Modèle de concours : CNC 2024 Physique II (PSI) — Concours National Commun
⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1923/modele-de-concours-cnc-2024-physique-ii-psi-concours-national-commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2024), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2024
- Pages
- 7
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI L’énoncé de cette épreuve comporte 7 pages. L’usage de la calculatrice est autorisé On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. L'épreuve est composée de quatre parties largement indépendantes. Chaque partie contient des informations qui peuvent vous aider dans les parties suivantes, une lecture attentive est alors recommandée. Il est fortement recommandé de commencer par la première partie. Cette partie est notée sur 4 points et le reste de l'épreuve sur 16 points. Quelques aspects de la physique des semi-conducteurs Les semi-conducteurs sont des matériaux importants dans l’électronique moderne. Leur conductivité électrique se situe entre celle des conducteurs et celle des isolants. À l’état pur, les atomes des cristaux semi-conducteurs partagent des électrons pour former des liaisons covalentes. Ces matériaux ne conduisent pas l'électricité à basse température. À tempéra- ture ambiante, certaines liaisons sont rompues et les électrons sont excités dans la bande de conduction. Le matériau devient alors légèrement conducteur. La conductivité des semi-conducteurs peut être modifiée grâce à un processus spécifique appelé dopage. Cette propriété fait que les semi-conducteurs jouent un rôle central dans de nombreuses applications. Le silicium est le matériau semi-conducteur le plus utilisé. Données numériques : - Charge élémentaire : ع = 1,6 x 10-"°C; - Masse de l’électron : m = 9,1 x 10-7 Partie 1 Action d’un champ électrique sur une particule chargée (Barème : 4/20) On considère une particule assimilée à un point matériel M de masse m et de charge q soumise à un champ électrique constant = 1777 .. La particule se déplace à la vitesse TV par rapport au référentiel de laboratoire R supposé galiléen. Nous supposons que, en plus de l’action du champ électrique, la particule est soumise à une force de frottement visqueux : جه m eux 3 x 4 els , : f =-— Ÿ, avec + une constante positive homogène à un temps. On néglige l’action de la 5 pesanteur sur la particule. 1.1. Ecrire la deuxième loi de Newton (relation fondamentale de la dynamique) dans le référentiel R pour la particule M. 1.2. Résoudre l’équation différentielle vérifiée par 7 sachant 70 = 0) = 0. Montrer que le mouvement de la particule est suivant l'axe Ox et qu’une vitesse limite (régime stationnaire) Physique 2 1/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI 7 un peut être atteinte : Quelle est la constante de temps d’établissement de cette vitesse limite ? 1.3. Tracer l’allure de la courbe représentative de la vitesse en fonction du temps v(t). 1.4. Déterminer les expressions de Pr et P;, les puissances respectives de la force électrique et de la force de frottement, en régime stationnaire en fonction de q, m, E et 7. Conclure. Partie 2 Propriétés électriques d’un semi-conducteur intrinsèque 2.1. Modèle de la conduction électrique dans un conducteur On considère un conducteur électrique métallique modélisé par un gaz d'électrons libres de charge —e et de masse m. Ces électrons responsables de la conduction électrique, qui sont au nombre de N par unité de volume, se déplacent librement dans un cristal d'ions supposés fixes dans le référentiel de laboratoire R supposé galiléen. Les électrons libres subissent des collisions (chocs) de manière aléatoire. L'action de la pesanteur sur ces électrons sera négligée. La conduction électrique peut être interprétée par le modèle connu sous le nom de « modèle de Drude », dans lequel nous supposons que : - En présence d’un champ électrique E appliqué, un électron de conduction est animé d'une vitesse moyenne 7. Cette vitesse est appelée vitesse d’ensemble ou vitesse de dérive des électrons libres dans le cristal ; - Les chocs amortissent l’établissement du mouvement d’ensemble des électrons. L'effet des chocs est analogue à celui d’une force de frottement de type visqueux égale à — = agissant sur chaque électron libre ; 7 est une constante homogène à un temps. On se place en régime stationnaire, la vitesse d’un électron de conduction est donnée par la relation (1) établie dans la première partie : 7 = 7x 2.11. Donner la signification physique de la vitesse d'ensemble (ou de dérive) des électrons libres à travers le cristal métallique. 2.12. Définir le vecteur densité volumique de courant 7 qui apparaît en régime station- naire au sein du conducteur, en fonction de 7 , N et e. 2.1.3. Ecrire la loi d'Ohm locale dans le conducteur en reliant la densité de courant et le champ électrique. En déduire que la conductivité ه du matériau conducteur s’écrit sous la forme : à Ne“T 2.14. Calculer 7 sachant que dans un métal, la conductivité est de l’ordre de 107 S.m”* et que le nombre d’électrons par unité de volume est de l’ordre de N = 10 .حدس Commenter. Physique 2 2/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI 2.2. Semi-conducteur intrinsèque Un semi-conducteur intrinsèque est un cristal parfait sans défauts d’empilement ni impu- retés. C’est un isolant à température nulle. À une température 7’, l’agitation thermique rompt quelques liaisons covalentes. Un électron, de charge —e, faisant généralement partie d’une liai- son covalente, est délogé et devient libre, laissant une liaison covalente incomplète, appelée trou. Le trou est considéré comme une particule de charge +e et de masse m égale à celle de l’électron. Les trous et les électrons sont des porteurs de charges et contribuent à la conduction électrique. On note n la concentration en électrons et p la concentration en trous. La neutralité électrique du matériau impose que les trous et les électrons sont en nombres identiques, c’est- à-dire n = p = يد où n; est appelée concentration intrinsèque. Pour le silicium pur à T = 300 K,n = p = n; = 1,5 x 1090173. Ce nombre est très faible si on le compare au nombre d'atomes par unité de volume : ns; = 5 x 10%*m7*. On suppose que le modèle de conduction de la section précédente est aussi valable pour le semi-conducteur et que la courant électrique est la somme des contributions des électrons et des trous dans la conduction. La vitesse d’ensemble d’un type de porteurs est liée au champ électrique par la relation 7, = pu, E où 1, est la mobilité du porteur. L'indice « j » fait référence à un type de porteur particulier (électron ou trou). On notera je, et ju, les mobilités respectives des électrons libres et des trous respectivement. A T = 300 K, les mobilités des porteurs de charges dans le silicium intrinsèque sont : in = —1500 x 10-* SI et ju, = 600 x 10-* SI. 2.2.1. On associe au mouvement d’ensemble de charges le vecteur densité de courant élec- trique 7 . Donner l’expression de j en fonction de n, p, e, 7 et 1 puis en fonction عل n, 2.2.2. Montrer que la conductivité électrique ه du semi-conducteur pur s’écrit : ga=e (p Hp — N Hn ) (3) 2.23. Calculer la valeur numérique de ه pour le silicium à 7 = 300 Æ. Comparer cette valeur à celle du cuivre qui est de l’ordre de 107 S.m—*. Partie 3 Semi-conducteur dopé Pour augmenter le nombre de porteurs mobiles dans un semi-conducteur pur, tel que le silicium par exemple, on introduit dans le cristal des atomes différents du silicium, qu’on qualifie d’impuretés. On dit alors que l’on effectue un dopage et que le semi-conducteur est dopé. Le dopage s’effectue par un phénomène de diffusion qui a lieu à température élevée. Lorsque le système est ramené à température ambiante, les impuretés sont figées et sa conductivité Physique 2 3/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI électrique est alors modifiée. 3.1. Diffusion d’impuretés dans un semi-conducteur : Dopage On note c(M,t) la concentration en impuretés en un point M à un instant t. L’inhomo- généité en concentration entraîne un mouvement des impuretés caractérisé par un vecteur densité de courant de particules TM, t). 3.11. La diffusion des impuretés est régie par la loi de Fick. Cette loi fait apparaitre un coefficient de diffusion D de l’impureté dans le semi-conducteur. L’expression mathématique de la loi de Fick est : Interpréter cette loi et préciser les unités de chaque grandeur. Le semi-conducteur intrinsèque est assimilé à un milieu homogène et on suppose la diffusion unidirectionnelle. On note c(x, t) la concentration en impuretés. 3.12. Dans un volume élémentaire cylindrique de section S et d’épaisseur dx, situé entre les abscisses x et x + dr, effectuer un bilan de matière portant sur les impuretés afin d'établir une relation entre Ja(x,t) et c(x,t). Ce bilan traduit la conservation du nombre d’impuretés. 3.13. En déduire que l’équation de diffusion s’écrit : Oc م2 À l'instant initial (t = 0(, la concentration en impuretés est nulle en tout point du semi- conducteur. On note Ny le nombre d’impuretés par unité de surface introduites à partir de l’instant initial en x = 0 à la surface du semi-conducteur considéré comme semi-infini s’éten- dant de م = 0 à x + +0. 3.14. On cherche, pour t › 0, une solution de l’équation de diffusion sous la forme : 3.1.4.1. Déterminer les équations satisfaites par A(t), B(t) et leurs dérivées. 1118 suite 1 ni 1) = No me On admettra pour à sulte expression C1-CI€ssous : els, 0) = exp 8 71 1471 3.1.4.2. Vérifier que les équations établies à la question précédente sont satisfaites. 3.1.43. Tracer l’allure de la concentration c en fonction de r à deux instants را et ts › ٠ 3.15. À une date ty fixée, à quelle profondeur 6 la concentration est-elle la moitié de celle en 7 = 0? Exprimer 6 en fonction de D et to. Le coefficient de diffusion du phosphore dans le silicium à 1000 Æ vaut D = 3x10-"*em?.s—*. Calculer 6 au bout d’une heure. Physique 2 477 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI 3.2. Dopage N et P du silicium Si les impuretés augmentent la concentration en électrons libres dans le semi-conducteur, on dit que les impuretés sont de type N et que le semi-conducteur est de type N. L'atome d’impureté se substitue à un atome de silicium dans le réseau cristallin en apportant un électron de plus que l’atome qu’il remplace. De même, si les impuretés augmentent la concentration en trous dans le semi-conducteur, on dit que les impuretés sont de type P et que le semi-conducteur est de type P. L'atome d’impureté apporte ici un électron de moins que l’atome qu’il remplace dans le réseau cristallin. 3.2.1. Dans un échantillon de silicium de type N, on note c_ la nouvelle concentration en électrons libres et on néglige la concentration en trous. En utilisant la relation (3), donner l’expression approchée de la conductivité électrique اه du silicium dopé N en fonction de c_, e et مر 3.2.2. Calculer la valeur numérique de o’ pour c_ = 5 x 10**em”*. Commenter. On utilisera les valeurs numériques des mobilités données à la section 2.2. Partie 4 Cellule photovoltaïque La fabrication des panneaux solaires est l’une des applications des semi-conducteurs. Un panneau solaire permet la conversion de l'énergie lumineuse en énergie électrique : lorsqu’un électron de valence absorbe un photon suffisamment énergétique, il se détache de sa liaison et passe dans la bande de conduction. Il y'a ainsi création d’une paire électron libre-trou libre. Les cellules photovoltaïques fonctionnent sur ce principe. Le phénomène est appelé effet Photovoltaïque. Un panneau solaire est constitué d’une série de cellules photovoltaïques reliées les unes aux autres. 4.1. Schéma électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque On considère une cellule photovoltaïque en silicium. Celle-ci peut être modélisée par le schéma électrique de la figure 1, où la cellule est connectée à une charge résistive R. Cellule photovoltaïque FIGURE 1 — Schéma électrique équivalent d’une cellule photovoltaïque sans pertes. Physique 2 5/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI La diode D a pour caractéristique : I; = Is (os (=) — 1 où ها =25mV à T = 25°C. On donne, pour une cellule photovoltaïque dont l'aire exposée au rayonnement vaut 1, 0 em? : = رم[ = 40mA pour une puissance d’éclairement P, = 100mW sur la cellule. 4.1.1. Déterminer l'expression de l'intensité de courant I qui traverse la résistance R en fonction de مما Is, V et V7. 4.12. Déterminer l'expression littérale de l'intensité de court-circuit 7. et de la tension en circuit ouvert .ما Faire les applications numériques à 7 = 25°C pour une puissance d’éclaire- ment P, = 100mW sur la cellule. On représente sur la figure 2 la forme de la caractéristique I(V) pour différentes valeurs de l’éclairement. 60 PL =125mW 501 ٍ P, =100mW 2901 ; = 30 5 5 20 10 00 01 02 03 04 05 06 07 Tension (V) FIGURE 2 - Caractéristique courant-tension d’une cellule photovoltaïque sous différentes puis- sances d’éclairement. 4.13. On considère dans cette question que la puissance lumineuse reçue vaut P, = 100mW. En utilisant le tracé de la caractéristique, déterminer approximativement la valeur de résistance R de charge pour laquelle la cellule délivre une puissance électrique maximale. Donner la valeur numérique de cette puissance P. 4.14. On souhaite associer plusieurs cellules élémentaires pour obtenir un panneau tel que, sous des conditions d’éclairement correspondant à € = 1,0 kW.m7?, on obtienne une tension aux bornes du panneau de 4017 et une puissance électrique égale à 320 W (par panneau). Déterminer le nombre de cellules élémentaires à associer et préciser la manière de les associer. 4.15. Quelle surface de cellules doit-on placer pour obtenir une puissance totale de l’instal- lation de 3,2kW dans ces conditions d’éclairement (€ = 1,0 W.m7*) ? Dans ces conditions, définir et calculer numériquement le rendement de l'installation photovoltaïque. Expliquer par un argument physique pourquoi ce rendement est éloigné de l’unité. Physique 2 6/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière PSI 4.2. Conversion continu-alternatif : Onduleur Un onduleur permet de transférer l’énergie électrique des panneaux photovoltaïques, source d’énergie électrique continue, à une charge fonctionnant en alternatif. Le schéma du circuit électrique modélisant l’onduleur est représenté sur la figure 3. FIGURE 3 — Schéma électrique d’un onduleur. E est la force électromotrice constante et positive d’une source de tension idéale. On suppose que les interrupteurs sont parfaits et sont commandés dans le temps comme suit : - Pour 0 › › 7 : K, et K3 sont fermés et K» et K4 sont ouverts ; 1 - Pour 7 ‹t‹T : K, et K3 sont ouverts et Æ et Æ4 sont fermés. La commande est périodique de période ٠ 4.2.1. Tracer le chronogramme de la tension u(t). 4.22. Définir la valeur efficace d’un signal périodique quelconque puis établir la valeur efficace de la tension u(t) en fonction de F. Comparer à la valeur efficace d’un signal sinusoïdal d’amplitude ا 4.2.3. La décomposition en série de Fourier de u(t) s’écrit : 4E € 1 27 n=0 Comment appelle-t-on le terme — sin 7 et les termes suivants ? 7 4.2.4. Représenter le spectre en amplitude de la tension u(t). 4.25. Justifier que, par un choix judicieux des valeurs des composants, l’association RLC de la figure 3 est un filtre qui permet d'obtenir en sortie une tension s(t) sinusoïdale avec en entrée la tension u(t). Quelle est la nature de ce filtre ? FIN DE L'ÉPREUVE Physique 2 777 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC), session 2024, filière PSI (7 pages, calculatrice autorisée), pour l'accès aux écoles d'ingénieurs. Thème : quelques aspects de la physique des semi-conducteurs. Quatre parties : action d'un champ électrique sur une charge (4 points), semi-conducteur intrinsèque, dopage par diffusion, cellule photovoltaïque et onduleur (16 points pour l'ensemble). Voici une correction proposée.
💡 Fil conducteur : la vitesse limite de la partie 1 (v = qτE/m) donne directement la loi d'Ohm locale, puis la mobilité. Attention au signe : l'énoncé définit une mobilité des électrons négative (μn = −1500·10−4 SI), d'où le signe « − » dans σ = e(pμp − nμn).
Partie 1 — Action d'un champ électrique sur une particule chargée
1.1. Relation fondamentale de la dynamique
Dans R galiléen : m dv/dt = qE − (m/τ) v, soit dv/dt + v/τ = (q/m)E ux.
1.2. Résolution
Projections : dvy/dt + vy/τ = 0 et dvz/dt + vz/τ = 0 avec vy(0) = vz(0) = 0 ⇒ vy = vz = 0 à tout instant : le mouvement se fait selon Ox.
Selon x : solution = particulière constante qτE/m + solution homogène K e−t/τ ; vx(0) = 0 impose K = −qτE/m :
v(t) = (qτE/m)(1 − e−t/τ) ux → vlim = (qτ/m) E quand t → ∞.
La constante de temps d'établissement est τ (régime stationnaire atteint à 1 % près au bout de ≈ 5τ).
1.3. Allure de v(t)
Courbe exponentielle croissante (pour qE > 0) partant de 0, de tangente à l'origine de pente qE/m qui coupe l'asymptote horizontale v = vlim à t = τ ; v atteint 63 % de vlim à t = τ.
1.4. Puissances en régime stationnaire
PE = qE·vlim = q2τE2/m ; Pf = −(m/τ)vlim2 = −q2τE2/m.
PE + Pf = 0 : conformément au théorème de la puissance cinétique (énergie cinétique constante), toute la puissance fournie par le champ est dissipée par le frottement. À l'échelle d'un conducteur, c'est l'origine de l'effet Joule.
Partie 2 — Semi-conducteur intrinsèque
2.1. Modèle de Drude
2.1.1. Vitesse de dérive
Chaque électron a une vitesse d'agitation thermique très grande mais de direction aléatoire, de moyenne nulle. La vitesse de dérive est la moyenne des vitesses des électrons d'un volume mésoscopique : c'est le mouvement d'ensemble, lent, imposé par le champ, qui seul donne un transport net de charge (un courant).
2.1.2. Densité de courant
j = N(−e)v = −Ne v (en A·m−2) ; le flux de j à travers une surface est l'intensité qui la traverse.
2.1.3. Loi d'Ohm locale
En régime stationnaire, avec q = −e : v = −(eτ/m)E, donc j = −Ne·(−eτE/m) = (Ne2τ/m)E.
Loi d'Ohm locale j = σE avec σ = Ne2τ/m.
2.1.4. Valeur de τ
τ = σm/(Ne2) avec N = 1022 cm−3 = 1028 m−3 :
τ = 107 × 9,1·10−31/(1028 × 2,56·10−38) ≈ 3,6·10−14 s.
Commentaire : durée extrêmement courte (temps moyen entre deux collisions). Le régime stationnaire s'établit quasi instantanément : la loi d'Ohm reste valable jusqu'à des fréquences de l'ordre de 1012–1013 Hz, donc pour tous les signaux électriques usuels.
2.2. Semi-conducteur intrinsèque
2.2.1. Densité de courant
Deux types de porteurs : j = −ne vn + pe vp. Avec vn = μnE et vp = μpE :
j = e(pμp − nμn) E.
2.2.2. Conductivité
Par identification avec j = σE : σ = e(pμp − nμn). Comme μn < 0, les deux contributions s'ajoutent (électrons et trous se déplacent en sens opposés mais portent des charges opposées).
2.2.3. Application au silicium
σ = e ni(μp − μn) = 1,6·10−19 × 1,5·1016 × (0,060 + 0,150) ≈ 5·10−4 S·m−1.
C'est environ 2·1010 fois moins que le cuivre : le silicium pur est un très mauvais conducteur, car seul un atome sur ≈ 3·1012 fournit un porteur (ni/nSi = 3·10−13).
Partie 3 — Semi-conducteur dopé
3.1. Diffusion d'impuretés
3.1.1. Loi de Fick
Les impuretés diffusent des zones les plus concentrées vers les moins concentrées (signe −), avec un flux d'autant plus grand que le gradient est fort ; le phénomène est irréversible et tend à uniformiser c. Unités : Jd en m−2·s−1 (nombre de particules traversant une unité de surface par unité de temps), c en m−3, grad c en m−4, D en m2·s−1.
3.1.2. Bilan de matière
Nombre d'impuretés dans le volume S dx : c(x,t) S dx. Entre t et t + dt, il en entre Jd(x,t) S dt en x et il en sort Jd(x+dx,t) S dt en x + dx (pas de création) :
[c(x,t+dt) − c(x,t)] S dx = [Jd(x,t) − Jd(x+dx,t)] S dt ⇒ ∂c/∂t + ∂Jd/∂x = 0.
3.1.3. Équation de diffusion
Avec Jd = −D ∂c/∂x (D uniforme) : ∂c/∂t = D ∂2c/∂x2.
3.1.4.1. Équations pour A(t) et B(t)
Avec c = A e−x²/B :
- ∂c/∂t = [A′ + A x2B′/B2] e−x²/B ;
- ∂c/∂x = −(2Ax/B) e−x²/B, ∂2c/∂x2 = A[−2/B + 4x2/B2] e−x²/B.
L'égalité devant être vraie pour tout x, on identifie les termes constants et en x2 :
A′ = −2DA/B et B′ = 4D.
Donc B = 4Dt (profil infiniment étroit à t → 0, toutes les impuretés à la surface) et A′/A = −1/(2t) ⇒ A = K/√t. La constante K est fixée par la conservation du nombre d'impuretés : ∫0∞ c dx = A√(πB)/2 = N0.
3.1.4.2. Vérification
Avec c = N0/√(πDt) · exp(−x2/(4Dt)) : B = 4Dt ⇒ B′ = 4D ✓ ; A = N0(πD)−1/2t−1/2 ⇒ A′ = −A/(2t), et −2DA/B = −2DA/(4Dt) = −A/(2t) ✓. De plus ∫0∞ c dx = (N0/√(πDt))·√(4πDt)/2 = N0 ✓.
3.1.4.3. Allure
Demi-gaussiennes décroissantes de x = 0 vers x → ∞. Quand t passe de t1 à t2 > t1, la valeur en surface N0/√(πDt) diminue et la largeur caractéristique 2√(Dt) augmente, l'aire sous la courbe (N0) restant la même : les impuretés pénètrent plus profondément en s'étalant.
3.1.5. Profondeur de demi-concentration
c(δ,t0) = c(0,t0)/2 ⇒ exp(−δ2/(4Dt0)) = 1/2 ⇒ δ = 2√(D t0 ln 2).
A.N. : D = 3·10−14 cm2·s−1 = 3·10−18 m2·s−1, t0 = 3600 s : δ = 2√(3·10−18 × 3600 × 0,693) ≈ 1,7·10−7 m ≈ 0,17 μm. La diffusion est très lente : le dopage se fait sur des profondeurs submicroniques, ce qui convient à la microélectronique.
3.2. Dopage N et P
3.2.1. Conductivité du silicium dopé N
On néglige p : σ′ ≈ −e c− μn (positive car μn < 0).
3.2.2. Application numérique
c− = 5·1014 cm−3 = 5·1020 m−3 : σ′ = 1,6·10−19 × 5·1020 × 0,15 = 12 S·m−1.
Commentaire : avec une impureté pour 108 atomes de silicium (5·1020/5·1028), la conductivité est multipliée par ≈ 2·104. Le dopage permet de régler σ sur plusieurs ordres de grandeur, tout en restant loin des métaux (107 S·m−1). L'hypothèse p négligeable est justifiée : c− ≫ ni.
Partie 4 — Cellule photovoltaïque
4.1. Schéma équivalent
4.1.1. Courant dans la charge
Loi des nœuds : Iph = Id + I, et la diode est soumise à V :
I = Iph − IS(exp(V/VT) − 1).
4.1.2. Court-circuit et circuit ouvert
Court-circuit (V = 0) : Icc = Iph = 40 mA.
Circuit ouvert (I = 0) : Vco = VT ln(1 + Iph/IS) = 0,025 × ln(1 + 4·1010) = 0,025 × 24,4 ≈ 0,61 V, en accord avec la figure 2.
4.1.3. Point de puissance maximale (PL = 100 mW)
La puissance P = VI est maximale au « coude » de la caractéristique. Lecture graphique : Vm ≈ 0,53 V et Im ≈ 38 mA.
Vérification par le calcul : dP/dV = 0 ⇔ Iph ≈ ISex(1 + x) avec x = V/VT, soit x + ln(1 + x) = ln(4·1010) = 24,4 ⇒ x ≈ 21,3, Vm ≈ 0,53 V, Im = Iph(1 − 1/(1 + x)) ≈ 38 mA.
R = Vm/Im ≈ 14 Ω et Pmax ≈ 0,53 × 0,038 ≈ 20 mW (rendement de la cellule ≈ 20 %).
4.1.4. Constitution d'un panneau
ℰ = 1,0 kW·m−2 = 100 mW·cm−2 : chaque cellule de 1 cm2 reçoit 100 mW et fournit au mieux ≈ 20 mW sous ≈ 0,53 V et ≈ 38 mA.
- Nombre de cellules : N = 320/0,020 ≈ 16 000.
- Tension 40 V : cellules en série dans chaque branche, Ns ≈ 40/0,53 ≈ 75.
- Courant du panneau 320/40 = 8 A : branches identiques en parallèle, Np ≈ 8/0,038 ≈ 210.
Soit environ 75 × 210 ≈ 16 000 cellules (les valeurs exactes dépendent de la lecture du point de fonctionnement ; avec Vm ≈ 0,5 V on trouverait 80 en série × 200 branches).
4.1.5. Surface et rendement
3,2 kW = 10 panneaux, soit ≈ 1,6·105 cellules de 1 cm2 : S ≈ 16 m2 (= 3200/(1000 × 0,20)).
Rendement : η = Pélectrique/(ℰ·S) = 3200/(1000 × 16) ≈ 20 %.
Pourquoi η ≪ 1 : un photon ne crée une paire électron-trou que si hν dépasse l'énergie de gap du silicium ; les photons moins énergétiques (infrarouge) sont perdus, et pour les plus énergétiques l'excédent hν − Eg est dissipé en chaleur (thermalisation). S'y ajoutent la tension de fonctionnement inférieure au gap, les recombinaisons et la réflexion en surface.
4.2. Onduleur
4.2.1. Chronogramme de u(t)
Pour 0 < t < T/2 (K1, K3 fermés), le nœud gauche est relié à la borne + de la source et le nœud droit à la borne − : u = +E. Pour T/2 < t < T (K2, K4 fermés), les connexions sont inversées : u = −E. u(t) est un signal carré symétrique ±E, de période T et de valeur moyenne nulle.
4.2.2. Valeur efficace
Définition : Ueff = √(<u2>) = √((1/T)∫0T u2(t) dt).
Ici u2 = E2 à tout instant : Ueff = E. Pour une sinusoïde d'amplitude E : E/√2 ≈ 0,71E. Le carré a une valeur efficace √2 fois plus grande.
4.2.3. Vocabulaire
(4E/π) sin(2πt/T) est le fondamental (fréquence f = 1/T) ; les termes suivants sont les harmoniques de rangs impairs 3, 5, 7… (fréquences 3f, 5f…).
4.2.4. Spectre en amplitude
Raies aux fréquences (2n + 1)/T, d'amplitudes 4E/(π(2n + 1)) : 1,27E à f ; 0,42E à 3f ; 0,25E à 5f ; 0,18E à 7f… Pas de composante continue, pas d'harmonique pair ; amplitudes décroissant en 1/rang.
4.2.5. Filtre RLC
s(t) est prise aux bornes de R dans le circuit RLC série : H(jω) = R/(R + jLω + 1/(jCω)) = 1/(1 + jQ(ω/ω0 − ω0/ω)), avec ω0 = 1/√(LC) et Q = (1/R)√(L/C).
C'est un filtre passe-bande du 2e ordre. En choisissant ω0 = 2π/T (fréquence propre égale à celle du fondamental) et un facteur de qualité élevé (bande passante ω0/Q étroite), le fondamental passe avec un gain 1, tandis que l'harmonique 3 est atténué d'un facteur 1/√(1 + (64/9)Q2) (≈ 0,04 pour Q = 10, soit une amplitude relative de 1 % du fondamental). On obtient alors s(t) ≈ (4E/π) sin(2πt/T), quasi sinusoïdale.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Vous préparez ce concours ?
Modèles similaires
Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
}📎 Citer cette page
Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.
Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1923/modele-de-concours-cnc-2024-physique-ii-psi-concours-national-commun
