√f) ≤ √ψ(f)

Positivité évidente. Pour x > 0, Cauchy-Schwarz : (∫0x √f · 1)2 ≤ x ∫0x f, soit ψ(√f)(x)2 ≤ ψ(f)(x). En 0 il y a égalité (√f(0)). Égalité en x > 0 si et seulement si √f et 1 sont colinéaires sur [0,x], c'est-à-dire f constante sur [0,x] ; égalité partout ⇔ f constante.

2. Propriétés de ψ

  • 2-1. ψ est linéaire (linéarité de l'intégrale) et ψ(E) ⊂ E (1-1) : endomorphisme de E.
  • 2-2. ψ(f) = 0 ⇒ g(x) = 0 pour tout x > 0 ⇒ f = g' = 0 : ψ injectif.
  • 2-3. Si F = ψ(f), alors x F(x) = g(x) est C¹, donc F est C¹ sur ]0,+∞[. La fonction x ↦ |x − 1| est dans E mais n'est pas dérivable en 1 : ψ n'est pas surjectif.

3. Équation λx f'(x) + (λ − 1) f(x) = 0

  • 3-1. Équation linéaire du 1er ordre : f' = (1/λ − 1) f/x, donc f(x) = C x1/λ − 1, C ∈ ℝ.
  • 3-2. Pour C ≠ 0, une limite finie en 0+ exige 1/λ − 1 ≥ 0, i.e. (1 − λ)/λ ≥ 0 : λ ∈ ]0,1] (pour λ < 0 l'exposant est < −1, pour λ > 1 il est dans ]−1,0[ : limite infinie). La fonction nulle est toujours prolongeable.

4. Valeurs propres de ψ

  • 4-1. ψ est injectif : 0 n'est pas valeur propre.
  • 4-2. Si ψ(f) = μf, alors μ ≠ 0 et f = ψ(f)/μ ; or ψ(f)(x) = g(x)/x est dérivable sur ]0,+∞[ : f dérivable sur ]0,+∞[.
  • 4-3. ψ(f) = μf s'écrit g(x) = μ x f(x). En dérivant : f = μf + μx f', soit μx f' + (μ − 1) f = 0 : f(x) = C x1/μ − 1 sur ]0,+∞[, et f ∈ E impose (3-2) μ ∈ ]0,1]. Réciproquement, pour α = 1/μ − 1 ≥ 0, f(x) = xα vérifie ψ(f)(x) = xα/(α + 1) = μ xα (et en 0 : 0 = 0, ou f constante si μ = 1). Sp(ψ) = ]0,1], et Eμ = Vect(x ↦ x1/μ − 1) (droite ; les constantes pour μ = 1).

Troisième partie : ψ sur E2 (inégalité de Hardy)

1. Structure de E2

  • 1-1. |fg| ≤ (f2 + g2)/2, intégrable : fg intégrable sur ℝ+.
  • 1-2. 0 ∈ E2 et (f + λg)2 = f2 + 2λfg + λ2g2 est intégrable : sous-espace vectoriel.
  • 1-3. Forme bien définie (1-1), bilinéaire, symétrique, positive ; définie : ∫f2 = 0 avec f2 continue positive ⇒ f = 0. C'est un produit scalaire.

2-1.

g(t) ~ f(0) t en 0 (g' = f continue), donc g2(t)/t → 0 (si f(0) = 0, g(t) = o(t) et la conclusion subsiste). Limite 0.

2-2. Formule (1)

Pour t > 0, g2(t)/t2 = ψ(f)(t)2, qui tend vers f(0)2 en 0 : intégrable sur ]0,b]. IPP sur [ε,b] avec (−1/t)' = 1/t2 et (g2)' = 2fg :
∫εb g2/t2 dt = −g(b)2/b + g(ε)2/ε + 2∫εb f(t) g(t)/t dt.
Quand ε → 0, g(ε)2/ε → 0 (2-1), et g(b)2/b = b ψ(f)(b)2, g/t = ψ(f) : ∫0b ψ(f)2 = −bψ(f)(b)2 + 2∫0b f ψ(f).

2-3.

−bψ(f)(b)2 ≤ 0, puis Cauchy-Schwarz sur [0,b] : ∫0b ψ(f)2 ≤ 2∫0b fψ(f) ≤ 2(∫0b f2)1/2(∫0b ψ(f)2)1/2.

2-4.

Si ∫0b ψ(f)2 > 0, on divise : (∫0b ψ(f)2)1/2 ≤ 2(∫0b f2)1/2 ≤ 2‖f‖ (vrai aussi sinon). La fonction b ↦ ∫0b ψ(f)2 est croissante et majorée par 4‖f‖2 : ψ(f) ∈ E2 et ‖ψ(f)‖ ≤ 2‖f‖ (inégalité de Hardy).

2-5.

ψ2 est linéaire et vérifie ‖ψ2(f)‖ ≤ 2‖f‖ : ψ2 est un endomorphisme continu de (E2, ‖.‖), de norme subordonnée ≤ 2 (on verra en IV-5 qu'elle vaut exactement 2).

3. f ∈ E2

  • 3-1. D'après (1) : bψ(f)(b)2 = 2∫0b fψ(f) − ∫0b ψ(f)2. Les deux intégrales convergent quand b → +∞ (fψ(f) intégrable par III-1-1, ψ(f) ∈ E2), donc xψ(f)(x)2 a une limite ℓ ≥ 0. Si ℓ > 0, ψ(f)(x)2 ~ ℓ/x, non intégrable en +∞ : contradiction. Donc xψ(f)2(x) → 0.
  • 3-2. En faisant b → +∞ dans (1) : ‖ψ(f)‖2 = 2(f | ψ(f)).

4. Cas ‖ψ(f)‖ = 2‖f‖

‖ψ(f) − 2f‖2 = ‖ψ(f)‖2 − 4(f|ψ(f)) + 4‖f‖2 = ‖ψ(f)‖2 − 2‖ψ(f)‖2 + 4‖f‖2 = 4‖f‖2 − ‖ψ(f)‖2 = 0. Donc ψ(f) = 2f ; comme 2 ∉ ]0,1] = Sp(ψ) (II-4-3), f = 0.

Quatrième partie : l'ensemble {‖ψ(f)‖/‖f‖}

1. fa(x) = e−ax

  • 1-1. fa2 = e−2ax intégrable : ‖fa‖2 = 1/(2a).
  • 1-2. ψ(fa)(x) = (1 − e−ax)/(ax) pour x > 0, et 1 en 0. Puis (fa|ψ(fa)) = (1/a)∫0+∞ (e−ax − e−2ax)/x dx = (1/a) I(a,2a) = ln 2 / a. Par III-3-2, ‖ψ(fa)‖2 = 2 ln 2 / a, d'où ‖ψ(fa)‖/‖fa‖ = 2√(ln 2) (≈ 1,665, indépendant de a).

2. f(x) = 1/(x+1)

  • 2-1. ψ(f)(x) = ln(1+x)/x pour x > 0, ψ(f)(0) = 1.
  • 2-2. ‖f‖2 = ∫0+∞ dx/(1+x)2 = 1, donc f ∈ E2. (f|ψ(f)) = ∫0+∞ ln(1+t)/(t(1+t)) dt. Sur [1,+∞[, poser t = 1/u : ln(1+1/u) = ln(1+u) − ln u et dt/(t(1+t)) = −du/(1+u), ce qui donne ∫01 (ln(1+u) − ln u)/(1+u) du. Comme ln(1+t)/(t(1+t)) + ln(1+t)/(1+t) = ln(1+t)/t, on obtient (f|ψ(f)) = ∫01 (ln(1+t)/t − ln t/(1+t)) dt.
  • 2-3. (ln t · ln(1+t))' = ln(1+t)/t + ln t/(1+t) : une primitive est t ↦ ln t · ln(1+t). Comme ln t · ln(1+t) ~ t ln t → 0 en 0, ∫01 ln t/(1+t) dt = 0 − ∫01 ln(1+t)/t dt = −π²/12. D'où (f|ψ(f)) = π²/12 + π²/12 = π²/6, ‖ψ(f)‖2 = π²/3 et ‖ψ(f)‖/‖f‖ = π/√3 (≈ 1,814).

3. f positive, décroissante, non nulle

f décroissante ⇒ ψ(f)(x) = (1/x)∫0x f ≥ f(x), et f ≥ 0 ⇒ (f|ψ(f)) ≥ ‖f‖2, donc ‖ψ(f)‖2 = 2(f|ψ(f)) ≥ 2‖f‖2. Inégalité stricte : en cas d'égalité, la fonction continue positive f(ψ(f) − f) serait nulle ; sur l'intervalle [0,c[ où f > 0 (f(0) > 0 car f décroissante non nulle) on aurait ∫0x f = x f(x) avec f décroissante, donc f constante égale à f(0) sur [0,c[. Si c = +∞, f constante non nulle n'est pas dans E2 ; si c < +∞, la continuité donne f(c) = f(0) > 0, contradiction. Donc ‖ψ(f)‖/‖f‖ > √2.

4. Continuité et image

  • 4-1. ψ2 est linéaire continue (III-2-5), la norme est continue, et ‖f‖ ≠ 0 sur E2∖{0} : le quotient est continu.
  • 4-2. E2∖{0} est connexe par arcs (dimension infinie : deux vecteurs non colinéaires se joignent par le segment, qui évite 0 ; si g = λf avec λ < 0, on passe par un troisième vecteur non colinéaire). L'image d'un connexe par arcs par une application continue à valeurs réelles est un intervalle. Il est dans ]0,2[ : > 0 car ψ injectif, ≤ 2 par III-2-4, ≠ 2 par III-4.

5. L'ensemble est exactement ]0,2[

5-1. fs(t) = t sur [0,1] (affine, fs(0) = 0, fs(1) = 1), ts pour t ≥ 1, avec s ∈ ]−1,−1/2[.

  • 5-1-1. 2s < −1 donc t2s intégrable en +∞ : ‖fs‖2 = 1/3 − 1/(2s+1) ~ −1/(2s+1) quand s → −1/2 (2s + 1 → 0−).
  • 5-1-2. ψ(fs)(x) = x/2 sur ]0,1] ; pour x ≥ 1, ψ(fs)(x) = xs/(s+1) + c/x avec c = (s − 1)/(2(s + 1)). Avec III-3-2 : (fs|ψ(fs)) = 1/6 − 1/((s+1)(2s+1)) − c/s, d'où
    ‖ψ(fs)‖2 = 1/3 − 2/((s+1)(2s+1)) − (s−1)/(s(s+1)) ~ −4/(2s+1) quand s → −1/2 (s + 1 → 1/2). (Formule vérifiée par calcul direct de ∫ψ(fs)2.)
  • 5-1-3. ‖ψ(fs)‖2/‖fs‖2 → 4, donc le quotient tend vers 2 ; comme l'ensemble est majoré par 2, sa borne supérieure vaut 2.

5-2. f(t) = tα sur [0,1], t−α−1 sur [1,+∞[ (continue en 1), α > 0.

  • 5-2-1. ‖f‖2 = 1/(2α+1) + 1/(2α+1) = 2/(2α+1).
  • 5-2-2. ψ(f)(x) = xα/(α+1) sur ]0,1] ; pour x ≥ 1, ψ(f)(x) = K/x − x−α−1/α avec K = 1/α + 1/(α+1) = (2α+1)/(α(α+1)). Alors (f|ψ(f)) = (2α+1)/(α(α+1)2) − 1/(α(α+1)(2α+1)) et
    ‖ψ(f)‖2 = 2(2α+1)/(α(α+1)2) − 2/(α(α+1)(2α+1)) ~ 4/α2 en +∞.
  • 5-2-3. ‖ψ(f)‖2/‖f‖2 ~ (4/α2)·(2α/2) = 4/α → 0 : la borne inférieure est 0.

Conclusion : l'ensemble est un intervalle inclus dans ]0,2[, de bornes 0 et 2 non atteintes, donc {‖ψ(f)‖/‖f‖ ; f ∈ E2∖{0}} = ]0,2[, et la norme de ψ2 vaut 2.

💡 Résultats clés à retenir : I(a,b) = ln(b/a) ; ∫01 ln(1+t)/t = π²/12 ; Sp(ψ) = ]0,1] avec Eμ = Vect(x1/μ−1) ; ‖ψ(f)‖ ≤ 2‖f‖ et ‖ψ(f)‖2 = 2(f|ψ(f)) ; quotients 2√(ln 2), π/√3, et image ]0,2[. À réviser pour le CNC MP : intégrales à paramètre (continuité, dérivation, domination locale), intégrabilité et comparaison, séries entières et interversion série-intégrale, séries alternées, lemme de Cesàro, équations différentielles linéaires du 1er ordre, espaces préhilbertiens (Cauchy-Schwarz, cas d'égalité), endomorphismes continus et norme subordonnée, connexité par arcs et images continues.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2006. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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