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Un vrai contrat de travail à l'étranger ne s'achète pas : selon l'ANAPEC, l'employeur supporte les frais de recrutement ; le Code du travail interdit aux agences privées de percevoir des frais des demandeurs d'emploi (art. 480) et impose le visa du ministère de l'Emploi sur tout contrat à l'étranger (art. 489). Vérifiez l'agence sur la liste officielle et ne payez aucun intermédiaire.
La règle d'or : ne payez pas un « contrat »
L'avertissement de l'ANAPEC est clair : « un recruteur honnête ne vous demandera jamais de payer pour avoir un emploi » ; c'est l'employeur qui supporte les frais de recrutement d'un travailleur étranger : ne payez ni un contrat ni un entretien. L'ANAPEC signale de faux documents utilisant son logo, celui de l'OIM ou du Canada, et des « salons de recrutement » non autorisés. Elle conseille de faire viser votre contrat par le ministère de l'Emploi avant de partir et d'avoir un visa de travail valide.
Ce que dit le Code du travail
Les agences de recrutement privées n'exercent qu'avec une autorisation de l'autorité chargée du travail (art. 477) et ne peuvent percevoir des demandeurs d'emploi aucun émolument ni frais, directement ou indirectement (art. 480). Tout contrat de travail à l'étranger conclu par une agence privée doit recevoir le visa préalable du ministère, les frais éventuels étant fixés par un cahier des charges approuvé (art. 489) ; si le contrat n'est pas exécuté pour des raisons indépendantes du travailleur, l'agence prend en charge son retour et ses frais (art. 490). Vérifiez l'agence sur la liste officielle des agences autorisées (miepeec.gov.ma).
Les canaux officiels depuis le Maroc
ANAPEC (anapec.ma, espace « Mobilité internationale ») : le service actuellement décrit est le travail agricole saisonnier auprès d'employeurs de pays partenaires, avec des inscriptions ouvertes par périodes. Voir aussi nos pages Portugal et Italie.
Comment fonctionne un recrutement légal en Europe ?
France : l'employeur demande l'autorisation de travail avant l'embauche, uniquement en ligne (service-public.fr). Espagne : l'ordre GECCO 2026 (BOE, 30 décembre 2025) permet des autorisations saisonnières pluriannuelles (4 ans), jusqu'à 9 mois par an, avec retour après chaque saison. Italie : le « decreto flussi » fixe des quotas, et l'employeur demande le « nulla osta ». Portugal : le visa de recherche d'emploi a pris fin le 23 octobre 2025 (loi 61/2025) ; reste le visa de travail salarié avec un contrat d'un employeur portugais. Allemagne : la « Chancenkarte » permet de chercher un emploi pendant un an sous conditions de points, de langue et de ressources. Dans tous les cas, l'employeur et l'administration étrangère délivrent l'autorisation, pas un « intermédiaire » sur Facebook.
Signes d'arnaque
Paiement demandé pour un contrat ou un entretien ; contrat sans employeur réel vérifiable ; visa « garanti » ; contact uniquement par WhatsApp ou Facebook ; logo de l'ANAPEC ou d'un organisme officiel sans lien depuis son site. Ne payez rien et vérifiez auprès de l'ANAPEC ou du ministère de l'Emploi.
L'essentiel à retenir
- Payer un contrat : arnaque
- Visa du ministère : obligatoire (art. 489)
- Agences : autorisation et liste officielle
- ANAPEC : saisonnier actuellement
