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Modèle de concours : CNC 2005 Chimie (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Chimie 📅 2005 👁️ 27 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Chimie
Année
2005
Pages
6
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2005 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 6 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun

École Hassania des Travaux Publics
EHTP

Concours National Commun d’admission

aux Grandes Écoles d'Ingénieurs ou assimilées
Session 2005

ÉPREUVE DE CHIMIE

Filière MP

Durée 2 heures

Cette épreuve comporte 5 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé

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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP

L’énoncé de cette épreuve comporte 5 pages.
L'usage de la calculatrice est 211101156

On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les des questions abordées.
Le Nickel

On se propose dans ce problème de passer en revue quelques aspects de la chimie du nickel.
Aucune connaissance préalable de la chimie de cet élément n’est requise pour traiter le problème.

Les principaux minerais du nickel sont la garniérite de Nouvelle Calédonie et la pyrrhotine nicke-
lifère du Canada. Nous commencerons par étudier quelques propriétés de la structure électronique
du nickel puis cristallographique du nickel métallique et de son oxyde. Nous passerons ensuite à
l'étude de la métallurgie de cet élément avant d’aborder quelques unes des ses applications relatives
à la chimie des solutions.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière
sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en
général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres
significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être
accompagnée de son unité.

Données utiles

« Données générales

« Nombre d’AVOGADRO : Na = 6,022 x 107% mol”!.
« Constante des gaz parfaits : R = 8,314 J.K‘.mol”!.

In10 = 0,06 V à T = 298 ‏,كا‎ 7 = N, e désignant la constante de FARADAY et In le

logarithme népérien.

« Entropies standard absolues à 298 K (g : gaz, s : solide)

+ Masses molaires atomiques

Élément 0 Ni

٠ Rayon ionique de 02- : R(O2?7) = 140 pm.
« Masse volumique du nickel : p(Ni) = 8,90 x 105 kg.m7*

« Constante d’acidité du couple NH] /NH; en solution aqueuse à 298 K : ‏وكام‎ = 9,2.

Epreuve de Chimie 1/5

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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP

e Constantes d’acidité de l'acide éthylènediaminetétraacétique H,Ÿ en solution aqueuse à 298 K

‎PKa2 | PKa3 | 14‏ | مكلم

‎2,0 2,7 6,2 10,3

‎e Constantes de formation de complexes en solution aqueuse à 298 K :

‎e Potentiels standard d’oxydoréduction en solution aqueuse à 298 K

‎Couple Oxydant/Réducteur | Ni?*/Ni | Fe?* /Fe

+ Règles de SLATER

‎. Énergie (en eV) des orbitales de SLATER : F = —13,6 (F) .

‎« n est le nombre quantique principal et n* le nombre quantique apparent donné par le
tableau ci-après :

‎ Z* = Z—0o est le nombre atomique effectif et o la constante d'écran, somme de différentes
contributions données par le tableau suivant :

‎origine de contribution des autres électrons à la constante d’écran

‎l’électron couches couche couche n° =n couches
considéré |n'‹n-l|n'=n=l n'›n

‏ال ده ا ا ;

‎1** partie
Structure électronique

‎Le nickel a pour numéro atomique Z = 28.
1.1. Donner la configuration électronique du nickel dans l’état fondamental.

‎1.2. En déduire sa position (ligne et colonne) dans la table périodique des éléments. À quel bloc
d'éléments appartient-il ? Comment s'appellent les éléments de ce bloc ?

‎1.3. On se propose de vérifier par le calcul que la configuration électronique proposée en 1.1. et
notée par la suite Ni, est bien celle de l’état fondamental. Pour cela, on comparera son énergie avec
celle de la configuration [Ar] 3019 notée Ni*, et ce en utilisant les règles de SLATER.

‎1.3.1. Donner l'expression de la différence d’énergie AE = E(Ni”) — E(Ni) en fonction de
l'énergie des orbitales atomiques E34(Ni*), E3a(Ni), et E4s (Ni).

‎1.3.2. En utilisant la méthode de SLATER calculer numériquement L3q(Ni*), E3q (Ni) et ‏ويرك‎ (Ni).

‎Epreuve de Chimie 2/5

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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP
1.3.3. En déduire la valeur numérique de AF. Commenter et conclure.
1.4. Quel est l'ion le plus courant du nickel ? Donner sa configuration électronique dans l’état
fondamental.
2°m° partie
Propriétés cristallographiques
2.1. Structure cristallographique du nickel

Le nickel cristallise dans le système cubique à faces centrées.

2.1.1. Dessiner la maille élémentaire du nickel. Représenter l’un des plans de compacité maxi-
mum et indiquer l’ordre de succession de tels plans.

2.1.2. Combien la maille précédente contient-elle d’atomes de nickel ?

2.1.3. Calculer numériquement l’arrête a de cette maille ainsi que le rayon métallique R(Ni) du
nickel.

2.1.4. Indiquer les positions des sites octaédriques et tétraédriques pour une telle structure.
Préciser leur nombre dans une maille élémentaire.

2.1.5. Le cuivre donne des solutions solides avec le nickel. Sans faire de calculs supplémentaires,
indiquer si ces solutions solides sont de substitution ou d'insertion. On donne R(Cu) = 128 pm.

2.2. Cristallographie de l’oxyde de nickel

L'oxyde de nickel NiO présente une structure type NaCI de paramètre de maille ‏كه‎ = 418 pm.

2.2.1. Décrire cette structure et dessiner la maille élémentaire de l’oxyde de nickel. Quel est le
type de réseau dessiné par les ions Ni** ?

2.22. En déduire le rayon ionique R (Ni?*) dans NiO ainsi que la masse volumique p(NiO) de
Ni0.
3ème partie
Métallurgie du nickel
3.1. Quelles sont les principales sources du nickel ?

Après différents traitements des minerais bruts, le nickel est obtenu sous forme d'oxyde 1110
On se propose d'étudier la possibilité de réduire l’oxyde de nickel à l'aide du carbone pour obtenir
du nickel selon :

Cette étude se fera dans le cadre de l'approximation d’ELLINGHAM.
3.2. En quoi consiste l’approximation d’ELLINGHAM ?

3.3. La figure 1 donne le diagramme d’ELLINGHAM pour les deux systèmes rédox NiO/Ni et
00/0

3.3.1. À quel couple rédox (NiO/Ni ou CO/C) est attribué chacun des segments de droite © et
@ ? Justifier la réponse.

Epreuve de Chimie 3/5

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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP

400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000

Figure 1: Diagramme d’ELLINGHAM pour les couples rédox NiO/Ni et CO/C tracé pour + mole de
dioxygène.

3.3.2. Que représentent les segments de droite tracés pour chacun des deux couples rédox ?

3.3.3. À partir du diagramme, déterminer les enthalpies standard de formation A,H;(NiO) de
NiO et A,H;(CO) de CO.

3.3.4. Déterminer de même les entropies standard absolues 5°(NiO) de NiO et S°(CO) de CO.

3.4. On s'intéresse à la réaction (1) de réduction de l’oxyde de nickel par le carbone.

3.4.1. Quelle est la variance du système le plus général contenant NiO, ‏رن‎ Ni et CO et siège de
l'unique réaction (1) ? Interpréter la valeur obtenue.

3.4.2. Quelle est la valeur de la température d’'inversion T; de l'équilibre (1)? Dans quel
domaine de température doit-on travailler pour favoriser la réduction du nickel ? Justifier.

3.4.3. Dans l'industrie, la réduction du nickel s'effectue à la température 0 = 1000 °C. Calculer
la constante ư de l'équilibre (1) et commenter la valeur obtenue.

4ème partie

Le nickel en solution aqueuse

4.1. Dosage complexométrique

La détermination de la concentration molaire volumique ex; d’une solution aqueuse ‏5ه‎
‎nickel II peut se faire par dosage complexométrique. Un tel dosage est effectué par une solu-
tion aqueuse de l'ion éthylène diaminetétraacétate, ou E.D.T.A., noté Y*- dans la suite. 1/8606
éthylène diaminetétraacétate H,Y est un tétraacide. Pour effectuer le dosage, on utilise une so-
lution de sel disodique de l’E.D.T.A. noté (2Na*, ‏“لايق‎ ( de concentration molaire volumique

4.1.1. Quel est le domaine de stabilité de la forme H,Y?- ? Comment peut-on procéder au lab-
oratoire, pour déterminer avec précision la concentration molaire volumique cy du sel disodique ?
Pour repérer le point d'équivalence, on utilise la murexide, notée Mu, comme indicateur

Epreuve de Chimie 4/5

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Concours National Commun - Session 2005 - Filière MP

compléxométrique. Dans une solution de pH voisin de 12, cet indicateur, de couleur violet-pourpre,
donne avec l'ion Ni°* un complexe noté [NiMu]?* de couleur orangée.

4.1.2. Comment peut-on fixer le pH de la solution à une valeur proche de la valeur nominale
de 12?

Dans un bécher, on introduit vw; = 10,0 mL de la solution de Ni?* de concentration en; à
déterminer puis un volume v = 40 mL de solution d'ammoniac de concentration molaire volumique
2,0 mol.L-* et enfin une pointe de spatule de murexide. La solution S ainsi préparée est limpide,
l’hydroxyde de nickel Ni(OH)» n'apparaissant pas dans ces conditions.

4.1.3. Pourquoi ajoute-t-on la solution d'’ammoniac ?
4.1.4. Écrire les équations des deux réactions auxquelles participent les ions 11127 lors de la
préparation de la solution S.

À l'aide d’une burette graduée, on ajoute progressivement la solution de (2 Na*, H,Y”7) de
concentration molaire volumique cy jusqu’au virage de la teinte de la solution de l’orangé au violet-
pourpre obtenu pour un volume ve = 8,1 mL. On admettra que dans les conditions de conduite de
ce dosage, les teintes des espèces autres que [NiMu]?* et Mu sont peu intenses.

4.15. Écrire l'équation de réaction de dosage compte tenu de la valeur indicative du pH.
Calculer la constante de cette réaction et commenter la valeur obtenue.

41.6. Écrire, de même, l'équation de la réaction justifiant le changement de teinte à l’équivalence.
Quelles conditions de stabilité doit vérifier le complexe [NiMu]?* ? Pourquoi ?

4.1.7. Déterminer la concentration molaire volumique de la solution de Ni**.

4.2.  Nickelage chimique des pièces métalliques
Le nickelage des pièces métalliques en fer ou en acier, consiste à les revêtir d’une couche

uniforme et résistante de nickel métallique. 11 permet alors de protéger ces pièces de la corrosion.

4.2.1. On plonge une lame de fer dans une solution aqueuse d'ions nickel Ni°*. Peut-on obtenir
ainsi un dépôt de nickel métallique sur la lame de fer ? Calculer la constante d'équilibre de la
réaction correspondante.

Dans l’industrie, on prépare une solution en mélangeant une solution de chlorure de nickel
(Ni?*,2 CI) et une solution d'hypophosphite de sodium (Na*, H,PO7) de même concentration de
1,0 mol.L7!. Le pH est amené à 4 à l’aide d’une solution tampon adéquate.

4.2.2. Montrer qu’une réaction devrait se produire lors de la préparation de cette solution.
Laquelle ? Écrire son équation. On donne le potentiel apparent à pH = 4 du couple ‏و1110‎ /H,PO;5 :

4.2.3. La solution précédente est en réalité inerte. Proposer une explication à l’apparente inertie
observée.

4.2.4. Dès qu’une lame de fer ou d'acier est introduite dans cette solution, elle se recouvre
d’une couche de nickel très régulière et très résistante. Interpréter.

4.2.5. Proposer une solution tampon adéquate pour imposer un pH = 4.

FIN DE L'ÉPREUVE

Epreuve de Chimie 5/5

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2005, filière MP, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs et assimilées (présidence du concours : EHTP ; durée : 2 heures, calculatrice autorisée, 5 pages). C'est un problème intitulé « Le Nickel », en quatre parties : structure électronique (règles de Slater), cristallographie du nickel et de NiO, métallurgie par le diagramme d'Ellingham, et chimie des solutions (dosage complexométrique par l'EDTA, nickelage chimique). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : repérez d'abord les données de la page 1-2 (entropies, masses molaires, pKa de H4Y, log β, potentiels, tableau de Slater) : presque chaque question s'y rattache. La partie 3 repose sur la lecture du graphique : écrivez les équations des deux droites ΔrG°(T) = ΔrH° − TΔrS° une fois pour toutes, puis tout le reste (Ti, K°) en découle. Soignez le nombre de chiffres significatifs, explicitement évalué par l'énoncé.

1ère partie : structure électronique

1.1 Configuration de Ni (Z = 28)

Règle de Klechkowski : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d8, soit [Ar] 3d8 4s2.

1.2 Position dans le tableau

n maximal = 4 : 4e ligne (période) ; 2 + 8 = 10 électrons de valence : 10e colonne. Sous-couche d en cours de remplissage : bloc d ; ce sont les métaux de transition.

1.3.1 Expression de ΔE

Dans le modèle de Slater, l'énergie totale est la somme des énergies des électrons. Les électrons 1s à 3p ne sont pas écrantés par les électrons 3d et 4s (contributions nulles pour n' = n de type d et pour n' > n), leurs énergies sont donc identiques dans Ni et Ni*. Il reste : ΔE = 10 E3d(Ni*) − 8 E3d(Ni) − 2 E4s(Ni).

1.3.2 Énergies orbitalaires

  • E3d(Ni) : σ = 18 × 1,00 (électrons 1s à 3p) + 7 × 0,35 (autres 3d) = 20,45 ; Z* = 7,55 ; n* = 3 : E = −13,6 (7,55/3)2 ≈ −86,1 eV.
  • E3d(Ni*) : σ = 18 + 9 × 0,35 = 21,15 ; Z* = 6,85 : E = −13,6 (6,85/3)2 ≈ −70,9 eV.
  • E4s(Ni) : σ = 1 × 0,35 (autre 4s) + 16 × 0,85 (3s23p63d8, couche n − 1) + 10 × 1,00 = 23,95 ; Z* = 4,05 ; n* = 3,7 : E = −13,6 (4,05/3,7)2 ≈ −16,3 eV.

1.3.3 Valeur de ΔE et conclusion

ΔE = 10(−70,9) − 8(−86,1) − 2(−16,3) = −709,1 + 689,1 + 32,6 ≈ +12,6 eV > 0. La configuration Ni* = [Ar]3d10 est moins stable : la configuration [Ar] 3d8 4s2 est bien l'état fondamental, en accord avec la règle de Klechkowski (le modèle de Slater est approximatif, mais l'écart est ici largement significatif).

1.4 Ion courant

L'ion le plus courant est Ni2+ ; on retire d'abord les électrons 4s : [Ar] 3d8.

2ème partie : propriétés cristallographiques

2.1.1 Maille CFC et plans compacts

Maille cubique avec un atome à chaque sommet et au centre de chaque face. Plans de compacité maximale : plans (111), perpendiculaires à une grande diagonale du cube (triangle joignant trois sommets reliés par des diagonales de faces). Succession des plans compacts : ABCABC…

2.1.2 Nombre d'atomes

8 × 1/8 + 6 × 1/2 = 4 atomes par maille.

2.1.3 Arête et rayon métallique

ρ = 4M/(NAa3) donc a = [4 × 58,7 × 10−3/(6,022 × 1023 × 8,90 × 103)]1/3 = (4,38 × 10−29)1/3 ≈ a = 3,53 × 10−10 m = 353 pm. Tangence le long de la diagonale d'une face : a√2 = 4R, d'où R(Ni) = a√2/4 ≈ 125 pm.

2.1.4 Sites interstitiels

  • Octaédriques : centre du cube et milieux des 12 arêtes : 1 + 12 × 1/4 = 4 sites par maille.
  • Tétraédriques : centres des 8 petits cubes d'arête a/2 (positions (a/4, a/4, a/4) et équivalentes) : 8 sites par maille.

2.1.5 Solutions solides Cu–Ni

Les sites sont petits : rocta = (√2 − 1)R ≈ 52 pm, rtétra ≈ 0,225R ≈ 28 pm, très inférieurs à R(Cu) = 128 pm. En revanche R(Cu) est très proche de R(Ni) (écart d'environ 3 %) et Cu est aussi CFC : ce sont des solutions solides de substitution.

2.2.1 Structure de NiO

Type NaCl : les ions O2− forment un réseau CFC dont tous les sites octaédriques sont occupés par les Ni2+. Les Ni2+ forment eux aussi un réseau cubique à faces centrées, décalé de a'/2 selon une arête. Coordinence 6/6 ; 4 motifs NiO par maille.

2.2.2 Rayon de Ni2+ et masse volumique

  • Contact cation-anion le long de l'arête : a' = 2[R(Ni2+) + R(O2−)], d'où R(Ni2+) = 418/2 − 140 = 69 pm. Vérification : les anions ne se touchent pas (a'√2/4 ≈ 148 pm > 140 pm) et r/R = 0,49 est bien compris entre 0,414 et 0,732 (coordinence 6).
  • ρ(NiO) = 4(58,7 + 16,0) × 10−3/[6,022 × 1023 × (418 × 10−12)3] ≈ 6,79 × 103 kg·m−3.

3ème partie : métallurgie du nickel

3.1 Sources du nickel

Les minerais oxydés/silicatés (latérites) comme la garniérite (Nouvelle-Calédonie) et les minerais sulfurés comme la pyrrhotine nickelifère et la pentlandite (Canada) ; s'y ajoute le recyclage des alliages.

3.2 Approximation d'Ellingham

On considère que ΔrH° et ΔrS° sont indépendants de la température (en l'absence de changement d'état) ; ΔrG°(T) = ΔrH° − TΔrS° est alors une fonction affine de T (segments de droite).

3.3.1 Attribution des droites

  • Ni(s) + ½O2(g) → NiO(s) : Δngaz = −½, donc ΔrS° < 0 et pente −ΔrS° > 0 : droite ① (croissante) = NiO/Ni.
  • C(s) + ½O2(g) → CO(g) : Δngaz = +½, donc ΔrS° > 0 et pente négative : droite ② (décroissante) = CO/C.

3.3.2 Signification des segments

Chaque segment représente ΔrG°(T) de la réaction de formation de l'oxyde à partir du réducteur et de ½ mole de O2. Il sépare le plan (T, RT ln(pO2/P°)1/2) en deux domaines : au-dessus, domaine de l'oxydant (oxyde) ; au-dessous, domaine du réducteur.

3.3.3 Enthalpies de formation (lecture du graphique)

ΔrH° est l'ordonnée à l'origine (T = 0) de chaque droite :

  • Droite ① : environ −200 kJ/mol à 400 K et −50 kJ/mol à 2000 K ; pente ≈ +0,094 kJ·K−1·mol−1 ; ΔfH°(NiO) ≈ −240 kJ/mol.
  • Droite ② : environ −146 kJ/mol à 400 K et −290 kJ/mol à 2000 K ; pente ≈ −0,090 kJ·K−1·mol−1 ; ΔfH°(CO) ≈ −110 kJ/mol.

La précision est celle de la lecture graphique (quelques kJ/mol) : ΔrG°1 ≈ −240 + 0,094 T et ΔrG°2 ≈ −110 − 0,090 T (kJ/mol).

3.3.4 Entropies absolues

  • ΔrS°1 ≈ −94 J·K−1·mol−1 = S°(NiO) − S°(Ni) − ½S°(O2), d'où S°(NiO) ≈ −94 + 30,0 + 102,5 ≈ 38 J·K−1·mol−1.
  • ΔrS°2 ≈ +90 J·K−1·mol−1 = S°(CO) − S°(C) − ½S°(O2), d'où S°(CO) ≈ 90 + 6,0 + 102,5 ≈ 198 J·K−1·mol−1.

3.4.1 Variance de l'équilibre (1)

NiO(s) + C(s) ⇌ Ni(s) + CO(g) = ② − ①. Constituants : 4 ; une réaction ; phases : 3 solides purs + 1 gaz = 4. v = (4 − 1) + 2 − 4 = 1. Le système est monovariant : à T fixée, la pression d'équilibre p(CO) = K°(T)·P° est imposée ; sous une pression donnée, l'équilibre n'existe qu'à une seule température (sinon rupture d'équilibre).

3.4.2 Température d'inversion

ΔrG°(1) = ΔrG°2 − ΔrG°1 ≈ 130 − 0,184 T (kJ/mol). ΔrG°(1) = 0 à Ti ≈ 130/0,184 ≈ 7,1 × 102 K (environ 430 °C), abscisse du point d'intersection des deux droites. Pour T > Ti, la droite du carbone passe sous celle du nickel : ΔrG°(1) < 0, K° > 1 et le carbone réduit NiO. La réaction est endothermique (ΔrH° ≈ +130 kJ/mol) et produit un gaz (ΔrS° > 0) : une élévation de température la favorise (loi de van 't Hoff).

3.4.3 Constante à 1000 °C

T = 1273 K : ΔrG°(1) ≈ 130 − 0,184 × 1273 ≈ −104 kJ/mol ; ln K° = 104 × 103/(8,314 × 1273) ≈ 9,8, soit K° ≈ 2 × 104 (l'ordre de grandeur 104 est sûr, le premier chiffre dépend de la lecture du graphique). K° ≫ 1 : la pression de CO d'équilibre (≈ 2 × 104 bar) ne peut pas être atteinte, l'équilibre est rompu et la réduction est totale tant qu'il reste NiO et C.

4ème partie : le nickel en solution aqueuse

4.1.1 Domaine de H2Y2− et étalonnage

Avec pKa2 = 2,7 et pKa3 = 6,2 : H2Y2− prédomine pour 2,7 < pH < 6,2. Pour connaître précisément cY, on étalonne la solution d'EDTA par une solution étalon d'un ion métallique préparée par pesée (Zn2+ à partir de zinc pur, ou Ca2+ à partir de CaCO3 séché), dosée avec un indicateur adapté (noir ériochrome T en tampon pH 10), ou l'on prépare la solution par pesée précise du sel disodique dihydraté séché, dans une fiole jaugée.

4.1.2 Fixer le pH vers 12

On ajoute une solution concentrée de base faible, ici l'ammoniac 2,0 mol/L : pH ≈ ½(pKa + pKe + log c) = ½(9,2 + 14 + 0,3) ≈ 11,8 ≈ 12. L'ammoniac, en large excès, capte les H+ libérés par l'EDTA sans variation notable du pH. Une base forte seule est à éviter car elle précipiterait Ni(OH)2.

4.1.3 Rôle de l'ammoniac

Double rôle : imposer le pH basique nécessaire à l'indicateur (murexide) et complexer Ni2+ sous forme [Ni(NH3)6]2+, ce qui empêche la précipitation de l'hydroxyde Ni(OH)2 à ce pH (la solution S reste limpide).

4.1.4 Réactions lors de la préparation de S

  • Ni2+ + 6NH3 → [Ni(NH3)6]2+ (log βb = 8,0) ;
  • Ni2+ + Mu → [NiMu]2+ (orangé), pour la petite quantité d'indicateur ajoutée.

4.1.5 Réaction de dosage

À pH ≈ 12 > pKa4 = 10,3, l'EDTA est sous forme Y4− et le nickel est complexé par l'ammoniac : [Ni(NH3)6]2+ + Y4− → [NiY]2− + 6NH3, K = βa/βb = 1018,6 − 8,0 = 1010,6 ≈ 4 × 1010. K ≫ 1 (au-delà de 104) : la réaction est quantitative, donc utilisable pour un dosage. (En écrivant le réactif sous la forme apportée H2Y2−, captée par NH3 : [Ni(NH3)6]2+ + H2Y2− → [NiY]2− + 4NH3 + 2NH4+, K = 1010,6 + 2×9,2 − 6,2 − 10,3 = 1012,5.)

4.1.6 Changement de teinte

À l'équivalence : [NiMu]2+ (orangé) + Y4− → [NiY]2− + Mu (violet-pourpre). Conditions : [NiMu]2+ doit être moins stable que [NiY]2− (pour que l'EDTA arrache Ni2+ à l'indicateur exactement à l'équivalence) mais suffisamment stable pour se former malgré l'ammoniac et rester présent jusqu'à l'équivalence, sinon le virage serait prématuré ou flou.

4.1.7 Concentration en Ni2+

Stœchiométrie 1:1 : cNi vNi = cY ve, d'où cNi = 0,116 × 8,1/10,0 ≈ 9,4 × 10−2 mol·L−1.

4.2.1 Lame de fer dans Ni2+

E°(Ni2+/Ni) = −0,25 V > E°(Fe2+/Fe) = −0,44 V : Fe + Ni2+ → Fe2+ + Ni est favorisée ; log K = 2(−0,25 + 0,44)/0,06 ≈ 6,3, soit K ≈ 2 × 106. Un dépôt de nickel se forme (cémentation), mais il est en général peu adhérent et s'arrête quand la surface du fer est recouverte.

4.2.2 Réaction attendue avec l'hypophosphite

E°(Ni2+/Ni) = −0,25 V > E(H2PO3−/H2PO2−) = −0,75 V à pH 4 : Ni2+ devrait oxyder l'hypophosphite : Ni2+ + H2PO2− + H2O → Ni(s) + H2PO3− + 2H+, de constante apparente à pH 4 : log K' = 2(−0,25 + 0,75)/0,06 ≈ 16,7 (réaction thermodynamiquement très favorisée).

4.2.3 Inertie apparente

Il s'agit d'un blocage cinétique : la réaction est thermodynamiquement possible mais extrêmement lente (énergie d'activation élevée, difficulté de nucléation du métal en solution homogène). Le système est métastable.

4.2.4 Dépôt sur le fer

La surface métallique catalyse la réaction : le fer amorce le dépôt (germes de nickel), puis le nickel déposé catalyse lui-même l'oxydation de l'hypophosphite (autocatalyse hétérogène). La réaction n'a lieu qu'à la surface de la pièce, ce qui donne une couche régulière qui croît uniformément (nickelage « chimique » ou sans courant).

4.2.5 Tampon à pH ≈ 4

Il faut un couple acide faible/base conjuguée de pKa voisin de 4, en concentrations comparables : par exemple acide méthanoïque/méthanoate (pKa ≈ 3,8) presque équimolaire, ou acide éthanoïque/éthanoate (pKa ≈ 4,8) avec [CH3COO−]/[CH3COOH] = 104 − 4,8 ≈ 0,16. Ces pKa ne sont pas donnés par l'énoncé : ce sont les valeurs usuelles.

💡 À réviser pour le CNC MP (chimie) : règles de Klechkowski et de Slater (calcul de σ, Z*, énergies orbitalaires) ; cristallographie CFC (population, compacité, sites, masse volumique) et structures ioniques type NaCl ; approximation et diagrammes d'Ellingham (pentes, température d'inversion, variance, rupture d'équilibre) ; complexométrie par l'EDTA (domaines de prédominance, constantes de réactions de dosage, rôle de l'indicateur) ; oxydoréduction (constante d'équilibre à partir des E°, blocages cinétiques, catalyse). Écrivez toujours les équations avant les calculs et donnez les résultats avec unité et un nombre raisonnable de chiffres significatifs.

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Questions fréquentes sur ce sujet

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Session : 2005. Les questions sont en français.
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