Aller au contenu principal
Wadifa InfoEmploi public au Maroc ع
5 530 postes de professeurs du primaire : conditions, inscription et sujets d'examen Voir →

Modèle concours d'accès — ENSAM Meknès 2007 — Mathématiques — séries Sciences mathématiques A et B et Sciences & Techniques

🏢 École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès 👤 Concours d'accès aux grandes écoles 🎯 Mathématiques 📅 21 juillet 2007 👁️ 66 vues

⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : wadifa-info.com/fr/modele-concours/1160

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux grandes écoles organisé par École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès (2007), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès
Grade
Concours d'accès aux grandes écoles
Spécialité
Mathématiques
Année
2007
Pages
3
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Épreuve du concours d'accès à École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès 2007 — Mathématiques. Ce modèle contient 3 page(s) pour préparer les concours des grandes écoles au Maroc.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Université My Ismail 21 Juillet 2007
ENSAM-Meknès

Concours d’accès en Première année

Epreuve de Mathématiques
se Serences ‏سا ساحن‎ A et B et Sciences $ ‏اس عا‎

Durée : 3 heures 30 min

Exercice 1 (10 pts):

Pour chacune des questions qui suivent, dire, sans justification, si elle est vraie ou fausse. Pour chacune des
questions, il est compté un point si la réponse est exacte et zéro sinon.

1. Soient les expressions logiques
1.2. L'expression (*) est vraie dans le cas où l’on a l’expression : (p ou r ) est se
. Soient les quantificateurs ‏يوك يو‎ € {3; V} et l’expression
(xxx) Q.x EN, Qy EN, 02 EN, x =yz.
)+**( n’est vraie que dans un seul cas.
. Soient A, B et C trois ensembles quelconques.
3.1.Onatoujours (AUB)\(AUC)‹c AU(B\C).
3.2. On n’a jamais (AU B)\ (AU 0 = AU(B\C).
. Soit P(x) = x? — 6x? + 13x — 10
4.1. (2 — x) divise P(x).
4.2. (2 — à) et (2013 — €) sont des racines de P(x).
. Soit f:R › R continue en 0 et en 1 et telle que f(x?) = f (x), alors f est constante.
. Soit f:R › R continue et périodique alors f n’est pas bornée.
. Soit f:{0,+co[ › R continue et telle qu’il existe k € R t.q.:0 › f(x) › f fOdt alors f = 0.

Exercice 2 (10 pts):

A (8 pts). « Deux fonctions continues qui commutent se recoupent forcément. »
Soient f et g deux fonctions continues de [0,1] › 18 et commutant par composition c.à.d. : fog = gof.

1. Soit la fonction h(x) = ‏ور )زر‎ — x . Montrer qu’ 36 € [0,1] t.q. h(a) = 0. On dit alors que a est un
point fixe de la fonction f.
Hypothèse H : On suppose qu'il n'existe aucun L € [0,1] t.g. fl) = g(D.
. Soit@:[0,1] › Rt.g. (x) = f(x) — g(x). Montrer que ‏م‎ est de signe constant.
. Soit la suite (4,)n définie par la donnée ‏من‎ = a et 4,41 = gt)
3.1.Montrer que (u,), est bornée.
3.2. Montrer que Vn E Nu, est un point fixe de [ .
3.3. Montrer que (un), est monotone et en déduire l’existence d’un certain 1 € [0,1] tel que
lim, +0 Un = l
Page 1 sur 3

wadifa-info.com

— صفحة 2 —
Université My Ismail 21 Juillet 2007
ENSAM-Meknès

4.1. Montrer que /)1( = 1 et que gl) ‏1ح‎
‎4.2. Conclure.

B (2 pts). « On ne peut être dépassé par moins rapide que soi »
Soient deux fonctions continues et dérivables f et g de [0,1] ‏ج‎ R* décrivant les trajectoires de deux corps
désignés par M, et M, dans le plan (O, x, y), le temps étant représenté par la variable x. On suppose qu’à
l’instant initial x = 0 les deux corps partent du même endroit c.à.d. (0) = g(0) et que M; se déplace en
tout instant plus vite que M, c.à.d. f'(x) ‹ g’(x) Vx € [0,1] . Montrer alors que M, ne peut jamais dépasser

Exercice 3 (9 pts):

Notations : Soient a et b deux entiers dans N° , on note bla si b est un diviseur de a et on définit Da =
{d EN" : dja } l’ensemble des diviseurs de a. On note, enfin, à A b le plus grand commun diviseur de a et b
qui vaut le plus grand élément de l’ensemble Da N Dp.

Montrer que Dan = Da N Dp-
Montrer que Va,b,ceN* (GAb) Ac=(arb) A(bac). 1
Soit n E N°, onpose S, = ‏.3م رولا‎ Montrer que S, = (CR, k)? = (er?) ;
Soitun entier ‏م‎ € N* quelconque.

4.1. Calculer ‏وروي‎ / S2p+1-

4.2. Calculer Sap+1 À Sap+2-

4.3. Calculer S2p À S2p+1 À Sap+2-

4.4. Calculer S2p41 À Sap+2 À S2p43-

. Calculer (S, ASp7+1) ‏دبوك ا‎ VnEN.

su 55

Problème 1 (22 pts):
Partie À : Questions préliminaires (7 pts)

1. Soit (Un)nen Une suite dans Z supposée convergente vers l € R.
1.1 Montrer qu’il exist mEN tqs Vnzm lu, — 1| › La
12 Montrerque Vvnzm = Ju, - ‏أدبملا‎ › 1/5.
1.3 En déduire que (Un)nam ©st constante. :
« Ona montré que si (Un)nen est une suite dans Z convergente alors elle est stationnaire. »
2. Soient f une fonction continue et positive et F sa primitive sur [a,b] c.à.d: 4 f(Ddt = F().
2.1 Montrer que F est croissante.
2.2 Supposons qu’Ax, € [a, b] ‏.و‎ f(xo) › 0, montrer alors qu’il existe un intervalle 1 © [a,b] tel
que x, €! etvérifiant f(@)›0 7]
2.3 Déduire de 2.1 et2.2 que si f › 0 telle que 01 1)042 0 alors f =0.
2.4 Soit M E R* t.q. f › M et g une autre fonction continue et positive sur [a,b] . Montrer que
SL f©g(Ddt › M f? gddt.

Page 2 sur 3

wadifa-info.com

— صفحة 3 —
Université My Ismail 21 Juillet 2007
ENSAM-Meknès

Partie B (7 pts):

Soient p,qetnE€ N°. Ondéfinit B,() = = (ax —p)"X" et LL = ff P, (x) sin(æ) dx.
1. Montrer que P,(0) et P, 8 sont dans 7
2. Montrer que

nou,
et que ;
3. Endéduireque (P,)®(0) et (PB) 2 eZ = VkeN".
4. Vérifierqu’3MER* supp |X(4X — p)| ‹ TM.
S. Montrer que Vp,q EN L es 0.
Partie C (8 pts):
Supposons qu’3 p,q EN* telsque x = £
1. Montrer que 711 6 N° nez
2. Montrer qu’ilexise NEN 7 ‹7 In =0.
3. En déduire que P,,(T/5)=0 7 ‹
4. Savez-vous ce que vous avez démontré ?

Problème 2 (9 pts):

Soient up, U, donnés dans R** et Un42 = YnEN.

2
“Junss + un ;

Onpose v, =1/ et 4-(s, 1
2 fun /2

. Montrerque u, ‹ 0, 77222.
. Est ce que la suite (u,), peut être strictement croissante ou strictement décroissante ?

. Onpose V, = ( » 2 Vn›2 e ‏ا‎ . Montrer, alors, que V, = A"-*.V,.

; fi 2 ft ©
. Soient P = G ‏ل‎ es D= (o 4}
4.1. Calculer P7*.
42. Calculer P. D. P7* et D”.

. Déduire de ce qui précède que V, = P.D"-*.P7*.V, et trouver l’expression de ‏ميرت‎
‎. Trouver limz›œ ‏جلا‎

Page 3 sur 3

wadifa-info.com

Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de mathématiques du concours d'accès en 1re année de l'ENSAM Meknès (Université Moulay Ismaïl), séries Sciences Mathématiques A et B et Sciences & Techniques, session du 21 juillet 2007. Durée : 3 h 30. Exercice 1 (vrai/faux, 10 pts), exercice 2 (fonctions qui commutent, 10 pts), exercice 3 (arithmétique, 9 pts), problème 1 (irrationalité de π, 22 pts) et problème 2 (suite et matrices, 9 pts). Voici une correction proposée avec la démarche.

💡 Le problème 1 est la démonstration classique de l'irrationalité de π (méthode de Niven) : chaque partie prépare la suivante. Même si une question résiste, admettez son résultat et continuez, car les parties B et C se traitent en utilisant les résultats de la partie A.

Exercice 1 — Vrai ou faux

  • 1.1 Vrai. p ⇒ (q ⇒ non r) ≡ non p ou (non q ou non r), c'est exactement (**).
  • 1.2 Vrai. Si « p ou r » est fausse, p est fausse, et une implication de prémisse fausse est vraie.
  • 2. Faux. Plusieurs choix de quantificateurs rendent (***) vraie : ∀x ∃y ∃z (y = x, z = 1) ; ∃x ∀y ∃z (x = 0, z = 0) ; ∃x ∃y ∀z (x = y = 0) ; ∃x ∃y ∃z.
  • 3.1 Vrai. (A ∪ B) \ (A ∪ C) = (A ∪ B) ∩ Ā ∩ C̄ = B ∩ Ā ∩ C̄ ⊂ B \ C ⊂ A ∪ (B \ C).
  • 3.2 Faux. Avec A = ∅, les deux ensembles valent B \ C : l'égalité peut avoir lieu.
  • 4.1 Vrai. P(2) = 8 − 24 + 26 − 10 = 0, donc (x − 2), et donc (2 − x), divise P. On trouve P(x) = (x − 2)(x² − 4x + 5).
  • 4.2 Faux. Les racines de x² − 4x + 5 sont 2 + i et 2 − i : 2 − i est bien racine, mais 2013 − i ne l'est pas (P a au plus 3 racines : 2, 2 + i, 2 − i).
  • 5. Vrai. Pour x > 0 : f(x) = f(x1/2ⁿ) et x1/2ⁿ → 1, donc par continuité en 1, f(x) = f(1). Pour |x| < 1 : f(x) = f(x2ⁿ) → f(0) par continuité en 0, donc f(0) = f(1/2) = f(1). Pour x < 0 : f(x) = f(x²) = f(1). f est constante.
  • 6. Faux. f continue sur la période [0, T] (segment) y est bornée, et la périodicité étend la borne à ℝ : f est bornée.
  • 7. Vrai. F(x) = ∫0x f vérifie F' ≤ kF, donc (e−kxF)' ≤ 0 : e−kxF est décroissante et nulle en 0, d'où F ≤ 0. Or f ≥ 0 donne F ≥ 0, donc F ≡ 0 et f = F' ≡ 0. (Si k ≤ 0, c'est immédiat : 0 ≤ f ≤ kF ≤ 0.)

Exercice 2

Pour que f∘g et g∘f aient un sens et pour la question 1, f et g sont prises de [0, 1] dans [0, 1] (c'est l'hypothèse sous-entendue du résultat « deux fonctions continues qui commutent se recoupent »).

A.1 f admet un point fixe

h(x) = f(x) − x est continue, h(0) = f(0) ≥ 0 et h(1) = f(1) − 1 ≤ 0. Par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe a ∈ [0, 1] tel que h(a) = 0, c'est-à-dire f(a) = a.

A.2 φ = f − g garde un signe constant

Sous l'hypothèse H, φ est continue et ne s'annule pas sur l'intervalle [0, 1]. Si elle changeait de signe, elle s'annulerait (valeurs intermédiaires). Donc φ > 0 partout ou φ < 0 partout.

A.3 La suite u0 = a, un+1 = g(un)

  • 3.1 g est à valeurs dans [0, 1], donc un ∈ [0, 1] : la suite est bornée.
  • 3.2 Récurrence : f(u0) = f(a) = a = u0. Si f(un) = un, alors f(un+1) = f(g(un)) = g(f(un)) = g(un) = un+1.
  • 3.3 un+1 − un = g(un) − f(un) = −φ(un), de signe constant : (un) est monotone. Monotone et bornée, elle converge vers un réel l, et l ∈ [0, 1] (intervalle fermé).

A.4 Conclusion

4.1 En passant à la limite (f et g continues) dans f(un) = un et un+1 = g(un) : f(l) = l et g(l) = l.
4.2 Alors f(l) = g(l), ce qui contredit H. Donc H est fausse : il existe l ∈ [0, 1] tel que f(l) = g(l) ; deux fonctions continues de [0, 1] dans [0, 1] qui commutent se recoupent.

B. « On ne peut être dépassé par moins rapide que soi »

d = g − f est dérivable sur [0, 1] avec d' = g' − f' ≥ 0 : d est croissante, et d(0) = 0. Donc d(x) ≥ 0, soit f(x) ≤ g(x) pour tout x ∈ [0, 1].

Exercice 3 — Arithmétique

1. Da∧b = Da ∩ Db

⊂ : si d | a∧b, comme a∧b divise a et b, d divise a et b.
⊃ : si d | a et d | b, d'après Bézout il existe u, v ∈ ℤ avec a∧b = au + bv, donc d | a∧b.

2. (a∧b)∧c = a∧(b∧c)

D'après 1 : D(a∧b)∧c = Da∧b ∩ Dc = Da ∩ Db ∩ Dc = Da ∩ Db∧c = Da∧(b∧c). Deux entiers ayant le même ensemble de diviseurs sont égaux (chacun est le plus grand élément de cet ensemble).

3. Sn = (n(n + 1)/2)²

Récurrence : S1 = 1 = (1·2/2)². Si Sn = n²(n + 1)²/4, alors Sn+1 = n²(n + 1)²/4 + (n + 1)³ = (n + 1)²(n² + 4n + 4)/4 = ((n + 1)(n + 2)/2)². Et Σk = n(n + 1)/2.

4. PGCD de sommes consécutives

On note Tn = n(n + 1)/2, de sorte que Sn = Tn², et on utilise (x²)∧(y²) = (x∧y)².

  • 4.1 T2p = p(2p + 1), T2p+1 = (2p + 1)(p + 1) ; T2p ∧ T2p+1 = (2p + 1)(p ∧ (p + 1)) = 2p + 1. S2p ∧ S2p+1 = (2p + 1)².
  • 4.2 T2p+1 = (2p + 1)(p + 1), T2p+2 = (p + 1)(2p + 3) ; (2p + 1)∧(2p + 3) = (2p + 1)∧2 = 1, donc le PGCD vaut p + 1. S2p+1 ∧ S2p+2 = (p + 1)².
  • 4.3 (S2p ∧ S2p+1) ∧ S2p+2 = ((2p + 1) ∧ (p + 1)(2p + 3))². Or (2p + 1)∧(p + 1) = 1 (2(p + 1) − (2p + 1) = 1) et (2p + 1)∧(2p + 3) = 1. Résultat : 1.
  • 4.4 (S2p+1 ∧ S2p+2) ∧ S2p+3 = ((p + 1) ∧ T2p+3)² avec T2p+3 = (2p + 3)(p + 2) ; (p + 1)∧(p + 2) = 1 et (p + 1)∧(2p + 3) = (p + 1)∧1 = 1. Résultat : 1.

5. (Sn ∧ Sn+1) ∧ Sn+2

Si n = 2p est pair : 4.3 ; si n = 2p + 1 est impair : 4.4 (et pour n = 1, S1 = 1). Dans tous les cas : (Sn ∧ Sn+1) ∧ Sn+2 = 1. Exemple : S2 = 9, S3 = 36, S4 = 100 : 9 ∧ 36 = 9 et 9 ∧ 100 = 1.

Problème 1 — Irrationalité de π

Partie A

1.1 Définition de la convergence avec ε = 1/4 : il existe m tel que n ≥ m ⇒ |un − l| < 1/4.
1.2 Pour n ≥ m : |un − un+1| ≤ |un − l| + |l − un+1| < 1/4 + 1/4 = 1/2.
1.3 un − un+1 est un entier de valeur absolue < 1/2, donc nul : (un)n≥m est constante.

2.1 F' = f ≥ 0 : F est croissante.
2.2 f est continue en x0 avec f(x0) > 0 : pour ε = f(x0)/2, il existe δ > 0 tel que |x − x0| < δ ⇒ f(x) > f(x0)/2 > 0. I = ]x0 − δ, x0 + δ[ ∩ [a, b] convient (c'est un intervalle non réduit à un point contenant x0).
2.3 Si f ≥ 0, ∫ab f = 0 et f(x0) > 0 pour un x0, alors, avec [α, β] ⊂ I, ∫ab f ≥ ∫αβ f ≥ (β − α) f(x0)/2 > 0 (F croissante) : contradiction. Donc f ≡ 0.
2.4 g ≥ 0 et f ≤ M donnent fg ≤ Mg sur [a, b] ; par croissance de l'intégrale, ∫ab fg ≤ M∫ab g.

Partie B

1. Pn(0) = 0 et Pn(p/q) = (1/n!)(p − p)ⁿ(p/q)ⁿ = 0 : deux entiers.

2. (Xⁿ)(i) = n!/(n − i)!·Xn−i pour i ≤ n et 0 pour i > n : en 0, seule i = n donne une valeur non nulle, n!. De même ((qX − p)ⁿ)(i) = n!/(n − i)!·qⁱ(qX − p)n−i pour i ≤ n : en p/q, seule i = n donne n!·qⁿ.

3. Formule de Leibniz : Pn(k) = (1/n!) Σi C(k, i)·((qX − p)ⁿ)(k−i)·(Xⁿ)(i).

  • En 0, seul le terme i = n subsiste : Pn(k)(0) = C(k, n)·((qX − p)ⁿ)(k−n)(0) (nul si k < n). Or (qX − p)ⁿ est à coefficients entiers et sa dérivée j-ième en 0 vaut j! fois un coefficient entier : c'est un entier.
  • En p/q, seul le terme k − i = n subsiste : Pn(k)(p/q) = C(k, n)·qⁿ·(Xⁿ)(k−n)(p/q) = C(k, n)·[n!/(2n − k)!]·qk−np2n−k, entier (pour n ≤ k ≤ 2n ; nul sinon).

(On peut aussi remarquer que Pn(p/q − x) = Pn(x), d'où Pn(k)(p/q) = (−1)ᵏPn(k)(0).)

4. Sur [0, π] : |x(qx − p)| ≤ x(qx + p) ≤ π(qπ + p). Avec M = qπ + p : sup[0,π]|X(qX − p)| ≤ πM.

5. |In| ≤ ∫0π |Pn(x)| dx ≤ π(πM)ⁿ/n!, et cⁿ/n! → 0 pour tout réel c : In → 0.

Partie C (on suppose π = p/q)

1. Deux intégrations par parties donnent, pour un polynôme P : ∫0π P sin = [−P cos x + P' sin x]0π − ∫0π P'' sin = P(π) + P(0) − ∫0π P'' sin. En itérant (Pn est de degré 2n) : In = Σk=0n (−1)ᵏ[Pn(2k)(π) + Pn(2k)(0)]. Comme π = p/q, tous ces termes sont entiers (B.3) : In ∈ ℤ.

2. (In) est une suite d'entiers qui tend vers 0 (B.5) : d'après A.1, elle est stationnaire, donc nulle à partir d'un rang N. En particulier I2n = 0 pour n ≥ N.

3. Sur [0, π], x(qx − p) ≤ 0, donc P2n(x) = (x(qx − p))2n/(2n)! ≥ 0 et P2n(x) sin x ≥ 0, fonction continue d'intégrale nulle. D'après A.2.3, P2n(x) sin x = 0 sur [0, π] ; en x = π/2 (sin = 1) : P2n(π/2) = 0.

4. Or qπ/2 − p = p/2 − p = −p/2, donc P2n(π/2) = (1/(2n)!)·(p/2)2n(π/2)2n ≠ 0 : contradiction. On a démontré que π est irrationnel.

Problème 2

1. Récurrence : si un > 0 et un+1 > 0, alors 1/un+1 + 1/un > 0 et un+2 > 0. Comme u0, u1 > 0, un > 0 pour tout n.

2. Non. Avec vn = 1/un : vn+2 = (vn + vn+1)/2, donc vn+2 − vn+1 = −(vn+1 − vn)/2. Les écarts successifs changent de signe (ou sont tous nuls) : un+2, moyenne harmonique de un et un+1, est toujours comprise entre eux. La suite ne peut être ni strictement croissante ni strictement décroissante.

3. Vn+1 = (vn, vn+1) = (vn, ½vn−1 + ½vn) = A·Vn. Par récurrence, Vn = An−1·V1.

4.1 det P = −1 − 2 = −3, P−1 = (1/3)·[[1, 2], [1, −1]] (on remarque P−1 = P/3).
4.2 PD = [[1, −1], [1, 1/2]] ; PDP−1 = (1/3)·[[0, 3], [3/2, 3/2]] = [[0, 1], [1/2, 1/2]] = A. Dn = diag(1, (−1/2)ⁿ).
4.3 (PDP−1)ⁿ = PD(P−1P)D…P−1 = PDⁿP−1, c'est-à-dire Aⁿ = PDⁿP−1.

5. Donc Vn = An−1V1 = PDn−1P−1V1. P−1V1 = (1/3)(v0 + 2v1 ; v0 − v1), puis la 2e ligne de P, (1, −1), donne :
vn = (1/3)[(v0 + 2v1) − (−1/2)n−1(v0 − v1)]. Vérification : n = 1 donne v1, n = 2 donne (v0 + v1)/2.

6. (−1/2)n−1 → 0, donc vn → (v0 + 2v1)/3 > 0 et lim un = 3/(1/u0 + 2/u1) = 3u0u1/(u1 + 2u0).

Un nouveau sujet de concours chaque jour sur WhatsApp

Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (3 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès. Il concerne le grade : Concours d'accès aux grandes écoles.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 21 يوليوز 2007. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page les sujets de concours « Accès aux écoles et instituts supérieurs ». Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Organisme : École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès · 21 juillet 2007 — Copie issue de : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

}
Utile ? Envoyez-le à quelqu'un qui cherche
WhatsApp Facebook Telegram

Citer cette page

Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.

Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1160/modele-concours-d-acces-ecole-nationale-superieure-d-arts-et-metiers-ensam-meknes-2007-mat

📲
Installez Wadifa Info sur votre iPhone : appuyez sur le bouton Partager en bas de Safari, puis sur Sur l'écran d'accueil. Les nouveaux concours, sans passer par le navigateur.