Modèle : Concours d'acces au cycle normal de l'Institut Royal de l'Administration Territoriale - version francaise 2021
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'acces au cycle normal de l'Institut Royal de l'Administration Territoriale - version francaise organisé par Ministere de l'Interieur - Institut Royal de l'Administration Territoriale (2021), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministere de l'Interieur - Institut Royal de l'Administration Territoriale
- Grade
- Concours d'acces au cycle normal de l'Institut Royal de l'Administration Territoriale - version francaise
- Année
- 2021
- Pages
- 1
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
ROYAUME pu MAROC . MINISTERE DE L'INTERIEUR IRECTION GEN : ال ا ا DES AFFAIRES INTERIEURES : N DE L'ADMINISTRATION TERRITORIALE 5 de D'ACCES AU CYCLE NORMAL © L'INS YAL DE L'ADMINISTRATION TERRITORIALE (21 MARS 2021) Répondez, au choix, à l’un des sujets suivants : Sujet 1 : Doit-on attendre de l’Etat qu’il protège le citoyen de tous les risques ? Traitez ce sujet en évoquant le rôle des autres acteurs et forces vives de la société dans la protection contre les risques. Sujet 2 : La relance économique post Covid-19 au Maroc : quelles contraintes, quels défis et quelles perspectives ? (Durée : 3 heures) wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو
Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce sujet est l'épreuve écrite du concours d'accès au cycle normal de l'Institut Royal de l'Administration Territoriale (IRAT), organisé par le Ministère de l'Intérieur (Direction générale des affaires intérieures, Direction de l'administration territoriale) le 21 mars 2021, version française. C'est une dissertation de culture générale et de questions administratives et économiques, d'une durée de 3 heures, où le candidat traite au choix un seul des deux sujets : (1) « Doit-on attendre de l'État qu'il protège le citoyen de tous les risques ? », en évoquant le rôle des autres acteurs et des forces vives de la société ; (2) « La relance économique post-Covid-19 au Maroc : quelles contraintes, quels défis et quelles perspectives ? ». La page scannée ne comporte que ces deux sujets. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : le jury de l'IRAT forme de futurs cadres de l'administration territoriale (agents d'autorité). Il attend une réflexion d'administrateur : une problématique claire, un plan en deux ou trois parties équilibrées, des références institutionnelles marocaines précises (Constitution de 2011, lois organiques des collectivités territoriales, gestion de la crise sanitaire) et un ton mesuré. Choisissez le sujet sur lequel vous avez des exemples précis. Répartissez vos 3 heures ainsi : 40 minutes pour l'analyse et le plan, 2 heures de rédaction et 15 minutes de relecture. Ne citez aucun chiffre dont vous n'êtes pas sûr : une tendance bien argumentée vaut mieux qu'une statistique inventée.
Sujet 1 : Doit-on attendre de l'État qu'il protège le citoyen de tous les risques ?
Analyse des termes et problématique
- « Doit-on attendre » : la question porte à la fois sur la légitimité de l'attente (est-ce le rôle de l'État ?) et sur son réalisme (en a-t-il les moyens ?).
- « Tous les risques » : le mot-clé du sujet. Il couvre les risques sécuritaires (criminalité, terrorisme), naturels (séismes, inondations, sécheresse), sanitaires (pandémie), technologiques et industriels, sociaux (maladie, chômage, vieillesse) et numériques (cybercriminalité). Le « risque zéro » n'existe pas.
- Contexte : écrit en mars 2021, en pleine crise de la Covid-19. L'État marocain a joué un rôle protecteur de premier plan (état d'urgence sanitaire, Fonds spécial de gestion de la pandémie, aides aux ménages et aux entreprises) et la demande de protection envers lui s'est accrue. C'est aussi l'idée de la « société du risque » (Ulrich Beck).
- Problématique proposée : si la protection des personnes et des biens est une mission régalienne et constitutionnelle de l'État, peut-on exiger de lui une protection totale sans dépasser ses moyens et sans affaiblir la responsabilité des autres acteurs ? La bonne réponse n'est-elle pas une protection partagée, dont l'État est le garant et le coordinateur ?
Introduction (exemple de démarche)
Une accroche sur la pandémie de 2020 et la place qu'a prise l'État dans la vie quotidienne, puis la définition des termes et la problématique. Annoncez ensuite le plan : I. l'État, premier garant de la protection des citoyens ; II. les limites d'une protection totale et la nécessité d'une responsabilité partagée avec les autres acteurs de la société.
I. L'État, premier garant de la protection : une attente légitime
- A. Un fondement historique et constitutionnel. La protection est la raison d'être de l'État depuis le contrat social (Hobbes : la sécurité en échange de l'obéissance). La Constitution de 2011 consacre le droit de chacun à la sécurité de sa personne, de ses proches et de ses biens (art. 21), le droit à la vie (art. 20), l'accès aux soins et à la protection sociale (art. 31), et la solidarité nationale face aux charges des calamités et catastrophes (art. 40).
- B. Des moyens que seul l'État possède. Le monopole de la contrainte légitime (sûreté nationale, Gendarmerie royale, Forces auxiliaires, Protection civile, administration territoriale), le pouvoir normatif (normes de construction parasismique, sécurité sanitaire, sécurité routière), la capacité de mutualiser le risque à l'échelle nationale : le régime de couverture des conséquences d'événements catastrophiques (loi n° 110-14, avec le Fonds de solidarité contre les événements catastrophiques) et le chantier de généralisation de la protection sociale lancé en 2020–2021.
- C. La crise de la Covid-19 comme démonstration. Décret-loi sur l'état d'urgence sanitaire (mars 2020), Fonds spécial de gestion de la pandémie, Comité de veille économique, aides aux travailleurs formels et informels, puis campagne de vaccination gratuite. Le rôle de l'administration territoriale (walis, gouverneurs, agents d'autorité) dans l'application des mesures et le soutien aux populations vulnérables est un exemple à valoriser devant ce jury.
II. Une protection totale impossible et contre-productive : vers une responsabilité partagée
- A. Les limites de l'État protecteur. Limites financières (coût de l'État-providence, arbitrage entre dépense de protection et investissement), limites de la connaissance (risques imprévisibles, « cygnes noirs »), limites juridiques (une protection absolue menacerait les libertés : surveillance généralisée, restrictions durables ; la tension entre sécurité et liberté pendant le confinement). Enfin, un risque d'effet pervers : la déresponsabilisation des individus (on attend tout de l'État) et l'aléa moral.
- B. Le rôle des autres acteurs et forces vives (demandé explicitement par le sujet) :
- les collectivités territoriales : compétences de proximité (police administrative communale, hygiène et salubrité, prévention des inondations, plans communaux), dans le cadre des lois organiques 111-14, 112-14 et 113-14 et de la régionalisation avancée ;
- la société civile : associations de bienfaisance, de secours et de développement, Croissant-Rouge marocain, bénévolat pendant la pandémie ;
- le secteur privé : assurances (dont la garantie catastrophes), responsabilité sociale des entreprises, contribution au Fonds Covid, continuité des services essentiels ;
- la famille et les solidarités traditionnelles ;
- les médias et les chercheurs : information fiable, lutte contre les fausses nouvelles, expertise scientifique ;
- le citoyen lui-même : civisme et respect des mesures (port du masque, sécurité routière), prévention individuelle, participation (démocratie participative, pétitions, art. 12 à 15 de la Constitution).
- C. L'État stratège et coordinateur. L'État ne doit pas tout faire, mais tout rendre possible : anticiper (veille, cartographie des risques, stratégie nationale de gestion des risques naturels), fixer les normes, coordonner les acteurs (partenariats, contractualisation avec les collectivités territoriales et les associations), protéger en priorité les plus vulnérables et développer une culture du risque dès l'école.
Conclusion
On peut attendre de l'État qu'il garantisse la protection, pas qu'il supprime tous les risques. La sécurité est un bien commun coproduit par l'État, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile et le citoyen responsable. Ouverture : la généralisation de la protection sociale et la préparation aux crises futures (climat, stress hydrique) comme test de cette responsabilité partagée.
Sujet 2 : La relance économique post-Covid-19 au Maroc : contraintes, défis et perspectives
Analyse et problématique
- La relance : l'ensemble des politiques (budgétaires, monétaires, de financement, structurelles) destinées à redémarrer l'activité après le choc de 2020, qui a été double au Maroc : pandémie et sécheresse.
- Problématique proposée : comment le Maroc peut-il transformer une relance conjoncturelle, sous fortes contraintes budgétaires et sociales, en une occasion de changement structurel de son modèle de développement ?
- Plan conseillé, qui suit l'intitulé : I. un contexte contraignant ; II. des défis structurels révélés par la crise ; III. des perspectives et leviers de relance. Un plan en deux parties (I. contraintes et défis ; II. réponses et perspectives) est aussi accepté.
I. Les contraintes de la relance
- Contraintes macroéconomiques : forte récession en 2020, creusement du déficit budgétaire et hausse de l'endettement public, ce qui limite la marge de manœuvre de l'État. Les chiffres exacts se vérifient dans les publications du HCP, de Bank Al-Maghrib et du Ministère de l'Économie et des Finances : ne les inventez pas.
- Contraintes sectorielles et externes : effondrement du tourisme, du transport aérien et des événements, baisse de la demande européenne (automobile, textile), dépendance à la pluviométrie (agriculture), incertitude sur la durée de la pandémie et le rythme de la vaccination.
- Contraintes sociales : poids de l'économie informelle, pertes d'emplois et de revenus, fragilité des TPME, inégalités territoriales et entre catégories sociales.
II. Les défis révélés par la crise
- Relancer sans compromettre la soutenabilité des finances publiques : financer la relance tout en maîtrisant la dette.
- Protéger socialement : la crise a montré l'absence de couverture d'une grande partie des actifs, d'où le chantier royal de généralisation de la protection sociale (AMO, allocations familiales, retraite, indemnité pour perte d'emploi) et la réforme du ciblage (Registre social unifié).
- Intégrer l'informel et faciliter la formalisation des TPE et des auto-entrepreneurs.
- Souveraineté économique : sécurité sanitaire, alimentaire et industrielle, substitution aux importations, relocalisation des chaînes de valeur (l'exemple de la production locale de masques en 2020).
- Réforme de l'État : efficacité de la dépense publique, réforme des établissements et entreprises publics, digitalisation de l'administration, climat des affaires.
III. Les perspectives et leviers de la relance
- Le plan de relance annoncé dans le discours du Trône de juillet 2020 : injection de liquidités dans l'économie (dont le montant doit être vérifié dans les sources officielles), soutien aux entreprises à travers les crédits garantis par l'État (programmes de la CCG tels que « Damane Oxygène » et « Damane Relance »), et création du Fonds Mohammed VI pour l'Investissement pour financer les grands projets et les partenariats public-privé.
- La loi de finances rectificative 2020 et la loi de finances 2021 comme instruments de la relance : priorité à l'investissement public, à l'emploi et à la protection sociale.
- Le Nouveau modèle de développement : la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) préparait alors son rapport, publié en mai 2021, et la crise en a renforcé l'urgence (capital humain, inclusion, territoires, État stratège).
- Leviers sectoriels : industrie (écosystèmes et substitution aux importations), agriculture (stratégie Génération Green 2020–2030), tourisme (plan de relance sectoriel), transition énergétique et économie verte, économie numérique.
- Dimension territoriale : rôle des régions et des Centres régionaux d'investissement réformés (loi 47-18), déconcentration administrative, et pour ce jury, rôle de l'administration territoriale dans l'accompagnement des investisseurs et la convergence des programmes.
Conclusion
La relance post-Covid est sous contrainte, mais la crise peut servir d'accélérateur de réformes : protection sociale, formalisation, souveraineté productive et efficacité de l'État. Sa réussite dépendra de la capacité à concilier soutien à court terme et transformation structurelle, et de la mise en œuvre effective sur le terrain. Ouverture : le Nouveau modèle de développement comme cadre de cohérence de la décennie.
Erreurs à éviter (quel que soit le sujet)
- Répondre par « oui » ou « non » sans nuance au sujet 1, ou oublier la consigne sur « les autres acteurs et forces vives », qui est notée.
- Faire du sujet 2 une récitation de mesures sans problématique, ou un catalogue de chiffres non vérifiés.
- Traiter les deux sujets : un seul est demandé.
- Oublier l'annonce du plan, les transitions entre les parties et une conclusion qui répond clairement à la problématique.
💡 À réviser pour le concours de l'IRAT : la Constitution de 2011 (droits et libertés, régionalisation, bonne gouvernance), les lois organiques 111-14, 112-14 et 113-14 relatives aux collectivités territoriales, la charte nationale de la déconcentration administrative, le rôle des walis, gouverneurs et agents d'autorité (police administrative, ordre public, gestion des crises), les grands chantiers royaux (protection sociale, Nouveau modèle de développement, régionalisation avancée), et les notions d'économie publique (déficit, dette, loi de finances, relance keynésienne). Entraînez-vous à faire un plan en 30 minutes sur des sujets d'actualité, et tenez à jour une fiche d'exemples marocains datés et sourcés.
Questions fréquentes sur ce sujet
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Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
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