Modèle d'examen d'aptitude professionnelle — Accès au cadre d'ingénieur d'État — Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes 2007 — Affaires économiques — Épreuve écrite
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de accès au cadre d'ingénieur d'État organisé par Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes (2007), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes
- Grade
- accès au cadre d'ingénieur d'État
- Spécialité
- Affaires économiques — épreuve écrite
- Année
- 2007
- Pages
- 1
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime KKRAKKRERKEX Examen d’Aptitude Professionnelle pour l’accès au cadre d’ingénieur d'Etat Session du 27 octobre 2007 Option : Affaires Economiques Epreuve -Écrite Durée : 4 heures Matière : Economie générale Répondez aux quatre questions suivantes : 1. 00 voudrait évaluer la rentabilité d’un projet d’investissement. Donner deux indicateurs clé à utiliser pour cette évaluation tout expliquant comment l’interpréter. 2. L'Etat marocain soutient le secteur agricole de différents moyens. Quels sont ces moyens ? 3. L'Etat Marocain a signé un certain nombre d'accords commerciaux, notamment de libre échange, avec différents pays. Quelles sont les filières qui, à votre avis, vont bénéficier de ces accords, et quelles sont celles qui seront mises à rude épreuve. 4. Le FDA a été créé en 1986 pour améliorer le système des incitations. Plus de 20 ans après sa création, quels sont selon vous les acquis de ce fonds en termes de mobilisation de fonds et de facilitation de l’accès des agriculteurs aux subventions accordées par l'Etat. - | ب ٠. . ٠. ne] 7 ٠. wadifa-info.com ل AUD 5 &i 50 je Ci jliall lai
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve écrite d'économie générale de l'examen d'aptitude professionnelle pour l'accès au cadre d'ingénieur d'État, option Affaires économiques, Ministère de l'Agriculture et de la Pêche Maritime, session du 27 octobre 2007. Durée : 4 heures. Quatre questions obligatoires. Voici une correction proposée, rédigée dans le contexte de 2007 (avec des notes de mise à jour quand la situation a changé).
💡 Conseil : quatre questions en quatre heures : environ 50 minutes par question, rédigées comme de courtes dissertations (introduction, deux ou trois parties, conclusion). Les questions 2 à 4 attendent des exemples marocains précis (filières, instruments, accords).
1. Deux indicateurs de rentabilité d'un projet d'investissement
a) La valeur actuelle nette (VAN) : différence entre la somme des flux nets de trésorerie actualisés au taux d'actualisation i (coût du capital ou taux exigé) et l'investissement initial I0 :
VAN = Σ CFt / (1 + i)t − I0 (t = 1 … n, valeur résiduelle éventuelle incluse dans le dernier flux)
- VAN > 0 : le projet rapporte plus que le taux exigé, il crée de la valeur, il est rentable ;
- VAN = 0 : il rémunère exactement le taux exigé ; VAN < 0 : à rejeter.
- Entre deux projets exclusifs de même taille et même durée, on retient la VAN la plus élevée.
b) Le taux de rentabilité interne (TRI) : taux d'actualisation pour lequel la VAN est nulle. Le projet est acceptable si TRI > taux exigé ; plus le TRI est élevé, plus la marge de sécurité est grande.
Exemple : investissement 100 000 DH, flux nets de 30 000 DH par an pendant 5 ans, taux 10 %.
Facteur d'actualisation d'une annuité : (1 − 1,10−5)/0,10 = 3,7908.
VAN = 30 000 × 3,7908 − 100 000 = 13 724 DH > 0 : projet rentable.
TRI : taux tel que 30 000 × (1 − (1+t)−5)/t = 100 000, soit t ≈ 15,2 % > 10 %.
Autres indicateurs utiles : délai de récupération actualisé (liquidité/risque), indice de profitabilité (VAN/I0 + 1). Pour un projet public agricole, on complète par l'analyse économique (prix de référence, effets sur l'emploi et les devises).
2. Les moyens de soutien de l'État marocain au secteur agricole
- Incitations financières (subventions) : aides à l'investissement versées notamment via le Fonds de développement agricole : équipement en irrigation localisée, matériel agricole, plantations fruitières, achat de semences sélectionnées, reproducteurs, constructions d'élevage, etc.
- Soutien des prix et protection aux frontières : droits de douane sur les céréales, le sucre, les produits laitiers… ; prix de référence et primes pour la commercialisation du blé tendre ; subvention de la farine nationale et du sucre (Caisse de compensation).
- Investissements publics en infrastructures : barrages et grande hydraulique (offices régionaux de mise en valeur agricole), petite et moyenne hydraulique, pistes rurales, électrification.
- Fiscalité : exonération des revenus agricoles de l'impôt sur le revenu, en vigueur à la date de l'examen (l'imposition progressive des grandes exploitations n'a commencé qu'en 2014) ; TVA réduite ou exonérée sur certains intrants et matériels.
- Crédit agricole : financement par le Crédit Agricole du Maroc, programmes d'allègement de dettes des agriculteurs après les sécheresses.
- Encadrement et services : recherche agronomique (INRA), vulgarisation, enseignement agricole, contrôle sanitaire et phytosanitaire, protection contre les fléaux (criquet).
- Gestion des risques : programmes de lutte contre les effets de la sécheresse (sauvegarde du cheptel, orge subventionnée, emplois ruraux), assurance agricole.
- Foncier et organisation : attribution de terres collectives et domaniales, remembrement, appui aux coopératives et associations.
3. Accords de libre-échange : filières gagnantes et filières menacées
Accords signés par le Maroc à cette date : accord d'association avec l'Union européenne (en vigueur depuis 2000), accord avec l'AELE, accord d'Agadir (Maroc, Tunisie, Égypte, Jordanie), accords avec les États-Unis (en vigueur en 2006) et la Turquie, zone arabe de libre-échange.
Filières susceptibles d'en bénéficier (avantage comparatif : climat, précocité, main-d'œuvre) :
- Fruits et légumes frais (tomate de primeur, agrumes, haricot vert, fraise, petits fruits) vers l'UE, dans la limite des contingents et calendriers ;
- Huile d'olive et olives de table, conserves végétales (câpres, cornichons), plantes aromatiques et médicinales, produits de terroir (argan, safran) ;
- Produits de la mer transformés ; fleurs coupées ;
- Les consommateurs et les filières de transformation qui importent des intrants moins chers.
Filières mises à rude épreuve (faible compétitivité face aux grands producteurs subventionnés) :
- Céréales (surtout blé tendre) face aux États-Unis et à l'UE : petites exploitations en bour, rendements faibles et irréguliers ;
- Lait et produits laitiers, viandes (bovine, volaille), sucre (betterave et canne), oléagineux.
D'où la nécessité de démantèlements tarifaires progressifs, de contingents et de clauses de sauvegarde, et d'une mise à niveau des filières sensibles (reconversion, amélioration de la productivité, organisation des producteurs).
4. Acquis du Fonds de développement agricole (FDA) après plus de 20 ans
Mobilisation de fonds :
- Le FDA, compte d'affectation spéciale, a regroupé dans un même instrument les aides à l'investissement agricole, ce qui a sécurisé des ressources budgétaires dédiées chaque année ;
- il a permis de financer des centaines de milliers de dossiers et d'entraîner un investissement privé bien supérieur à la subvention elle-même (effet de levier).
Facilitation de l'accès des agriculteurs aux subventions :
- Procédures codifiées (barèmes, plafonds, dossiers types) et instruction décentralisée au niveau des directions provinciales et des offices régionaux ;
- Possibilité d'aide à l'avance pour le matériel ou d'aide après réalisation pour les aménagements, avec intervention de fournisseurs et banques ;
- Orientation de l'investissement vers les priorités nationales (économie d'eau, intensification, amélioration génétique du cheptel).
Limites à signaler pour une réponse équilibrée : les aides ont profité davantage aux exploitations moyennes et grandes (capacité de préfinancement, maîtrise des procédures) ; délais de paiement parfois longs ; faible ciblage des petits agriculteurs et des zones défavorisées ; évaluation de l'impact insuffisante. Ces constats ont conduit à la refonte du système d'aides avec le Plan Maroc Vert (2008), qui a conservé le FDA comme instrument principal.
Questions fréquentes sur ce sujet
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