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L'auxiliaire de vie scolaire (AVS) accompagne un élève en situation de handicap en classe ordinaire. Au Maroc, il n'existe ni poste public, ni concours, ni diplôme national à ce nom : selon le Conseil supérieur de l'éducation, les AVS sont proposées par des associations et le plus souvent employées et payées par les familles. L'aide publique (Entraide Nationale) est versée aux associations, et le programme « Rafiq+ » du ministère de la Solidarité a ouvert des ateliers sur l'autisme aux accompagnants. Aucun salaire officiel n'est publié.
Qu'est-ce qu'une auxiliaire de vie scolaire (AVS) ?
C'est une personne qui accompagne un élève en situation de handicap (autisme, handicap mental ou moteur, troubles des apprentissages…) dans la classe ordinaire, pour l'aider à suivre les cours, à communiquer et à gagner en autonomie, sous la responsabilité de l'enseignant. Le Conseil supérieur de l'éducation la range parmi les « services de support » de l'éducation inclusive, avec les aides techniques et le matériel adapté. Elle n'est ni enseignante ni éducatrice du préscolaire, et ne remplace pas les professionnels paramédicaux (orthophonie, psychomotricité…).
Le cadre officiel : l'éducation inclusive
La loi-cadre 97.13 (droits des personnes en situation de handicap) et la loi-cadre 51.17 (système d'éducation) posent le principe d'une éducation inclusive. Le ministère de l'Éducation nationale met en œuvre le programme structurant de l'éducation inclusive dans la feuille de route 2022-2026 et publie : 7 416 établissements classés inclusifs, 64 734 élèves en situation de handicap scolarisés, 1 647 salles de ressources équipées et 50 600 cadres formés, avec des partenariats associatifs pour les services de réhabilitation et de soutien. L'arrêté ministériel n° 047.19 sur l'éducation inclusive est souvent cité, mais nous n'avons pas trouvé son texte sur un site officiel : nous n'en citons donc aucun article ; demandez-le à l'établissement ou à la direction provinciale.
Qui emploie l'AVS et qui la rémunère ?
Dans les sources officielles consultées, il n'existe ni poste public ni concours d'« auxiliaire de vie scolaire ». Selon le rapport d'évaluation du Conseil supérieur de l'éducation (2019) :
- de nombreuses associations proposent des accompagnatrices appelées « auxiliaires de vie scolaire » ou « éducatrices » ;
- elles sont le plus souvent employées et rémunérées directement par les parents ;
- le rapport relève l'absence de cadre légal clarifié pour leur entrée en classe, certaines académies régionales délivrant une autorisation communiquée à l'école.
L'aide publique passe par les associations
Le programme « amélioration des conditions de scolarisation des enfants en situation de handicap » (Fonds d'appui à la protection sociale et à la cohésion sociale) est géré par l'Entraide Nationale sous la tutelle du ministère de la Solidarité. Il finance des services rendus par des associations aux enfants handicapés démunis : éducation spécialisée, soins paramédicaux (orthophonie, kinésithérapie, psychomotricité, ergothérapie), soutien psychologique, formation professionnelle et transport scolaire — en centre spécialisé ou dans les écoles publiques (salles de ressources, classes ordinaires). Selon l'appel 2023, les associations déposent leur dossier sur subvention.entraide.ma et auprès des délégations de l'Entraide Nationale, avec au moins deux ans d'expérience en milieu urbain ou un an en milieu rural. L'aide n'est pas versée aux particuliers : pour travailler dans ce domaine, adressez-vous aux associations bénéficiaires.
Existe-t-il une formation publique ?
Nous n'avons trouvé ni diplôme national ni filière publique d'« auxiliaire de vie scolaire » sur les sites officiels consultés. Ce qui existe officiellement est le programme « Rafiq+ » du ministère de la Solidarité : des ateliers de formation à la prise en charge de l'autisme, dont l'un des trois publics était « les accompagnants de vie scolaire ou sociale », aux côtés des familles et des professionnels (inscription de cette session du 2 au 30 décembre 2022 sur la plateforme du ministère, avec l'appui des centres d'orientation et d'assistance des personnes en situation de handicap de l'Entraide Nationale). Suivez les avis de social.gov.ma pour les nouvelles sessions. Les formations vendues par des centres privés ne confèrent aucun statut officiel : vérifiez l'accréditation avant de payer.
Comment commencer ?
- Contactez les associations du handicap de votre ville et le centre d'orientation et d'assistance des personnes en situation de handicap de la délégation de l'Entraide Nationale.
- Exigez un contrat écrit précisant missions, horaires et salaire, que l'employeur soit une association, une école privée ou une famille, et demandez la déclaration à la CNSS.
- Assurez-vous que l'établissement accepte votre présence en classe avant de commencer.
L'essentiel à retenir
- Ni poste public ni concours à ce nom
- Employeur : famille, association ou école privée
- 7 416 écoles inclusives selon le ministère
- Formation officielle : ateliers « Rafiq+ » (autisme)
