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Modèle de concours : Commissaires de police — Direction Générale de la Sûreté Nationale 2024 — Sujet de dissertation en français

🏢 Direction Générale de la Sûreté Nationale 👤 Commissaires de police 🎯 Sujet de dissertation (français) 📅 2024 👁️ 76 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Commissaires de police organisé par Direction Générale de la Sûreté Nationale (2024), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Direction Générale de la Sûreté Nationale
Grade
Commissaires de police
Spécialité
Sujet de dissertation (français)
Année
2024
Pages
1
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujets de dissertation en français du concours des commissaires de police de la DGSN, session 2024 : les mécanismes de lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc et les moyens de les renforcer, ou l'impact des réseaux sociaux sur les relations interpersonnelles. La page reproduit le texte des deux sujets tel que publié.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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‎Sujet N° 1: Les‏ هو
‎Quels sont les mécanismes spécifiques mis —‏ يج
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‎capitaux ? et quelles améliorations, selon‏
‎votre analyse, pourrait-on envisager pour‏
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‎blanchiment de capitaux au Maroc ?‏

‎Sujet N° 2:‏ وو

‎Les réseaux sociaux ont profondément‏ يدي
‎modifié les dynamiques sociales,‏
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‎nouvelles opportunités tout en posant des‏
‎défis, notamment en matière de vie privée, de‏
‎désinformation, et d'addiction.‏
‎Analysez l'impact des réseaux sociaux sur la‏ +
‎nature et la qualité des relations‏
‎interpersonnelles, tout en indiquant s'ils ont‏ |
‎transformé fondamentalement notre façon‏
‎d'interagir ou simplement modifié la forme de‏
‎nos échanges.‏

‏نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle reproduit l'épreuve écrite de culture générale en français du concours de recrutement des commissaires de police de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), session 2024. Le document (une seule page, recopiée sous forme d'image) propose deux sujets de dissertation : le sujet n° 1 porte sur les mécanismes de lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc et les améliorations possibles ; le sujet n° 2 sur l'impact des réseaux sociaux sur les relations interpersonnelles. La durée, le coefficient et la consigne exacte (un sujet au choix ou non) ne figurent pas sur ce document : vérifiez-les sur la convocation et sur la copie le jour de l'épreuve. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les deux sujets sont doubles (un constat + une question ouverte). Le jury d'un concours d'officiers attend un plan qui répond aux deux volets, un vocabulaire juridique ou sociologique précis, et une prise de position argumentée. Choisissez le sujet 1 si vous maîtrisez les textes (loi 43-05, ANRF, GAFI) ; le sujet 2 si vous êtes plus à l'aise avec l'analyse sociale et les références d'auteurs. Consacrez 30 à 40 minutes au brouillon (idées, plan détaillé, exemples), rédigez l'introduction et la conclusion avec soin et gardez 10 minutes pour la relecture de l'orthographe.

Sujet n° 1 — La lutte contre le blanchiment de capitaux au Maroc

Analyse du sujet

  • Blanchiment de capitaux : opération qui consiste à dissimuler l'origine illicite de fonds issus d'une infraction (trafic de drogue, corruption, fraude, traite, contrebande…) pour les réintroduire dans l'économie légale. On distingue classiquement trois phases : placement (introduction des espèces dans le circuit financier), empilement ou dispersion (multiplication des transactions pour brouiller la trace) et intégration (réinvestissement dans l'immobilier, les entreprises, les biens de luxe).
  • Le sujet comporte deux questions : un volet descriptif (« quels sont les mécanismes spécifiques mis en place ? ») et un volet prospectif et personnel (« quelles améliorations, selon votre analyse ? »). Un devoir qui ne traite que le premier volet est incomplet.
  • Problématique possible : le Maroc s'est doté d'un dispositif complet, préventif et répressif, reconnu au niveau international ; mais son efficacité réelle dépend de sa mise en œuvre (déclarations de soupçon, enquêtes, condamnations, confiscations) face à une économie où l'informel et les espèces restent très présents. Comment passer d'un dispositif conforme à un dispositif efficace ?

Plan proposé

Introduction : accroche (le blanchiment, « carburant » du crime organisé et de la corruption, menace l'intégrité du système financier et la souveraineté économique) ; définition ; contexte international (recommandations du GAFI, conventions des Nations unies de Vienne 1988, Palerme 2000, Mérida 2003) ; énoncé de la problématique ; annonce du plan.

I. Un dispositif marocain complet, à la fois préventif, institutionnel et répressif

  • A. Le cadre juridique : la loi n° 43-05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux (2007), étendue au financement du terrorisme et renforcée par des lois modificatives successives, notamment la loi n° 12-18 (2021) adoptée dans le cadre de la mise en conformité avec les normes du GAFI. Le délit de blanchiment est incriminé dans le Code pénal (articles 574-1 et suivants), avec peines d'emprisonnement, amendes, confiscation des biens et sanctions des personnes morales.
  • B. Les obligations de prévention imposées aux « personnes assujetties » : banques, sociétés de financement, assurances, sociétés de bourse, mais aussi professions non financières (notaires, avocats, experts-comptables, agents immobiliers, casinos, marchands de métaux et pierres précieuses…). Elles doivent : identifier et vérifier le client et le bénéficiaire effectif (principe « connaître son client », KYC) ; appliquer une vigilance renforcée aux opérations complexes, inhabituelles ou aux personnes politiquement exposées ; conserver les documents (dix ans selon la loi 43-05) ; mettre en place un contrôle interne ; et surtout adresser une déclaration de soupçon à la cellule de renseignement financier, sans en informer le client.
  • C. Les institutions : l'Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF), qui a succédé à l'Unité de Traitement du Renseignement Financier (UTRF), reçoit et analyse les déclarations et transmet au parquet ; les autorités de supervision (Bank Al-Maghrib, ACAPS pour les assurances, AMMC pour le marché des capitaux) contrôlent les assujettis et sanctionnent ; la justice (parquet, juridictions compétentes) poursuit ; la police judiciaire de la DGSN (BNPJ, brigades économiques et financières) et la Gendarmerie royale enquêtent, avec l'appui de l'Office des changes, de l'Administration des douanes et de la DGI.
  • D. La coopération internationale : le Maroc est membre du GAFIMOAN (groupe régional du GAFI pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord) et de réseaux d'échange entre cellules de renseignement financier ; entraide judiciaire, extradition. Placé en 2021 sur la liste des juridictions sous surveillance renforcée du GAFI (« liste grise »), le Maroc en est sorti en 2023 après avoir mis en œuvre son plan d'action : c'est un argument fort pour montrer que le dispositif a été consolidé.

II. Des limites d'efficacité qui appellent des améliorations

  • A. Les limites (à formuler avec prudence, sans chiffres non vérifiés) : poids de l'économie informelle et des paiements en espèces, qui facilitent le placement ; secteurs à risque (immobilier, or et bijoux, transferts informels de fonds, nouveaux actifs virtuels) ; déclarations de soupçon concentrées sur le secteur bancaire, plus rares chez certaines professions non financières ; écart entre le nombre de déclarations et le nombre d'enquêtes, de condamnations et de confiscations ; complexité des montages transnationaux et lenteur de l'entraide ; besoin de compétences spécialisées (analyse financière, cyber-enquête).
  • B. Les améliorations envisageables (votre analyse personnelle, argumentée) :
    • Réduire l'usage des espèces : généralisation du paiement mobile et de la bancarisation, plafonnement des règlements en liquide, incitations fiscales à la traçabilité.
    • Transparence des bénéficiaires effectifs : registre fiable, à jour et accessible aux autorités ; contrôle des sociétés écrans.
    • Mieux impliquer les professions non financières : formation, guides sectoriels, contrôles et sanctions effectives des manquements.
    • Spécialiser la chaîne pénale : enquêteurs financiers, magistrats formés, enquête patrimoniale parallèle systématique (« suivre l'argent »), gestion et confiscation effective des avoirs saisis.
    • Exploiter les technologies : outils d'analyse de données et d'intelligence artificielle pour détecter les schémas suspects ; encadrement des actifs virtuels.
    • Renforcer la coopération nationale (partage d'informations entre ANRF, police, douane, fisc) et internationale (échange rapide de renseignements, recouvrement des avoirs à l'étranger).

Conclusion : synthèse (un cadre conforme aux standards internationaux, dont la sortie de la liste grise atteste la solidité) ; nuance (l'efficacité se mesure aux résultats : saisies, condamnations, avoirs confisqués) ; ouverture sur le rôle du futur commissaire de police : l'enquête financière comme outil central contre le crime organisé et le terrorisme.

Erreurs à éviter

  • Confondre blanchiment (dissimuler l'origine de fonds sales) et financement du terrorisme (qui peut utiliser des fonds licites) : les deux sont liés dans les textes mais distincts.
  • Inventer des chiffres (nombre de déclarations de soupçon, montants saisis) : si vous citez des données, elles doivent provenir du rapport annuel de l'ANRF ou d'une source officielle que vous connaissez avec certitude ; sinon, raisonnez qualitativement.
  • Oublier le second volet (« quelles améliorations ») ou le traiter en deux lignes : c'est là que le jury évalue votre capacité d'analyse.

Sujet n° 2 — Les réseaux sociaux et les relations interpersonnelles

Analyse du sujet

  • Le libellé rappelle le contexte (transformations sociales, économiques, culturelles ; opportunités et défis : vie privée, désinformation, addiction), mais la consigne précise est : analyser l'impact des réseaux sociaux sur la nature et la qualité des relations interpersonnelles, et dire s'ils ont transformé fondamentalement notre façon d'interagir ou simplement modifié la forme de nos échanges. Ne dérivez pas vers un exposé général sur Internet.
  • Problématique possible : les réseaux sociaux ne font-ils que changer le support de relations humaines restées identiques dans leur fond, ou modifient-ils en profondeur ce que signifient l'amitié, la confiance, la présence et le lien social ?

Plan dialectique proposé

Introduction : accroche (un smartphone dans chaque main, des « amis » par centaines mais un sentiment de solitude souvent évoqué) ; définition (plateformes numériques permettant de créer un profil, de publier et d'interagir en réseau) ; problématique ; annonce du plan.

I. Une simple modification de la forme : les besoins relationnels restent les mêmes

  • Les besoins fondamentaux (appartenance, reconnaissance, communication) sont anciens ; les réseaux sociaux leur offrent un nouveau canal, comme l'avaient fait la lettre, le téléphone ou la télévision.
  • Ils entretiennent des liens existants : famille dispersée, diaspora marocaine, amis éloignés ; ils rapprochent les générations et facilitent la solidarité (collectes, entraide lors de catastrophes naturelles).
  • Les relations profondes se construisent toujours hors ligne : la capacité humaine à entretenir des relations proches reste limitée (le « nombre de Dunbar », environ 150 relations stables selon l'anthropologue Robin Dunbar).

II. Une transformation profonde de la nature et de la qualité des liens

  • Changement de nature : multiplication des « liens faibles » (Granovetter), relations quantifiées (likes, abonnés), mise en scène de soi et culture de l'image ; frontière brouillée entre vie privée et vie publique.
  • Dégradation possible de la qualité : communication fragmentée et instantanée, « seuls ensemble » (Sherry Turkle), comparaison sociale, dépendance aux notifications, isolement paradoxal.
  • Nouveaux risques : cyberharcèlement, diffamation, atteintes à la vie privée et aux données personnelles, escroqueries, désinformation et « bulles de filtre » (Eli Pariser) qui polarisent le débat ; radicalisation en ligne. Le droit marocain y répond notamment par la loi n° 09-08 sur la protection des données personnelles (contrôlée par la CNDP), les dispositions du Code pénal sur les atteintes aux systèmes informatiques et sur la diffamation, et la loi n° 103-13 qui réprime le harcèlement, y compris par voie électronique.

III. Dépasser l'alternative : un outil dont l'effet dépend de l'usage

  • « Le médium est le message » (McLuhan) : le support n'est jamais neutre, mais l'usage reste décisif.
  • Pistes : éducation aux médias et au numérique dès l'école, responsabilité des plateformes (modération, transparence des algorithmes), régulation, protection des mineurs, et discipline personnelle (temps d'écran, « déconnexion »).
  • Angle utile pour un futur commissaire : les réseaux sociaux sont aussi un outil de communication institutionnelle et de proximité de la police avec les citoyens, et un terrain d'enquête (cybercriminalité, veille) qui exige respect de la loi et des libertés.

Conclusion : réponse nette à la question (par exemple : plus qu'une simple modification de forme, une transformation réelle des codes relationnels, sans que disparaisse le besoin de relations authentiques en présence) ; ouverture (intelligence artificielle, métavers, contenus générés automatiquement et confiance dans l'information).

Erreurs à éviter

  • Réciter « avantages / inconvénients » sans répondre à l'alternative posée (transformation fondamentale ou changement de forme).
  • Citer des statistiques d'utilisateurs ou de temps d'écran sans source sûre.
  • Adopter un ton moralisateur ou technophobe : le jury attend un jugement nuancé et argumenté.

💡 Pour préparer le concours des commissaires de police de la DGSN : entraînez-vous à la dissertation de culture générale en français et en arabe sur les thèmes de sécurité et de société (criminalité organisée et financière, terrorisme, cybercriminalité, drogues, migration, droits de l'homme, sécurité routière, numérique). Révisez les textes de base : Constitution de 2011, Code pénal, Code de procédure pénale (rôle de la police judiciaire), loi 43-05 et ses modifications, loi 09-08 sur les données personnelles. Suivez l'actualité institutionnelle (rapports de l'ANRF, communiqués de la DGSN, positions du GAFI) en vérifiant toujours les chiffres dans la source officielle. Méthode : un plan en deux ou trois parties annoncé clairement, des transitions, des exemples marocains et internationaux précis, une orthographe soignée.

Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (1 page) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Direction Générale de la Sûreté Nationale. Il concerne le grade : Commissaires de police.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2024. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Sûreté nationale et police : /fr/modeles-concours/surete-nationale. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : archive de modèles de concours — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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