Modèle concours d'accès — École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès 2005 — Mathématiques — filière Sciences expérimentales et techniques
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux grandes écoles organisé par École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès
- Grade
- Concours d'accès aux grandes écoles
- Spécialité
- Mathématiques (filière Sciences expérimentales et techniques)
- Année
- 2005
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 —
Université Moulay Ismaïl ض
ف Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers — Meknès
|_- CONCOURS D’ENTREE en 1ère Année Ï
Filière : Sciences Expérimentales et Techniques
8 Epreuve de Mathématiques |
: Vendredi 22/07/05 - Durée : 3h 24m
| Exercice I : Fonctions numériques : ١
Q 01. La fonction f est définie par f (x) = x + x? + .قو Montrer que pour |x| › 1 on a |f (=)| ‹3|x|. (1Pt)
Q 02. Calculer Fm 6 + Va? F1) . (1Pt)
3
Q 03. Déterminer la dérivée أو de la fonction g définie sur l’intervalle 10, +oo[ par و (x) = ب 7 (1Pt)
© 04. Calculer l'intégrale / = | t VEFS dt. (2Pts)
RSS -1
Q 05. Donner un exemple d’une fonction dérivable en 1 de dérivée nulle mais n’admettant pas d’extremum relati
en 1. (1Pt)
Q 06. On considère la fonction [ définie sur [0,1] par f (x) 24ت —2x?. Déterminer l’expression de 771. (2Pts
Q 07. On considère la fonction f définie sur l’intervalle [0, +oo[ par f (=) = (x +2) ( + e(-=/2)) . Soit a € R*
on note À (a) l’aire, en unité d’aire, de la partie du plan délimitée par la courbe (C) de f, la droite d’équation
y = x +2 et les droites d'équations x = 0 et x = a. Calculer A (a). (2Pts)
| Exercice II : Suites numériques Ë
Q 08. La somme de trois nombres en progression arithmétique est 30, et leur produit est 910. Quels sont ces
nombres ? (1Pt)
Q 09. Quelles sont les suites qui sont à la fois arithmétiques et géométriques ? (justifier) (1Pt)
Q 10. On considère la suite (un) définie pour tout entier naturel n non nul par : Un = 1
0 حي
a) Démontrer que (up) est décroissante. (1Pt)
b) Montrer que (un) est convergente et donner sa limite. (2Pts)
Q 11. On considère un segment [A, B] de longueur a. Soient M; le milieu de [A, B], M2 le milieu de {B, M1]
M3 le milieu de [M;, Ma} et M4 le milieu de [M2, M3} etc. Pour tout entier naturel n, Mn+2 est le milie
de طلقا Mn+1]. Exprimer la longueur AM, en fonction de n et étudier la position limite de M, quand
tend vers +oo (3Pts)
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— صفحة 2 —
Exercice III : Equations à résoudre |
. Déterminer sin (x/8) et cos (x/8) en utilisant seulement les formules trigonomitriques. AP)
13. Déterminer 3 racines du polynôme P qui vérifie (x +3) P (x) = xP (x + 1). (2Pts)
. Démontrer qu’il existe un polynôme 7 de degré trois admettant le minimum 0 en 0 et le maximum 1 en 1.
= 1Pt)
. Résoudre dans R : 3+ 222 — = +9=2x. PO)
Déterminer l’ensemble des réels x vérifiant : sinx x cosx x tgx = 1. (1Pt)
Exercice IV : Représentation graphique ;
Résoudre graphiquement : 2 |x| — 3|y| › 6. (1Pt)
Soit 7 de [0,1[ dans R telle que
F6
f (0) ِ
70 6127, 2 © ب Ti ا 17) =
Représenter graphiquement: f dans un plan orthonormal. (1Pt)
© 19. Dans un repère orthonormal du plan, on considère les points A (—1, 2 et B(—3,4). Tracer le cercle de
“diamètre [A, B]. (2Pts)
| Exercice V : Complexes ١
Q 20. Soient وه ,)2 + 5) + )3 + 3) جره = (GF 2) — )2 — 51), 23 = 4263:7/5 + 1, 244 = go + 2e7‘7/4, Calculer
et représenter graphiquement :
a) a = z1 +23. (1Pt)
Q 21. Soient z1, z2 et 23 des: parer corapioxez quelconques. Montrer que
Q 22. Un nombre z est appelé algébrique s’il est solution d’une équation algébrique
رع + تمه + 4+ An _17 + On = 0 où ag, ‹‹ مه sont des entiers.
Montrer que 3 + V2 et Ÿ4 — 2i sont algébriques. (2Pts)
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— صفحة 3 —
ُ Exercice VI : Divers ï
Q 23. On dispose de 100 m de clôture pour délimiter un enclos rectangulaire. Quelles dimensions donner à
l’enclos pour que celui-ci délimite une aire maximale ? (1Pt)
Q 24. Un magasin de location vidéo propose trois options :
Option 1 : abonnement 200 DH et 9 DH par cassette.
Option 2 : sans abonnement et 20 DH par cassette.
Option 3 : carte donnant droit à au plus 11 cassettes 200 DH
4
a) Calculer en fonction du nombre n de cassettes louées le prix total payé avec chacune des options. (1Pt)
b) Quelle est l’option la plus intéressante ? (1Pt)
Q 25. Une urne contient 20 boules : 13 vertes et 7 rouges. On tire successivement 3 boules au hasard, avec remise
de la boule tirée. Quelle est, la probabilité :
a) d’obtenir dans l’ordre deux rouges et une verte (événement RRV) ? (1Pt)
b) d’obtenir sans tenir compte de l’ordre deux rouges et une verte ? (1Pt)
Q 26. Un étudiant ensamien à dans sa poche 10 pièces de monnaie : 4 pièces 1 DH, 4 pièces 0.50 DH et 2 pièces
0.20 DH. Pour acheter un sandwitch de 3.7 DH. 1 tire de sa poche au hasard 5 pièces.
€) Quelle est la probabilité qu’il obtienne exactement 3.7 DH ? (1Pt)
d) Quelle est la probabilité qu’il obtienne une somme suffisante pour payer son achat ? (2Pts)
Q 27. Démontrer que tout entier n supérieur ou égal à 24 peut s’écrire sous la forme : 3(a,b) €E Nx N y
n = 5a + 7b. (2Pts)
Q 28. Quelles doivent être les dimensions d’une boîte cylindrique de volume 1,6 dm3 pour que sa surface totale
soit minimale. (2Pts)
! Q 29. Pour quoi le raisonnemert suivant est vrai ou faux ? Soit à démontrer que pour tout entier naturel n,
10" + 1 est divisible par 9. On a 107+1 +1=10x10" +1 = (9+1)107 +1 = 9 x 107 +107 + 1. Donc si
10” + 1 est divisible par 9, il en est de même de 10”+! + 1 ce qui prouve le résultat. (1Pt)
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Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de mathématiques du concours d'entrée en 1re année de l'ENSAM Meknès (Université Moulay Ismaïl), filière Sciences Expérimentales et Techniques, session du vendredi 22 juillet 2005. L'épreuve compte 29 questions réparties en six exercices (fonctions, suites, équations, représentation graphique, complexes, divers), notées de 1 à 3 points chacune. Voici une correction proposée, question par question.
💡 Stratégie : les questions sont indépendantes et courtes. Traitez d'abord celles qui se règlent en deux lignes (Q02, Q05, Q08, Q15, Q16, Q23, Q29), puis revenez aux calculs plus longs (Q07, Q11, Q20, Q26).
Exercice I : Fonctions numériques
Q 01
f(x) = x + x² + x³ = x(1 + x + x²). Pour |x| ≤ 1 : |1 + x + x²| ≤ 1 + |x| + |x|² ≤ 1 + 1 + 1 = 3.
Donc |f(x)| = |x|·|1 + x + x²| ≤ 3|x|.
Q 02
Forme indéterminée « −∞ + ∞ ». On multiplie par la quantité conjuguée :
x + √(x²+1) = (x² − (x²+1)) / (x − √(x²+1)) = −1 / (x − √(x²+1)).
Quand x → −∞, x − √(x²+1) → −∞, donc lim = 0.
Q 03
Posons h(x) = x³/(x²+1) > 0 sur ]0,+∞[. h'(x) = [3x²(x²+1) − 2x·x³]/(x²+1)² = x²(x²+3)/(x²+1)².
g = √h donc g' = h'/(2√h) = x²(x²+3)/(x²+1)² × √(x²+1)/(2x√x). En simplifiant (x²/(x√x) = √x) :
g'(x) = (x² + 3)√x / [2(x² + 1)√(x² + 1)].
Q 04
Changement de variable u = t + 2 (t = u − 2, dt = du ; t = −1 → u = 1 ; t = 0 → u = 2) :
I = ∫12 (u − 2)√u du = ∫12 (u3/2 − 2u1/2) du
= [ (2/5)u5/2 − (4/3)u3/2 ]12.
En 2 : (2/5)·4√2 − (4/3)·2√2 = 8√2/5 − 8√2/3 = −16√2/15. En 1 : 2/5 − 4/3 = −14/15.
I = (14 − 16√2)/15 ≈ −0,575 (négatif, normal : t ≤ 0 sur [−1,0]).
Q 05
f(x) = (x − 1)³ : f'(x) = 3(x − 1)², donc f'(1) = 0 ; mais f' ≥ 0 et f est strictement croissante sur ℝ, elle change de signe en 1 (f(x) < 0 avant, > 0 après) : aucun extremum en 1.
Q 06
f'(x) = 4x³ − 4x = 4x(x² − 1) ≤ 0 sur [0,1] : f est continue et strictement décroissante, c'est une bijection de [0,1]
sur [f(1), f(0)] = [−1, 0].
Pour y ∈ [−1,0] : y = x⁴ − 2x² ⇔ (x² − 1)² = y + 1 ⇔ x² − 1 = −√(y+1) (car x² ≤ 1) ⇔ x² = 1 − √(1+y).
f−1(y) = √(1 − √(1 + y)), pour y ∈ [−1, 0].
Q 07
f(x) − (x + 2) = (x + 2)e−x/2 > 0 sur [0,+∞[ : la courbe est au-dessus de la droite. Donc
A(a) = ∫0a (x + 2)e−x/2 dx.
Intégration par parties : u = x + 2, v' = e−x/2, v = −2e−x/2 :
A(a) = [−2(x + 2)e−x/2]0a + 2∫0a e−x/2 dx
= −2(a + 2)e−a/2 + 4 + 4(1 − e−a/2).
A(a) = 8 − 2(a + 4)e−a/2 unités d'aire. (Vérification : la dérivée donne bien (a + 2)e−a/2 ; et A(a) → 8 quand a → +∞.)
Exercice II : Suites numériques
Q 08
On note les nombres a − r, a, a + r. Somme : 3a = 30, donc a = 10. Produit : 10(100 − r²) = 910, donc r² = 9, r = ±3.
Les nombres sont 7, 10 et 13.
Q 09
Si (un) est arithmétique et géométrique, trois termes consécutifs a, b, c vérifient 2b = a + c et b² = ac. Alors a et c sont racines de X² − 2bX + b² = (X − b)², donc a = c = b. Seules les suites constantes sont à la fois arithmétiques (raison 0) et géométriques (raison 1, ou suite nulle).
Q 10
a) un+1 − un = ∫01 tn(t − 1)/(t + 1) dt. Sur [0,1], tn ≥ 0, t − 1 ≤ 0 et t + 1 > 0 : l'intégrande est ≤ 0, donc un+1 ≤ un : (un) est décroissante.
b) un ≥ 0 (intégrande positive) : suite décroissante minorée, donc convergente. De plus, t + 1 ≥ 1 donne 0 ≤ un ≤ ∫01 tn dt = 1/(n + 1). Par encadrement, lim un = 0.
Q 11
Repérons les points sur [A,B] par xn = AMn, et posons M0 = B (x0 = a). Alors x1 = a/2, x2 = 3a/4 (milieu de [B,M1]) et, pour tout n, xn+2 = (xn + xn+1)/2.
Équation caractéristique 2r² − r − 1 = 0 : r = 1 ou r = −1/2. Donc xn = α + β(−1/2)n. Avec x0 = a et x1 = a/2 : α + β = a et α − β/2 = a/2, d'où β = a/3, α = 2a/3.
AMn = 2a/3 + (a/3)(−1/2)n (vérification : AM2 = 3a/4, AM3 = 5a/8).
Comme (−1/2)n → 0, AMn → 2a/3 : Mn tend vers le point G de [A,B] tel que AG = 2a/3 (les points oscillent de part et d'autre de G en s'en rapprochant).
💡 Variante rapide : xn+1 + xn/2 est constant (égal à a). Si la limite L existe, L + L/2 = a donne L = 2a/3.
Exercice III : Équations à résoudre
Q 12
cos(π/4) = 2cos²(π/8) − 1 = 1 − 2sin²(π/8) = √2/2. Comme π/8 ∈ ]0, π/2[, sinus et cosinus sont positifs :
cos(π/8) = √(2 + √2)/2 et sin(π/8) = √(2 − √2)/2.
Q 13
(x + 3)P(x) = xP(x + 1).
x = 0 : 3P(0) = 0, donc P(0) = 0.
x = −1 : 2P(−1) = −P(0) = 0, donc P(−1) = 0.
x = −2 : P(−2) = −2P(−1) = 0.
0, −1 et −2 sont racines de P (par exemple P(x) = x(x + 1)(x + 2) vérifie bien la relation).
Q 14
On cherche P de degré 3 avec P(0) = 0, P(1) = 1, P'(0) = P'(1) = 0. En posant P'(x) = kx(1 − x), P(x) = k(x²/2 − x³/3), et
P(1) = 1 donne k = 6 : P(x) = 3x² − 2x³.
P'(x) = 6x(1 − x) ≥ 0 sur [0,1] : P croît de P(0) = 0 à P(1) = 1, donc sur [0,1] le minimum 0 est atteint en 0 et le maximum 1 en 1
(ce sont aussi un minimum et un maximum locaux sur ℝ, car P' change de signe en 0 et en 1).
Q 15
3 + √(2x² − 4x + 9) = 2x ⇔ √(2x² − 4x + 9) = 2x − 3. Condition : 2x − 3 ≥ 0, soit x ≥ 3/2
(le radicande 2(x − 1)² + 7 est toujours positif).
En élevant au carré : 2x² − 4x + 9 = 4x² − 12x + 9 ⇔ 2x² − 8x = 0 ⇔ x = 0 ou x = 4. Seul x = 4 vérifie x ≥ 3/2
(vérification : √25 = 5 et 3 + 5 = 8).
S = {4}.
Q 16
L'équation n'a de sens que si cos x ≠ 0. Alors sin x · cos x · (sin x / cos x) = sin²x = 1, donc sin x = ±1, ce qui impose cos x = 0 : contradiction. S = ∅.
Exercice IV : Représentation graphique
Q 17
L'inéquation 2|x| − 3|y| ≥ 6 est invariante par x → −x et y → −y : on étudie le quart de plan x ≥ 0, y ≥ 0 puis on symétrise.
Pour x ≥ 0, y ≥ 0 : 2x − 3y ≥ 6 ⇔ y ≤ (2/3)x − 2 : partie située sous la droite D : 2x − 3y = 6 (qui passe par (3,0) et (6,2)) et au-dessus de l'axe des x.
Solution : deux régions en forme d'angle, symétriques par rapport à l'axe des ordonnées :
- à droite, l'angle de sommet (3, 0) limité par les droites 2x − 3y = 6 et 2x + 3y = 6, ouvert vers x → +∞ ;
- à gauche, l'angle de sommet (−3, 0) limité par −2x − 3y = 6 et −2x + 3y = 6, ouvert vers x → −∞.
Les bords (droites) sont inclus. La bande −3 < x < 3 ne contient aucune solution.
Q 18
f est une fonction en escalier : f = 1/2 sur [1/2, 1[, f = 1/3 sur [1/3, 1/2[, f = 1/4 sur [1/4, 1/3[, etc., et f(0) = 0.
- Chaque marche est un segment horizontal d'ordonnée 1/(n+1) allant de x = 1/(n+1) (point fermé, situé sur la droite y = x) à x = 1/n (point ouvert).
- Les marches deviennent de plus en plus courtes et basses en s'approchant de l'origine ; la courbe reste sous la droite y = x et f(x) → 0 quand x → 0 (0 ≤ f(x) ≤ x), donc f est continue en 0.
- f est discontinue en chaque point 1/n (n ≥ 2) : saut de 1/(n+1) à 1/n.
Q 19
Le centre est le milieu Ω de [A,B] : Ω(−2, 1). Rayon : r = AB/2 avec AB = √((−2)² + 6²) = √40 = 2√10, donc r = √10 ≈ 3,16.
Équation : (x + 2)² + (y − 1)² = 10, soit x² + y² + 4x − 2y − 5 = 0.
Pour le tracé, quelques points à coordonnées entières : A(−1,−2), B(−3,4), (1,0), (−5,0), (1,2), (−5,2), (−3,−2), (−1,4). Intersections avec l'axe des ordonnées : y = 1 ± √6.
Exercice V : Complexes
Calculs préliminaires :
- z1 = (3 + 3i) + (5 + 2i) = 8 + 5i ;
- z2 = conj(6 + 2i) − (2 − 5i) = 6 − 2i − 2 + 5i = 4 + 3i ;
- z3 = 1 + 4cos(3π/5) + 4i sin(3π/5). Avec cos(3π/5) = −(√5 − 1)/4 et sin(3π/5) = √(10 + 2√5)/4 : z3 = (2 − √5) + i√(10 + 2√5) ≈ −0,236 + 3,804i ;
- z4 = (1/2)(√2/2)(1 + i) + 2(√2/2)(1 − i) = 5√2/4 − (3√2/4)i ≈ 1,768 − 1,061i.
Q 20
a) a = z1 + z3 = (10 − √5) + i(5 + √(10 + 2√5)) ≈ 7,76 + 8,80i.
b) b = z2 + z4 = (4 + 5√2/4) + i(3 − 3√2/4) ≈ 5,77 + 1,94i.
c) c = (1/2)z2 + (5/3)z1 = (2 + 3i/2) + (40/3 + 25i/3) = 46/3 + (59/6)i ≈ 15,33 + 9,83i.
Représentation : on place les points d'affixes a, b, c dans le plan complexe. Géométriquement, a (resp. b) est l'extrémité de la diagonale du parallélogramme construit sur les vecteurs d'affixes z1 et z3 (resp. z2 et z4) ; z3 − 1 est sur le cercle de centre O et de rayon 4, à l'angle 108°.
Q 21
a) |z1 + z2|² = |z1|² + |z2|² + 2Re(z1 z̄2) ≤ |z1|² + |z2|² + 2|z1||z2| = (|z1| + |z2|)², car Re(w) ≤ |w|. Les deux membres étant positifs, |z1 + z2| ≤ |z1| + |z2|.
b) On applique a) deux fois : |z1 + z2 + z3| ≤ |z1 + z2| + |z3| ≤ |z1| + |z2| + |z3|.
c) z1 = (z1 − z2) + z2, donc par a) |z1| ≤ |z1 − z2| + |z2|, d'où |z1 − z2| ≥ |z1| − |z2|.
Q 22
x = √3 + √2 : x² = 5 + 2√6, donc (x² − 5)² = 24, soit x⁴ − 10x² + 1 = 0 : équation à coefficients entiers, x est algébrique.
y = ∛4 − 2i : y + 2i = ∛4, donc (y + 2i)³ = 4. En développant :
y³ + 6iy² − 12y − 8i = 4, soit (y³ − 12y − 4) = −i(6y² − 8).
En élevant au carré : (y³ − 12y − 4)² = −(6y² − 8)², c'est-à-dire (y³ − 12y − 4)² + (6y² − 8)² = 0. En développant :
y⁶ + 12y⁴ − 8y³ + 48y² + 96y + 80 = 0 : coefficients entiers, y est algébrique.
Exercice VI : Divers
Q 23
Côtés x et y avec 2(x + y) = 100, donc y = 50 − x. Aire A(x) = x(50 − x) = 625 − (x − 25)², maximale pour x = 25.
L'enclos est un carré de 25 m × 25 m (aire maximale 625 m²).
Q 24
a) Pour n cassettes : P1(n) = 200 + 9n ; P2(n) = 20n ; P3(n) = 200 (pour n ≤ 11).
b) Comparaisons :
- P2 < P3 ⇔ 20n < 200 ⇔ n < 10 ; pour n ≤ 11, P1 = 200 + 9n > 200 = P3 : l'option 1 n'est jamais la meilleure tant que la carte est utilisable.
- P2 < P1 ⇔ 20n < 200 + 9n ⇔ n < 200/11 ≈ 18,2.
Conclusion : n ≤ 9 : option 2 ; n = 10 : options 2 et 3 équivalentes (200 DH) ; n = 11 : option 3 ; 12 ≤ n ≤ 18 : option 2 (la carte ne suffit plus) ; n ≥ 19 : option 1.
Q 25
Tirages avec remise, indépendants : P(R) = 7/20, P(V) = 13/20.
a) P(RRV) = (7/20)² × 13/20 = 637/8000 ≈ 0,080.
b) Trois ordres possibles (RRV, RVR, VRR), de même probabilité : 3 × 637/8000 = 1911/8000 ≈ 0,239.
Q 26
On tire 5 pièces parmi 10 : C(10,5) = 252 tirages équiprobables. On note a, b, c le nombre de pièces de 1 DH, 0,50 DH et 0,20 DH (a + b + c = 5, a ≤ 4, b ≤ 4, c ≤ 2), somme S = a + 0,5b + 0,2c.
c) S = 3,7 : la partie décimale 0,7 impose c = 1 (0,2c doit « compléter » un multiple de 0,5) ; alors a + 0,5b = 3,5 et a + b = 4,
d'où b = 1, a = 3. Nombre de tirages : C(4,3)·C(4,1)·C(2,1) = 4·4·2 = 32.
P(S = 3,7) = 32/252 = 8/63 ≈ 0,127.
d) S ≥ 3,7 : on liste les compositions possibles.
| (a, b, c) | Somme (DH) | Nombre de tirages |
|---|---|---|
| (4, 1, 0) | 4,50 | 1 × 4 = 4 |
| (3, 2, 0) | 4,00 | 4 × 6 = 24 |
| (4, 0, 1) | 4,20 | 1 × 2 = 2 |
| (3, 1, 1) | 3,70 | 32 |
Toutes les autres compositions donnent moins de 3,7 DH (par exemple (2,3,0) : 3,5 ; (2,2,1) : 3,2 ; (3,0,2) : 3,4).
P(S ≥ 3,7) = 62/252 = 31/126 ≈ 0,246.
Q 27
Initialisation (cinq valeurs consécutives) : 24 = 5·2 + 7·2 ; 25 = 5·5 ; 26 = 5·1 + 7·3 ; 27 = 5·4 + 7·1 ; 28 = 7·4.
Hérédité : si n = 5a + 7b, alors n + 5 = 5(a + 1) + 7b.
Tout entier n ≥ 24 s'écrit n = m + 5k avec m ∈ {24, …, 28} et k ∈ ℕ (reste de la division de n − 24 par 5). Donc tout n ≥ 24 s'écrit 5a + 7b avec (a, b) ∈ ℕ².
Q 28
Rayon r, hauteur h, volume V = πr²h = 1,6 dm³, donc h = V/(πr²). Surface totale :
S(r) = 2πr² + 2πrh = 2πr² + 2V/r.
S'(r) = 4πr − 2V/r² = 0 ⇔ r³ = V/(2π) ; S' < 0 avant, > 0 après : c'est un minimum. Alors V = 2πr³ = πr²h donne h = 2r (hauteur = diamètre).
r = ∛(0,8/π) ≈ 0,634 dm ≈ 6,3 cm et h ≈ 1,27 dm ≈ 12,7 cm (surface minimale 6πr² ≈ 7,57 dm²).
Q 29
Le raisonnement est faux. L'hérédité est correcte (si 9 divise 10n + 1, alors 9 divise 9·10n + 10n + 1 = 10n+1 + 1), mais l'initialisation manque : 10⁰ + 1 = 2 et 10¹ + 1 = 11 ne sont pas divisibles par 9. En fait 10 ≡ 1 (mod 9), donc 10n + 1 ≡ 2 (mod 9) : la propriété est fausse pour tout n. Une récurrence exige les deux étapes.
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Organisme : École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) Meknès · 22/07/2005 — Copie issue de : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
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